{"id":1777,"date":"2008-10-26T11:48:33","date_gmt":"2008-10-26T10:48:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.hyperbate.com\/dernier\/?p=1777"},"modified":"2008-10-26T11:48:33","modified_gmt":"2008-10-26T10:48:33","slug":"generiques-de-films-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/?p=1777","title":{"rendered":"G\u00e9n\u00e9riques de films"},"content":{"rendered":"<p>Le g\u00e9n\u00e9rique de film (<em>title sequence<\/em> en anglais) est un genre cin\u00e9matographique \u00e0 part enti\u00e8re, avec son histoire, ses traditions, son cadre l\u00e9gal, ses classiques et ses grands cr\u00e9ateurs. Le genre n&rsquo;a cependant pas suscit\u00e9 une litt\u00e9rature abondante<sup><a href=\"#footnote_1_1777\" id=\"identifier_1_1777\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"On trouvera recens&eacute;s quelques textes consacr&eacute;s au g&eacute;n&eacute;rique de film sur le site Generique-cinema.net et une bibliographie sur le m&ecirc;me site. L&rsquo;auteur du site, Alexandre Tylski, a dirig&eacute; l&rsquo;ouvrage Les cin&eacute;astes et leurs g&eacute;n&eacute;riques, paru en 2008 chez L&rsquo;Harmattan.\">1<\/a><\/sup> . Quelques lignes sont souvent consacr\u00e9es au sujet dans les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;animation ou au graphisme anim\u00e9 comme le d\u00e9sormais classique <em>Type in motion\/<a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/gp\/product\/2878112695?ie=UTF8&amp;tag=lederniblog-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2878112695\">Typographie en mouvement<\/a><img decoding=\"async\" style=\"border:none !important;margin:0px !important\" src=\"http:\/\/www.assoc-amazon.fr\/e\/ir?t=lederniblog-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2878112695\" border=\"0\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"1\" \/> <\/em>de Jeff Bellantoni et Matt Woolman (Thames &amp; Hudson).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1812\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/made_in_usa.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"100\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/made_in_usa.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/made_in_usa-300x56.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>On peut distinguer le g\u00e9n\u00e9rique de d\u00e9but (<em>opening credits<\/em> en anglais) et le g\u00e9n\u00e9rique de fin (<em>closing credits<\/em>). Tout comme le clip vid\u00e9o, l&rsquo;habillage t\u00e9l\u00e9visuel, le court-m\u00e9trage, la bande-annonce ou la publicit\u00e9, ce genre a la vertu d&rsquo;\u00eatre ouvert \u00e0 des esth\u00e9tiques fortement stylis\u00e9es qui seraient sans doute insoutenables sur une plus longue dur\u00e9e<sup><a href=\"#footnote_2_1777\" id=\"identifier_2_1777\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"Notons au passage que le g&eacute;n&eacute;rique n&rsquo;est pas l&rsquo;unique moyen qui permette d&rsquo;int&eacute;grer des &eacute;l&eacute;ments graphiques ou du texte &agrave; un film. Depuis quelques ann&eacute;es (sans doute depuis le d&eacute;veloppement des techniques du montage virtuel qui rendent certaines exp&eacute;riences plus faciles et moins co&ucirc;teuses &agrave; tester), il n&rsquo;est pas rare de voir int&eacute;gr&eacute;s aux films des &eacute;l&eacute;ments graphiques en surimpression. L&rsquo;appartement pr&eacute;sent&eacute; comme un catalogue Ik&eacute;a dans Fight Club, les graphiques fa&ccedil;on PowerPoint dans la tr&egrave;s inventive s&eacute;rie Arrested Development, etc. Cela n&rsquo;a &eacute;videmment rien de neuf, puisque le cin&eacute;ma, d&egrave;s ses balbutiements, &eacute;tait accompagn&eacute; d&rsquo;inserts de dialogues et de r&eacute;citatifs. &Agrave; toutes les &eacute;poques du cin&eacute;ma, les trajets au long cours ont &eacute;t&eacute; figur&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;cran de mani&egrave;re graphique (les voyages d&rsquo;Indiana Jones par exemple). Des cin&eacute;astes tels que Jean-Luc Godard (dans nombre de ses films) ou Alain Resnais (dans I Want to go home ou Smoking no Smoking) ont aussi ins&eacute;r&eacute; des images et des textes dans leurs films\">2<\/a><\/sup> .