Bitter biterrois

Ils ont raté le concours de la Police Nationale, ils n’ont (pour ce que j’en ai vu) que peu de compétences, et depuis l’informatisation des services, ils ne peuvent plus si facilement faire sauter les PVs de stationnement : qui veut être ami avec les policiers municipaux ?
Quand on a du mal à se faire aimer, on se rabat sur le respect, au sens de « tenir en respect », c’est à dire faire peur.
Les biterrois vont devoir apprendre à courir.

beretta_beziers

Le maire de Béziers communique avec un Beretta (plaqué or, ou c’est ce que laisse croire la photo ?) et un dialogue qui doit moins à l’Inspecteur Harry, souvent cité, qu’au Belmondo des années 1970s : « J’te présente mon nouvel ami, tagada tsoin tsoin, il s’appelle Beretta 92 ».

Quel pays de cons, quand même ! Et c’est pas fini. Le poisson pourrit par la tête, dit-on, mais parfois il pourrit aussi par le trou du cul. Je ne cite pas explicitement Robert Ménard, hein.
Le vrai problème de la démocratie, c’est qu’on n’a plus d’excuse, on ne peut pas se cacher : si on a des incompétents ou des ahuris aux commandes, c’est qu’une majorité (comme je plains les autres !) l’a bien voulu, et ça en dit beaucoup sur ce qu’elle vaut.

Et l’affaire du Formule 1 de Niort, on en parle ?

Je n’ai pas de sympathie pour Dominique Strauss-Kahn mais la joie mauvaise avec laquelle le procès du Carlton de Lille est suivi me met mal à l’aise. Ce n’est pas la première fois que je me dis que, en démocratie, comme dans le show-business, le public ne tolère de subir des élites ou de se créer des idoles que dans la perspective éventuelle d’assister à leur chute : on élit ses futures figures de carnaval, qu’on moquera, battra et brûlera. S’il y a au passage de sordides histoires de sexe, d’argent, ou pourquoi pas des meurtres, c’est du petit-lait.

L’affaire Strauss-Kahn mérite-t-elle objectivement de mobiliser tant de journalistes et de s’étaler en audiences interminables ? Ce que j’en retiens, c’est que des types étaient prêts à participer à des partouzes pour s’approcher du futur président de la République de l’époque… Ils ne se prostituaient pas moins que les femmes qu’ils embauchaient.
Il paraît que dans de nombreux secteurs économiques, les hommes qui font des voyages d’affaire se voient fournir le service de prostituées : ils ne les ont pas forcément réclamées, ils ne les paient pas, mais j’imagine qu’ils connaissent leur statut. La pratique porte des noms de code : « chambre garnie », « lit avec oreiller », et autres métaphores charmantes qui transforment un peu plus ces femmes en objets. Dans le film Soylent Green, les appartements chics sont fournis avec des femmes que l’on nomme furnitures : meubles.

L’affaire du Carlton de Lille pourrait être une belle occasion de parler de cette prostitution du monde des affaires dont certains me disent qu’elle est ordinaire, et qui en dit sans doute très long sur la place des femmes dans le monde de l’entreprise.

Tôt le samedi matin dans le tramway au Havre

Le Havre, dans le tramway, entre les stations « Mare Rouge » et « Rond-Point ».
Deux types, dans leur trentaine avancée, échangent des souvenirs sur les dessins animés de leur enfance. L’un a connu à la fois les Mystérieuses cités d’or et Bob l’éponge, il peut chanter les génériques mais s’excuse de connaître les dessins animés les plus récents parce qu’il les a regardés avec ses nièces.
L’autre est moins calé.
C’est samedi, à peine huit heures. Les deux hommes semblent rentrer d’une fête car ils débattent pour savoir s’il vaut mieux aller se coucher ou non. Le jour se lève tranquillement et on voit bien la Lune.

samedi_matin_mare_rouge

Un peu plus tard, je surprends une autre bribe de leur conversation. C’est l’amateur de dessins animés qui parle :

— …Non mais ça ferait deux voitures, c’est pas possible, moi je peux pas.
— …
— Franchement, attends, tu as vu la vidéo sur le travail des femmes ? Elle dure que sept minutes.
— Non je connais pas
— Ça explique que les femmes qui travaillent, en fait, ça arrange le capitalisme. Parce que ça fait double travail, donc double salaire, donc double consommation. Ça dure que sept minutes.
— Ah ouais
— Moi ça m’a fait réfléchir. Tu devrais regarder, ça dure que sept minutes.

