La carte cycliste (1914)

Un extrait des mémoires de mon arrière grand-père, Jean Lafargue, né en 1884 à Laprade (Charente) et mort en 1974 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise).

Jean Lafargue, convalescent après avoir été mitraillé aux deux jambes près d'Ypres en Belgique.
Au centre, Claude Lafargue et ses parents Florence et Jean, mes arrière-grand parents. Jean est convalescent après avoir été mitraillé aux deux jambes par les allemands près d’Ypres en Belgique, après quatre mois de guerre.

Avant cet incident, j’étais depuis quelques 15 jours au dépôt lorsqu’un ordre de l’autorité supérieure vint un soir: envoyer d’urgence au front tous les hommes disponibles. J’étais de ceux-ci, une cinquantaine d’autres restaient au dépôt, parce que malades ou hors d’état de combattre pour une cause quelconque. Une petite troupe d’une centaine d’hommes dont je faisais partie, partit quelques heures plus tard, presque clandestinement pour ne pas inquiéter la population.

Un train était stationné dans une petite gare voisine, nous le prîmes mais bientôt il s’arrêta, la voie étant coupée. Nous continuâmes la route à pied, mais quelle route, le capitaine commandant le détachement n’en savait rien, il n’avait pas de carte. J’avais quant à moi une carte cycliste de l’Est de la France, je la lui remis et nous tâchâmes de fixer notre position, mais où aller? Personne dans le pays, aucune trace d’autres troupes, solitude complète. Alors pendant trois jours nous errâmes, ramassant en chemin des débris d’équipements allemands : casques, sacs, fusils, épées… J’étais désespéré de ne rien voir, de ne rien entendre, quand un officier d’état-major surgit soudain et nous donna l’ordre de rentrer à notre dépôt. Nous trouvâmes heureusement un train pour ce retour. En gare de Troyes, le capitaine nous fit mettre en rang pour défiler dans la ville, nous étions fatigués, très sales, mais chacun de nous portait quelque trophée ramassé le long des routes, alors le bruit courut que nous venions de remporter une grande victoire, que nous avions repoussé les Allemands (nous ignorions, quant à nous, que la bataille de la Marne avait eu lieu et que les Allemands avaient en effet reculé). Les femmes au mépris de toute discipline se jetèrent sur nous, nous embrassant, nous couvrant de fleurs. C’était du délire, et nous n’y comprenions rien…

Arrivés au dépôt, nous apprîmes que, peu après notre départ, un contre-ordre nous avait intimé de rester à Troyes, mais nous étions déjà partis et personne ne savait où. Le lendemain, nouvel ordre d’envoyer de suite tous les hommes du dépôt en renfort, le commandant ne put qu’envoyer les inaptes puisqu’il n’en avait pas d’autres. Aucun de ces malheureux ne devaient survivre…

(rédigé en 1966, transcrit par Daniel Lafargue)

Il faut annuler le truc de football

Utilisation de fumigènes par les Ultras du PAOK Salonique George Groutas from Idalion, Cyprus
Utilisation de fumigènes par les Ultras du PAOK Salonique (photo George Groutas)

