Passée par l’atelier d’illustration des Arts décoratifs de Strasbourg, elle a publié, seule ou en collaboration, plus d’une centaine d’ouvrages, très majoritairement dédiés à jeunesse. En tant qu’autrice de bande dessinée, elle explore notamment son rapport à la musique et la manière dont celle-ci l’a accompagnée lors de caps critiques de son existence.
La rencontre aura lieu le vendredi 20 mars 2026 à 15 heures, en salle A-070, à l’Université Paris 8. Elle est ouverte au public extérieur dans la limite des places disponibles.
Ancien étudiant de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, Laurent Lolmède a participé à de nombreuses publications, à commencer par les Extraits naturels de carnets qu’il auto-édite à partir de 1992.
La rencontre aura lieu le vendredi 13 mars 2026 à 15 heures, en salle A-070, à l’Université Paris 8. Elle est ouverte au public extérieur dans la limite des places disponibles.
Claire Braud est artiste, illustratrice et autrice de bande dessinée depuis plus de vingt ans. Elle explore des thèmes divers et inattendus avec un trait libre et vivant.
La rencontre aura lieu le vendredi 6 mars 2026 à 15 heures, en salle A-070, à l’Université Paris 8. Elle est ouverte au public extérieur dans la limite des places disponibles.
Ilan Manouach est un plasticien contemporain dont le support favori est le livre. Ses bandes dessinées conceptuelles, souvent largement construites à l’aide de technologies numériques (micro-travail, Intelligence artificielle,…), puisant volontiers dans l’œuvre d’autres artistes (Spiegelman, Hergé, Schulz,…) sont assez inclassables. Ses livres qui ne sont pas nécessairement destinés à être lus, et il joue avec le statut d’auteur d’une manière qui le rapproche d’une certaine tradition de l’art contemporain plutôt que de celle de la bande dessinée. Il est aussi éditeur et chercheur, titulaire d’un doctorat.
La rencontre aura lieu le vendredi 20 février 2026 à 15 heures, à la galerie Huberty et Breyne, 36 avenue Matignon à Paris.
Le travail de Sophie Savapa est à la fois expressif, narratif et abstractisant, empruntant autant à la bande dessinée qu’au design graphique, avec un intérêt marqué pour des techniques d’impression telles que la sérigraphie et la riso.
La rencontre aura lieu le vendredi 6 février 2026 à 15 heures, en salle A-070, à l’Université Paris 8. Elle est ouverte au public extérieur dans la limite des places disponibles.
À la suite des Cyberpunk (dystopie technologique), Steampunk (si la source d’énergie actuelle était toujours la vapeur), Solarpunk (réconciliation entre technologie et nature), Oceanpunk (un monde futur exclusivement maritime), etc., on peut imaginer d’innombrables sous-genres spéculatifs avec le suffixe « –punk », comme l’a fait l’artiste Florent Deloison avec le Giscardpunk, un registre rétrofuturiste qui s’inspire des promesses de modernité de la France de la fin des années 1970 : fusée Ariane, Minitel, TGV…
Le Havre pendant l’hiver 1944-1945
Ce workshop propose à ses participants de s’engager dans une autre forme de réflexion uchronique, que nous pourrions baptiser Perretpunk. La question posée est la suivante : à quoi ressemblerait le monde actuel s’il dérivait des formes produites lors de la reconstruction du Havre (Auguste et Gustave Perret, Marguerite Huré…) ? À quoi ressemblerait le Havre si cette ville avait dix millions d’habitants ? Si l’avion n’avait pas supplanté la navigation transatlantique ? Si Le Havre redevenait une place-forte pour protéger Paris des Anglais ? À quoi ressemblerait le Havre victime de la montée des eaux ?
Ou inversement (et là il faudra d’autres noms – franciscopolispunk ? Degrâcepunk ?), est-ce que Le Havre aurait pu être reconstruite autrement ? Ne pas subir de destruction à la fin de la guerre ? Ou encore, et si le Havre avait une histoire « underground » inconnue ?, etc. Le workshop, atelier d’urbanisme spéculatif, sera consacré à apporter des réponses à ces questions par les moyens que les étudiants, collectivement ou non, jugeront appropriés : maquette, montage photographique, cinéma, animation, édition, affiches, illustration, écriture, pièces sonores, réalité virtuelle, etc.
