Paris saccagé ?

Je venais de cliquer sur le très populaire hastag #saccageParis, et j’ai vu des tweets présentant des photos de poubelles débordantes ou renversées, et une vidéo d’une poubelle en feu. Comme d’habitude. Certains essaient de faire passer Paris pour Naples1, ce qui n’est pas très juste, alors je me suis fendu d’un bête tweet pour rappeler qu’il vaut mieux juger par soi-même que de croire que ce genre d’images constituent des preuves signifiantes :

C’est peu de dire que les réponses et les commentaires n’ont pas été très amènes. On m’a traité d’un peu tous les noms, on m’a accusé d’être complotiste, d’être un soutien de l’équipe municipale en place2, d’avoir une pensée trop simpliste pour un chercheur, etc.
Mais je n’ai pas eu droit qu’à ces procès d’intention et autres injures, il s’est trouvé d’autres personnes pour m’interpeller civilement en me parlant notamment des problèmes d’aménagement urbain — que je ne nie pas, du reste.
J’ai tenté de répondre un peu au coup par coup, mais passé un certain nombre de tweets à la minute, je crois que je préfère me concentrer sur l’écriture d’un rapide article qui synthétise mon point de vue.

Le hashtag #saccageParis

Ce mot-clé est régulièrement parmi les « trending topics » de Twitter. J’y vois passer beaucoup de râleries, peu d’analyse, et une accumulation d’images d’intérêt très variable, qui donnent à mon avis une fausse idée l’état de la capitale : un feu rouge renforcé au ruban adhésif, un tuyau qui traîne, des travaux en cours, une vidéo de rat, un clochard qui dort les fesses à l’air…

Voir coupés les arbres de la place de la Contrescarpe est un crève-cœur, mais il suffit de se renseigner pour vérifier que la coupe n’a pas été motivée par le plaisir de la destruction d’une maire de Paris maléfique, mais par l’état de santé de ces arbres. Que les services municipaux coupent un arbre malade n’est pas une anomalie, ça fait partie de leurs missions..
Une poubelle en feu, une autre explosée,… Ces images constituent-elles des preuves de véritables problèmes structurels ? Ne peut-on pas faire les mêmes un peu partout ?

On me dit qu’il est injuste de résumer #saccageParis à ce genre de tweets, que les contempteurs de la politique municipale actuelle ont des arguments plus sérieux : mobilier urbain charmant et encore fonctionnel remisé au profit de contrats douteux, aménagement sens dessus dessous des différents couloirs de circulation, problèmes profonds d’accès aux sanitaires, absence de vraie gestion des sans domicile fixe et des migrants… Tout ça mérite absolument débat, alors il est d’autant plus malheureux que la question soit accaparée par des riverains-en-colère qui mélangent un peu tout, et des personnes motivées par leurs propres (ou sales) projets politiques et qui comptent se faire élire en dénigrant l’équipe en place plus qu’en émettant des propositions crédibles.

La dégradation de Paris

J’ai lu souvent que Paris n’avais jamais été une ville aussi sale et aussi mal famée qu’aujourd’hui. Sur ces points, fréquentant Paris depuis un demi-siècle3, j’ai du mal à être d’accord. J’ai connu Paris comme une ville grise, aux murs crasseux, au sol tapissé de crottes de chiens4, avec des quartiers centraux lugubres hors des heures de bureaux, ou qui étaient de véritables coupe-gorges, comme les Halles. Une ville gangrenée par l’automobile, traversée de part en part par les banlieusards, la cour du Louvre transformée en fourrière municipale, des quais sordides, une odeur d’urine généralisée… Non, Paris n’a jamais été la ville du Fabuleux-destin-d’Amélie-Poulain. C’est la ville où on a identifié il y a des décennies déjà un trouble psychologique nommé Syndrome de Paris5 qui touche les Japonais qui ne parviennent pas à supporter la crasse de la ville Lumière.
À vrai dire, même le fait de se plaindre de l’évolution de Paris, de dire que la ville a perdu son âme, n’est pas une nouveauté, on peut en trouver des exemples dans des écrits ou des chansons depuis au moins deux bons siècles. Par exemple :

À Paris rien n’est pareil, c’est tellement changé que c’est même plus une ville, c’est qu’une grande poubelle.