Mes chers compatriotes

Afin de prévenir des violences aussi prévisibles qu’inacceptables, je réclame dès aujourd’hui un report sine die du championnat d’Europe de Football, qui doit commencer le dix juin prochain et est censé durer un mois entier. En fait, je réclame un moratoire sur la pratique de ce sport.
Je réfute l’accusation de footbophobie, mais dans un esprit d’apaisement et de solidarité nationale et me défendant de tout amalgame, je demande aux nombreux amateurs modérés de se désolidariser de leurs semblables radicalisés et de condamner avec vigueur les excès de ces derniers. Afin d’assurer la sécurité des leurs, les instances dirigeantes du sport doivent prendre leurs responsabilités et faire en sorte que le football se pratique dans le cadre privé, amical et familial, le week-end, et sans faire de vagues. Les maillots spécifiques, les drapeaux, ainsi que les écharpes signalant l’attachement à des équipes ne devront plus être arborés dans l’espace public. Au delà du respect mutuel, c’est aussi une question de sécurité : une écharpe peut être dangereuse, notamment pour les conducteurs qui peuvent perdre le contrôle de leur véhicule en s’emmêlant, ou pire1. Et puis on doit avoir chaud avec ça, en juin, non ? Il ne s’agit pas de stigmatiser un sport en particulier, mais force est de constater que celui-ci est coutumier des dérives de tout genre, et il serait un peu naïf de ne pas vouloir l’admettre. De plus, l’obsession de la compétition, le vocabulaire guerrier, les slogans haineux et l’ensemble des rites qui sont associés à la passion du football étaient peut-être très sympathiques il y a six mille ans mais ne sont clairement plus adaptés aux enjeux humains modernes. Et ne parlons pas des coupes de cheveux spécifiques à cette culture, adoptées par d’innombrables supporters qui n’hésitent parfois pas à les appliquer à leurs fils2, imposant de cette manière à ces derniers un cruel marqueur social et d’insupportables airs de petites brutes qui les rendent certes populaires dans la cour de récréation, mais en mène plus d’un en prison ensuite. Soyons fiers de nos racines de cheveux !
Rappelons par ailleurs que de nombreuses équipes de Football sont financées par des pays étrangers. Selon nos calculs, ce sont près de 96% des équipes participantes à ce championnat d’Europe sont financées depuis l’extérieur de nos frontières ! Voilà qui, sans xénophobie aucune, pose quelques problèmes de souveraineté nationale. Restons fermes !
Et puis avec les attentats qui ensanglantent le pays, il n’est pas raisonnable d’autoriser les supporteurs d’équipes à se regrouper par dizaines de milliers, car cela fait d’eux des cibles faciles, c’est donc à leur bien-être que nous pensons en premier lieu.

En espérant que chacun saura se montrer responsable et compréhensif3.

  1. Citons l’exemple bien connu d’Isadora Duncan, tuée par son écharpe, prise dans les rayons de la roue de son automobile, alors que rien ne prouve qu’elle ne se rendait pas à un match de football. Sport et écharpes, on le voit, ne font pas toujours bon ménage ! []
  2. Le football est un sport notoirement non-mixte. []
  3. Avec un peu d’aide de Gallorum, que nous remercions au passage. []

Je suis une racaille de bobo tocard psychopathe à expulser et à signaler à la DGSI

Mercredi dernier, en passant devant le kiosque à journaux, je tombe sur cette « une » du Parisien/Aujourd’hui-en-France qui tente, s’appuyant sur un sondage, de rassurer les policiers quant à l’amour dont ils jouissent parmi la population :

les_francais_vous_aiment

Ça m’a fait rire, à cause de la photo de ces hommes casqués, en armure, derrière des boucliers, qui veulent de l’amour. Et aussi parce que, sondage ou pas, les Français n’aiment pas énormément avoir affaire avec leur police. Alors j’ai tweeté ceci :

les_gens_sont_mefiants

Comme chaque fois que je conteste l’action des policiers ou, comme ici, que je badine sur le sujet en espérant amuser la galerie, des dizaines de personnes sorties de je-ne-sais-où viennent m’insulter en m’expliquant la légitimité de l’action de la police et en me traitant de bobo, d’antifa, de bisounours, en me promettant qu’ils me taperaient dessus s’ils m’attrapaient, ou que je serais bien content qu’il y ait des policiers si je me faisais agresser (par ceux qui veulent défendre la police en me tapant ?), etc.
Ce sont les mêmes qui étaient ulcérés le mois dernier en lisant le slogan de la CGT : « La police doit protéger les citoyens et non les frapper / Stop à la violence », comme ici :

la_police_doit_frapper
Je me demande si le gars comprend que le contraire de l’affiche qu’il dénonce dirait : « La Police doit frapper les citoyens et non les protéger / Pas de frein à la violence »

En général, ces gens sont faciles à faire bugger, il suffit de leur répondre en disant quelque chose comme « je ne critique pas la police, je critique les ordres que lui donne le gouvernement ». Car ces défenseurs inconditionnels de la maréchaussée ne sont, en général, pas des électeurs du parti socialiste. Bien au contraire. Là, ils répondent un lapidaire « ok », « ah, d’accord » ou « bon, salut ».

