Nous sommes restés dans notre wagon

André Lafargue n’évoquait que très épisodiquement les camps où il a été déporté (Buchenwald, Mauthausen, Ebensee). Si cela venait dans la conversation, c’était pour une anecdote, une coïncidence, comme la fois où, dans une auberge perdue du fin fond de la Yougoslavie il a retrouvé un ancien camarade de détention.
La raison de ce silence, il la donne dans ce texte, publié dans le bulletin de l’Amicale de Mauthausen, en juin 1965 : « La sympathie et l’incompréhension dont ils firent preuve à notre égard, je devais la retrouver ensuite auprès de tous ceux qui n’avaient pas été déportés. Il n’y a pas à leur en vouloir ; c’est à nous de les comprendre. Car eux ne nous comprendront jamais ».

…Et de fait, les rares fois qu’il a écrit sur le sujet, c’était dans des publications telles que celle-ci, animées et lues par des gens qui avaient vécu la même chose que lui.

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