<\/p>\n<h4>Un contenu impos\u00e9<\/h4>\n<p>La contrainte des s\u00e9quences de titres est toujours la m\u00eame. Pour le g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;ouverture, il s&rsquo;agit de pr\u00e9senter les producteurs (en commen\u00e7ant par les logos des maisons de production), les sc\u00e9naristes et le r\u00e9alisateur du film ainsi que les noms des acteurs qui tiennent les r\u00f4les principaux et enfin, le titre du film. Cet ordre est le plus typique mais il n&rsquo;est pas toujours respect\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1828\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/spartacus.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"80\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/spartacus.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/spartacus-300x45.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9rique de fin, souvent un peu n\u00e9glig\u00e9 (car il aura bien moins de spectateurs), doit quand \u00e0 lui contenir les noms de tous les autres membres de l&rsquo;\u00e9quipe du film, faire la liste des morceaux de musique employ\u00e9s, indiquer l&rsquo;ann\u00e9e de production et autres mentions l\u00e9gales, contenir d&rsquo;\u00e9ventuels remerciements<sup><a href=\"#footnote_3_1777\" id=\"identifier_3_1777\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"Je remarque que le film d&rsquo;animation a souvent suscit&eacute; de tr&egrave;s beaux g&eacute;n&eacute;riques de fin, c&rsquo;est syst&eacute;matiquement le cas des g&eacute;n&eacute;riques produits par les studios Pixar et Ghibli\">3<\/a><\/sup> .<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1830\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/oncledamerique.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"110\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/oncledamerique.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/oncledamerique-300x62.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>L&rsquo;ordre d&rsquo;apparition des noms peut poser des probl\u00e8mes de susceptibilit\u00e9 importants. On remarque par exemple qu&rsquo;une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 qui ne fait qu&rsquo;une apparition dans un film sera souvent mentionn\u00e9e dans le g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;ouverture (avec la participation amicale de&#8230;) tandis qu&rsquo;un personnage plus secondaire, m\u00eame omnipr\u00e9sent devant la cam\u00e9ra, pourra n&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9 que dans le g\u00e9n\u00e9rique de fin. On sait aussi que les g\u00e9n\u00e9riques sont parfois mensongers (les r\u00e9alisateurs victimes du McCarthysme \u00e9taient oubli\u00e9s par exemple), erronn\u00e9s ou oublieux : tous les gens qui travaillent pour le cin\u00e9ma ont des anecdotes concernant des g\u00e9n\u00e9riques o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 mal cr\u00e9dit\u00e9 ou non cr\u00e9dit\u00e9s.<br \/>\nJe ne sais pas grand chose des obligations l\u00e9gales qui entourent la question ni de la distinction que l&rsquo;on peut faire \u00e0 ce niveau entre les l\u00e9gislations sp\u00e9cifiques aux pays de production, mais il est int\u00e9ressant de constater que ces contraintes d&rsquo;ordre juridique ou corporatiste ont finalement une v\u00e9ritable incidence sur les films eux-m\u00eames, puisque les g\u00e9n\u00e9riques constituent bel et bien une partie de l&rsquo;identit\u00e9 des films qu&rsquo;ils annoncent ou qu&rsquo;ils concluent.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1820\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/docteurno.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"307\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/docteurno.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/docteurno-300x173.