Le record de la semaine, pour moi, c’est ce monsieur qui a commencé par me traiter de « connard d’antifa » (antifa == anti-fasciste).

connard_antifa

Ce dénommé Résistance75#NS2017 — pseudonyme qui signifie, je pense, que la personne vit à Paris, se considère en résistance (au manque de respect dont pâtissent les « forces de l’ordre » ?) et compte voter pour l’ancien président Nicolas Sarkozy aux prochaines élections  — m’a ensuite ajouté à une quantité extravagantes de listes Twitter :

listes

Je suis donc un tocard, un bobo couillon, il faut me signaler à la DGSI (qui a un fichier de tocards-bobos-couillons ?), je suis une racaille à expulser, un psychopathe, un gros con à bloquer, un gaucho et enfin, un int-griste (?).
Comme cette liste de listes m’a amusé, j’ai fait une capture d’écran aussitôt, et tant mieux, car quelques secondes plus tard, il m’était impossible de voir tout ça, et de répondre à l’auteur des listes, puisqu’il m’avait effectivement bloqué sur Twitter : je ne peux plus le lire, il ne peut plus me lire. Je ne suis même pas sûr qu’il puisse encore voir mon nom dans les listes où il s’est ennuyé à m’inscrire.

Enfin bref, je me suis fait un copain.

Suce mon doigt

Youtube. Pour une fois, j’ai laissé la réclame défiler. On me promettait que ça allait parler de rencontre, de partage et de nourriture, voire même d’amour, avec comme sujets d’expérience de vrais gens de la vraie vie, qui ont pour point commun d’être des célibataires aux abois. Une curiosité sans doute perverse, donc, m’a poussé à visionner le film pour constater le désastre.
Des gens jeunes et beaux aux physiques, à l’apparence vestimentaire, aux accents et aux phénotypes divers, sans doute un peu trop parfaits dans leurs genres respectifs pour qu’on croie qu’il ne s’agit pas d’acteurs, sont réunis par paire autour d’une table dressée qui contient les aliments qui les rassemblent, présentés d’une manière appétissante qui n’évoque pas vraiment l’annonceur (la marque de nourriture industrielle allemande Knorr). On apparie deux amateurs de viande, deux amateurs de plats pimentés, deux amateurs de poisson, deux amateurs de légumes, etc. Chaque membre du duo doit se faire nourrir par de celui ou celle qui partage sa table, qui a la charge de lui placer la nourriture dans la bouche.

knorrtaste

La suite est indescriptiblement cradingue : les uns jouent à se jeter de la nourriture comme on jette des sardines aux otaries pendant un numéro de cirque, et les autres se croient dans le film 9 semaines et demi, qui était déjà consternant en son temps, se bandant les yeux et miment plus ou moins des pratiques amoureuses : on ne se connaît que depuis deux minutes, mais suce mon doigt, je l’ai mis dans la sauce ! Des fois qu’on n’aurait pas compris que la frustration sexuelle peut se guérir par les briques de nourriture au bon goût de conservateurs. Chacun se dit ensuite charmé de l’expérience et ne rêve que de revoir la personne qui lui a donné la becquée.

La comm’ est capable de salir en une seule pub la rencontre, l’amour, la nourriture et le partage. Faut le faire, quand même. Ils sont forts. Ils tueront tout ce qui veut dire quelque chose, jusqu’à nous avoir rendu le monde aussi fade que ce qu’ils cherchent à nous vendre.

Italo Calvino à Cormeilles

Mon père possédait une toute petite salle dont il laissait l’usage à des associations de la ville, et principalement à l’association Plaisir de connaître, un cercle culturel sans subventions tenu par une mère et sa fille qui vivaient ensemble et semblaient n’exister que pour cette activité bénévole. Elles annonçaient leurs événements avec des affiches sérigraphiées dans le garage de leur pavillon1. Elles invitaient des conférenciers2 et projetaient des films3, dont les séances étaient suivies de débats érudits. Tout le monde clopait dans trente mètre carrés4, et l’endroit était un haut lieu de contestation au maire. Le mercredi, j’y faisais du théâtre, et notamment du théâtre de marionnettes.

