Ne mélenchons pas tout

(Le contexte (car dans dix ans on aura tout oublié) : Jean-Luc Mélenchon en personne, certains de ses proches et les locaux de la France Insoumise ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête préliminaire relative à leurs comptes de campagne. Le monsieur a assez mal réagi et les médias qui ne l’aiment pas trop y trouvent le prétexte à une joie mauvaise un peu suspecte)

D’où je parle

Tout d’abord, d’où est-ce que je parle : ami, ennemi ? J’imagine qu’on peut dire que je suis un sympathisant. J’ai voté plusieurs fois pour Jean-Luc Mélenchon, notamment au premier tour des dernières présidentielles mais aussi lors des législatives1.
J’aime cependant rappeler régulièrement que je ne suis pas de gauche (mais encore moins de droite)2. J’ai voté « France Insoumise » pour ce que j’ai considéré comme le seul programme écologiste sérieux mais pas spécialement par passion pour Mélenchon lui-même, donc. Je suis persuadé qu’il est rare que ça soit la motivation de ses électeurs, contrairement à ce que prétend le cliché journalistique3. Même si je n’éprouve pas de passion envers Mélenchon, je vois tout de même en lui un homme talentueux, pédagogue et précis (à écouter avec la même précision). Je trouve les médias qui le présentent comme un démagogue cherchant à susciter chez ses électeurs un « culte de la personnalité » extrêmement malhonnêtes, et je dis bien malhonnêtes car j’ai du mal à croire qu’ils croient à ce qu’ils écrivent. Et autant pour ceux qui font passer Mélenchon pour un communiste révolutionnaire, lui qui a fait sa carrière au Parti Socialiste. Qu’on y souscrive ou non, ses analyses sont plutôt détaillées et ses conclusions suivent un raisonnement rationnel, nous sommes loin des divers embrouilleurs qui jouent sur l’émotion du moment pour rallier à eux des suffrages en improvisant des projets de loi absurdes autant que des spécialistes du flou artistique qui appellent « leur projet » ce que les gens projettent sur eux.

Jean-Luc Mélenchon a filmé et diffusé en direct la perquisition qui avait lieu dans son domicile parisien. Indépendamment de l’affaire, je trouve cette initiative très intéressante. La « sousveillance » (opposée à la surveillance) est une des seules protections du citoyen face à un éventuel arbitraire judiciaire et sortir sa caméra, son appareil photo ou son téléphone mobile pour enregistrer ce qui se passe mériterait d’être un réflexe général.

Le grand méchant Mélenchon

Mais de Mélenchon il y a aussi les coups de gueule, pas toujours contrôlés par leur auteur mais complaisamment diffusés, parfois de manière là encore très malhonnête, en n’extrayant d’une heure de vidéo qu’une petite phrase chargée d’humeur, et en la montant en épingle afin d’épouser le consensus médiatique du moment : Mélenchon est autoritaire ; Macron méprise les pauvres ; Sarkozy est vulgaire ; Hollande est indécis ; Chirac est sympa,… On nous construit des personnages, et tout le jeu est ensuite de donner une réalité à ces constructions, afin de créer un spectacle cohérent, parsemé ça et là de retournement de situation (« ah mais il est sympa en fait Fillon… ») et des contre-retournements (« ah mais non finalement dis donc il est pas sympa, et d’ailleurs je l’ai jamais senti »). Peut-être que ces récits s’appuient sur des réalités, peut-être que les petites phrases sont révélatrices de mentalités de leurs auteurs, mais il est dommage que les journalistes dépensent si peu d’énergie à commenter sérieusement les actions, les propositions et les arguments, et autant à commenter l’anecdote et la forme. Mais je ne peux pas complètement les condamner, il est probable qu’ils n’aient pas tout à fait le choix, la faute au public, qui préfère la représentation de guignol aux débats de spécialistes, et ce qu’il peut constater lui-même que ce qui lui échappe. Il est plus valorisant de se dire qu’on a compris qui sont les gentils et qui sont les méchants sur la foi de quelques images que d’avoir à se renseigner ou pire, à se sentir un peu humilié en admettant ne pas être capable de tout comprendre. En période d’incertitudes économiques, les médias n’osent pas forcément se donner un rôle actif dans le débat démocratique : commenter réellement les idées reviendrait à se marquer politiquement, ce qui semble de plus en plus rédhibitoire. Je trouve préoccupant le fait qu’être confronté à des idées que l’on ne partage pas semble de plus en plus être vécu comme une violence (voyez comme on « unfollowe » facilement sur Twitter ceux à qui l’on ne sait répondre…). Sans doute préférons-nous être soumis à une propagande habilement déguisée en objectivité qu’exposés à des arguments qui contredisent notre opinion, on ne s’informe pas, on vérifie juste que les faits correspondent à notre préjugé.