Taxi Girl, « Paris », 1984

Quant à la pauvreté visible dans les rues, à la mendicité, elle me semble avoir effectivement progressé, et pas qu’à Paris, et peut-être faut-il s’interroger sur ses causes profondes et considérer les sans-domicile-fixe comme une question humaine et comme la conséquence d’un problème économique plutôt que comme un problème de voirie.
Enfin, il suffit de lire Louis-Sébastien Mercier ou Restif de la Bretonne, au XVIIIe siècle, pour mesurer à quel point les problèmes de sanitaires sont loin d’être un souci récent à Paris6.

Tout ceci étant dit, je n’aime pas non plus ce que devient Paris.
Je n’aime pas constater que les librairies y sont acculées à la fermeture, car même rentables, elles ne peuvent rivaliser avec les sommes que proposent Starbucks ou H&M lors d’un renouvellement de bail. Je n’aime pas voir disparaître les petits commerces variés. Je n’aime pas voir disparaître les ateliers. Je n’aime pas voir les gares se transformer en centres commerciaux7. Je n’aime pas me prendre les pieds dans les trottinettes de location abandonnées n’importe où. Je n’aime pas le remplacement des gardiens par les digicodes. Je n’aime pas la mode de l’architecture hostile anti-SDFs. En règle générale je ne suis du reste pas souvent convaincu par le mobilier urbain récent, que ce soit au niveau esthétique comme au niveau fonctionnel. Je n’aime pas voir des militaires ou des policiers patrouiller avec des armes lourdes. Je n’aime pas découvrir au moment de payer qu’une blonde pression vaut huit euros et un café, trois.

Le guide des plaisirs à Paris, 1908

Peut-on guérir Paris ?

Je pose cette question mais je ne saurais y répondre et je n’ai pas l’impression que grand monde ait de véritables propositions à faire — en dehors de réclamer le retour des fontaines Wallace et des colonnes Morris. Paris vit de nombreux drames qui ne datent pas d’hier.
Tout d’abord, la ville est petite, et sa croissance est entravée par le boulevard périphérique, mais elle reste la capitale d’un pays fortement centralisé. Les parisiens vivent les uns sur les autres8 dans des logements souvent minuscules et pourtant hors de portée financière pour des familles à petits salaires. S’ajoute à ça le fait que Paris a bien plus d’usagers que d’habitants : chaque jour des gens viennent y travailler, la traversent pour se rendre d’une banlieue à une autre, ou pour faire du tourisme.
Un autre problème de Paris est que cette ville reste bloquée dans le passé, qu’elle est un musée d’elle-même, voire un parc d’attractions, et qu’elle ne parvient pas à se construire un futur : sa référence esthétique reste les quelques villages anciennement mignons que furent la butte-aux-cailles ou la butte Montmartre, le Marais, le Quartier Latin, ou bien sûr le Paris réaménagé du baron Haussmann — autant de lieux qui ont été salement amochés par l’invention puis la généralisation de l’automobile, plus grand fléau esthétique de l’Histoire du paysage français. Mais dès que l’on veut construire quelque chose de neuf, ça fait tache. Les très grands projets architecturaux publics installés à la place d’anciennes friches industrielles ou d’entrepôts (Bibliothèque Mitterrand, Bercy, etc.) fonctionnent, mais le Paris résidentiel (non administratif, non monumental), le Paris à vivre du XXIe siècle se cherche encore, j’en ai peur.

Je ne sais pas ce qu’on peut faire pour Paris, mais je comprends les parisiens qui y restent et qui y vivent encore un peu comme des bobos de cinéma (Chacun cherche son chat, Mille millièmes, Le Grand appartement,…). Je comprends aussi tous les parisiens qui se réveillent un matin en se disant qu’il fait sûrement mieux vivre à Bordeaux, Toulouse ou Nantes, et qui y partent — et y amènent avec eux l’augmentation des loyers.