En 1979, nous avons monté une adaptation en théâtre d’ombres des aventures de Marcovaldo, par Italo Calvino. L’auteur, qui vivait à Paris, à quinze kilomètres de chez nous, est venu en personne assister à la représentation, le 19 janvier 1980. J’étais excité comme une puce, je me souviens que j’avais tenté de faire de l’humour mais que j’avais été le seul à me comprendre. On transmet parfois mal son propos quand on a dix ans.

calvino

Il y a quelques heures, cherchant les légos de son enfance dans le grenier qui se trouve au dessus de mon bureau, mon frère a retrouvé un vieil album de photographies que je prenais avec mon premier appareil, un Kodak Instamatic pocket qui s’utilisait avec des films montés en cartouche, au format 110. Il reste six photos de cette soirée. On voit un peu le spectacle, on voit Calvino, et je reconnais deux jumelles qui étaient dans ma classe, dont le père était maréchal-ferrand, car ça existait encore. Je sais que les organisatrices ont pris d’autres photos, bien meilleures, dont une avec moi, mais elles sont mortes aujourd’hui.

Presque au même moment, mais je ne sais plus dire si c’était avant ou après, un ami de ma grand-mère, Robert Rocard — l’oncle de Michel, pour la petite histoire —, m’a confié sa traduction d’un recueil de contes populaires italiens réunis par Calvino, et laborieusement tapée à la machine par ses soins. J’en ai éparpillé les pages, car celles-ci n’étaient pas reliées.
Des années plus tard, j’ai réellement découvert, et profondément aimé, la littérature à la fois cérébrale et sentimentale d’Italo Calvino. Et j’ai longtemps été peiné de ne pas retrouver de photographies de cette soirée là.

  1. Le dessin des sérigraphies n’était pas réalisé par insolation, mais directement avec une peinture au latex. []
  2. je me souviens de René Dumont, de Jean-Claude Guillebaud et de Raymond Depardon. []
  3. je me souviens vivement de Phase IV, le film fantastique de Saul Bass, et de deux films de Kurosawa qui m’ont marqué à jamais, Les Sept Samouraï et Dersou Ouzala. []
  4. Souvenir erroné de ma part, j’avais dix-onze ans, cf. le commentaire de ma mère plus bas. []

un commentaire par an

Je tombe sur un article et j’ai envie de lui répondre, car je le trouve juste sur certains points, mais pas sur d’autres. J’écris un long commentaire.
Le lendemain, je suis curieux de savoir si on m’a répondu. J’ai un mal fou à retrouver l’article mais j’y arrive. Et je découvre que l’article en question date d’un an, que je l’avais déjà lu, que je l’avais déjà commenté et que j’avais peu ou prou dit exactement les mêmes choses.
Je ne sais pas décider si ça signifie que j’ai de la suite dans les idées, si ça veut dire que je suis gâteux, ou si c’est les deux à la fois.

Aujourd’hui j’ai erré sur Internet

(nota : les liens présents sur cette page passent par une page intermédiaire, afin d’empêcher les propriétaires de ces contenus de remonter jusqu’à ce site)

Aujourd’hui sur Facebook, je vois passer une publicité qui m’intrigue.
On y voit une (fausse je pense) capture d’écran bilingue de CNN qui nous montre une carte postale de Paris, un slogan anxiogène, et une image de ce qui pourrait être le club des motards de Kaboul (le type porte des gants de moto, non ?) :

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Ce qui m’a semblé étrange, c’était le nom de l’annonceur : Travelvacationhotel.com, qui évoque les voyages d’agrément, pas tellement le terrorisme, sur lequel les agences de voyage, à ma connaissance, ne communiquent jamais.

