I say fever

I say fever, Très joli clip signé par Stefan Nadelman pour Ramona Falls.
Ambiance western métaphysique surréaliste où les collages façon Max Ernst rencontrent After Effects…

Toute l’ambiance du clip repose sur les effets d’éclairage qui servent plus à cacher qu’à montrer.
L’auteur, à qui l’on doit divers courts-métrages, est le directeur artistique d’un documentaire sociologique très prometteur attendu pour 2010, Connected.

Faire des choses

« J’étais un gamin heureux. J’ai eu une enfance à la Tom Sawyer. Nous n’avions pas de télévision et mon père était charpentier, alors on était tout le temps en train de fabriquer des choses, que ce soit une cabane dans un arbre, ou des dessins, ou construire un igloo. Je pense que vivre à la campagne est quelque chose qui rend inventif, parce que la nature est pleine de miracles et de merveilles et de surprises, et si vous n’avez pas beaucoup d’argent, vous devez fabriquer les choses que vous voulez. Nous n’étions pas pauvres mais nous n’avions pas beaucoup de choses [stuff]. Aujourd’hui il y a tant de choses. Vous n’avez rien à construire, tout est fait pour vous. […] J’adorais les Meccano. Mon père était charpentier, donc j’étais doué pour le travail du bois. J’ai appris à le sculpter, toutes ces choses… Je pense que c’est le problème des gamins aujourd’hui. Tout est manufacturé. Alors ils sont assis à regarder la télévision, où tout le boulot est fait pour eux. La radio m’a fait utiliser mon imagination. »

Terry Gilliam — interviewé par Mother Jones

Le dirigeable volé (1966)

Le dirigeable volé est un des rares films de Karel Zeman (1910 – 1989) qui soient diffusés en DVD en France.
Le récit est inspiré de Deux ans de vacances, de Jules Verne.
Zeman a plusieurs fois utilisé les œuvres de Jules Verne comme prétexte à ses films, mais il a aussi adapté Les aventures du Baron Munchausen ou encore celles de Simbad le marin.

Dirigeablevole

Zeman a notamment inspiré Terry Gilliam, qui a fait de nombreux clins d’œil au « Méliès tchèque », comme on le surnomme souvent, dans son propre Baron Munchausen. De nombreux détails redondants du travail de Zeman se retrouvent dans les animations de jeunesse de Gilliam : les dirigeables, les éléments découpés dans des gravures du XIXe siècle, les uniformes prussiens, les machines diverses et variées.
Les films de Zeman se caractérisent par une grande liberté technique : stop motion, dessin animé, montage, cinéma « live » tourné pour ressembler à de la gravure, etc. L’ensemble est soumis à un traitement colorimétrique que n’oserait pas Jean-Pierre Jeunet.

Affiches

makeartUne pages pleine de jolies affiches à télécharger, réalisées à partir de programmes rédigés en Processing (et apparemment trouvés sur openProcessing – j’en reconnais un pour l’avoir codé).
C’était pour le festival Make art qui s’est achevé dimanche dernier. Make art est un festival international dédié à l’utilisation des outils libres et des contenus ouverts dans les arts numériques.
Petite faute de goût tout de même, si les auteurs des affiches ont bien mentionné la provenance des programmes utilisés et ont reproduit leur licence d’utilisation, ils ont aussi ajouté dans le code un copyright les concernant.

(Merci à Thibault pour le signalement)

Les formats à l’écran (aide-mémoire)

Il existe de nombreux formats plus ou moins standardisés pour l’écran et la vidéo. Leurs cotes s’expriment en pixels de cette manière : largeur multiplié par hauteur. Certains formats ont eu une grande importance en leur temps : le format VGA, par exemple, a longtemps été le plus petit dénominateur commun des ordinateurs, ce qui en a fait le standard de facto des cdroms culturels ou des jeux vidéo de la première moitié des années 1990. Les formats les plus courants des moniteurs d’ordinateurs ou dispositifs apparentés sont :

Standard Largeur Hauteur Proportion
VGA 640 480 4/3
SVGA 800 600 4/3
XGA 1024 768 4/3
WXGA
(ex. MacBook 13″, MacBook air)
1280 800 16/10
WXGA+
(ex. MacBook pro 15″)
1440 900 16/10
SXGA 1280 1024 4/3
WSXGA 1600 1024 16/10
UXGA 1600 1200 4/3
WUXGA (ex. MacBook pro 17″) 1920 1200 16/10
iMac 27″ 2560 1440 16/9
iPod, iPhone, iPhone 3G 320 480 2/3 ou 3/2 selon orientation
iPhone 4 et 4s 640 960 2/3 ou 3/2 selon orientation
iPod nano 240 376 proche de 16/10
4K (projection cinéma digital) 4096 1716 2.39/1 (couleurs 48 bits)

Les formats vidéo sont un peu différents car leurs pixels ne sont pas carrés.
On trouvera une explication détaillée de la question sur ce site.