L’éducation par la négative

Ma fille cadette, bonne élève, souffre en préparant un oral en espagnol pour le lendemain. Elle doit disserter sur les questions d’échanges culturels et de territoire, en s’inspirant des documents vus en classe, et en choisissant une problématique particulière.
J’essaie de discuter pour l’aider à débloquer son problème, mais à chacune de mes suggestions, elle m’explique « on n’a pas le droit ». Pas le droit de tout axer sur un document ou une œuvre, qui servirait de prétexte. Pas le droit de ne pas faire de plan. Pas le droit de faire un pas de côté, pas le droit de parler d’un film qu’on est seul à connaître, pas le droit de parler trop longuement des documents vus en classe, pas le droit de ne pas en parler, pas le droit, pas le droit, pas le droit. Juste l’obligation que le résultat ne soit pas trop « bateau », pas trop plat.

Que ce soit la consigne ou que ça soit la manière dont ma fille comprend cette consigne, il me semble qu’on est au cœur mêmes des pires travers de l’éducation nationale française, qui pose des contraintes en cascade, des injonctions négatives et réclame dans le même temps, et de manière pour le moins contradictoire,  de l’originalité et de l’indépendance. La mère de ma fille, elle aussi habituée à être bonne élève, a buté sur le même problème en devenant, de manière éphémère1, professeure des écoles : si j’ai bien compris, chaque enseignant doit construire ses cours en autonomie, mais en connaissant le programme, les consignes, les directives, autant dans les contenus que dans la méthode pédagogique, et en dépensant une énergie considérable à « montrer patte-blanche » lors des inspections, ce n’est pas tant de bien faire, qui est demandé, que de rendre compte qu’on a suivi les règles…

Si on ajoute à ça la tendance de l’école française à faire reposer les évaluations sur le principe du piège (on cherche ce que vous ne savez pas, ce que vous n’avez pas compris, ce que vous avez mal fait), et avec l’idée que rien ne sera jamais assez bien, cette institution peut difficilement être autre chose que le royaume des double-contraintes2 et du stress, au sens d’Henri Laborit, c’est à dire une situation psychologique qui advient lorsque l’on veut répondre à un problème mais qu’aucune action n’est envisageable. On est alors prostré, et on ne peut survivre que par l’agressivité ou la fuite.

  1. Nathalie a préparé le concours de professeur des écoles tout l’an passé, et l’a passé avec succès, et même, bien classée. Mais après trois mois de stage, et malgré le plaisir qu’elle avait à aller à l’université la moitié du temps, elle a craqué et abandonné ce métier. J’espère qu’elle prendra le temps de raconter cette expérience. []
  2. Lire l’article de Wikipédia sur le sujet. []

La vérité ne se révèle qu’à l’épreuve de l’acide

Une jolie réflexion de Romain Gary sur la valeur de l’irrespect :

François Bondy : Tu ne peux tout de même pas refuser tout choix politique ?

