{"id":433,"date":"2014-09-30T13:40:14","date_gmt":"2014-09-30T12:40:14","guid":{"rendered":"http:\/\/hyperbate.fr\/mort\/?p=433"},"modified":"2014-09-30T15:04:48","modified_gmt":"2014-09-30T14:04:48","slug":"433","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/2014\/09\/30\/433\/","title":{"rendered":"La conservation des morts (Ravage)"},"content":{"rendered":"<p>Dans son c\u00e9l\u00e8bre roman <a href=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/?p=6219\" target=\"_blank\"><em>Ravage<\/em><\/a> (1943), Ren\u00e9 Barjavel a imagin\u00e9\u00a0un futur o\u00f9 les gens conserveraient leurs d\u00e9funts, comme un petit mus\u00e9e de cire personnel.<br \/>\n\u00c0 rapprocher de la pratique de mise-en-sc\u00e8ne des corps des d\u00e9funts <a title=\"Fun\u00e9railles en pr\u00e9sence du d\u00e9funt\" href=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/2014\/09\/30\/funerailles-en-presence-du-defunt\/\">\u00e9voqu\u00e9e dans un article pr\u00e9c\u00e9dent<\/a>.<\/p>\n<blockquote><p>Les progr\u00e8s de la technique avaient permis d\u2019abandonner\u00a0cette affreuse coutume qui consistait \u00e0 enterrer les morts et \u00e0 les\u00a0abandonner \u00e0 la pourriture. Tout appartement confortable comprenait, outre la salle de\u00a0bains, l\u2019assimilateur d\u2019ordures, le chauffage urbain, les tapis\u00a0absorbants, les plafonds lumineux et les murs insonores, une pi\u00e8ce\u00a0qu\u2019on appelait le Conservatoire. Elle \u00e9tait constitu\u00e9e par de doubles\u00a0parois de verre entre lesquelles le vide avait \u00e9t\u00e9 fait. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de cette pi\u00e8ce r\u00e9gnait un froid de moins trente degr\u00e9s. Les familles y conservaient leurs morts, rev\u00eatus de leurs habits pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, install\u00e9s, debout ou assis, dans des attitudes famili\u00e8res que le froid perp\u00e9tuait. Les premiers Conservatoires avaient \u00e9t\u00e9 construits vers l\u2019an 2000.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-457\" src=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/files\/2014\/09\/ravage.jpg\" alt=\"ravage\" width=\"180\" height=\"298\" \/><\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>La plupart d\u2019entre eux contenaient d\u00e9j\u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations. Les petits-enfants de l\u2019an 2050 devaient \u00e0 cette invention de conna\u00eetre leurs arri\u00e8re-grands-p\u00e8res. Le culte de la famille y gagnait.\u00a0L\u2019autorit\u00e9 d\u2019un p\u00e8re ne disparaissait plus avec lui. On ne pouvait plus escamoter le d\u00e9funt d\u00e8s son dernier soupir. D\u2019un index tendu pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, il continuait \u00e0 montrer \u00e0 ses enfants le droit chemin. Des artistes sp\u00e9cialistes se chargeaient de donner aux tr\u00e9pass\u00e9s toutes les apparences de la vie, et aux Conservatoires un air familier de pi\u00e8ces habit\u00e9es. Apr\u00e8s avoir fait la premi\u00e8re mise en sc\u00e8ne, ils venaient chaque semaine en v\u00e9rifier l\u2019installation, raviver, \u00e0 l\u2019aide de fards sp\u00e9ciaux, les couleurs des personnages, et faire dispara\u00eetre, \u00e0 l\u2019aspirateur, la poussi\u00e8re des v\u00eatements et des d\u00e9cors.\u00a0Les familles payaient, pour ces soins, un petit tant-par-mois \u00e0 la C.P.D. (Compagnie de Pr\u00e9servation des D\u00e9funts). En g\u00e9n\u00e9ral, le Conservatoire occupait dans l\u2019appartement une situation centrale. Chacun de ses murs de verre s\u2019ouvrait sur une pi\u00e8ce diff\u00e9rente. Les jours de r\u00e9ception, la ma\u00eetresse de maison mettait une fleur \u00e0 la boutonni\u00e8re de grand-p\u00e8re, redressait sa moustache. Les morts prenaient part \u00e0 la r\u00e9union. Les invit\u00e9s leur adressaient en arrivant un salut courtois, f\u00e9licitaient leurs enfants de leur bonne mine.