mars 2012

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Ça fait un moment déjà que le temps s’est radouci et que j’ai recommencé à travailler au jardin. Aujourd’hui, il faisait si doux que j’ai pu mettre les draps à sécher dehors et j’ai nettoyé une partie des carrés pour y semer des fleurs de jachère car cette année, comme je vais passer l’été en Croatie, je ne ferais pas de potager. En bêchant, j’ai trouvé quelques pommes de terre nouvelles et, plus surprenant, des salsifis ! J’avais semé des graines l’an dernier sans trop y croire et effectivement, ça n’avait rien donné. Je ne peux pas vraiment crier victoire car ma récolte était maigre (une dizaine de salsifis) mais c’est toujours ça de pris. J’ai fait une sorte de potée rustique avec le chou cabus planté à l’automne, les pommes de terre et les salsifis du jardin auxquels j’ai ajouté quelques carottes et des saucisses fumées. C’était très bon.

120318BrunchHarengBaltique

Ceci n’est pas vraiment une recette, juste un truc pour accommoder les rollmops, encore un classique de nos brunch dominicaux, que nous appelons un peu pompeusement hareng de la Baltique. Cette formulation nous viens du café Beaubourg où nous trainions parfois lorsque nous étions encore étudiants (ce qui date sérieusement). Ça devait être un des seuls trucs à manger pas trop cher  : un simple rollmops servi avec une crème fraiche citronnée et peut-être (mais je n’en suis pas certaine) un bout de salade ou un cornichon. Chez nous, on le sert avec une crème fraiche ou du yaourt à la grec acidifiés avec du citron ou parfois même du vinaigre, assaisonné avec sel et poivre, éventuellement quelques herbes hachées (aneth, ciboulette ou persil, en fonction de ce que j’ai sous la main). Il m’arrive également d’ajouter à la préparation un peu de moutarde. Si je suis courageuse, je fais une crème fouettée, comme c’est le cas ci-dessus. Le plat est complété par un assortiment de crudités variés : ci-dessus, de l’avocat, un radis et des légumes râpés (carottes, chou rouge et céleri rave) mais on peut mettre tout ce qu’on veut.

120704HarengBaltiqueEnfants

Une version plus estivale préparée par les enfants en juillet avec mesclun, cornichons, tomates, carottes, et crème fraiche vinaigrée.

Ingrédients
Pour une douzaine de pains :
200 ml de crème fleurette
ou crème de soja*
75 ml d’eau
1 cc de sel
2 cs de sucre
400 g de farine
la moitié d’un cube de levure de boulangerie ou un sachet de levure déshydratée

Préparation
Si vous avez une machine à pain, mettre les ingrédients dans l’ordre indiqué et lancer un programme pâte levée. Sinon, mélanger dans un bol la levure avec un tout petit peu de la farine, le sucre et un peu d’eau et dans un saladier le gros de la farine avec le sel. Faire un puit, y verser le mélange de levure. Travailler en ajoutant petit à petit le restant de l’eau puis la crème. La pâte obtenue est souple, brillante d’aspect et se travaille facilement. La laisser lever pendant une bonne heure, de préférence près d’une source de chaleur. Une fois la pâte levée, la travailler brièvement puis l’étaler sur un plan légèrement fariné. Piquer régulièrement toute la surface de sorte à ce que les trous traversent bien la pâte. Découper des carrés réguliers ou des ronds avec un bol. Faire chauffer une poêle (ou deux si on veut aller plus vite) sans matière ou alors juste, si la poêle risque de s’abîmer, un peu d’huile qu’on étalera avec un pinceau ou un essuie-tout et dont on enlèvera  le surplus. Une fois la poêle très chaude, baisser le feu et faire cuire les pains comme des crêpes, quelques minutes sur chaque face : ils doivent gonfler à la cuisson. On peut les consommer tièdes ou, une fois refroidis,  les conserver quelques jours au réfrigérateur, empilés dans une boite ou un sachet plastique. On peut également les surgeler. Ils font de très bons pains à sandwiches.

* info intéressante pour ceux qui ne consomment pas de produits laitiers, une lectrice a fait l’essai avec de la crème de soja et m’a gentiment signalé que ça marchait bien même si la pâte était plus collante et qu’il lui avait fallu rajouter pas mal de farine pour pouvoir la travailler… Je connais mal les produits du soja mais peut-être qu’une autre solution pourrait être de diminuer la quantité d’eau. Du coup, j’ai envie d’essayer à l’occasion, pour voir si je peux trouver une astuce.