Très peu médiatisé, ce sondage du mois dernier faisait pour la première fois passer Jean-Luc Mélenchon devant Emmanuel Macron… On voit le danger pour les élections européennes.

Les comptes

Je ne sais pas quoi penser des comptes de campagne de Mélenchon, mais même si j’ai tendance à me dire que la justice fait son travail, et que c’est normal et légitime, je remarque sans complotisme que l’enquête est aussi devenue un bel outil gouvernemental pour faire oublier quelques ratées récentes4 et laminer la force politique qui le gène vraiment — les trois autres, le Front National, les Républicains et le Parti socialiste ont tous été tués par l’élection présidentielle, l’ennemi à abattre est donc la France Insoumise5.
Bref, la justice fait son travail et j’ose prédire ici ce qu’elle va trouver : pas grand chose. Quelques bizarreries, une caisse noire, enfin rien de plus ou de moins que ce que l’on trouverait en menant le même genre d’opération à l’égard d’un des autres partis français importants6. Mais quel que soit le résultat de l’enquête, le gouvernement a déjà gagné : Mélenchon et la France Insoumise sont désormais louches. On a pu profiter de l’affaire pour dire et laisser dire tout un tas de choses, mélanger des informations sans rapport, et profiter de la situation de couple de Mélenchon (dont nous ne connaissons pourtant pas l’histoire7 ) et la singularité du fonctionnement financier de la campagne de la France Insoumise pour laisser planer un soupçon de favoritisme ou de corruption.
Je dois dire au passage que les amuseurs qui défilent sur les plateaux pour expliquer ce qu’est selon eux le tarif horaire normal pour créer une vidéo ou une infographie me font doucement rire, car sur sa globalité, l’estimation des dépenses me semble raisonnable. Les professionnels sont en tout cas prévenus que ces gens ne seront pas des clients très généreux ! Certains commentateurs laissent entendre que si une partie du budget de la France Insoumise n’a pas été validé, c’est parce que certaines prestations étaient surfacturées. Ce n’est pas le cas8, ou du moins ça reste à prouver.
En attendant, je trouverais bien que des journalistes qui se veulent soucieux du vrai fassent ce que propose Mélenchon à ce sujet : comparer les tarifs des prestations de sa campagne à celle des autres et aux tarifs qui ont cours sur le marché.

