Jeu éducatif pour l’été

QUIZZ : Saurez-vous reconnaître les régions auxquelles correspondent les costumes traditionnels que voici ?

Quelques indices :

  1. les cigognes y nichent.
  2. c’est le nom d’une péniche dans un feuilleton de l’ORTF.
  3. la boisson emblématique est le cidre.
  4. la boisson emblématique est le cidre.
  5. les gens ne sont pas très sympas.
  6. célèbre pour son gendarme.
  7. Je croyais que c’était le département avec le plus de stations de ski mais en fait non. En tout cas on y trouve plus de remonte-pentes qu’en Loire-Atlantique (point culminant : 34 mètres).
  8. le seigneur du lieu a été décapité sur ordre du roi Philippe VI qui l’avait attiré dans un traquenard. Pour se venger, son épouse est devenue piratesse et a terrorisé la région en massacrant les navires le long de la côte.
  9. connu pour la délicatesse de sa porcelaine et pour ses tapisseries.
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« Le covid », ou « la covid » ?

Doit-on dire « la covid » ou « le covid » ? Pendant vos vacances, ne commettez pas d’impair ! Une infographie exclusive.

Depuis la publication de cette infographie, de nombreux bénévoles issus des régions m’ont signalé quelques erreurs. En créole réunionnais on dira covid, sans article (par exemple dans la phrase : « ma la pa gingn covid »). En créole antillais, on me propose kovid-la1. En Artois et en Picardie on dira ch’covid ; en flandre flamingante, de koveed ; dans le grand Est on dira ‘s covid, die covid, d’r kovit’ ou deh’ cooooôôvid ; en Vaucluse on dira lou couvidou ; dans les Alpes-de-Haute-Provence, Lou covidou, et en pays aixois, Lou couvido. Au pays basque kovid-a ; en Corse, on me propose u cov’, u covid, u govid, ou encore le mal continental. En Bretagne soit ar c’hovid, ar gaoued ou ar govid, sauf en pays Gallo ou ça sera la covid. En Catalogne el covid ou la covid ; en occitan pyrénéen, eth covid ; en occitan toulousain ou en audois, lé covid ; en grassois sou covid, tandis qu’en mentonasque, ce sera ou covid.
Zut il faudrait que je redessine tout !

  1. On me précise : « Il n’y a pas de genre en créole : kovid-la ce n’est pas féminin, c’est neutre (wonm-la veut dire « le rhum » par exemple) ». []

La chambre chinoise et le football

(Si la dernière partie de ce billet de blog vous semble vaseuse, c’est normal)

Soirée au restaurant, au Havre, avec les membres de mon jury.
L’un d’entre nous, Aurélien, est partagé entre notre conversation et la consultation, sur son écran de téléphone, du match France-Portugal. Il n’est pas le seul à se sentir concerné par cette manifestation sportive. Les serveurs du restaurant en font autant entre deux plats, et à l’extérieur on entend régulièrement des clameurs liées aux buts et aux penaltys. Régulièrement, mais avec de curieux effets de différés, car personne n’assiste au match au même moment, du fait des différents délais liés à la transmission. Nous apprendrons plus tard que des gens de l’immeuble ont fini par descendre regarder le match dans un bar, excédés d’être avertis des buts par d’autres spectateurs une minute avant de pouvoir les voir.
Je ne connais pas grand chose au football. Aurélien m’explique que ce match n’a pas d’enjeu critique car la France est qualifiée quoiqu’il advienne, en mentionnant une histoire de poules au sujet de laquelle je n’ai pas osé poser de question.
Pourtant, précisait-t-il, il vaut mieux que la France l’emporte, car, je le cite, « Sinon on va se retrouver contre les Anglais à Wembley ».
Par « Les Anglais », je pense qu’Aurélien voulait dire « l’équipe anglaise de football », et quant à Wembley, ça, je connais, c’est un grand stade des environs de Londres, où j’ai d’ailleurs eu la chance d’assister à UK Fresh (1986), un concert de légende qui réunissait la crème du Hip-hop de l’époque — notamment Run DMC, Afrika Bambaataa, Grandmaster Flash, et (déjà !), Dr Dre (mais je n’ai aucun souvenir de lui). Ce n’était pas le même stade de Wembley, cependant. Celui qui a accueilli le concert dont je parle a été rasé il y a une vingtaine d’années pour pouvoir construire à son emplacement un stade plus moderne, où nous risquons de devoir affronter les Anglais en cas de défaite contre les Portugais.
À la manière dont Aurélien en parlait, j’ai supposé que « les Anglais » était une équipe qu’il n’était pas souhaitable de rencontrer, qui était potentiellement difficile à défier, voire notoirement meilleure que l’équipe française. Je n’ai jamais bien compris pourquoi les équipes s’affrontent si l’une des deux est connue pour être supérieure à l’autre : donner d’entrée de jeu le point à la meilleure équipe ferait économiser beaucoup de temps, d’argent et d’énergie à tout le monde. Mais comme je le disais, je ne comprends pas grand chose aux subtilités de ce sport. Dans les grandes lignes ça va, hein, mais dans le détail je n’y comprends rien.

