L’origine du Monde

Œuvres : L‘Origine du monde, par Gustave Courbet ; Aktionhose: Genitalpanik (1969-2001), de Valie Export ; ainsi que trois autres œuvres, par Louise Bourgeois, Rosemarie Trockel et Annette Messager. Enfin, une photographie de la performance de Deborah de Robertis, organisatrice de l’action, qui s’était battue pour être présente dans l’exposition, a été dégradée.
Date : le 6 mai 2024
Lieu : Centre Pompidou-Metz (exposition Lacan).
Action : Inscription au tube de peinture rouge de la formule Me Too sur quatre des œuvres, et vol d’une broderie d’Annette Messager.
Perpétratrices : au moins quatre femmes « parlant au nom de jeunes femmes artistes de tous domaines », menées par l’artiste franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis, qui a dérobé la broderie d’Annette Messager. L’action a été baptisée On ne sépare pas la femme de l’artiste.
Motivation : Activisme artistique et féministe. Dans un message précédant l’action, l’artiste avait expliqué vouloir s’en prendre au pouvoir sexuel dans le monde de l’art. Deborah de Robertis a par ailleurs publié une vidéo mettant en scène le commissaire d’exposition B. Marcadé, qui a visiblement été son amant, et publié un post de blog où elle s’adresse nommément à un certain nombre d’hommes qu’elle a fréquentés.
Précédents : De nombreux artistes, notamment des femmes, ont proposé des pastiches, détournements ou performances liées à ce tableau. C’est le cas d’Orlan avec L’Origine de la guerre (qui montre un entrejambe masculin, sexe en érection) ; de la version épilée de Clémentine Mélois ; et enfin de Deborah De Robertis, qui en 2014 s’était assise face au tableau, jambes écartées.
Citations : « Ce qui était permis autrefois, maintenant les jeunes gens n’en veulent plus (…) Deborah de Robertis est une grande artiste qui nous interroge, nous interpelle, nous dérange » (selon son avocate)
« Si l’un de vous avait voulu réellement, honnêtement, soutenir une artiste, alors pourquoi ne pas le faire sans abuser sexuellement de votre pouvoir ? » (Deborah de Robertis)
Suites : le tableau de Courbet était protégé par une vitre et n’a pas été endommagé. Le statut des autres œuvres n’est pas connu. Deux personnes ont été arrêtées et interrogées par la police.

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