<\/p><\/blockquote>\n<p>On voit que les d\u00e9funts \u00ab\u00a0conserv\u00e9s\u00a0\u00bb sont eux-m\u00eames une autorit\u00e9 morale qui veille sur les m\u0153urs des vivants :<\/p>\n<blockquote><p>\u00c0 la salle \u00e0 manger, la table leur faisait face. Le ma\u00eetre de maison rompait le pain apr\u00e8s le leur avoir pr\u00e9sent\u00e9. Les fumets des plats montaient vers leurs nez de glace. Quand Monsieur allait retrouver Madame dans sa chambre, il prenait soin de tirer le rideau sur le mur de verre, pour ne pas choquer grand-maman. La pr\u00e9sence continuelle des d\u00e9funts donnait \u00e0 la vie intime des m\u00e9nages une tenue et un ton trop souvent inconnus jusqu\u2019alors. Les\u00a0femmes ne tra\u00eenaient plus en robe de chambre jusqu\u2019au d\u00e9jeuner. Les hommes se retenaient de jurer et de casser la vaisselle. Les\u00a0m\u00e9nages qui se seraient laiss\u00e9s aller \u00e0 se disputer, voire \u00e0 se battre devant les enfants, n\u2019osaient le faire sous le regard fixe des\u00a0ascendants.\u00a0Un p\u00e8re honn\u00eate conserv\u00e9 retenait son fils sur la voie de la fripouillerie. Une m\u00e8re vertueuse \u00e9vitait \u00e0 sa fille le p\u00e9ch\u00e9 d\u2019adult\u00e8re. Les femmes les plus dissolues n\u2019osaient recevoir leurs amants chez elles, m\u00eame \u00e0 rideaux tir\u00e9s.<\/p><\/blockquote>\n<p>La pratique pose des probl\u00e8mes juridiques (\u00e0 qui appartiennent les morts ?) mais aussi un probl\u00e8me d&rsquo;encombrement, que certains r\u00e8glent en r\u00e9duisant les corps :<\/p>\n<blockquote><p>Afin d\u2019\u00e9viter les disputes et les proc\u00e8s, une loi avait r\u00e9tabli, dans ce domaine, le droit d\u2019a\u00eenesse. \u00c0 moins d\u2019arrangement \u00e0 l\u2019amiable, l\u2019anc\u00eatre appartenait \u00e0 l\u2019a\u00een\u00e9 des h\u00e9ritiers. L\u2019encombrement qui risquait, au bout de quelques g\u00e9n\u00e9rations, de r\u00e9gner dans les Conservatoires avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu. Les laboratoires de la C.P.D. mettaient la derni\u00e8re main \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 qui devait permettre, par immersion dans un bain de sels chimiques, de r\u00e9duire les d\u00e9funts au vingti\u00e8me, \u00e0 peu pr\u00e8s, de leur taille primitive. Une loi, pr\u00e9c\u00e9dant son application, en interdisait l\u2019usage \u00e0 moins de la quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. On ne pourrait r\u00e9duire que ses a\u00efeuls. Encore certains grands d\u00e9funts \u00e9chapperaient-ils au bain, l\u2019\u00c9tat se r\u00e9servant de les classer comme anc\u00eatres historiques. Un chimiste, qui voyait loin, cherchait un proc\u00e9d\u00e9 de r\u00e9duction plus radical. \u00abNous devons penser \u00e0 nos descendants de l\u2019an 10000, d\u00e9clara-t-il \u00e0 la Radio, si nous voulons parvenir jusqu\u2019\u00e0 eux, jusqu\u2019\u00e0 ceux de l\u2019an 100000, il faut que nous, et nos arri\u00e8re petits-enfants, et nos innombrables descendants, puissions loger dans le minimum de place. \u00bb Il voulait r\u00e9duire les anc\u00eatres \u00e0 un demi-centim\u00e8tre, les aplatir \u00e0 la presse, les glisser dans un \u00e9tui de cellophane, les coller dans un album. \u00ab Plus tard, indiquait-il, d\u2019autres savants feront mieux encore, rassembleront mille g\u00e9n\u00e9rations sur une plaque de microscope. Alors la question de la place ne se posera plus. \u00bb Gr\u00e2ce \u00e0 ces proc\u00e9d\u00e9s, les familles conserveraient, pendant des si\u00e8cles de si\u00e8cles, leurs membres morts parmi leurs membres vivants, les plus proches grandeur nature, les autres