Profitez-en, après celui là c'est fini

Le programme télé de Direct Soir

juillet 7th, 2009 Posted in Dans le poste, Les pros

direct_soirLe quotidien gratuit «Direct Soir» est une leçon permanente de prestidigitation communicationnelle.
Ce n’est pas son contenu creux comme du bois qui m’épate. Ce ne sont pas les éditos des impayables Jean-Marc Morandini et Alain Minc. Ce n’est pas non plus la manière dont se succèdent, jour après jour, les couvertures qui alternent des personnalités positives du show business avec des photographies de politiciens néo-conservateurs (ça donne : Charlize Theron un jour, Christine Boutin le lendemain, puis Angelina Jolie suivie de Christine Lagarde, José Manuel Barrosso puis George Clooney, Tzipi Livni puis Madonna, John McCain puis Leonard Cohen…) — méthode en forme de montagne russe qui mériterait une analyse poussée1.

Non, ce force mon admiration, c’est le programme télé de Direct Soir, qui est invariablement construit de la même manière.
Tout d’abord, en page 8 (dans le numéro du jour que j’ai sous les yeux, c’est en page 8), une série d’articles brefs évoque les programmes télévisés de la soirée. La plus grande photo et le plus grand article de cette page concernent un téléfilm avec Eddy Mitchell, intitulé La tête haute. Le second article le plus important concerne un documentaire consacré à Christian Estrosi, maire de Nice et ministre de l’Industrie. Ces deux programmes sont diffusés sur la chaîne Direct 8, l’un en première partie de soirée et l’autre en seconde partie de soirée.
Deux pages plus tard, on trouve le programme proprement dit. Il contient, à un premier niveau, TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte et Direct 8. Il y a un intrus dans cette liste, qui est Direct 8, la seule de ces chaînes qui ne soit diffusée de manière analogique. Il y a aussi une absence notable, celle de Canal+.
À un second niveau sont regroupées toutes les autres chaînes de la TNT : W9, TMC, NT1, NRJ12, LCP, France 4, BFM TV, I Télé, Virgin 17 et Gulli. Si l’on est attentif, on remarquera qu’il manque une chaîne importante de la TNT, France Ô, la chaîne (nationale) des collectivités d’outre-mer.

direct8_1

Sur la gauche, se trouve une publicité au format dit «skyscraper» (gratte-ciel) qui nous annonce une émission consacrée à Christian Estrosi. Pour séparer la rangée des chaînes analogiques et de Direct 8 de la rangée des chaînes de la TNT, on peut lire trois encarts qui entendent sélectionner pour nous les meilleurs programmes du soir. Le premier est un documentaire intitulé La folle histoire du disco, diffusé sur France 3. Direct Soir donne à ce programme deux étoiles (sur trois) correspondant à la mention «Très bien». Le second programme s’intitule Les Report-Terre, diffusé par France 5, dont le résumé est : Dix jeunes reporters présentent leur travail à un expert et un invité, ce soir la chanteuse Anaïs. Mention : deux étoiles aussi. Enfin, la troisième sélection est le téléfilm La tête haute, avec Eddy Mitchell, sur Direct 8, que nous avions rencontré trois pages plus tôt. Ce téléfilm bénéficie de trois étoiles, correspondant à la mention «À voir absolument». Je n’ai trouvé qu’une critique de ce téléfilm sur Internet, celle du programme télé de Orange qui résume les choses ainsi : «Un honnête téléfilm qui permet de retrouver le très sympathique Eddy Mitchell».

Pourtant, en ce 7 juillet 2009, l’évènement télévisuel devrait être ailleurs, puisque pas moins de six chaînes (France 4, W9, NRJ12, Virgin 17, BFM et iTélé) diffusent un même programme, à savoir la retransmission en direct du concert-hommage rendu à Michael Jackson au Staple Theatre de Los Angeles. De plus, TF1, qui préfère diffuser en première partie de soirée la série policière Les Experts: Miami (30 à 40% de parts d’audience !), diffusera en seconde partie de soirée un ancien concert de Michael Jackson, la tournée Dangerous.

selectiondirectsoir

Cette programmation, vraisemblablement décidée en urgence (la famille Jackson a annoncé la cérémonie et la gratuité des droits de retransmission avant-hier), a semble-t-il pris de court Direct Soir qui n’a actualisé que la grille de la chaine W9 mais semble ignorer que cinq autres chaines vont diffuser le même programme.
Pourtant, en page 3, «l’homme du jour» était bel et bien Michael Jackson (la cérémonie est évoquée mais pas le moment de sa retransmission). En page 8, on apprend qu’un hommage sera rendu au même par Jean-Marc Morandini, sur Direct 8, à 18h50. En page 14, enfin, on nous annonce la programmation par Arte d’une émission consacrée notamment à Michael Jackson (dont le portrait est opposé à celui de Prince) et qui sera diffusée… le 4 août.