  1. J’adore Naples, ville magnifique dont j’ai un souvenir de vie douce, mais on est forcé d’y constater un véritable problème de gestion des ordures. []
  2. Sur ce point, je l’affirme : je n’ai aucune espèce de tendresse à l’égard de l’actuelle équipe municipale de la ville de Paris ni d’aucune de ses mairies d’arrondissement, et face à une crotte de chien dans la rue, je suis incapable de s’avoir s’il faut accuser le maître, le chien, Anne Hidalgo ou Jacques Chirac. []
  3. Je suis né à Paris en 1968. Je me rappelle distinctement la ville dès le milieu des années 1970. J’y ai un peu vécu une année de mon adolescence une décennie plus tard, j’y ai été étudiant, j’y ai effectué mon service national, travaillé, donc j’ai surtout connu Paris en visiteur régulier et non en résident. Ma petite sœur y vit, et mon frère y tient une librairie. []
  4. cf. l’hilarant Prêt-à-porter de Robert Altman (1994) où le chic parisien des défilés de haute couture côtoie une ville où l’on passe son temps à marcher dans la merde — ce qui s’est franchement arrangé en trente ans. []
  5. Le Syndrome de Paris est un triste homologue au Syndrome de Stendhal qui affecte les voyageurs submergés par la beauté de Florence ou de Venise. []
  6. Lire Faire caca à Paris au XVIIIe siècle… pas évident !, par Johanna Peccadille / Orion en aéroplane. []
  7. J’ai parlé de ce sujet il y a bientôt dix ans dans cet article, celui-ci, et enfin celui-ci. []
  8. La densité comparative des grandes villes européennes est très disparate : Amsterdam : 30 habitants/ha ; Bruxelles : 60 habitants/ha ; Londres : 85 habitants/ha ; Berlin : 100 habitants/ha ; Barcelone : 150 habitants/ha ; Paris : 200 habitants/ha ! []

11 réflexions sur « Paris saccagé ? »

  1. Un bibliothécaire

    C’est un point périphérique mais Ccest bien la première fois de ma vie que je vois quelqu’un considérer la BnF comme un exemple de réussite architecturale et urbaine…

    Répondre
    1. Jean-no Auteur de l’article

      La BNF a été mal pensée du point de vue de la lumière et avec la facilité avec laquelle on peut s’y suicider (je ne sais plus combien il y a eu de morts !), mais depuis quelques ajustements, ses usagers et employés me semblent ne pas détester l’endroit… Le jardin est plaisant, l’utilisation du bois aussi, la vue d’ensemble fonctionne. Il fallait mettre quoi ?

      Répondre
      1. Sylvette

        No mais arrête! Il suffit de comparer avec la British Library. L’accès même aux salles de lecture des chercheurs prend un temps fou, sortir déjeuner pareil (alors que contrairement à la BL le seul et unique café du rez-de-jardin est cher, dégueulasse et sous-dimensionné), aller faire pipi est une épreuve (il vaut mieux ne pas être pressé), bref le truc a été pensé comme une sorte de geste architectural et JAMAIS avec l’usager en tête. Le jardin est totalement inaccessible à quiconque et d’ailleurs le lecteur dispose de très peu d’espaces extérieurs et se trouve condamné à la lumière indirecte des salles de lectures. Alors oui une fois qu’on est à sa table et si on n’en bouge pas, c’est plutôt beau et on est bien installé, mais la BL a été pensée POUR les lecteurs en comprenant qu’ils ne sont pas QUE des lecteurs enchaînés à leur table. Quant aux ajustements anti-suicide, pour l’instant ce sont des grillages moches et temporaires installé à la va-vite, mais qui vont durer, comme tout ce qui est temporaire et moche et installé à la vite. La BNF crie au lecteur: tu n’est que toléré en ce lieu. C’est dommage.

        Répondre
        1. Jean-no Auteur de l’article

          @sylvette : je n’y passe pas ma vie, j’y ai travaillé quelques semaines d’affilée, sans en garder un souvenir particulièrement pénible… J’aime bien le côté bunker quand on descend, c’est impressionnant. Mais ok, un lieu de vie, de travail, et un mausolée/site d’enfouissement nucléaire, ce sont deux choses différentes. Et le beau jardin inaccessible, c’est un symbole terrible. Comme je te dis, je n’y ai pas assez vécu pour dire ce que ça vaut à la longue, je te fais confiance.
          Je me rappelle de l’enfer des fiches violettes sur le site Richelieu. C’était beau, remarque, mais on n’avait pas non plus facilement accès à grand chose.