Mélenchon n’attrape pas les mouches avec du vinaigre

Mais voilà, « les médias » ne vont pas forcément faire d’efforts pour Mélenchon, et c’est un peu de sa faute à lui. Ses attaques régulières contre eux, quoique partiellement fondées (oui, une poignée de milliardaires pas franchement gauchistes se partage les médias nationaux) ne risquent pas de l’aider à s’attirer leur sympathie, d’autant que les si les médias appartiennent souvent à des soutiens objectifs de la politique du pouvoir en place, ce n’est pas forcément le cas des journalistes eux-mêmes, dont beaucoup sont honnêtes, intelligents, et soucieux d’indépendance vis-à-vis de ceux qui les dirigent.
Une chose que Jean-Luc Mélenchon ne mesure peut-être pas, c’est l’effet que provoque l’enthousiasme guerrier d’une partie de ses soutiens sur les réseaux sociaux. Les seuls proches de la France Insoumise que je connais en personne sont souvent issus de l’enseignement supérieur et sont des gens avisés avec qui on peut discuter (et avec qui en fait je suis souvent d’accord). Ceux que je croise sur les réseaux sociaux en revanche sont souvent, pour les plus démonstratifs d’entre eux malheureusement, passablement brutaux, maniant l’insulte sans trop voir l’image qu’ils donnent du mouvement qu’ils pensent défendre. J’aimerais croire que ce sont des imposteurs, des trolls, mais tout laisse croire qu’ils sont authentiques. Ils s’avèrent souvent franchement anti-Européens (ce qui ne correspond pas aux positions de la France Insoumise) et pas bien loin d’un « tous pourris » ou de réflexions aux limites du complotisme qu’on s’attendrait à entendre à l’extrême-droite, donnant malheureusement raison au cliché qui affirme que les « extrêmes se rejoignent ». La rhétorique offensive et les ennemis désignés (Merkel, Hamon,…) donnent à mon avis de la France Insoumise l’image d’un mouvement aigri et négatif qui ne tolère d’autre vérité que la sienne et qui est constamment sur la défensive.

C’est dommage, car quand il a eu son compte d’heures de sommeil, Jean-Luc Mélenchon dit des choses intéressantes et étayées, d’un niveau largement supérieur à ce que proposent ses concurrents9. Et il y a autour de lui quelques personnalités très intéressantes (et une ou deux têtes à claques). Et je maintiens, enfin, que son programme était le plus sérieux du point de vue de l’écologie notamment (et tout à fait satisfaisant sur bien d’autres chapitres, mais celui-ci est celui sur lequel je me focalise personnellement). Alors mes conseils avant d’aller me coucher : Insoumis c’est bien10, insultants c’est mal, remettez-vous de l’élection passée, proposez de bonnes choses pour l’élection à venir. Détendez-vous, quoi.