s\u2019amenuisant dans le pass\u00e9. \u00c0 cette perspective, les vivants envisageaient la mort d\u2019un oeil plus doux. Le grand \u00e9pouvantement de la pourriture avait disparu. La mal\u00e9diction : \u00ab Tu retourneras en poussi\u00e8re \u00bb, semblait p\u00e9rim\u00e9e. L\u2019homme savait qu\u2019il ne dispara\u00eetrait plus, qu\u2019il demeurerait, au milieu de ses enfants, et de ses lointains petits neveux, honor\u00e9 et ch\u00e9ri par eux. P\u00e9trifi\u00e9, lamin\u00e9, microscopique, mais pr\u00e9sent. Il ne craignait plus de servir de proie \u00e0 la vermine, de dispara\u00eetre totalement dans la grande Nature indiff\u00e9rente. Ainsi le progr\u00e8s mat\u00e9riel \u00e9tait-il parvenu \u00e0 vaincre la grande terreur de la mort qui, depuis le commencement des si\u00e8cles, courbait le dos de l\u2019humanit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<div id=\"attachment_463\" style=\"width: 950px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/files\/2014\/09\/bentham.jpg\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-463\" class=\"size-full wp-image-463\" src=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/files\/2014\/09\/bentham.jpg\" alt=\"Le saviez-vous ?\" width=\"940\" height=\"566\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/files\/2014\/09\/bentham.jpg 940w, https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/files\/2014\/09\/bentham-300x180.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 940px) 100vw, 940px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-463\" class=\"wp-caption-text\">Amusant :\u00a0Jeremy Bentham, le p\u00e8re de l&rsquo;utilitarisme, existe aujourd&rsquo;hui au University college de Londres, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de momie ! Son corps a \u00e9t\u00e9 embaum\u00e9, mais son visage est en cire. Autrefois, entre ses jambes, se trouvait sa v\u00e9ritable t\u00eate, dess\u00e9ch\u00e9e.<\/p><\/div>\n<p>La conservation des morts est pr\u00e9sent\u00e9e comme une r\u00e9compense, on la refuse aux assassins :<\/p>\n<blockquote><p>Les l\u00e9gislateurs avaient profit\u00e9 de ces circonstances pour aggraver la peine qui frappait les assassins. Le condamn\u00e9, apr\u00e8s\u00a0avoir subi le rayon K, qui le faisait passer sans douleur de vie \u00e0 tr\u00e9pas, \u00e9tait plong\u00e9 par le bourreau dans un bain d\u2019acide qui le\u00a0dissolvait. Devenu bouillie, il allait \u00e0 l\u2019\u00e9gout. Ainsi lui \u00e9tait refus\u00e9e cette pr\u00e9sence perp\u00e9tuelle, succ\u00e9dan\u00e9 de l\u2019\u00e9ternit\u00e9, qui rassurait les mortels. Pour lui, la terreur de l\u2019inconnu subsistait. Le crime ne r\u00e9sista pas \u00e0 l\u2019institution de la dissolution post mortem. Le nombre\u00a0des assassinats, dans l\u2019ann\u00e9e qui suivit son application, diminua de soixante-trois pour cent. Les tueurs professionnels abandonn\u00e8rent. On continua seulement de tuer par amour.<\/p><\/blockquote>\n<p>Enfin, des solutions sont pr\u00e9vues pour ceux qui n&rsquo;ont pas les moyens de disposer d&rsquo;un conservatoire \u00e0 domicile :<\/p>\n<blockquote>\n<h5>Bien entendu, les logements ouvriers \u00e9taient trop petits pour contenir des Conservatoires particuliers. Aussi l\u2019\u00c9tat avait-il\u00a0am\u00e9nag\u00e9, dans le sous-sol des villes, des Conservatoires communs, qui rempla\u00e7aient les anciens pourrissoirs nomm\u00e9s cimeti\u00e8res. Chaque famille s\u2019y voyait attribuer gratuitement son logement particulier. Les visites \u00e9taient autoris\u00e9es deux fois par semaine, le\u00a0dimanche et le jeudi. Pour \u00e9viter que la ville mortuaire f\u00fbt habit\u00e9e par un peuple trop mal habill\u00e9, l\u2019\u00c9tat donnait un v\u00eatement neuf \u00e0\u00a0chaque d\u00e9funt. Cet