Astroïde

Une fonction artisanale écrite en processing pour dessiner un astroïde.
Attention, pas « astéroïde » (objet céleste) mais bien « astroïde » (figure géométrique en forme d’étoile).

void astroide(float x, float y, float t){
float t2 = t/2;float tt=t2/2;
float[] p1 = {x,y-t2};float[] p2 = {x+t2,y};float[] p3 = {x,y+t2};float[] p4 = {x-t2,y};
beginShape();
vertex(p1[0],p1[1]);
bezierVertex(p1[0],p1[1]+tt,p2[0]-tt,p2[1],p2[0],p2[1]);
bezierVertex(p2[0]-tt,p2[1], p3[0],p3[1]-tt, p3[0],p3[1]);
bezierVertex(p3[0],p3[1]-tt, p4[0]+tt,p4[1], p4[0],p4[1]);
bezierVertex(p4[0]+tt,p4[1], p1[0],p1[1]+tt,p1[0],p1[1]);
endShape();
}

La fonction doit être placée dans le code d’un programme.
Elle s’invoque comme ceci :

astroide(x, y, taille);

où x et y sont les coordonnées horizontales et verticales du centre de l’astroïde et où taille définit le diamètre du cercle dans lequel s’inscrit la forme géométrique.

Vidéos scientifiques

Tom Roud, blogueur scientifique, a compilé sur son site une petite sélection de vidéos scientifiques intéressantes. Certaines donnent à réfléchir — la réaction en chaîne qui permet à un domino de quelques grammes de faire tomber un domino de plusieurs dizaines de kilos, par exemple — mais celles qui m’intéressent sont celles qui ont un aspect visuel particulier, notamment celles qui ont trait au vivant : division cellulaire, croissance des levures,…

On pourrait sans doute utiliser la programmation pour simuler de manière plus ou moins réaliste la plupart de ces phénomènes.

La séquence la plus impressionnante est sans doute la progression d’un lymphocyte qui poursuit une bactérie entre des globules rouges. Le spectacle est assez fascinant. La détermination de la cellule guerrière dans sa traque des bactéries est sans faille.

I say fever

I say fever, Très joli clip signé par Stefan Nadelman pour Ramona Falls.
Ambiance western métaphysique surréaliste où les collages façon Max Ernst rencontrent After Effects…

Toute l’ambiance du clip repose sur les effets d’éclairage qui servent plus à cacher qu’à montrer.
L’auteur, à qui l’on doit divers courts-métrages, est le directeur artistique d’un documentaire sociologique très prometteur attendu pour 2010, Connected.

Faire des choses

« J’étais un gamin heureux. J’ai eu une enfance à la Tom Sawyer. Nous n’avions pas de télévision et mon père était charpentier, alors on était tout le temps en train de fabriquer des choses, que ce soit une cabane dans un arbre, ou des dessins, ou construire un igloo. Je pense que vivre à la campagne est quelque chose qui rend inventif, parce que la nature est pleine de miracles et de merveilles et de surprises, et si vous n’avez pas beaucoup d’argent, vous devez fabriquer les choses que vous voulez. Nous n’étions pas pauvres mais nous n’avions pas beaucoup de choses [stuff]. Aujourd’hui il y a tant de choses. Vous n’avez rien à construire, tout est fait pour vous. […] J’adorais les Meccano. Mon père était charpentier, donc j’étais doué pour le travail du bois. J’ai appris à le sculpter, toutes ces choses… Je pense que c’est le problème des gamins aujourd’hui. Tout est manufacturé. Alors ils sont assis à regarder la télévision, où tout le boulot est fait pour eux. La radio m’a fait utiliser mon imagination. »

Terry Gilliam — interviewé par Mother Jones

Le dirigeable volé (1966)

Le dirigeable volé est un des rares films de Karel Zeman (1910 – 1989) qui soient diffusés en DVD en France.
Le récit est inspiré de Deux ans de vacances, de Jules Verne.
Zeman a plusieurs fois utilisé les œuvres de Jules Verne comme prétexte à ses films, mais il a aussi adapté Les aventures du Baron Munchausen ou encore celles de Simbad le marin.

Dirigeablevole

Zeman a notamment inspiré Terry Gilliam, qui a fait de nombreux clins d’œil au « Méliès tchèque », comme on le surnomme souvent, dans son propre Baron Munchausen. De nombreux détails redondants du travail de Zeman se retrouvent dans les animations de jeunesse de Gilliam : les dirigeables, les éléments découpés dans des gravures du XIXe siècle, les uniformes prussiens, les machines diverses et variées.
Les films de Zeman se caractérisent par une grande liberté technique : stop motion, dessin animé, montage, cinéma « live » tourné pour ressembler à de la gravure, etc. L’ensemble est soumis à un traitement colorimétrique que n’oserait pas Jean-Pierre Jeunet.