Profitez-en, après celui là c'est fini

Estelle Salm

juin 21st, 2010 Posted in Diplômes | No Comments »

Estelle a consacré son accrochage de diplôme au thème du pli, utilisé comme moyen de produire des formes : lettres, objets, affiches, motifs graphiques.

Très attirée par le design culinaire, elle a aussi utilisé le chocolat comme matériau, mais je ne peux pas le montrer ici car les photos que j’ai pris de ses chocolats sont bien moins appétissantes que ne l’étaient ces chocolats en vrai.

Laura Parette

juin 21st, 2010 Posted in Diplômes | 2 Comments »

Il y a quelques années, j’ai demandé à Laura d’effectuer un travail multimédia afin que je puisse lui donner une note qui lui faisait défaut pour son passage dans l’année supérieure. Je crois me souvenir qu’elle m’a dit qu’elle le ferait, et puis je ne l’ai plus jamais revue ailleurs que dans les couloirs : « bonjour, ça va ? » — « ça va ».

Dommage, car si Laura a fait l’impasse sur ma matière — chose que je respecte tout à fait —, je pense qu’on avait plein de choses à se dire sur ce qui la passionne elle et qui me rappelle, en forcément plus contemporain, la grande époque des « graphzines », période à laquelle je suis personnellement très attaché. Petit regret personnel, donc, mais très beau travail. Son sujet, qui est l’ennui et le ridicule qu’elle perçoit dans la répétition des gestes du quotidien est exprimé ici par le biais de l’illustration et de l’installation.

Juliette Guernet

juin 21st, 2010 Posted in Diplômes | No Comments »

Juliette a utilisé l’affiche comme support et comme sujet, et de manière plutôt novatrice puisqu’elle s’est intéressée à l’espace, à la lumière et à l’animation, trois dimensions qu’on ne prête pas à l’affiche en général, ce média étant plutôt réputé plat, non lumineux (l’image imprimée ne produit pas de lumière, elle absorbe la lumière) et évidemment inanimé.

Ses recherches et ses propositions ont été inspirées par la science-fiction autant que par d’actuels dispositifs d’affichage animé. Elle pose avec pertinence la question du futur du métier de designer graphique et de l’avenir de ses supports emblématiques.

Farid Meghzifene

juin 20th, 2010 Posted in Diplômes | No Comments »

Pour son diplôme de fin de premier cycle, Farid avait créé une typographie pour l’alphabet Tifinagh — un système d’écriture berbère qui date de l’antiquité.
Au cours des années suivantes il a concentré ses recherches sur le graphisme spontané qui procède des accidents de la nature (érosion, passage du vent,…).

Tout ceci l’a conduit à s’intéresser au « glitch », c’est à dire aux effets visuels inattendus produits par des bogues informatiques ou par un usage des logiciels qui ne soit pas conforme à leur destination initiale. Un graphisme accidentel et artificiel à la fois, donc. Pour sa soutenance de diplôme, il a effectué une démonstration de la manière dont on provoque à coup sûr un bug aux effets visuels particulièrement intéressants en manipulant une ancienne version du logiciel Photoshop.

Bérénice Palier

juin 20th, 2010 Posted in Diplômes | No Comments »

Pour son passage de diplôme, Bérénice a exposé les fruits d’une enquête sociologique personnelle sur les sans-abris et les personnes hébergées dans des foyers, suivis du produit d’une réflexion sur la forme du récit documentaire, et notamment du documentaire de fiction — du « documenteur », comme l’a nommé Agnès Varda.

À présent sortie de l’école, Bérénice veut poursuivre dans la voie du film documentaire. Cette ambition ne date pas d’hier puisque pour son diplôme de DNAP, il y a deux ans, elle avait produit une série très impressionnante de photographies d’une opération chirurgicale qu’elle mettait en parallèle avec un reportage chez des équarrisseurs. On peut saluer chez elle un courage certain lorsqu’il s’agit de regarder en face certaines réalités.

Guillaume Raoult

juin 20th, 2010 Posted in Diplômes | No Comments »

Guillaume s’intéresse aux archétypes et aux motifs culturels les plus éculés (super-héros, jeu-vidéo, représentations de l’amour…).

Il entend revigorer ces éléments en les diffusant et en les multipliant sur des supports divers sans s’astreindre à un discours politique engagé ni à un respect des règles de l’enseignement des formes.

(note : la photo en bas à droite m’a été fournie par Guillaume)

Anne-Marie Bouillé

juin 20th, 2010 Posted in Diplômes | 1 Comment »

Pour sa soutenance de diplôme, Anne-Marie a proposé un travail  hypnotique d’exploration du rapports entre l’image d’une part, et le son et la voix d’autre part.
Elle a notamment chanté (fort bien) pour chatouiller un dispositif graphique animé réactif au son.