Romain Gary : La vérité politique est faite de moments, de rencontres avec la vérité historique, c’est une ligne qui court en zigzags et en oscillations à travers tous les partis, et je me force de suivre cette ligne et les partis qu’elle traverse momentanément. Mais il y a autre chose. La seule obligation sacrée que j’attribue à l’art ou à la littérature, c’est la recherche des vraies valeurs. Je crois qu’il n’y a rien de plus important pour un écrivain, dans la mesure où il se soucie de la vérité. Or seuls le manque de respect, l’ironie, la moquerie, la provocation même, peuvent mettre les valeurs à l’épreuve, les décrasser, et dégager celles qui méritent d’être respectées. Une telle attitude — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus admirable dans l’histoire de la littérature — est pour moi incompatible avec toute adhésion politique à part entière. La vraie valeur n’a jamais rien à craindre de ces mises à l’épreuve par le sarcasme et la parodie, par le défi et par l’acide, et toute personnalité qui a de la stature et de l’authenticité sort indemne de ces agressions. La vraie morale n’a rien à redouter de la pornographie — pas plus que les hommes politiques, qui ne sont pas des faux-monnayeurs, de Charlie Hebdo, du Canard enchaîné, de Daumier ou de Jean Yanne. Bien au contraire : s’ils sont vrais, cette mise à l’épreuve par l’acide leur est toujours favorable. La dignité n’est pas quelque chose qui interdit l’irrespect : elle a au contraire besoin de cet acide pour révéler son authenticité.

Dans : La nuit sera calme (1974), entretien fictif entre Romain Gary et son ami François Bondy. C’est en fait Romain Gary qui fait les questions et les réponses.

Empathie et abstraction

(post qui fait suite à une discussion que j’ai de manière récurrente avec @squintar sur Twitter, dont la forme courte fait que j’ai un peu de peine à m’expliquer sur ce sujet complexe. C’est le bel article Ma rage est ingouvernable (Robert Mcliam Wilson) qui m’en fournit le prétexte)

J’ai entendu dire une fois (où, quand, comment, je ne sais plus) que pour pratiquer la torture, c’est à dire pour faire souffrir sciemment, il fallait être doué d’empathie, donc être capable de comprendre le sentiment de l’autre, voire de partager son sentiment. Et cela vaut autant pour la torture sous un régime fasciste que pour toutes les petites douleurs que nous nous infligeons quotidiennement les uns aux autres pour provoquer, par exemple, un sentiment de culpabilité ou une vexation. Un usager mécontent de la Poste qui part en disant « j’espère que vous serez bientôt privatisés ! » ; un fraudeur qui reproche au contrôleur qui vient de lui faire perdre quelques dizaines d’euros qu’il n’envie pas son métier ; des enfants qui se chamaillent en se rappelant mutuellement des épisodes honteux ; etc.
Cette idée de l’empathie comme outil de la cruauté1, malgré son apparente contradiction, me semble extrêmement logique. Qui aurait l’idée de projeter de la méchanceté sur une bactérie mortifère, dont nous savons qu’elle ne cherche pas à provoquer de la souffrance, mais juste à survivre et à prospérer ? Les mammifères semblent capables d’un haut niveau d’empathie, notamment les grands singes, et plus que tout autres grands singes, sans doute, les humains.
Notre capacité à faire preuve d’empathie atteint un niveau tellement élevé qu’elle ressemble presque à un dérèglement neurologique2 : nous sommes prêts à nous attendrir ou à nous fâcher contre des personnages imaginaires (sans quoi la fiction ne pourrait exister), à projeter toutes sortes de qualités ou de sentiments sur des animaux au fonctionnement social pourtant bien différent du nôtre, ou à éprouver une tendresse irraisonnée pour nos animaux familiers et pour ceux que nous exploitons, ainsi que le montre, peut-être, notre habitude de nommer différemment l’animal que nous élevons (vache, cochon, poule) et celui que nous mangeons (bœuf, porc, poulet), et en tout cas notre refus d’être confronté trop violemment à la réalité de l’existence et de l’abattage des animaux que nous mangeons3.

La capacité à l’empathie dont notre espèce est capable de faire preuve a sûrement varié avec le temps, de même que notre capacité à l’abstraction, qui est un autre outil grâce auquel nous pouvons concevoir des choses qui n’existent pas encore et avoir un avis sur toutes sortes de réalités que nous ne pourrons jamais embrasser du regard ni expérimenter d’une manière ou d’une autre. L’abstraction, le fait de penser par catégories conceptuelles, a permis l’invention de nos sciences.

