Slop IA et slop politique à la fois, publié sur le compte de l’association des commerçants angoumoisins1. On remarque que l’IA ne s’est pas embêtée à créer une diversité de profil pour « les hommes », le titre pourrait aussi bien être Les clones font du shopping.

(…)
Messieurs, ce samedi, allons faire du shopping !Prenons un café, achetons notre pain, entrons dans les boutiques, faisons vivre nos centres-villes. Et surtout, montrons à nos commerçants qu’ils ne sont pas seuls (…)
Après le tollé provoqué par cette affiche aux remugles masculinistes et patriotards, l’association Cap en ville s’est défaussée en publiant ce texte, sur Facebook :
Communiqué de l’association
L’association tient à présenter ses sincères excuses à toutes les personnes que la publication diffusée aujourd’hui sur ses réseaux sociaux a pu choquer ou heurter.
Cette publication est intervenue à la suite d’une prise en main de nos réseaux sociaux, sans que nous en maîtrisions pleinement le contenu ni la portée. Nous tenons à préciser que ces images ne reflètent en aucun cas les valeurs de notre association ni les intentions des commerçants qu’elle représente.
Nous regrettons sincèrement cette situation et remercions celles et ceux qui nous ont alertés.
Je suis curieux de l’histoire qui se cache derrière cette « prise en main » de réseaux sociaux. J’ai posé la question en commentaire au communiqué, et pour toute réponse, mon accès aux publications de l’association Cap en ville a été bloqué.
Le visuel émane apparemment du compte d’une imprimerie angoumoisine qui a aussi publié cette image :

(le brassard noir n’est pas ici un signe de deuil, mais le signe de solidarité choisi par les commerçants et artisans, dans toute la France, après le désastre du 17 octobre).
Lire sur La Charente Libre : Manif du 24 octobre : pourquoi les commerçants d’Angoulême ont vite retiré leur affiche provocatrice.
- Pour la postérité, rappelons que le samedi 24 octobre est un jour de mobilisation sociale massive, qui fait suite au 17 octobre, journée de manifestation qui a connu des débordements incontrôlables : incendies, notamment, et pillages plus ou moins organisés de trois-mille cinq cent boutiques. [↩]













