20 mars 2010

You are currently browsing the daily archive for 20 mars 2010.

Steve Jobs, qui refuse l’implémentation du player Flash sur iPhone, lui oppose le standard HTML5, qui a l’avantage d’avoir été développé en toute transparence par le consortium W3 et de ne réclamer aucun logiciel particulier. De plus, les sources des programmes réalisés en HTML5 sont directement accessibles, il est donc possible de se former en consultant le code d’autres développeurs.

Comme tous les standards des navigateurs, son défaut est d’être tributaire de la bonne volonté des éditeurs de navigateurs web : si Firefox ou Microsoft n’intègre pas une fonction HTML5, l’usage de celle-ci sera problématique. L’avantage d’environnements tels que le lecteur Flash ou la machine virtuelle Java est (en théorie) de protéger le développeur contre la diversité des implémentations du langage qu’il utilise.

Cette faiblesse est aussi une force : le développeur Flash est tributaire de seule la politique d’Adobe (qui peut décider subitement de reprendre son langage de programmation à zéro ou de ne plus assurer certaines rétro-compatiblités, par exemple), tandis que le développeur HTML5 peut suivre sans mauvaises surprises l’évolution du langage.
Autre différence : HTML5 n’a pas (encore ?) d’outil d’authoring associé, contrairement à Flash qui est aussi un outil d’animation puissant et agréable à manipuler (ce qui semble laisser assez froids les gens d’Adobe, non ?).

Reste que les exemples d’HTML 5 qui commencent à apparaître ici ou là laissent à penser que cet environnement de développement est puissant et rapide, les standards du web quittent l’ère du bricolage.
Quelques exemples pointés par Benoît sur son blog : http://jaiunblog.com/2573/html-5/