Le Coleslaw est une salade de chou américaine, souvent imbibée de mayonnaise… En voici une version hérétique avec une sauce à l’avocat et au yaourt en remplacement de la mayonnaise que je n’apprécie qu’à petite dose. On peut bien évidemment varier les légumes. Ce Coleslaw se consomme en salade mais peut également servir de garniture de sandwich en association avec d’autres aliments : il se marie bien avec du poisson fumé ou du gouda.

Ingrédients
1/8 céleri rave
1/2 chou rave
1/8 chou rouge
2 petites carottes
1/2 pomme verte
une poignée de raisins secs
le jus d’un demi citron
On peut aussi utiliser :
du chou blanc, du chou de Pontoise, du chou chinois, du radis blanc ou, plus corsés, du radis noir, de la betterave crue, des oignons rouges, etc.
Pour la sauce :
un jaune d’œuf
1 cs de moutarde aigre-douce
1 cc de moutarde à l’ancienne
un petit avocat
un yaourt à la grecque

Préparation
Laver et éplucher les légumes. Râper les carottes, le céleri et le chou rave. Trancher très finement les tronçons de chou rouge et de pomme (conserver la peau). Il ne faut surtout pas avoir de gros morceaux. Mélanger dans un saladier avec les raisins secs et le jus de citron. Réduire l’avocat en purée. Préparer la sauce comme une mayonnaise en mettant dans un bol le jaune d’œuf et la moutarde  puis battre en incorporant petit à petit la purée d’avocat. Ajouter ensuite le yaourt mais à la fourchette cette fois et délicatement pour que la sauce conserve sa texture épaisse. Lorsqu’elle est homogène, mélanger à la salade et laisser macérer quelques heures, si possible, au réfrigérateur avant de consommer.


J’ai profité du beau temps et du fait que ma grande soit en vacances à la maison, pour faire découvrir à mes filles  ce coin des bords de Seine où je suis allée l’autre jour avec Daphné. Une zone piétonne entre Herblay et Conflans où les terres inondables sont recouvertes d’une végétations sauvage complètement exubérante. Nous avons parcouru au moins sept ou huit kilomètres à pieds pour arriver là puis nous sommes remontées vers la gare d’Herblay pour prendre le train et rentrer manger un morceau avant de repartir au théâtre. Une belle journée.
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Ce n’est pas que je ne fasse que des salades, ces derniers temps, mais je travaille beaucoup aussi je cuisine peu de nouveaux plats. En revanche, je me suis aperçue que j’avais mis peu de salades sur ce blog alors que j’en compose souvent… Mais je fais la plupart du temps avec les moyens du bord et il est bien rare que je mette deux fois la même chose dedans, même si par période, on retrouve un peu les mêmes ingrédients, en fonction des étales du marché. Pour aujourd’hui, nous nous sommes accordés le luxe de quelques coquilles Saint Jacques avant le retour de vacances des enfants. Je les adore mais elles sont trop chères pour que j’en achète souvent aussi je n’ai pas tant l’habitude de les cuisiner et, par peur de me rater ce qui serait dommage, je ne m’aventure jamais à les faire autrement que poêlées. Si quelqu’un connait d’autres inratables à base de Saint Jacques, je suis preneuse.

Ingrédients
Pour 4 personnes
le cœur d’une laitue
8 coquilles Saint Jacques
un peu d’huile d’olive
le jus d’un citron (ici, citron vert)
une pincée de sel
+ crudité (en fonction du moment)
ici, j’ai utilisé :
un demi pamplemousse
un tronçon de radis blanc
quelques radis roses
un petit avocat
une demi pomme verte

Préparation
Laver et essorer la salade et les crudités, qui peuvent varier, l’idée étant de ne pas trop charger la salade pour laisser la part belle aux Saint Jacques. C’est pourquoi je coupe généralement les crudités en très fines tranches et et je ne me suis laissée aller à mettre des radis roses aujourd’hui que parce qu’en début de saison, ils sont très frais et pas du tout piquants. Faire poêler les Saint Jacques dans très peu d’huile, deux minutes sur chaque face environ en prenant garde de bien les saisir au début. Assaisonner avec une petite vinaigrette toute simple à l’huile d’olive et au citron.