  1. J’appartiens donc au groupe des gens que l’imbécile Éric Brunet nomme « les abrutis ». []
  2. Je me définirais aujourd’hui comme un « anarchiste chrétien athée pragmatique ». Anarchiste car j’espère voir un jour les humains capables de se gouverner réellement eux-mêmes, et quand je dis « eux-mêmes », je l’entends autant au niveau collectif qu’au niveau individuel, je refuse de croire que l’égoïsme et la compétition soient le prix de la liberté. Je me comprends. Chrétien, car je me sens tributaire de cette culture sur quelques uns se ses points-clé, que j’envisage de manière littérale et certainement pas spirituelle (trop facile !) tels que le pardon, la charité, la bienveillance, l’accueil ou la tolérance. Athée car l’idée d’une divinité omnipotente dont il faudrait suivre les ordres muets me fait sourire en général et me révolte lorsqu’elle est un outil de domination ou d’aliénation. Pragmatique, enfin, parce ce que je vote. Je suis conscient que le monde de mes rêves ne sera jamais celui dans lequel je vis, et que même si notre régime n’est que faiblement démocratique, un candidat n’en vaut pas un autre. Je vote donc parfois pour des projets qui me semblent meilleurs que d’autres et d’autre fois, le plus souvent sans doute, contre ceux qui me semblent les pires. Pragmatique aussi parce que je n’investis aucune croyance en personne, je n’ai aucune illusion sur la haute opinion d’eux-mêmes qu’ont ceux qui s’envisagent présidents de la République, ce n’est pas par passion pour une personne que je vote, et ce n’est d’ailleurs pas le sentiment que j’espère éprouver, je me sens totalement libre de mes reniements et de mon indépendance vis à vis des choix que j’ai pu faire à un moment ou un autre — je me fais même un devoir de n’être fidèle qu’à mes principes, mais pas aux mots, aux symboles ou aux personnes que j’ai un jour peu ou prou soutenus. []
  3. S’il y a un candidat qui a attiré les votes pour sa personnalité plus que pour ses idées, c’est plutôt Macron à mon avis, et j’en tiens pour preuve que celui-ci a fait l’essentiel de sa campagne sans produire de programme politique ! []
  4. J’identifie trois problèmes récents pour le gouvernement qui font que la mauvaise semaine de Mélenchon tombe à pic : un remaniement qui sent le fond de tiroir, un sondage OpinionWay (quasi ignoré médiatiquement !) qui a fait passer Mélenchon devant Macron pour les élections européennes (29% pour la France Insoumise, 28% pour la République en marche), et une saillie particulièrement bien relayée de François Ruffin à propos du refus de la majorité de débattre des élèves en situation de handicap. []
  5. Lire Mélenchongate : demandez le programme dont l’auteur, l’avocat Régis de Castelnau, n’est pas spécialement marqué à gauche :  » l’opération du 16 octobre avec ses 15 (17 ?) perquisitions n’a pas pu être organisée sans que non seulement le pouvoir exécutif soit au courant, mais ait pris lui-même la décision ». []
  6. Au passage, je me demande où en est l’enquête qui s’est penchée sur les soupçons de dépenses publiques ayant servi la campagne de Macron ou d’instrumentalisation du ministère de l’Économie pour préparer le futur candidat… Ça ne semble pas prioritaire, du moins médiatiquement car personne n’en parle ! []
  7. Notons que Sophia Chikirou en 2017 et Jean-Luc Mélenchon cette semaine nient constituer un couple.
    Mais quand bien même, s’ils constituent un couple, on peut comme Daniel Schneidermann se demander si le but d’une perquisition matinale au domicile n’était pas précisément destinée à « découvrir » une telle liaison et permettre par là même à Médiapart d’en parler. []
  8. On peut voir le détail de la décision sur Légifrance : lorsqu’il y a eu problème, c’est quand des erreurs comptables (bénignes, quelques factures comptées deux fois…) ont été remarqués, ou que des dépenses n’étaient pas liées à la seule élection présidentielle. []
  9. Comme beaucoup, je tique régulièrement sur ses positions à l’international, mais elles sont souvent caricaturées par des commentateurs qui font fi du contexte (défendre Chavez en 2000 ou en 2010 ce n’est pas pareil) à qui imposent des alternatives binaires : si on critique la politique étasunienne, alors on est du côté de ses ennemis, etc. []
  10. En même temps le mot « insoumis » me fait sourire, car ceux qui le revendiquent se donnent un rôle particulièrement héroïque alors que la France n’est pas, que je sache, un régime totalitaire où il faudrait résister à une soumission… Le nom me fait sourire aussi parce que je l’ai rencontré pour la première fois de ma vie en lisant Le Schtroumpfissime, qui certes est un des plus brillants traités politiques à côté de ceux de Machiavel et Sun Tzu, mais qui rappelle surtout le caractère grotesque et dérisoire des gesticulations politiques. []

7 réflexions au sujet de « Ne mélenchons pas tout »