Il me semble que dans bien des cas, l’abstraction est aussi le moyen qui s’impose à nous pour échapper à la sensibilité que nous impose l’empathie.
Les gens, des gens (parfois vous ou moi) peuvent parvenir à haïr, à craindre, à brimer ou même à tuer une personne non pas parce qu’elle est la personne qu’elle est, c’est à dire un individu complexe avec une histoire singulière et une personnalité unique, mais parce qu’ils l’associent à une catégorie, à un groupe : arabe, juif, noir, homosexuel, étranger, profiteur, femme, gauchiste, pauvre, riche, rrom, extrémiste, modéré, athée, malade mental, etc.
Une fois « l’autre » identifié, on peut mettre en veille sa sensibilité et se faire croire, temporairement, que cet « autre » a si peu de lien avec nous que sa douleur ne peut pas nous toucher, que cet « autre » est à ce point le représentant d’une catégorie que nous n’avons aucune obligation de le comprendre en tant qu’être humain. Ce n’est pourtant souvent qu’un leurre, une manière de se convaincre de son bon droit à échapper à la morale élémentaire (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas brimer, ne pas exploiter, assister qui en a besoin, etc.).
C’est un leurre, parce que celui qui fait subir des souffrances au nom d’abstractions, en niant l’individualité de l’autre, en l’extrayant de l’espèce humaine, parfois, ne peut pourtant le faire que parce qu’il a conscience de la souffrance qu’il produit sur sa victime ou sur ceux qui la pleureront.
Pour se montrer inhumain, en résumé, il faut précisément être humain.

  1. Tout ceci pourrait aussi nous ramener au plutôt bel épisode d’Adam et Eve dans la Genèse : c’est en obtenant la connaissance, la conscience de ses actions et de leurs conséquences que l’homme sait qu’il peut causer le mal, et devient donc comptable de ses péchés. []
  2. Puisque la plupart des humains sont capables d’empathie, ce sont, bien entendu, ceux chez qui cette dernière dysfonctionne qui sont réputés malades. []
  3. J’insiste sur notre rapport aux animaux, qui me semble très révélateur de notre sens de l’empathie. C’était sans doute aussi ce que pensait Philip K. Dick puisque dans le roman Do androids dream of electric sheep (Blade Runner), c’est le rapport aux animaux qui caractérise l’humain. []

Cette fois où je suis allé au Fouquet’s

José Artur est mort hier. Il était animateur de radio, je le précise puisqu’on ne l’entendait plus beaucoup depuis une voire deux décennies (me semble, mais j’avoue que j’écoute peu la radio).

Pour moi, José Artur, c’est surtout le souvenir d’un de mes premiers enregistrements radiophoniques en direct. J’avais quinze ou seize ans et on m’invitait pour parler de graffiti. Peu de temps avant, j’avais été longuement interviewé pour un reportage de France Culture sur le même sujet, mais on avait le droit de dire des bêtises, de réfléchir, d’hésiter, bien sûr, puisque le résultat était ensuite monté. Je ne sais plus le nom de l’émission de José Artur, mais ça se passait au Fouquet’s, dans un salon privatif à l’étage. La table m’a semblée immense, l’ambiance détendue. Un serveur m’a demandé ce que je voulais boire. Il y avait des bouteilles de plusieurs alcools forts, sans doute aussi des vins apéritifs, et j’ai demandé du Perrier. Je me suis assis au bout de la table. Pendant l’émission, l’animateur m’a demandé de définir ce qu’était un pochoir, j’ai commencé par dire que c’était du carton découpé, et quelqu’un m’a coupé pour me faire remarquer que les pochoirs pouvaient être faits d’autres matériaux. J’ai alors perdu mes moyens, bafouillé, et lu dans les yeux de la table un regard que j’ai longtemps retrouvé ensuite (jusqu’à finir par me détendre, fin du monde oblige) et qui signifiait : « ouille, celui-là, c’est un mauvais client, on ne va plus rien lui demander ». Et je n’ai plus parlé. Je suis sorti de là un peu frustré, bien sûr, mais en ayant l’impression d’avoir posé le pied dans un monde nouveau.