Tout en bas de chacune des deux pages du programme, un petit encart nous signale les «coups de cœur» de demain : Le Jardin des plantes, un téléfilm avec Claude Rich, et Sixième classique, un téléfilm avec Line Renaud. L’un et l’autre de ces «coups de cœur» sont diffusés sur la chaine Direct 8.

On remarque donc que la chaîne Direct 8 est nettement favorisée par ce programme télé, et ça se passe de la même manière tous les jours : un vague téléfilm avec Jean Carmet devient «un des derniers films de Jean Carmet, très émouvant» (à voir absolument) ; Les films de Max Pécas, comme Deux enfoirés à St Tropez, sont qualifés de «brillante satire sociale» ; Les films que Darry Cowl, Daniel Prévost, Jean Lefevre, Michel Galabru et bien d’autres ont manifestement accepté de tourner pour payer leurs impôts deviennent ici «désopilants», «hilarants», «émouvants», etc. Le pire comique troupier devient une «brillante fable antimilitariste».
Enfin quoi que l’on fasse, ce sera toujours bien, le film de Direct 8 sera invariablement «à voir absolument».

selectiondirectsoir_1

Tout est fait en revanche pour minimiser les programmes des autres chaînes. Les émissions les plus regardées (Dr House, Lost, etc.) sont mentionnées de la manière la plus discrète. Par contre la sélection contient toujours des programmes de chaînes concurrentes à Direct Soir, mais peu enthousiasmants, ce seront souvent des documentaires-déprime, du genre que l’on se dit qu’on devrait regarder par devoir, puisque leur sujet est important, mais pas par plaisir, et donc que l’on ne regardera finalement pas et que l’on se sentira coupable de ne pas avoir regardé : l’avortement dans une république ex-soviétique, les autistes, les catastrophes sanitaires en Chine, etc.
Entre un déprimant documentaire sur Pol Pot noté «deux étoiles» et Arrête de ramer, t’attaques la falaise (trois étoiles), «désopilante relecture d’un classique de la littérature» (j’imagine ce qui serait dit), avec Michel Galabru et Bernadette Lafont, qu’est-ce qu’on choisit ?
Évidemment, Direct Soir et Direct 8 sont liés : le journal et la chaîne appartiennent tous deux à Vincent Bolloré, PDG de Havas, dirigeant de la SFP (production télévisuelle), de Médiamétrie (mesure d’audience audiovisuelle) et de CSA (un des principaux instituts de sondage), milliardaire de la communication, donc, mais aussi personnage considérable en Afrique de l’ouest dont il contrôle une partie des transports ferroviaires et maritimes.
Le groupe Bolloré publie par ailleurs le journal Direct Matin, en association avec le groupe Le Monde (qui ne se vante pas d’imprimer et de publier un «gratuit»), journal dont le contenu est un peu différent de celui de Direct Soir. Le programme télé est le même (sauf que Canal+ n’est pas oublié) et les sélections du soir aussi, mais il n’y a en revanche aucun système de notation étoilée.

michael_jackson_dans_mon_scannerCe soir, certaines personnes seront rentrées chez elles en se disant (puisque Direct Soir, qui paraît l’après-midi, est la dernière chose qu’ils aient lu sur leur trajet) qu’elles ont le choix entre un documentaire au sujet pas clair sur France 5 (bof), un documentaire sur l’histoire de la musique disco (bof, déjà vu quelque chose du genre il n’y a pas longtemps) et pour finir, un émouvant téléfilm avec Eddy Mitchell.
Et le lendemain, ils se feront raconter par le premier collègue rencontré un épisode de la série Les Experts ou de Desperate Housewives, et ils pesteront contre eux-mêmes d’avoir oublié que c’est le mardi que ces séries passent… Et pire, à la cantine, tous leurs autres collègues ne parleront que d’une chose : la cérémonie d’hommage à Michael Jackson, moment planétaire dont on s’attend à ce qu’il soit le programme le plus regardé de toute l’histoire de la télévision.
Seuls les plus courageux oseront avouer à ce moment là qu’ils se sont assoupis devant un médiocre tire-larme avec Eddy Mitchell.