  1. Lemoine

    Sur l’argument « comparons les coûts des campagnes » : même si la campagne a coûté moins cher que celles des autres partis, ça ne change rien au schmilblick : l’image de LFI est plus que sévèrement entachée, notamment parce que l’on apprend que Sophia Chikirou a, en tant que directrice de la com de LFI, passé commande de clips, etc. à sa propre société. C’est ce que l’on appelle un conflit d’intérêts. (le type de magouilles que l’on dénonce quand on est de gauche, raison pour laquelle je m’étonne de voir les militants LFI continuer à la défendre mordicus).
    En outre, ces médias payés fort chers ont été principalement produits par des bénévoles et des salariés payés au SMIC. C’était donc Chikirou qui se mettait tout dans la poche. (encore une fois, le type d’exploitation que l’on apprécie normalement assez peu quand on est de gauche). Elle se serait dégagé un salaire de 15.000 €/mois durant la campagne.
    15.000 €/mois, putain, payés par les cotisations des militants smicards ou plus pauvres encore, voire par leurs dons (et par les contribuables français aussi, avec le remboursement des frais de campagne).
    C’est totalement inexcusable (et que l’on ne me sorte pas l’argument du « ouais mais non, ils font tous comme ça ». Cela n’a jamais été une excuse.)
    Et si elle n’est pas sa compagne, je me demande vraiment pourquoi le chantre de le probité et de l’égalité, le donneur de leçons n°1, l’a laissée faire ça. A la rigueur, elle l’aurait rendu fou d’amour, ce serait plus excusable (elle a 28 ans de moins que lui, elle est belle, il retrouve une seconde jeunesse dans ses bras et se montre prêt à tout, notamment à lui ouvrir en grand les portes des caisses de son parti. 15.000 €/mois, putain…)
    Dans cette histoire, les vrais cocus, ce sont les militants. Et à voir comme ils continuent à défendre l’indéfendable (vous avez raison, ils sont très agressifs et, non, ce ne sont pas des trolls, j’en ai parmi mes amis), ils sont encore en pleine phase de déni.

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    1. Jean-No

      Je pense qu’on peut attendre un peu les conclusions de l’enquête avant de dire ce qui relève de l’anomalie ou de la magouille ! Et pour l’instant, les militants exploités malheureux se résument à « un militant qui s’exprime sous couvert d’anonymat », on reste un peu dans le vague !
      Le montage financier est a priori bizarre, au minimum inhabituel, mais pour savoir s’il est anormal, immoral, frauduleux, il faut que la justice le dise. Quand je lis le détail des calculs qui sont donnés je suis un peu étonné du flou des précisions. : des sommes sont lancées, mais présenter ce qu’a perçu une société comme étant le salaire d’une seule personne, c’est bizarre.
      Par contre Mélenchon s’est fait escroquer sur la partie « relations médias », à moins qu’il ait été radin (là encore j’aimerais comparer avec les concurrents), car visiblement, ça ne l’a pas aidé à se faire aimer d’eux !

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        1. Jean-no Auteur de l’article

          Dans l’article de France Info je crois, ou dans un autre (désolé j’en ai lu un peu trop pour dire)… C’était particulièrement évasif. J’espère à présent un peu de concret.

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          1. Lemoine

            Ah oui, ok, effectivement, il y a un témoignage dans le reportage de France info :
            https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/enquete-franceinfo-comptes-de-campagne-sophia-chikirou-la-chere-communicante-de-jean-luc-melenchon_2992687.html

            J’en ai vu aussi sur Twitter qui se disaient dégoûtés…
            Pour des reproche concrets adressées à Chikirou, on peut aussi regarder du côté du media, à qui elle réclame la modeste somme de 120 000 euros (et eux lui reprochent également de s’être autofacturée. Cela a apparemment donné lieu à des scènes assez cocasses et tendues quand elle est partie). Enfin, bref, qu’elle couche ou non avec Melechon et que la surfacturation soit avérée ou non, l’image de Mélenchon en a pris un sacré coup (et c’est justifié à mon avis, mais ça n’engage que moi).
            #LREM peut être contente : on ne parle plus de l’accès à l’école des enfants handicapés.

    1. Jean-no Auteur de l’article

      Clairement, Mélenchon est attaqué sur son talon d’Achille. Comme l’écrit Daniel Schneidermann, il est possible que ce soit pour tomber sur Sophia Chikirou et pour pouvoir exposer ce point dans la presse que la perquisition a eu lieu à l’aube et au domicile de Mélenchin.

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