Le décor du Metropolis de Fritz Lang.
Ce Workshop durera du 9 au 13 février (avec une journée de relâche/autonomie le 11 février) et sera animé par Stéphane Trois Carrés et Jean-Noël Lafargue. Toutes années, 20-25 participants.
Auteur de bandes dessinées et de dessins de presse, Morvandiau peut être qualifié de militant de la bande dessinée alternative, puisqu’il a fondé et présidé l’association rennaise Périscopages et le festival du même nom. En 2023, il a soutenu une thèse de doctorat en arts plastiques intitulée L’art de la contrebande ? : une cartographie de la bande dessinée alternative francophone (1990-2015).
La rencontre aura lieu le vendredi 30 janvier 2026 à 15 heures, en salle A-070, à l’Université Paris 8. Elle est ouverte au public extérieur dans la limite des places disponibles.
N’hésitez pas à consulter régulièrement cette page pour vérifier les dates des interventions car celles-ci peuvent changer. Les étudiants sont invités à venir avec un carnet de croquis et de quoi dessiner.
La vie affective de Supergirl est assez compliquée, on l’a vu dans le précédent article. Dans les numéro 388 et 389 de Adventure comics (janvier et févruer 1970), l’affreux Brainiac — un androïde à la peau verte dotée d’une intelligence « du douzième niveau », qui s’avérera être une intelligence artificielle puisqu’il a été créé par les ordinateurs-tyrans de la planète Colu — envoie un robot de sa fabrication séduire Supergirl avec pour mission de lui briser le cœur. Brainiac est un des principaux antagonistes de Superman1, et après une série d’échecs, il décide de s’en prendre à la cousine de son ennemi, histoire de se faire la main.
Pour s’assurer que Supergirl tombera amoureuse de son robot, Brainiac cherche un modèle idéal, et le trouve en la personne de Kimor Dinn, un détenu de Balton IV, une planète pénitentiaire pour délinquants juvéniles. Ce jeune homme narcissique (il collectionne les miroirs) connaît un succès immédiat avec toutes les femmes qui croisent son chemin. Il est un peu l’homologue masculin de Miss Dreamface la femme la plus belle du monde, si irrésistible que Superman envisage un jour de tout quitter pour elle et que son dessinateur, Joe Shuster ne la représente que de dos ou le visage caché par des fleurs ou autre artifice du genre2.
Brainiac le fait évader de prison afin de recopier sa personnalité et de l’implémenter dans un automate qui lui ressemble parfaitement, puis de se débarrasser de lui en l’envoyant sur une lointaine planète barbare. L’opération entière est un succès, et la version robot de Kimor peut être envoyée à l’Université de Stanhope sous l’identité de Kimberly O’Ryan, nouvel étudiant. En effet, Brainiac pense que Supergirl est, sous une autre identité, étudiante à Stanhope — ce qui est le cas.
Au même moment, Linda Danvers est nommée présidente par intérim du fan-club de Supergirl, c’est à dire d’elle-même. C’est à ce titre qu’elle rencontre d’abord Kim O’Ryan, dont le magnétisme animal lui fait perdre tous ses moyens : plus Kim est odieux et plus Linda/Supergirl se sent attirée. Le robot de Brainiac donne des ordres à Linda, la laisse payer seule la note au restaurant et la se sert d’elle comme bouclier afin d’éviter d’être aspergé d’eau. Il ne fréquente Linda que parce qu’il sait qu’elle est proche de Supergirl.
Lorsqu’il rencontre enfin Supergirl, cette fois avec son costume et ses cheveux blonds, le robot feint l’indifférence, rendant la super-héroïne plus amoureuse que jamais. Sous son identité civile, elle offre une bague à Kim — qui la jette avec dédain. Sous son identité d’héroïne, elle lui construit une automobile tape-à-l’œil. Tout est prêt pour l’exécution finale du plan de Brainiac : son robot doit humilier Supergirl en lui montrant à quel point elle s’est rabaissée par amour pour lui, avant de disparaître en déclenchant une bombe qu’il porte en médaillon. Selon les calculs de Brainiac, Supergirl, rongée par la culpabilité, quitterait son costume et sa vocation d’héroïne.