Bref.
Un des serveurs du restaurant passe, échange trois mots avec Aurélien au sujet de la diffusion du match, et affirme en passant qu’il ne sert à rien de trop se passionner, car ce match ne sera pas forcément passionnant. Je comprends à son expression dédaigneuse qu’il fait lui aussi allusion au fait que le match n’a pas d’enjeu fort. Je dois dire que je ne comprends pas trop pourquoi on joue un match s’il n’a pas d’enjeu, ça me semble une terrible perte de temps, une fois encore.
Mais dans un éclair de génie, j’apostrophe le serveur : « Ouais mais si on perd, on va se retrouver contre les Anglais à Wembley ! ». Je ne le dis pas très bien, il est surpris, il ne comprend pas, je commence à redouter l’échec, mais j’insiste : « Si on perd on va se retrouver contre les Anglais à Wembley ! ». Cette fois il comprend.

L’homme marque une pause, me fixe d’un air concentré, semblant réaliser la profonde justesse de mon observation, et il me répond un « ouais ! » aussi bref qu’intense, un « ouais ! » qui claque, dit à un volume sonore légèrement inapproprié à une discussion dans un restaurant. Puis il tourne les talons et reprend son service comme si, d’une certaine manière, j’avais dit tout ce qu’il y avait à dire.
Pendant une fraction de seconde, je me suis trouvé en communion avec un supporteur. J’ai été comme quelqu’un qui parle de football en comprenant de quoi il parle. Et du reste je pense que j’ai compris, dans les grandes lignes. Et j’ai savouré tout le plaisir de cet échange, j’ai ressenti un shoot de dopamine inonder mes circuits neuronaux de la récompense. C’était vraiment super. Je ne pense pas réessayer, de peur d’y prendre goût ou de peur de ne pas réussir aussi bien une autre fois (j’imagine que la phrase doit être adaptée au déroulement du tournoi et aux équipes en lice), mais ce fut une expérience très intéressante, un de ces moments forts dont, au soir de sa vie, on caresse le souvenir. Comme la fois où une grande philosophe que la modestie m’interdit de nommer avait dit devant une large assemblée qu’elle avait beaucoup aimé un de mes textes.

Tout ça m’amène aux théories du philosophe étasunien John Searle1 qui affirmait dans les années 1980 qu’un programme informatique ne saurait jamais être capable de penser véritablement, et qui pour le prouver avait proposé une métaphore, ou plutôt une expérience de pensée, connue sous le nom de Chambre chinoise. Si une personne non-sinophone applique parfaitement les règles syntaxiques du chinois pour déchiffrer des questions et y répondre, explique Searle, cette personne pourra simuler la compréhension de la langue chinoise pour la personne qui échange des messages avec elle, mais elle n’accédera pour autant pas à une compréhension véritable de cette langue2.
Reste que je me demande si ma participation à une conversation sur le football n’est pas la preuve que Searle avait raison de dire qu’être capable de répondre à un message ne démontre pas qu’on en comprend le sujet ou en tout cas, qu’on s’y intéresse, mais qu’il avait tort de croire qu’une telle incapacité ne concerne que les conversations avec des machines.