Comme je ne comprends pas, je clique, et j’arrive sur une page Facebook, qui est encore plus dissonante : quatre Footballeurs d’équipes différentes sont rassemblés derrière le nom un peu vague « News article » et la ligne de présentation Équipement de la maison. L’avatar est un ventre de femme enceinte portant une robe lilas à pois blancs.

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La page est aimée par treize personnes et l’unique post accessible (sans inscription en tout cas) reprend le visuel et le texte de la publicité qui avait attiré mon attention. Pas d’argument, d’information, rien, si ce n’est les commentaires de plusieurs internautes. Le post a été partagé dix-huit fois :

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Toujours pour comprendre, je clique, et j’arrive sur une page du site Travelvacationhotel. Il s’agit d’un blog WordPress assez peu soigné, intitulé Travel Vacation! et sous-titré Tips for good travel, qui ne contient que quatre artlicles de conseils de tourisme, pris sur d’autres sites.
L’article lié à la page Facebook, intitulé Some secrets to traveling like a local, est entouré de publicités mais n’a pour contenu rédactionnel qu’une vidéo.

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Un site caché utilisé pour diffuser discrètement des messages de menaces ou de revendications d’attentats ? Pas vraiment.
La vidéo reprend un vieux sujet d’Euronews sur des menaces faites à la France, suivi de pages qui nous annoncent rien moins que l’imminence de la Révélation, du dévoilement de la vérité, c’est à dire de l’Apocalypse.

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En cliquant sur le nom de l’utilisateur Youtube qui a posté la vidéo, je découvre ses goûts par les vidéos qu’il a « likées » (la musique de Men In Black, Mariah Carey, Skrillex, 4 non blondes, Blues Brothers, Whitney Houston, The Cranberries,…), mais surtout celles qu’il a réalisées lui-même, qui concernent la religion, l’Apocalypse, Jésus, Dieu, Daesh, l’Antéchrist, et qui contiennent parfois des théories scientifiques audacieuses :

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Sous les vidéos se trouvent des paragraphes obscurs : « Si vous voulez mettre un pouce rouge, ayez au moins le courage de me contredire, apportez des arguments, ne fuyez pas, je défis tout sages de me contredire. Et s’il vous plait, ne prenez pas une interprétation pour une preuve irréfutable, à moins que celle-ci soit basé sur des arguments solides » ; « Rare sont ceux qui se sanctifient dans la lumière, et non dans les ténèbres ! La doctrine de l’enlèvement de l’Eglise avant les tribulations à la rencontre du Seigneur, est renforcé par l’idée que, ce qui retient le Fils de l’Iniquité soit l’Eglise » ; « Bouc-M = Bouc émissaire. Je prends le risque d’annoncer…. Car cela m’a vraiment troublé, et c’est que depuis deux trois jours que je me suis rendu compte que les visions que j’avais eu depuis quelques mois concernaient cette courte période. J’avais également eu une vision dimanche dernier dans la nuit sur un événement qui ce passerait lundi ou mardi qui suivait, puis il y a eu les attentats à Bruxelles. Mais je n’avais pas pris le risque d’annoncer cela à l’avance, mais cette fois, je le prends ». Et ainsi de suite.

Au fil de la lecture, je me sens un peu mal à l’aise : je pensais rire devant les élucubrations d’une secte évangélique quelconque, mais je commence à réaliser que je suis plus vraisemblablement face aux délires d’une personne psychotique, stressée par les informations télévisées et obnubilée par la Bible, qui dépense sa pension en publicités sur Facebook. Et au fond ce n’est pas très drôle.

Le jour où je serai vraiment comme ça moi-même, pensez à me dire qu’il y a un truc qui cloche. Ce sera pour moi l’occasion de vous expliquer mes preuves que le temps de la grande tribulation approche.
Hrem.

Woman down

Dans la file d’attente d’une dédicace, une jeune femme est au sol. Elle ressemble à une accidentée de la route. Il me semble que ses vêtements ou en tout cas son collant étaient de couleurs assez vives.

woman_down

Je n’ai pas vu de quelle dédicace il s’agissait.
(salon du Livre le 19/03)