Standard Définition
vidéo
Définition informatique en 4/3 Définition informatique en 16/9
DV-PAL 720 x 576 768 x 576 1024 x 576
DV-NTSC 720 x 480 640 x 480 853 x 480
HDV 1440 x 1080 1920 x 1080
HD1 1080i 1920 x 1080 idem
HD2 720p 1280 x 720 idem

Il est intéressant de noter que le format PAL privilégie la définition tandis que le format NTSC privilégie la fréquence d’affichage. En effet les vidéos PAL affichent 25 images par seconde tandis que les vidéos NTSC affichent 30 images par seconde.

Pour exporter un travail réalisé sur ordinateur par un logiciel qui ne gère pas les formats vidéo comme Flash, Director ou Processing au format DV, il est recommandé de travailler en 768×576, à 25 ou 30 images par seconde.
Pour un vidéo-projecteur, le format le plus courant est 1024×768 pixels (les anciens vidéo-projecteurs emploient généralement le format 800×60), ce qui correspond à une proportion de 4/3.
Il existe des vidéo-projecteurs qui affichent 1280×720 pixels ou 1 920 x 1 080 pixels, c’est à dire avec une proportion d’image de 16/9e.

DistractionWare

Après Canabalt, récemment mentionné ici-même, les jeux de Terry Cavanagh/DistractionWare reposent sur un principe volontaire de simplicité, teinté d’une bonne dose de nostalgie pour les jeux de l’époque des Sinclair ZX Spectrum et des consoles Atari 2600 : graphismes rudimentaires, gameplay simplissime et musique (faussement) « 8bits », associés à de discrets détails (sonores notamment) d’un grand raffinement. Le créateur de ces jeux n’est pourtant âgé que de 25 ans, c’est à dire qu’il se réfère à une époque à laquelle il n’était pas né, ou tout juste.

dontlookback

Le jeu comme Don’t look back (« ne regarde pas en arrière » – titre assez ironique pour un jeu qui relève du retro-gaming), reprend le mythe d’Orphée sous forme d’aventure interactive en installant une ambiance extrêmement forte et poétique par des moyens frustes et au service d’un sujet certes omniprésent dans le jeu vidéo mais rarement de manière réfléchie : la mort.
Lire en ligne : Don’t look back, par Astrid Girardeau (Écrans)

ActionScript 3

pratiqueAS3Ce n’est pas une nouveauté, mais l’ouvrage Pratique d’ActionScript 3, par Thibault Imbert, est disponible gratuitement en téléchargement sur un site dédié au format pdf et dans sa première version, qui aurait dû sortir chez l’éditeur O’Reilly France, malheureusement disparu.
Une version améliorée a finalement été éditée par Pearson.

ActionScript 3 est la dernière version du langage de programmation du logiciel Adobe Flash. Repensé de manière à plaire aux programmeurs chevronnés et à épouser certains standards de l’industrie (il se rapproche de C++ ou de Java), ce langage puissant et très rapide à l’exécution a pour inconvénient d’être difficilement accessible aux débutants et peut-être plus encore aux habitués des précédentes versions d’ActionScript. Disposer d’un bon manuel en langue française s’avère donc assez indispensable.

Le loup gris et le petit chaperon rouge

Réalisé pendant la Perestroika et sorti après la chute du mur de Berlin, Le loup gris et le petit chaperon rouge (1990) est une animation musicale en pâte à modeler de Garri Bardine (Гарри Бардин). Il s’agit de la dernière création de Bardine au sein de la Soyuzmultfilm et avant qu’il ne crée son propre studio, Stayer.

garibardin_loup

Les formes des personnages semblent souvent ébauchées, mais leur animation et le découpage de la mise en scène sont d’une très grande précision. L’utilisation de la musique est particulièrement réussie.