Mais voilà : le robot ne l’entend pas de cette oreille, car il n’est pas un robot, il est le véritable Kimor Din, qui est parvenu à se faire passer pour sa création aux yeux de Brainiac en plaçant un plastron de métal sur son torse. Supergirl emmène alors Kimor dans un mystérieux sanctuaire spatial où elle conserve ses anciens amoureux, qu’elle transforme en statues de pierre lorsqu’elle s’est lassée d’eux. Elle compte faire subir le même sort au mufle Kimor.
Dernier coup de théâtre : Brainiac apparaît, et recouvre l’héroïne d’un produit composé de kryptonite avant de s’enfuir. Grâce à la bombe de Kimor, Supergirl échappe à la substance qui était en train de la tuer… Elle révèle à Kimor que son petit musée d’amants pétrifiés n’était qu’un décor, une mise-en-scène destinée à l’effrayer et attirer Brainiac.
Supergirl retourne sur Terre avec Kimor, qu’elle confie à une ferme proche de Stanhope où l’on s’occupe de réhabiliter les jeunes délinquants tels que lui. L’héroïne s’en tire une fois de plus mais ne profite pas de l’occasion pour se poser la question de la toxicité de ses rapports aux hommes, elle qui s’est sentie irrépressiblement attirée par le plus odieux des goujats.
Notons que Brainiac a eu un fils adoptif (qui passait pour son fils biologique avant qu’on découvre qu’il était de nature artificielle), Brainiac 2, qui est lui-même un parent de Brainiac 5, un membre de la Légion des super héros et des Teen Titans,… et un amoureux transi de Supergirl. [↩]
Joe Shuster et Jerry Siegel, Superman: Mr. Mxyzptlk, 1944. [↩]
Dès la fin des années 1950 et tout au long de la décennie suivante, des agences matrimoniales1 — qui sous leur forme primitive existent depuis le tout début du XIXe siècle — ont été créées pour exploiter les capacités techiques de l’Ordinateur, pour tirer partie de sa réputation de précision scientifique et d’infaillibilité, mais sans doute aussi pour son aura mystérieuse, comme si la machine, puisqu’on ignore comment elle fonctionne, pouvait servir d’oracle et résoudre autoritairement les problèmes des cœurs solitaires. C’est un peu à la même époque et a priori avec le même genre de motivations qu’ont été créés des services d’horoscope informatisé, tel que le fameux Astroflash2.
Dans le numéro 384 d’Adventure Comics (septembre 1969), Supergirl, la cousine de Superman, cherche l’âme sœur. Elle est un peu jalouse de ses amies, qui trouvent des garçons charmants mais aussi plus forts qu’elles, car toute super-héroïne qu’elle soit, son idée du bon parti est semblable à celle de ses camarades, comme le dit le texte d’introduction : « Most girls go for the strong he-men3… The type who can protect them! But what about Supergirl? Could the mightiest miss on earth find a guy powerful enough to be the right choice for her? ». Supergirl, sur le conseil de ses amies, recourt an service de rencontres informatisé de l’Université (fictionnelle) de Stanhope4, mais elle le fait sous son identité civile, Linda Danvers, sans grand résultat, d’autant qu’elle est consciente qu’elle ne trouvera jamais l’homme de ses rêves sur sa planète d’adoption. Elle décide alors de se rendre dans la forteresse de la solitude de Superman, qui dispose d’un ordinateur assez puissant pour lui présenter des prétendants vivants sur d’autres planètes.
La jeune kryptonienne, qui sait tout faire, reprogramme les circuits de l’ordinateur créé par son cousin (qui sait tout faire aussi) afin que la machine cherche, dans tout l’univers, la personne qui lui correspondra. Et ça marche ! Sur la seconde planète du système solaire 447B vit un dénommé Volar, un homme particulièrement séduisant. Superman, arrivé entre temps, met en garde Supergirl : attention, les apparences peuvent être décevantes. Sa cousine se moque de l’avertissement, elle est une grande fille et elle vera bien par elle-même si ce Volar est « hit » ou « miss » — quitte ou double.