L’appétit des chats

Alors le roi des chats s’adressa à ses sujets en ces termes :

« Allez de par le monde, côtoyez l’humain, et que chacun d’entre vous goûte et aime un aliment des hommes, afin que nous les connaissions tous. Et si on ne vous offre pas spontanément ces nourritures, chapardez sans honte. »

Et c’est ainsi que j’ai eu : le chat qui aime la salade assaisonnée ; le chat qui mange les olives ; la chatte que les petits beurres rend dingue.

Préfaçons les textes sacrés

Depuis un jugement de 1979, il est licite de publier en France le livre Mein Kampf, par Adolf Hitler, car malgré (ou du fait de) la toxicité avérée de ce livre, il constitue un document historique important. Mais toute édition de ce livre doit contenir une préface de huit pages, située entre la couverture et les pages de garde, qui contextualise historiquement l’ouvrage, rappelle les crimes nazis et égrène la liste des articles de loi qui limitent la liberté d’expression en matière d’incitation à la haine.

Ne serait-il pas opportun de faire précéder la Bible et le Coran de préfaces semblables, afin de rappeler que ces livres, s’ils étaient parfois modernes par bien des aspects aux époques de leurs rédactions, sont désormais porteurs de considérations désormais dérangeantes et régressives sur certains sujets, comme le traitement des athées ou des fidèles d’autres religions, et bien entendu les droits des femmes ou encore l’homosexualité.
Je pensais à ça en apprenant ces atroces exécutions d’homosexuels en Irak par l’État islamique, ces pauvres hommes projetés du haut d’immeubles1 en punition du « crime du peuple de Loth », que réprouve le Coran et que quelques hadiths (pas les plus authentiques, parait-il) imposent de sanctionner par la peine de mort. La Torah (l’Ancien testament, chez les Chrétiens), de manière très explicite, impose aussi le meurtre des homosexuels. Aussi abominables que soient les exécutions mentionnées plus haut, ces dernières sont prévues, voire conseillées2, par ces textes diffusés massivement et sans frein.

Les livres ne font pas les hommes, on peut lire Mein Kampf sans devenir nazi3, on peut lire des livres religieux sans se conformer à tout ce qui y est écrit (ce qui serait, du reste, impossible, eu égard aux contradictions contenues dans ces textes) mais est-il normal de les publier sans avertissement alors que leur contenu tombe sous le coup de nombreux articles de lois ?

  1. Si, depuis la re-parution de Charlie Hebdo, le « monde musulman s’enflamme » contre l’hebdomadaire, les crimes horribles commis au nom même de la religion semblent avoir plus de peine à rassembler des foules. Pour ma part, je trouverais plus honteux qu’on commette des crimes en se réclamant de moi, comme le fait Daesh avec les musulmans, plutôt que l’on raille ma foi de manière potache à coup de dessins, il me semble. []
  2. Les livres que je cite ont en commun de ne pas être considérés comme des fictions ou des ouvrages poétiques (quoi qu’ils ne manquent ni de fictions ni de poésie), mais comme des programmes, avec des obligations et des proscriptions de tout type. []
  3. Mein Kampf est, à vrai dire, une lecture assez risible, où se mêlent des justifications biographiques ridicules (je suis un raté mais c’est à cause des autres…) et des éléments de théorie politique qui resteraient les élucubrations comiques d’un illuminé si elles n’avaient pas eu les conséquences que nous savons. Notons que les Allemands, pour la plupart, n’ont lu Mein Kampf qu’après la prise de pouvoir des Nazis. []