Une peinture rupestre

Œuvre : une peinture rupestre, représentant la trompe d’un mammouth
Date : 24 juillet 1952
Lieu : Grotte de Pech-Merle, dans le Lot.
Action : effaçage sur trois centimètres d’un dessin datant du paléolithique
Perpétrateur : André Breton
Revendication : Breton ne croyait pas ce dessin authentique et a traité de faussaire le député Bessac (dont l’épouse était concessionnaire de la grotte).
Suites : Malgré la mobilisation d’écrivains (Camus, Gracq, Levi-Strauss, Mac Orlan, Malraux, Mauriac…) et le soutien de la revue Arts et de Paul Rivet, directeur du Musée de l’Homme, André Breton a dû comparaître le 13 novembre 1953 devant le tribunal correctionnel de Cahors, où il a écopé d’une amende de 25002 francs.
Citation : « Bien sûr, il était défendu d’y toucher, mais l’atmosphère de foire qui entoure la grotte, avec vente de cartes postales, tronc pour le pourboire du guide, buvette à la surface, ne prédispose pas à un état de recueillement. Bessac vend de l’art. Breton est un artiste. Son geste ? Il n’y a pas de quoi fouetter un mammouth. Ne suivez pas le guide et relaxez mon client » (maître Mercadier, défenseur d’André Breton)

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