Après avoir parcouru des milliers d’années-lumière dans la galaxie, Supergirl atteint enfin la planète où réside Volar, dont elle fait la rencontre dès son arrivée, car comme elle il est un super-héros et comme elle, il pressent une catastrophe — un gratte-ciel en péril — et vient l’empêcher. Leur entente est immédiate, ils sont faits l’un pour l’autre, Supergirl est subjuguée par les traits de Volar qui, allant très vite en besogne, lui propose aussitôt de rencontrer ses parents. Sur le chemin, Supergirl constate que les autres habitants de la planète Torma sont moins sympathiques, ils semblent mépriser la super-héroïne ou rire de sa présence aux côtés de Volar, lequel semble insensible à leurs moqueries.
Supergirl est bien accueillie par Danon, le père de Volar, mais elle remarque que la mère de Volar, Mara, est traitée comme une servante dans sa propre maison. Assez rapidement, Volar explique à Supergirl que les femmes ont une position subalterne sur la planète Torma, position dûe à un visiteur venu d’un autre monde qui, par dépit amoureux, a inventé une technologie qui transforme les femmes en êtres soumis à la volonté masculine. Un ordre social fondé par un triste personnage ressemblant à nos actuels « incels »5, quoi. Dans un premier temps, le « Visiteur » a utilisé sa technologie pour enlever leur volonté aux femmes, mais très rapidement, il n’y a plus eu besoin de cette artifice : convaincues de leur infériorité, les femmes ont perpétué un ordre social dans lequel elles occupent une position subalterne.
On pense que le « visiteur » a ensuite continué voyager de planète en planète avec le but d’établir partout des dictatures patriarcales. Les hommes de la planète Torma ne veulent pas que Supergirl les aide, car sa puissance contrarie leur vision des rapports entre hommes et femmes. Si les femmes de Torma se sont fait imposer la vision masculiniste du « visiteur », les hommes, eux, n’ont visiblement pas eu besoin d’être hypnotisés pour s’y rallier. Dans un contexte aussi misogyne, Supergirl est étonnée de la camaraderie respectueuse avec laquelle Volar la traite, au point d’en venir à douter des sentiments que le jeune homme lui prête puisqu’il n’essaie pas de l’embrasser ni même de lui tenir la main. De son côté, la demoiselle n’a aucun mal à envisager une idylle avec ce jeune homme dont les manières la charment.
Grâce à ses sens supérieurement développés — rayons X et super-ouïe —, Supergirl surprend une conversation entre Volar et son père, qui évoquent la journée suivante, le « X-Day », à partir duquel Volar sera privé d’un sérum fourni par son père. Supergirl se demande si son « perfect match » est atteint de quelque maladie… Volar, voyant l’échéance approcher, et ne voulant pas que le grand secret qui l’afflige soit révélé, repousse Supergirl assez brutalement et cherche à la ce qu’elle quitte la planète, pour toujours. Mais l’intrépide jeune femme ne cède pas, et le matin suivant, elle pousse la porte de la maison de Volar. Elle découvre alors son grand secret : le jeune homme est…
…Une fille ! Visiblement troublée d’avoir été séduite par une personne de son propre sexe, Supergirl s’envole aussitôt, sans demander la moindre explication, et reprend la route de la Terre, vexée de sa méprise, qui donne un sens assez inattendu à l’expression « Hit or miss ». L’épilogue nous apprend que le sérum que confectionnait le père de Volar servait à faire fonctionner le masque que la jeune femme portait pour passer pour un homme. Si Supergirl s’est enfuie sans demander son reste, Volar tire une morale de leur rencontre : une femme a le droit d’être puissante et n’a pas à cacher ses qualités. Elle décide donc d’assumer son identité sexuelle en espérant voir les mentalités changer : « I’ll teach people that a girl can be as good as any man… And better than some! ».