À cela se sont notamment ajoutées diverses animations sonores abstraites, une démonstration de disques vinyles et un travail de communication visuelle imprimée en cohérence thématique avec l’ensemble.
Site web : www.annemariebouille.com / myspace : www.myspace.com/annemariebouille

Workshop sérigraphie et programmation sur tee-shirts

juin 19th, 2010 Posted in workshop | 10 Comments »

Premiers essais d’impression sérigraphique sur des tee-shirts pour un workshop qui aura lieu à la rentrée 2010-2011 à l’école d’art du Havre.
Il s’agira de réaliser des motifs pour vêtements à partir de programmes écrits en langage Processing.

Cette session intensive de travail durera une semaine et sera conduite par Yann Owens, Jean-Michel Géridan et moi-même, à l’aide de presses fabriquées expressément par Hélène Pitassi.
Rien de plus excitant que de proposer aux étudiants les ateliers auxquels on aurait rêvé de participer lorsque l’on se trouvait à leur place.

DNSEP Design graphique à l’École d’art du Havre

juin 18th, 2010 Posted in Diplômes | 10 Comments »

Les tout premiers étudiants que j’ai eu à l’École d’art du Havre, il y a quatre ans, viennent de passer leur Diplôme national supérieur d’expression plastique (diplôme qui sera dans deux ans de grade « master »). En 2008, rappelez-vous, ils passaient leur Diplôme national d’aptitude plastique (équivalent à une licence, donc).
Le bilan est très positif dans l’ensemble, avec neuf étudiants admis, dont deux félicités et deux distingués par une mention. Un seul étudiant n’a pas été admis, avec pour consolation le soutien de ses collègues — cette promotion s’est montrée particulièrement soudée — et de l’équipe pédagogique (qui aura plaisir à profiter de sa présence une nouvelle année),  ainsi qu’une remarque qui le laisse perplexe : s’il avait été en section art, lui a dit le jury, il aurait été diplômé.

L’ambiance de cette session de diplôme a été vécue par tous de façon curieusement inquiète, électrique, et ce sentiment s’est avéré d’autant plus étonnant que le tableau d’honneur n’a rien d’infamant. Tout en saluant le talent des étudiants et la qualité de leurs réalisations, les membres du jury nous ont expliqué qu’ils avaient une approche légèrement différente de ce que doit être une formation en design graphique. Je ne rentrerai pas dans les détails, afin de ne pas caricaturer les positions des uns et des autres, d’autant que nous touchons là à une question à la fois ultra-sensible et jamais résolue qui est celle du rapport entre les statuts de graphiste, d’artiste, de prestataire, d’auteur, etc. Les choses se sont cependant bien terminées, grâce notamment au président du jury qui a très patiemment et très gentiment répondu à toutes les questions des étudiants.
Bravo à tous, et bon vent.

(de haut en bas et de gauche à droite : Solène L’Hostis, Estelle Salm, Laura Parette, Farid Meghzifene, Bérénice Palier, Jinglin Zhang, Guillaume Raoult, Juliette Guernet, Anne-Marie Bouillé et Xiao Yan Yang. Dernière photo : l’attente des résultats. Je remercie Jean-Michel Géridan qui m’a aidé dans la rédaction des textes qui concernent les étudiants)

Rodolphe Huguet, caméras en bronze

juin 15th, 2010 Posted in Cimaises, Surveillance art | No Comments »

Je n’ai rien à dire sur Rodolphe Huguet, si ce n’est que j’aime bien la série dont je reproduis des images ici et dont j’ai aperçu un échantillon lors de l’exposition Ce n’est pas sérieux qui s’est tenue dans la galerie du département Arts de l’université Paris 8 du 2 au 12 juin dernier (commissariat : Canelle Mingo et Céline Rousseau).

L’œuvre exposée, prêtée par le fonds municipal d’art contemporain de la ville de Paris, était une simple caméra de surveillance disposée en haut d’un mur de la galerie. En s’approchant, on constate que l’objet n’a que l’apparence lointaine d’une caméra : son pied est une branche de rosier coupée et la caméra elle-même est un emballage alimentaire ouvert. Et même cette nature d’objet de récupération est factice puisqu’il s’agit en fait d’une sculpture en bronze.

Au delà du sourire provoqué par l’imposture ou par la mise en scène parfois décalée (installation dans de petits villages bucoliques de Franche-Comté, par exemple), ces sculptures nous montrent à quel point les caméras de surveillance se sont intégrées au paysage urbain, nous les voyons sans les voir, leur silhouettes nous sont devenues totalement familières, elles font partie de notre paysage mental.
Le rapport entre l’objet de récupération et son pied de nature organique nous ramène par ailleurs au rapport entre l’homme et la nature, mais aussi au rapport entre le précieux/le noble (le bronze) et l’ordinaire/l’ordure (déchets artificiels ou naturels).

Rodolphe Huguet est né en 1969, il vit à Nîmes et il est représenté par la galerie Martine et Thibault de la Châtre, à Paris. Je n’en sais guère plus à son sujet.
Il existe un livre intitulé Rodophe-Huguet : Villagesousurveillance, qui a été édité en 2006 à l’occasion d’une résidence Amalgame/Villiers-Sur-Port.

(Photographies récupérées sur le site de la Galerie Martie et Thibault de la Châtre)