Les Poppys

Cette semaine, en guise de carte de vœux, Sncf-voyages fait chanter des tweets en rapport avec le voyage par la chorale des petits chanteurs d’Asnières. On aurait pu imaginer une version plus pêchue avec les tweets qui sont envoyés accompagnés de mots-clés comme #retardSNCF ou #greveSNCF, parions que des parodies viendront assez rapidement.
À l’image, les gamins sont habillés et peignés à la mode des années 1950, ou plutôt, d’années 1950 fantasmées, rendues propres et colorées, dans la veine de l’adaptation au cinéma du « Petit Nicolas » de Goscinny et Sempé — Sempé qui, m’a-t-on dit, considère avec déplaisir cette transposition qui range du côté de la nostalgie une œuvre qui voulait juste parler du quotidien et de l’enfance.

À propos de nostalgie, quand j’étais gamin, la chorale des petits chanteurs d’Asnières s’appelait Les Poppys :

poppys

Dans la veine « pop » de l’époque, où le christianisme n’était pas associé au nationalisme identitaire ou à la manif dite « pour tous », mais souvent au rêve d’un Jésus plus ou moins hippie, progressiste et tolérant, ils chantaient sur la guerre, la paix, le racismel’écologie, l’éducation sexuelle, mais aussi sur des sujets sans potentiel politique particulier. La musique, inspirée notamment de la comédie musicale « Hair » (dont les Poppys ont repris le titre Let the sunshine in), mais aussi des Temptations, était contemporaine et énergique. Et c’était bien.

2 réflexions au sujet de « Les Poppys »

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