  1. Qui s’est récemment révélé être un sale type, après qu’une subordonnée l’a accusé d’avoir diminué son salaire en punition d’avoir refusé ses avances, événement qui a ouvert la boite de Pandore d’une série d’accusation similaires de la part d’anciennes étudiantes. []
  2. Il me semblait qu’Alan Turing avait plus ou moins balayé le problème par avance en rappelant qu’il était délicat de définir la pensée, et que si une imitation artificielle de l’intelligence produit des réponses indiscernables de celles produites par une intelligence naturelle, alors on doit pouvoir dire que la machine pense, car après tout, lorsque nous disons que nous pensons, nous ne faisons que constater que nous effectuons une action qui ressemble à ce que nous nommons penser. Je raconte peut-être mal. []

La norme et le bizarre

(Forme de coming-out un peu impudique peut-être dont je signale par avance qu’il ne constitue pas un instant une manière de me faire plaindre, car sur cette Terre, peu de gens sont moins à plaindre que moi. C’est juste une façon, sans doute inappropriée, ça m’arrive souvent, d’essayer d’expliquer mon tempérament, qui peut être une source de malentendus)

Depuis tout petit, je vois bien que ma manière de discuter les choses (et même de moi-même) avec distance et naïveté est une source d’étonnement, et parfois aussi de fâcherie, soit parce qu’on a l’impression que je ne me sens pas assez concerné par les choses les plus graves, lorsqu’elles sont le sujet, soit parce que ma façon d’être est prise pour une forme artificielle de surplomb. Ma tentative d’être objectif et juste peut passer pour une absence d’engagement. Mon incapacité à haïr pour de la complaisance ou de l’indifférence.
De mon côté, depuis tout petit, j’ai au contraire l’impression que c’est le monde autour de moi qui est fou-furieux, et qui pense qu’il faut mettre le ton partout, mettre du drame dans tout ce qui est dramatique, avoir un ton comique pour dire une blague, être tragique quand on parle d’une tragédie, et crier, pleurer, enfin toutes ces choses que je n’ai jamais vraiment su faire autrement qu’à contretemps du nombre — ce qui fait que la foule m’a toujours terrifié.
C’est mon côté Uatu.

Je me demande si d’autres enfants que moi se sont déjà identifiés, comme super-héros, à Uatu, « Le Gardien », un type chauve avec une énorme tête qui ne fait qu’observer la marche de l’univers sans jamais intervenir mais qui, comme il aime bien les gens quand même, donne de temps en temps un coup de pouce. En fait assez souvent.

Inversement, et même si ça n’a fait que s’améliorer avec le temps (notamment parce que je m’impose d’enseigner ou de prendre la parole publiquement de diverses façons — et c’est de moins en moins une épreuve), je vois bien que mes moments d’intense émotion perceptible concernent rarement les questions que tout le monde juge supérieures. Ça peut être, par exemple, quand des gens braquent leurs yeux vers moi en attendant que je dise quelque chose de pertinent et que je ne comprends pas quoi ; quand je rougis de me sentir rougir ; ou, et c’est le pire, quand je veux exprimer quelque chose mais que je vois que ça n’arrive pas à être compris. Je constate que je suis souvent particulièrement maladroit. C’est mon coté Black Bolt.

Second des trois personnages de fiction auxquels je m’identifiais, enfant : Black Bolt (Flèche-Noire), qui dirige les « Inhumains » (je ne vais pas vous raconter, je vous laisse vous renseigner, mais je ne vous recommande pas la récente adaptation télé). Il est réputé d’une grande sagesse et souffre d’un handicap : il ne peut pas parler, car il ne maîtrise pas la puissance de sa propre voix, qui peut détruire une ville entière, ce qu’il n’a jamais envie de faire puisqu’il est, on l’a dit, plein de sagesse. Enfin ça lui prend parfois quand même.