Bon, sur ce, je file regarder la retransmission de l’hommage au «roi de la pop», histoire de voir si je vibre avec trois milliards d’êtres humains et, le cas échant, de vérifier quel effet ça fait.

  1. Pour l’été en revanche, les couvertures de Direct Soir ne montrent pas des personnalités mais des faits de société : la Japan expo, l’astrologie, Twitter. []
  1. 21 Responses to “Le programme télé de Direct Soir”

  2. By Bishop on Juil 8, 2009

    euhh…merci de l’écœurement? On est heureux d’être dans un autre pays dans ces moments là…

  3. By Stéphane Deschamps on Juil 8, 2009

    Dis donc, tu as une poupée-mannequin de Michael Jackson, toi ? :)

  4. By Jean-no on Juil 8, 2009

    Oui, mes enfants ont ça ! Il chante d’ailleurs mais on ne sait pas quoi parce qu’on ne doit pas avoir la bonne pile

  5. By melanie on Juil 8, 2009

    le pire c’était le pub pour l’émission Préusmé Innocent présentée par Morandini et créditée de 3 étoiles… Désolé, mais dans ce type de programme le must est (et restera encore longtemps à mon avis) faites entrer l’accusé.

  6. By Tom Roud on Juil 8, 2009

    En tous cas, les rédacteurs de ce programme TV doivent bien se marrer, parce que qualifier les fils de Max Pécas de « satire sociale » (peut-être voulaient-ils dire satyre ?)…

  7. By Jean-no on Juil 8, 2009

    @Tom Roud : l’argumentaire de vente de Direct 8 est souvent assez comique, on dirait un concours dont le sujet serait de trouver les arguments élogieux les plus éloignés de toute réalité

  8. By Stéphane Deschamps on Juil 8, 2009

    … ou alors ils écoutent Bénabar pour la satire sociale dans les films comiques, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%AEner_(chanson)

  9. By Fabien on Juil 8, 2009

    Que la chaîne tévé du fils Boloré soit favorisée par le journal papier de Bolloré, c’est une habitude peu étonnante. Et en matière de loisirs, cela ne me choque pas particulièrement. On n’est pas plus obligé de se fier à ses avis qu’à ceux de Télérama qui de temps à autres ignorera un film génial tout simplement parce que la critique est soumise à l’office français du fil chrétien. La comparaison tient la route, ce me semble.
    Ce qui est plus choquant, c’est l’omniprésence de Morandini, qui le matin fait sa pub sur une radio, le soir sur du papier, passe à la télé avant la première partie de soirée (et aussi de temps à autres dans la soirée pour son émission de faits-divers) et parle du monde de la télé (et de la politique aussi !).
    Par ailleurs, le fait de ne pas parler des obsèques de MJ peut se justifier par la présentation de deux programmes de prime-time. C’eût en effet été plus critiquable en cas de programmes de 2e partie, et d’ignorance de TF1 (qui repassait un concert de 1992).
    Mais ignorer les programmes de TF1 « malgré l’audience » n’a rien de répréhensible en soi. C’est peut-être « à cause de l’audience ».
    Quant à dire que Direct8 est la seule chaîne de la TNT, c’est faux ! France5, dont le programme de 20h45 est présenté, est à cette heure là uniquement disponible en numérique (TNT, câble, satellite). L’anomalie est donc « l’oubli » (sans doute volontaire) de Canal+.
    Manifestement, vous n’avez jamais travaillé ni en agence de presse TV, ni en magazine TV, ce qui a été mon cas lorsqu’il existait encore plusieurs agences de presse et beaucoup moins de journaux.

  10. By Jean-no on Juil 8, 2009

    France 5 est une chaine hertzienne à certaines heures et une chaine de la TNT à d’autres, mais Direct 8 n’est jamais autre chose qu’une chaine de la TNT. Je ne dénie pas à Bolloré de faire de la pub pour Bolloré, mais la pratique me rappelle les plombiers qui distribuent des calendriers de « numéros importants » : police, pompiers, qu’ils associent à des numéros moins officiels, qui sont justement les leurs : plomberie, chauffage, électricité, dépannage,… Ce n’est pas illégal mais il s’agit de « hacker » un peu le sens de la hiérarchie des gens.
    Pour Télérama, je ne comparerais pas. D’une part ce journal appartient à présent au Monde et n’a à ma connaissance plus de lien avec l’office catholique du cinéma ou chrétiens médias (si ces institutions existent toujours !), mais surtout, il n’y avait pas de conflit d’intérêt : Télérama était ou est soumis à un certain diktat catholique (revendiqué) mais il s’agit d’idéologie, pas de finance. Prétendre qu’un film est bon parce qu’il correspond à votre morale n’est pas la même chose que de prétendre qu’un film est bon parce que votre patron possède la chaine qui le diffuse.
    Je n’ai effectivement jamais travaillé pour la presse TV, du coup je m’autorise à garder ma candeur et à trouver que les scandales sont scandaleux ou comiques :-)

