Clause Molière

La seconde phase de la clause Molière : imposer l’alexandrin aux ouvriers des BTP ?

À la suite de Laurent Wauquiez, une partie de la droite juge pertinent d’imposer l’usage de la langue française sur les chantiers de construction. Ils appellent ça la clause Molière. Le but annoncé est d’améliorer la sécurité (car c’est bien connu, si on dit à un ouvrier ukrainien de mettre le toit au dessus de la maison, il peut, par erreur, le construire dans la cave), et le but secondaire, de bouter hors des chantiers les travailleurs en situation irrégulière. Je n’ai pas vu passer de réactions de la part de Bouygues, Vinci ou Eiffage, mais on peut imaginer que, dans la pratique, une telle idée modifie quelque peu leur modèle économique en affectant profondément celui de leurs prestataires. Le Conseil constitutionnel doute de la légalité de la mesure.

Si l’on veut avoir une idée pratique de la question des nationalités sur les chantiers, et constater que celles-ci y fonctionnent presque comme des castes, il faut absolument lire Chantier interdit au public (Claire Braud, Nicolas Jounin), excellente adaptation en bande dessinée d’une étude sociologique du même nom.

Une réflexion au sujet de « Clause Molière »

  1. Bonjour
    Je souhaiterai pouvoir emprunter votre dessin pour un article sur la clause molière. Pourriez vous me contacter ?
    bien cordialement

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