          Répondre
  2. m. lilin

    Dans les films qui notent les changements de Paris, il y a « In girum imus nocte et consumimur igni » de Guy Debord en 1978. Le constat est alors lié à la disparition des lieux populaires, des lieux douteux, et à l’urbanisme marchand. « Paris n’existe plus ».
    https://youtu.be/5pV426PTTSU?t=97

    Répondre
    1. Jean-no Auteur de l’article

      Paris est mort avec Haussman, Paris est mort après la Commune, Paris est mort avec la fin des Halles, Paris n’arrête pas de mourir ! 🙂

      Répondre
  3. Enzo33

    Jean-No, en tant que non-Parisien qui a connu deux longs séjours de 6 mois à Paris, j’ai un point de vue forcément subjectif, comme le tien du reste. Le problème de Paris me semble compliqué à résoudre, mais simple à formuler : il y a trop d’habitants à Paris. Beaucoup trop. Et ça, c’est un problème d’aménagement du territoire français, il n’est pas entre les mains de la Maire de Paris mais à l’Elysée et au gouvernement.

    Je vis actuellement à Bordeaux, l’une des villes désormais envahies par des Parisiens qui font monter le prix de l’immobilier. Je ne suis pas non plus originaire de Bordeaux, mais je vois à l’œuvre la croissance démographique déraisonnable de Bordeaux, en même temps que les « territoires » alentours se dépeuplent d’autant.

    [Je maintiens le terme « territoire », bien que la démagogie aussi répétitive que grossière de Jean-Pierre Pernaud et d’autres ait fini par le rendre péjoratif, parce que je ne cède pas à l’injonction de supprimer des mots de la langue française au prétexte que les démagogues ou le RN les utilisent.]

    La France il y a un demi-siècle, c’est une multitude de petits commerces, industries et exploitations agricoles à rayonnement local, qui assuraient à notre pays un équilibre relatif dans la répartition géographique de ses activités. Beaucoup d’entre eux ont disparu, parce que les Français ont jugé plus pratique d’aller au centre commercial plutôt que chez le primeur du coin, parce que notre industrie a été rachetée par des fonds d’investissement étrangers, qui préfèrent délocaliser la production vers des pays à bas coût parce que notre fichu pays est peuplé de gens qui exigent d’être payés pour travailler. Quant à notre agriculture, une bonne partie est désormais la propriété de milliardaires, chinois notamment, encore que l’argent n’a ni odeur ni nationalité. Si aujourd’hui ces personnes décident que le Médoc doit cesser de produire du vin, demain le Médoc cessera de produire du vin. La pandémie qui égaye notre vie quotidienne depuis un peu plus d’un an a mis en lumière notre incapacité à produire des masques et des vaccins, deux exemples parmi tant d’autres de ce que la France ne sait désormais plus faire. On connaît l’histoire.

    Délocaliser ses productions, ne garder que des cadres supérieurs et les concentrer sur Paris et les métropoles régionales, sont le résultat de politiques publiques délibérées et dont les promoteurs ont été élus et réélus. Bien entendu, le moment viendra où les métropoles régionales seront jugées peu pratiques par rapport à Paris, et connaîtront le même déclin que les villes moyennes aujourd’hui, quand ce sera terminé ce sera le tour de Paris.

    On ne peut pas, pendant des décennies, voter pour des causes et ensuite venir se plaindre des conséquences.