uniforme, c\u2019\u00e9tait, pour les hommes, l\u2019ancien \u00ab habit \u00bb des \u00e9l\u00e9gants du xx<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, noir, \u00e0 basques, et, pour les\u00a0femmes, une simple robe dite \u00ab paysanne \u00bb, \u00e0 fleurettes bleues sur fond rose\u00a0[&#8230;]<\/h5>\n<\/blockquote>\n<p>Dans <em>Ravage<\/em>, la civilisation moderne s&rsquo;\u00e9croule quelques heures apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Les chambres frigorifiques qui conservent les morts, forc\u00e9ment, ne peuvent plus remplir leur fonction :<\/p>\n<blockquote><p>Les familles \u00e9pouvant\u00e9es ferm\u00e8rent \u00e0 cl\u00e9 les portes herm\u00e9tiques des chambres froides. Elles virent, \u00e0 travers les murs\u00a0transparents, leurs parents d\u00e9funts verdir, gonfler, se r\u00e9pandre. Une\u00a0odeur abominable, d\u2019abord faible, puis souveraine, envahit les\u00a0appartements. Les vivants essay\u00e8rent de toutes les fa\u00e7ons de se\u00a0d\u00e9barrasser des morts v\u00e9n\u00e9r\u00e9s devenus foyers d\u2019infection. Ils en\u00a0jet\u00e8rent \u00e0 la Seine, mais le fleuve en apportait autant qu\u2019il en\u00a0emportait. Ils flottaient lentement dans l\u2019eau grise, \u00e0 demi nus,\u00a0ventres ballonn\u00e9s, se heurtaient aux piles des ponts, les\u00a0contournaient \u00e0 t\u00e2tons, s\u2019abandonnaient au courant paresseux,\u00a0r\u00eavassaient le long des berges. Les familles, en convois, essay\u00e8rent\u00a0de transporter leurs anc\u00eatres jusqu\u2019au grand feu de la rive droite. La chaleur \u00e9norme de l\u2019incendie les emp\u00eacha d\u2019atteindre les flammes. Elles durent abandonner leurs fardeaux ch\u00e9ris et redout\u00e9s dans des ruines encore chaudes, o\u00f9 ils se mirent \u00e0 bouillir. Finalement, on se contenta de les jeter dans la rue par les fen\u00eatres. Les quartiers riches devinrent, en trois jours, des charniers puants que beaucoup abandonn\u00e8rent pour les cit\u00e9s ouvri\u00e8res, d\u00e9j\u00e0 surpeupl\u00e9es, o\u00f9 les malheureux se mirent \u00e0 s\u2019entretuer pour une bouch\u00e9e de nourriture ou une goutte de boisson. Dans les Conservatoires communs, il s\u2019\u00e9tait fait comme une rumeur. Des millions de morts s\u2019\u00e9taient mis \u00e0 remuer en m\u00eame temps. Ils furent un peu plus longs \u00e0 atteindre le stade de la pourriture que les morts de la surface, et ne la subirent pas de la m\u00eame fa\u00e7on. Un microscopique champignon bleu s\u2019empara d\u2019eux, couvrit de sa mousse et de ses filaments chairs et v\u00eatements, transforma en quelques heures chaque cadavre \u00e9croul\u00e9 en une masse phosphorescente.<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son c\u00e9l\u00e8bre roman Ravage (1943), Ren\u00e9 Barjavel a imagin\u00e9\u00a0un futur o\u00f9 les gens conserveraient leurs d\u00e9funts, comme un petit mus\u00e9e de cire personnel. \u00c0 rapprocher de la pratique de mise-en-sc\u00e8ne des corps des d\u00e9funts \u00e9voqu\u00e9e dans un article pr\u00e9c\u00e9dent. &hellip; <a href=\"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/2014\/09\/30\/433\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-433","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/433","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=433"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/433\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":465,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/433\/revisions\/465"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=433"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=433"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/mort\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=433"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}