Dans une publication du Silver Age destinée aux fillettes (Supergirl est née en 1959 de la demande des jeunes lectrices des aventures de Superman), on imagine mal un récit qui aille beaucoup plus loin que ça. Supergirl ne se demande pas si la situation la trouble (la soudaineté de sa fuite semble l’indiquer), elle ne se dit pas que l’homme idéal, pour elle, pourrait au fond très bien être une femme, elle ne se demande pas pourquoi l’ordinateur omniscient de la forteresse de solitude a jugé que Voltar était le bon parti pour elle, elle ne tire aucune conclusion sur la manière dont l’hétérosexualité sert de moteur aux schémas patriarcaux6. Au fil des péripéties de sa vie affective, Supergirl en restera plus ou moins toujours aux mêmes conclusions que la sorcière Samantha Stevens dans Bewitched : pour être aimée d’un homme, elle doit lui cacher qu’elle est plus forte que lui.
Quelques décennies plus tard, DC Comics conférera des orientations sexuelles gay/lesbienne, bi, pan ou trans à nombre des personnages de son univers : Batwoman, Catwoman, Harley Quinn, Poison Ivy, Green Lantern, toutes les Amazones à commencer par Wonder Woman, mais aussi des dizaines d’autres personnages plus récents, comme Andrea Martinez.
Supergirl #26, octobre 1998.
Andrea « Andy » Martinez est une actrice de stand-up, devenue la moitié de l’ange-de-l’amour-centaure Comet7, qui éprouve une attirance amoureuse pour Supergirl autant que pour son alter-ego Linda Danvers — sans savoir, pourtant, que les deux sont une même et unique personne. Au début de l’épisode, Andrea explique à Supergirl les failles de raisonnement de ceux qui utilisent la Bible comme justification à leur homophobie. Andrea taquine Supergirl d’une manière plus sensuelle que romantique, faisant notamment allusion au trouble que provoque l’odeur de ses cheveux. Mais Supergirl, elle, ne se sent attirée par Andrea que sous sa forme masculine et lui reproche de l’avoir un peu piégée, non pas en lui dissimulant son genre, mais en recourant (sans chercher à le faire) à son pouvoir surnaturel d’ange-de-l’amour : comment savoir si l’attirance qu’elle éprouve est authentique ? Les deux femmes ne se quittent cependant pas en mauvais termes.
The Scientific Marriage Foundation (US), 1957 ; Com-Pat (UK), 1964 ; Operation Match (US), 1965 ; Dateline (UK), 1966. [↩]
La société Astroflash a été créée en 1966. Son succès a été immédiat. En 1968, un bureau d’Astroflash a été installé dans un passage des Champs-Élysées. Les badauds se pressaient devant la vitrine pour regarder l’imposante imprimante matricielle d’un ordinateur IBM/360 produire des mètres de listings astrologiques. [↩]
On peut traduire He-Man par « un vrai mec ». C’est le nom anglo-saxon du héros nommé Musclor en France. L’expression « he-man » n’est pas forcément courante. On notera que deux ans plus tôt est sorti aux États-Unis un film intitulé She-Man, dans lequel un soldat viril et apprécié des femmes est, à coup d’œstrogènes, peu à peu transformé en femme. [↩]
On se rappellera que Operation Match, service de rencontres créé en 1965, était destiné aux étudiants de l’Université Harvard… Université où, en 2004, Mark Zuckerberg a créé Facebook, qui était la continuation de Facemash, un service en ligne d’évaluation, par les étudiants d’Harvard, de l’« attractiveness » des étudiantes de la même université. [↩]
Incel : involuntary celibate/célibataires involontaires, lire l’excellent Le droit au sexe, par Amia Srinivasan (en poche chez Points depuis 2024), qui parle très bien de cette sous-culture qui entend créer un ordre sexuel motivé par les rancœurs des hommes qui se sentent rejetés par les femmes. [↩]
C’est ce que feront les théoriciennes du lesbianisme politique une douzaine d’années plus tard (Love Your Enemy? The Debate Between Heterosexual Feminism and Political Lesbianism, Sheila Jeffreys/Leeds Revolutionary Feminst group, 1981… Mais que faisait déjà Charlotte Perkins Gilman en 1915 avec son utopie Herland.) [↩]
Au début des années 1960, Comet était un cheval magique que Supergirl a d’ailleurs embrassé lorsqu’il avait la forme d’un jeune homme dans l’épisode The Day Super-horse became Human du numéro 311 d’Action comics (avril 1964) ! [↩]