  11. By Fabien on Juil 8, 2009

    Je sais pertinemment que France5 jouit d’une double diffusion. Mais le programme présenté est celui de 20h35, donc uniquement en numérique, avec une audience aussi confidentielle que celle de Direct8 (toujours inférieure à celle de Arte, sauf les jours où PPDA est sur Arte à cette heure). Les téléspectateurs ne sont pas habitués à regarder, et Médiamétrie ne tient pas compte du câble et du satellite au quotidien, ce qui fausse aussi la donne.
    Lorsque je fais la comparaison avec Télérama, je sais bien que je parle d’idéologie. Mais du coup dans la présentation des programmes on peut se retrouver avec des absurdités. C’était bien, par exemple, Le Monde (le quotidien, pas le supplément TV) qui avait fait sa Une sur le Loft ! Télérama, pour sa part, avec ses chastes yeux, ne regardait pas.
    En revanche, lorsque des intérêts (idéologiques ou financiers) liés à l’Eglise se retrouvent dans les programmes tévé, on y a droit.
    Quant aux nanars comme ceux de Max Pecas, il peut arriver que Télérama leur fasse un compliment pour une touche de mise en valeur de l’époque, ce dont je me suis rendu compte du temps où ils publiaient leur guide papier annuel des films susceptibles d’être diffusés sur le câble et le satellite.
    On trouve des films des années 70 avec une cote que l’on n’imaginerait pas de la part d’un tel organe. Et que je ne voyais pas lorsque, du temps où l’ACP-Tél (branche télé de l’Agence centrale de presse de feu Gaston Defferre) bougeait encore. Pourtant, ces programmes existaient déjà sur le câble, qui avait environ trois à cinq fois moins de chaînes sur la région parisienne, selon les bouquets (maintenant, le « choix », c’est le Numericable du demi-frère Sarkozy pour 95 % des abonnés), comme je l’avais publié ici :
    http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/06/quand-la-famill.html
    reprenant largement le sujet d’une consœur, qui elle-même avait repris mon sujet sur Sarkozy l’Américain (le vrai, par le président).

  12. By Jean-no on Juil 8, 2009

    Pour être très précis, les programmes montrés commencent l’après-midi, il y a par exemple l’émission hertzienne « C dans l’air ».
    Sur Télérama : je les ai déjà vu dire du bien de « Le chaud Lapin » et de « Pleure pas la bouche pleine » mais malgré les titres putassiers, c’est du Pascal Thomas, pas du Max Pécas. Bon je dois admettre que je ne lis plus Télérama depuis longtemps, j’aurais du mal à en parler mais, si conflits d’intérêts il y a, ils sont en tout cas moins grossiers et moins pathétiques que chez Direct Soir. Je vais aller lire votre article.

  13. By Fabien on Juil 8, 2009

    Autant il m’arrive de regarder Direct8 (Valérie Trierweiler, entre autres), autant le journal fait partie des choses que, par curiosité journalistique, je scrute à la sortie, puis je laisse tomber si je ne l’estime pas digne d’intérêt. Ce qui a été le cas TRES vite pour ce journal-là.
    Je ne me souviens donc même pas comment étaient faites les pages tévé, ni de leur nombre, ni de leur emplacement.
    Concernant les deux films de Thomas, ils ont chacun un T dans l’édition 2004 du Guide du cinéma chez soi (je ne sache pas qu’un autre soit sorti depuis, le 2002 ayant déjà été annoncé comme le dernier par Télérama). Si je ne lis l’hebdo que très occasionnellement, cet ouvrage a toujours été pour moi une référence de la pensée du journal, et de son évolution, qui parfois casse certains films des années cinquante, pourtant inoubliables.
    Le Chaud Lapin vaut surtout pour son « esprit de dérision » (le rédacteur avait sans doute fumé la moquette, ou ne connaît pas Bernard Menez et son aspect répétitifpétitifpétitif) et Pleure pas… est « Finement observé, joliment écrit, servi par d’excellents comédiens (dont certains sont amateurs) », écrivait Aurélien Ferenczi, qui avait déjà une dizaine d’années de maison et est présentement rédacteur en chef adjoint.
    Les choix révèlent parfois des surprises…

