
(Le Monde, 16/03/2024)

(Le Monde, 16/03/2024)
Qui a dit que le code créatif n’était pas sexy ?
Instagram a bloqué (complètement !) mon compte pendant deux heures, en représailles d’un post du jour précédent qui était constitué d’une série d’effets de moirages codés avec Processing, accompagnés du code qui avait servi à les construire1.


Le motif avancé est : « représentation d’actes sexuels ou nudité ».
Quelque part, « nudité », pourquoi pas, puisque je montre tout le programme qui cache derrière les images. Pornographique !


J’ai protesté, donc, et quelqu’un, sans doute une brave travailleuse du clic philippine payée un dollar de l’heure, a passé en revue ma publication obscène et considéré que, même selon les standards de sa culture catholique2, ma publication n’était pas si pornographique, et que donc l’algorithme avait eu un peu la main lourde.
Très étrange, une personne tient à s’attribuer les mérites de Midjourney !

En réponse, beaucoup de « gloire à Dieu » et de « soyez béni », mais aussi une personne qui tient à affirmer l’origine de l’image…


Lorsqu’on demande « souveraineté numérique » sur le site internet du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique.

(27/09/2023)



(e-mail reçu le 21/08/2023)
La séquence d’ouverture (et générique) de ce film de Michel Deville et Gilles Perrault, sorti en 1978, est exempte d’êtres humains.

Après le titre et le nom des auteurs, sur fond de musique classique au piano, on passe à un cliquetis mécanique qui accompagne l’apparition à l’écran d’un télex. Une voix off lit le texte au fur et à mesure.

Le reste de la bande son n’est constitué que de bruitages mécaniques, tandis que la caméra circule parmi les appareillages informatiques : terminaux, dérouleurs de bande, imprimantes…



Le film fait le récit du traitement inhumain et cynique d’un haut-fonctionnaire (et de son entourage) par des « services » qui cherchent des éléments pour le contrôler.
Écoliers, il est un peu trop tôt pour demander à Google Bard de faire vos devoirs à votre place !