J’ai vécu le peu d’événements tragiques de ma vie (douce en tout jusqu’ici) avec une certaine indifférence apparente et en n’en gardant d’ailleurs aucun souvenir émotionnel, alors qu’à l’inverse, je peux vivre des emballements très intenses pour des questions qui semblent futiles à d’autres et que je peux énumérer : le graffiti ; la programmation ; l’Histoire de l’art ; la peinture et le dessin ; internet (notamment les forums) ; la bande dessinée ; Wikipédia ; mes blogs ; le thème de la fin du monde ; la généalogie. Nathalie voit ça comme des « périodes » : je suis à fond dans un truc, et ça dure trois ans puis un nouveau truc me passionne, sans que j’abandonne jamais tout à fait les passions précédentes, mais en m’obnubilant clairement. Parfois je parviens à transmettre mon enthousiasme autour de moi, parfois je fatigue juste les gens avec mes marottes incongrues.

Enfin bref, voilà comme je suis. Je me voyais jusque récemment encore comme un grand timide et un cérébral, mais sans me dire que j’étais réellement bizarre, d’autant que je ne suis pas seul à être tel que je suis. Je me disais jusqu’ici que c’était dû à mon ascendance norvégienne.
Et puis un jour, une dame qui a des raisons familiales de s’y connaître et avec qui j’ai dîné un soir1 m’a donné son diagnostic sauvage : selon elle, j’entre dans le spectre autistique, je suis atteint du syndrome d’Asperger. Très légèrement, sans doute, mais suffisamment pour que ça lui saute aux yeux, non pas pour les traits de caractère que j’évoque ci-avant, mais, apparemment, pour des traits auxquels je n’aurais jamais pensé, comme ma manière de constamment baisser les yeux et autres tics, le décalage entre ce dont je parle et l’expression de mon visage, ma manière même de parler — tant dans le ton de ma voix que pour mon vocabulaire.
Je n’ai pas tenté de faire vérifier cette intuition par une personne dont c’est la profession, car au fond je ne vois pas ce que ça changerait, mais ça m’a éclairé sur mes naïvetés, mes moments « premier degré », ma prosopagnosie2, sur mon rapport au monde, à l’honnêteté3, à la bonne foi, à la justice.

Le troisième héros auquel je me suis toujours identifié : monsieur Spock, dans Star Trek, mi-humain, mi-vulcain, qui porte un regard étonné sur le manque de logique des actions ou des réactions de son entourage humain, comme envers ses propres sentiments.

À y réfléchir, donc, il me semble concevable que je souffre d’un très léger handicap social, aux franges du spectre autistique. Très léger car il ne m’a jamais empêché d’avoir des amitiés (nombreuses et soutenues), de travailler, d’être heureux. C’est juste une petite bizarrerie, quoi, qui fait que je suis nerveusement incapable de jouer à un jeu de société, et qui fait que je suis distancié, ne serait-ce qu’à mon propre sujet, ou encore que je me montre notoirement patient dans mes conversations4 et assez indifférent aux catégories ou aux positions d’autorité qui me semblent non-rationnelles5.

Bon, en attendant que j’arrive aux âges où on a des choses passionnantes à raconter sur ses problèmes de santé, je crois que vous savez vraiment tout sur moi !

  1. C’était en fait une journaliste et écrivaine invitée par mon école, j’avais la charge de lui montrer un peu la ville. []
  2. Apparemment, la prosopagnosie, c’est à dire la difficulté à reconnaître des visages, peut-être liée au syndrôme d’Asperger. []
  3. Lors d’un workshop consacré aux « fake news » à l’école d’art du Havre, trois étudiants m’avaient demandé de participer à une expérience sociale : je devais donner rendez-vous à tous les étudiants participants à une heure et un lieu précis, mais ne jamais m’y présenter. L’expérience consistait à observer (et filmer) la réaction des étudiants — lesquels ont été paraît-il très patients et ont inventé mille hypothèses bienveillantes pour m’attendre une bonne heure. J’avais accepté de me prêter au jeu, mais dans la douleur et la honte, car je n’aime ni mentir ni être en retard. Émotionnellement incapable de supporter la situation, j’avais quitté l’école pour aller sur la plage du Havre où je suis resté jusqu’au soir. J’en rougis encore en y pensant. []
  4. Je le dis, car c’est une chose qui revient très souvent, on me félicite pour ma patience alors que je sais que celle-ci n’a rien de forcé. []
  5. Je ne vais pas développer ce que j’entends par là, c’est un sujet à part entière. []