  14. By Jean-no on Juil 9, 2009

    Bernard Menez n’est pas l’acteur du siècle mais chez Pascal Thomas il est parfaitement employé. Je me rappelle d’une critique qui m’avait scandalisé dans Télérama, celle des Blues Brothers, trainé dans la boue par l’hebdo puis distingué d’un « T » lors d’une rediffusion deux semaines plus tard (c’était à l’époque de la Cinq) : le critique révisait son opinion en revoyant le film et en écoutant autour de lui. Je ne sais pas pourquoi cet aveu m’avait scandalisé : au fond, changer d’avis est plutôt une bonne chose.

  15. By Fabien on Juil 9, 2009

    Les MIB ont deux T et sont « à voir et à revoir ». En revanche, la version de 1998 ne mérite rien, of course. Très rares sont les suites ou remakes salués.

    Quant à Menez, un acteur nanar est comme un film nanar ou un metteur en scène nanar. Il y a toujours du pour et du contre. Dans un autre genre, on peut (comme moi) être un fan de Mocky et ne pas adhérer à quelques-uns de ses films, devant lesquels on s’emm… comme devant d’autres.

    Question aussi de feeling.

  16. By Jean-no on Juil 9, 2009

    Mocky, il y a des hauts et des bas, c’est sûr. Pour MIB, on parle bien de l’histoire d’extra-terrestres (il y a eu d’autres films de ce titre, que je n’ai pas vus). J’avoue que je tiens le premier (1997) pour un chef d’oeuvre et le second (2002) pour un bégaiement inutile et sans grâce. Bon, j’ai grandi avec Télérama, j’appartiens sociologiquement à la bourgeoisie chrétienne de gauche, père cadre, etc. : je dois penser à peu près comme Télérama que je le veuille ou pas :-)

  17. By Fabien on Juil 9, 2009

    Que nenni… par « MIB » je ne parlais pas des banlieues, mais des Men in black des Blues brothers ! c’était une réponse au mesage précédent.

  18. By Jean-no on Juil 9, 2009

    Ah, au temps pour moi. Content de voir que les Blues Brothers ont progressé dans Télérama (devenu nettement plus indulgent avec le temps). Ceci dit le second Blues Brothers ne fonctionne effectivement pas très bien, surtout quand on le compare au premier.
    Mocky, il y a toujours quelque chose à mon avis mais pour être honnête le plus récent que j’ai vu commence à remonter loin, ça doit être « Le Miraculé ». Je ne me lasse pas en tout cas de « La grande lessive », de « l’ibis rouge » et du « drôle de paroissien ».

  19. By Antoine Bablin on Juil 9, 2009

    Ville à vendre !! avec Maillant, c’est mon préféré ^^

  20. By Fabien on Juil 9, 2009

    N’importe quoi, avec la Maillan, était bien ou génial… Elle était vraiment trop forte, cette femme. Je ne l’ai vue qu’une fois sur scène, et je le regrette…

  21. By Fabien on Juil 9, 2009

    @Jean-no,
    je n’avais pas vu le msg chez moi… noyé parmi tant d’autres.

    hélas, comme je l’indiquais, la bible papier de Télérama a cessé de paraître avec l’édition 2004.

    Le Miraculé, oui, bien sûr. Comme toutes les collaborations avec Serrault… hélas une était en préparation lorsque ce dernier est mort.

    A propos de paroissien, la 3500e note de mon blogue portait dessus, hier :
    http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/07/deux-droles-de-paroissiens.html
    curieuse coïncidence, alors que ma moyenne, depuis la création de mon blogue, est de 3,68 notes, de zéro à douze par jour (une seule fois douze en période électorale, moins de dix fois zéro en plus de 950 jours d’existence).

  22. By Programme TV on Jan 25, 2010

    Autant il m’arrive de regarder Direct8 (Valérie Trierweiler, entre autres), autant le journal fait partie des choses que, par curiosité journalistique, je scrute à la sortie, puis je laisse tomber si je ne l’estime pas digne d’intérêt. Ce qui a été le cas TRES vite pour ce journal-là.

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