Lorsqu’on demande « souveraineté numérique » sur le site internet du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique.

(27/09/2023)
Lorsqu’on demande « souveraineté numérique » sur le site internet du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique.

(27/09/2023)



(e-mail reçu le 21/08/2023)
La séquence d’ouverture (et générique) de ce film de Michel Deville et Gilles Perrault, sorti en 1978, est exempte d’êtres humains.

Après le titre et le nom des auteurs, sur fond de musique classique au piano, on passe à un cliquetis mécanique qui accompagne l’apparition à l’écran d’un télex. Une voix off lit le texte au fur et à mesure.

Le reste de la bande son n’est constitué que de bruitages mécaniques, tandis que la caméra circule parmi les appareillages informatiques : terminaux, dérouleurs de bande, imprimantes…



Le film fait le récit du traitement inhumain et cynique d’un haut-fonctionnaire (et de son entourage) par des « services » qui cherchent des éléments pour le contrôler.
Écoliers, il est un peu trop tôt pour demander à Google Bard de faire vos devoirs à votre place !

Donc la copie victorieuse est celle de Raphaël Enthoven, qui reçoit la note de 20/20.

(on ne connaît que cette page du texte de Raphaël Enthoven)
Mais si la copie de ChatGPT est un peu plus scolaire, elle récolte tout de même la note de 11/20, qui n’est pas exactement nul : beaucoup de lycéens se contenteraient d’une prudente moyenne.
Le texte rédigé par ChatGPT est assez sage :

Le prompt mis au point pour amener ChatGPT à produire sa copie est particulièrement précis :

On notera pour l’anecdote que dans son introduction, Raphaël Enthoven commet un auto-plagiat, elle est en effet présente dans le texte d’introduction pour un audiobook intitulé « Le bonheur » !

Le jury qui devait noter les copies était prévenu de l’identité et de la nature des deux « concurrents », ce qui ne rend pas son évaluation totalement impartiale, puisqu’il s’agissait aussi d’une forme de « test de Turing » où il en allait de l’honneur des évaluateurs de distinguer l’humain du robot.
On peut se demander quel aurait été le résultat si les deux textes avaient été glissés parmi soixante copies et soumis à des professeurs de philosophie ignorant l’enjeu : la copie un peu scolaire aurait-elle été mieux notée ? La copie au style plus enlevée aurait-elle été prise pour une fumisterie d’ado poseur ?…
Nous ne le saurons jamais.
