Mary Ellen Bute

Née en 1906 et morte en 1983, Mary Ellen Bute est une pionnière du cinéma expérimental. Formée à la peinture, elle commence à produire des animations abstraites dès le début des années 1930, notamment sous l’influence d’Oskar Fischinger. C’est à cette époque qu’elle fait la connaissance de Leon Theremin (inventeur de l’instrument du même nom) avec qui elle a commencé à mettre au point un instrument de création visuelle. Par la suite elle utilisera notamment l’oscilloscope. Toujours à la même période, le compositeur Joseph Schillinger lui parle de ses théories sur la composition musicale mathématique, qu’elle appliquera dans nombre de ses œuvres ultérieures. Elle a aussi collaboré avec Thomas Wilfred, avec Norman McLarren et avec Ted Nemeth (1911-1986), son époux.
Elle commence à explorer la couleur dès 1939.

Une partie des ses œuvres est nettement focalisée sur la synchronisation entre son et animation, une autre explore plus le lien entre image et littérature (avec Finnegan’s Wake, notamment).

Ray Harryhausen

Ray Harryhausen, né en 1920, est un célèbre auteur d’effets spéciaux cinématographiques actif entre les années 1940 et les années 1980. Impressionné par les trucages du premier King Kong (1933), il réalise, adolescent, des animations de dinosaures en pâte à modeler. Pendant la guerre, il collabore avec le producteur George Pal (producteur de films de science-fiction tels que La Guerre des mondes et La machine à explorer le temps) puis devient l’assistant de George O’Brien, l’auteur des effets spéciaux de King Kong.

On lui doit entre autres, comme réalisateur ou comme producteur : Le Septième voyage de Sinbad (1958), Les Voyages de Gulliver (1960), L’Île mystérieuse (1961), Jason et les Argonautes (1963), Les Premiers hommes dans la lune (1964), Un million d’années avant J.C. (1966), La Vallée de Gwangi (1969), Le Voyage fantastique de Sinbad (1974), Sinbad et l’œil du tigre (1977) et enfin, Le Choc des Titans (1981).

Si artisanaux qu’ils soient, les effets visuels de Ray Harryhausen sont extrêmement soignés (animation, mise en scène, éclairage, intégration des figurines dans les scènes filmées) et ont une puissance poétique certaine qui fait de leur auteur reste une légende vivante dans son domaine.

Fabriquer sa pâte à modeler

Il existe de nombreuses recettes de pâte à modeler.
Celle-ci est assez typique :

– 4 verres de farine de blé.
– 1 verre de farine de maïs (maïzena).
– 1 verre de sel fin.
– 4 cuillères à soupe d’huile de tournesol.
– 4 verres d’eau.
– 2 cuillères à soupe d’alun de potassium (s’achète en pharmacie).
– des colorants alimentaires.

On commence par faire chauffer l’eau et l’huile jusqu’à ébullition de l’eau. Dans un récipient, on mélange les farines, le sel et l’alun. À feu doux, on verse les farines dans l’eau et l’huile. On peut ajouter des colorants alimentaires à ce stade. On mélange le tout jusqu’à ce que la pâte se détache de la casserole. C’est prêt.
Cette pâte est malléable et peu toxique. Il existe des formules plus complexes, comme celle vendue dans le commerce sous le nom de plasticine, qui a l’avantage de pouvoir être teintée avec des pigments et qui contient en général :

– de la cire microcristaline
– de l’argile en poudre
– des produits lubrifiants tels que la glycérine, la parafine,…

Wax Tailor / I own you

I own you, pour Wax Tailor par Romain Chassaing. Joli travail où l’idée forte (papier/carton) est malheureusement ruinée par l’obligation de montrer la tête du chanteur, Charlie Winston. Le narcissisme des musiciens et la manière dont ce mauvais penchant est encouragé par les maisons de disques est sans doute la première cause de médiocrité des vidéo-clips. On peut retenir la leçon de Michel Gondry qui, ne montre jamais un artiste dans un clip si cela ne se justifie pas par le concept qu’il a trouvé.