    Je lisais dans le Marianne de cette semaine un article sur les sociétés de la City de Londres, qui se sont délocalisées à la suite du Brexit et qui ont choisi de s’installer à Amsterdam plutôt qu’à Paris, car aux Pays-Bas elles peuvent négocier directement avec le gouvernement un régime fiscal avantageux, alors qu’en France il y a des lois et elles ne se contournent pas. La nouvelle capitale financière de l’Europe est donc Amsterdam, au nez et à la barbe de Paris. A travers cet exemple, c’est effectivement l’avenir de Paris qui se dessine :
    – soit Paris s’obstine à (tenter de) rester une métropole économique et financière de taille mondiale, et tu auras de plus en plus de monde à Paris, tous des cadres supérieurs évidemment, et tu auras toujours plus de voitures car les transports publics auront toujours un train de retard sur les besoins de cette mégalopole qui ne cesse de s’agrandir (conformément, je le répète, aux vœux de ses habitants),
    – soit Paris renonce à cette course, mais pour cela il va falloir que les Parisiens s’intéressent enfin à leur qualité de vie plutôt qu’au PIB de la Région Île-de-France, et votent en conséquence.

    Chers collègues parisiens, il va falloir choisir. C’est fromage ou dessert.

    Répondre
    1. Jean-no Auteur de l’article

      « On ne peut pas, pendant des décennies, voter pour des causes et ensuite venir se plaindre des conséquences. » –> Amen !
      Je pense aussi que Paris s’inscrit dans un contexte qui excède le boulevard périphérique voire les frontières de l’hexagone.
      La mort des centre-villes des agglomérations moyennes de province, la disparition des lignes lentes de la SNCF, le déclin des services publics (Poste, train, électricité) qui maillaient le territoire, les changements structurels du financement des collectivités locales depuis vingt ans, le nouveau fonctionnement des marchés publics (censément plus fermés à la gabegie et aux dépenses déraisonnables, mais menant facilement à des contrats mal ficelés), les angoisses économiques (qui poussent à se tasser là où il y a du travail), etc., tout ça constitue un ensemble dont les feux rouges rafistolés au scotch à Paris ne sont qu’un symptôme.

      Répondre
      1. Enzo33

        Voila, nous y sommes. Les symptômes. Ce que tu décris, ce sont des symptômes. Je te rejoins sur le fait que Paris n’est pas plus sale qu’il y a 50 ans, elle l’est à peu près autant. Je n’ai jamais pu me faire aux odeurs de sueur du métro parisien. Ni d’y être oppressé aux heures de pointe. Loin de moi l’idée de dénigrer systématiquement mon pays, mais je connais aussi Milan, Berlin, Londres et Dublin, et dans ces villes je n’ai jamais eu cette impression d’être pressurisé au niveau physique comme je le suis à Paris.

        On me dit que Bordeaux est plus propre que Paris parce que c’est un tram. Mais Toulouse a un métro, les odeurs y sont beaucoup moins incommodantes qu’à Paris.

        Par contre, je n’ai pas rebondi sur ta petite sortie latérale sur Naples. Je ne sais pas si Naples est plus sale que Paris, c’est possible en effet, Naples est surtout plus dangereuse me semble-t-il. Mais tu n’as pas besoin de mentionner Naples pour ta démonstration, tu peux t’arrêter à Marseille. J’ai lu il y a quelques années « La fabrique du monstre », de Philippe Pujol. C’est une abomination, et sur de nombreux indicateurs Marseille est une ville encore plus pauvre que Naples, et tout aussi dangereuse.

        Répondre
        1. Jean-no Auteur de l’article

          À vrai dire, Naples est surtout le dernier endroit où je suis allé avant le début de la séquence du covid-19, donc au tout début de l’année 2020. C’est une ville magnifique, où je me suis personnellement senti assez en sécurité (bien qu’ayant entendu des gens se tirer dessus à côté de mon Rbnb !), mais qui a un terrible problème de poubelles. Je n’oserais pas parler de Marseille, j’y suis passé en train mais je ne m’y suis jamais arrêté !

          Si je cite Naples, c’est avec une anecdote certes obscure en tête : sur le groupe Facebook de ma ville, qui est un nid à râleurs (« les jeunes y’en a marre, respectent plus rien,… »), quelqu’un avait posté une vision de détritus en laissant entendre que ça se passait chez nous, et afin de critiquer les jeunes… Alors que j’ai immédiatement reconnu la Via Toledo, artère majeure de Naples.

          Mais effectivement, je ne voudrais pas avoir l’air de diffuser une sorte de cliché raciste, j’ajoute une note en bas de page.

          Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.