J’ai 9999 numéros de mobile

De nombreux formulaires m’imposent de renseigner un numéro de téléphone mobile. N’ayant pas d’appareil de ce genre, je mets souvent 06 00 00 00 00 — c’est ce qui m’est arrivé pas plus tard que mercredi dernier.
On vient de m’apprendre qu’il y avait mieux : je peux forger n’importe quel numéro commençant par 06 39 98, il ne correspondra à personne !
En effet, ces numéros sont réservés pour être utilisés dans des fictions audiovisuelles. Il existe de tels numéros pour les 01, 02, etc. : 01 99 00, 02 61 91, 03 53 01, 04 65 71, 05 36 49, 06 39 98.

Journal officiel, Décision n° 2018-0881 du 24 juillet 2018 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes établissant le plan national de numérotation et ses règles de gestion.

Je n’ai toujours pas de portable, mais j’ai désormais 9999 numéros de téléphone mobile ! (que je partage avec le commissaire Moulin, Louis-la-brocante, Joséphine-ange-gardien, etc.)

Calendrier des mesures gouvernementales

Tous à vos agendas !

Mardi 29 décembre à 20h00 le ministre de la santé Olivier Véran grondera les fêtards et fera des annonces concrètes pour la suite : ce qui est interdit, ce qui est permis, ce qui impose une attestation, et puis il nous rassurera à la fois sur la pénurie de vaccins et sur les effets secondaires du vaccin.
Mercredi 30 décembre, le Canard Enchaîné publiera des brèves amusantes relatives aux négociations des annonces qui nous permettront de comprendre comment le gouvernement est passé du projet d’imposer le télétravail aux grandes entreprises du tertiaire à celui d’un raidissement des normes de sécurité des trottinettes, qui causent beaucoup d’accidents.
Jeudi 31 décembre, dans une émission de Cyril Hanouna ou genre, Marlène Schiappa confiera avec le sourire qu’elle n’a aucune envie d’être vaccinée, parce que ce vaccin, on l’a pas encore testé. Les « antivaxx » y verront une preuve qu’ils ont toujours eu raison mais trouveront malgré tout des raisons de continuer de détester cette ministre, du fait qu’ils ne l’ont jamais aimée.

Jeudi 31 décembre, toujours, lors de ses vœux, le président félicitera les Français des efforts qu’ils ont déjà fait mais rappellera que ce n’est jamais assez, évoquant notamment le cas des jeunes qui (« mais comme je les comprends », précisera-t-il, quoique n’ayant jamais été jeune lui-même) font vraiment n’importe quoi et n’écoutent jamais ce qu’on leur dit. Tous les vieux seront bien d’accord avec cette analyse. Les jeunes ne seront pas devant la télévision.
Vendredi 1 janvier, par un tweet remarqué mais pas très clair, Jean Castex signalera que des aménagements et des exceptions feront qu’en fait tout ce qui a été dit le mardi est effectivement à comprendre à l’inverse de l’opposé à cent-quatre-vingt voire trois-cent soixante degrés.
Samedi 2 janvier, plus personne ne saura plus rien, mais le ministère de l’éducation nationale annoncera qu’il est en cours d’arbitrage de grandes décisions qui seront proclamées le lendemain, dimanche 4 janvier, jour de la rentrée, vers 21 heures environ.
Le dimanche 3 janvier, rien, finalement, mais tous les enseignants se seront couchés tard.
Le mardi 6 janvier, les rectorats, départements, régions, municipalités, préfectures, la presse et autres instances, produiront chacune son exégèse des mesures annoncées. La tenue d’un nouveau conseil stratégique sera alors annoncée pour un jour prochain.