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;ouverture peut parfois servir \u00e0 allonger la dur\u00e9e du film. C&rsquo;est le cas de <em>Men In Black<\/em> qui n&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;un moyen-m\u00e9trage, impossible \u00e0 diffuser \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 certaines heures, sans un g\u00e9n\u00e9rique artificiellement long. La t\u00e9l\u00e9vision, qui aime les programmes calibr\u00e9s et qui appr\u00e9cie de pouvoir \u00e9tendre la dur\u00e9e de ses plages de publicit\u00e9, a tendance \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer ou \u00e0 tronquer la diffusion des g\u00e9n\u00e9riques, au grand dam des professionnels<sup><a href=\"#footnote_4_1777\" id=\"identifier_4_1777\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"Mobilisation pour le maintien des g&eacute;n&eacute;riques &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision par Macha S&eacute;ry, dans le journal Le Monde, 11\/04\/2008\">4<\/a><\/sup> .<br \/>\nCertains r\u00e9alisateurs ont refus\u00e9 d&rsquo;int\u00e9grer un g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;ouverture \u00e0 leurs films \u00e0 l&rsquo;exception du titre. Il y a le cas c\u00e9l\u00e8bre d&rsquo;Orson Welles avec Citizen Kane ou celui de George Lucas avec Star Wars. Le refus de Lucas a d&rsquo;ailleurs co\u00fbt\u00e9 extr\u00eamement cher \u00e0 ce dernier qui a \u00e9t\u00e9 exclu de la guilde des r\u00e9alisateurs hollywoodiens.<\/p>\n<h4>The End<\/h4>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1809\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/fins_films.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"86\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/fins_films.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/fins_films-300x48.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>La s\u00e9quence de g\u00e9n\u00e9rique de fin des films de certaines \u00e9poques s&rsquo;ouvrait souvent sur la mention \u00ab Fin \u00bb qui signifiait au public que la s\u00e9ance \u00e9tait termin\u00e9e. Il semble que le spectateur actuel n&rsquo;ait plus vraiment besoin qu&rsquo;on lui signale que le film est fini, peut-\u00eatre parce que les codes sc\u00e9naristiques et visuels du cin\u00e9ma sont devenus st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s \u00e0 un point tel que nous comprenons que le film est fini parce que le plan s&rsquo;\u00e9largit sur un paysage ou se resserre sur un baiser, parce que la musique change, parce que les h\u00e9ros du film d&rsquo;action \u00e9changent un bon mot ou rient, etc.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1824\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/fin_films_2.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"109\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/fin_films_2.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/fin_films_2-300x61.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Imaginer que le cin\u00e9ma soit devenu si pr\u00e9visible, si ennemi de toute surprise, m&rsquo;angoisse un peu plus que les accusations de mercantilisation que certains ont lanc\u00e9, peut-\u00eatre avec raison aussi du reste<sup><a href=\"#footnote_5_1777\" id=\"identifier_5_1777\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"&laquo; &agrave; l&rsquo;heure des s&eacute;ries, suites et remakes, les multiples copi&eacute;s-coll&eacute;s audiovisuels n&rsquo;en finissent plus d&rsquo;attraper les m&ecirc;mes spectateurs en leur promettant, pr&eacute;cis&eacute;ment, l&rsquo;absence de fin &agrave; leur plaisir. Dans ces conditions, on comprend que les producteurs ne veuillent plus inscrire le mot &laquo;&nbsp;Fin&nbsp;&raquo; dans des films plus que jamais susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;utilis&eacute;s, encore et encore. Triste technique mercantile, religieuse, o&ugrave; la foule ne doit pas &ecirc;tre l&acirc;ch&eacute;e hors d&rsquo;une recette ou d&rsquo;une marque &eacute;ternelle &ndash; m&ecirc;me si les produits qu&rsquo;elle lance sont, eux, jet&eacute;s, licenci&eacute;s, dans de sinistres &laquo;&nbsp;jours sans fin&nbsp;&raquo;. Triste technique industrielle destin&eacute;e &agrave; gaver, sans fin, des clients soldats aval&eacute;s &agrave; chaque minute par un trou noir o&ugrave; la m&eacute;moire n&rsquo;est plus n&eacute;cessaire &raquo; &mdash; La Mort du mot fin &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, par Alexandre Tylski, in L&rsquo;Humanit&eacute;, 3\/11\/07\">5<\/a><\/sup> , et qui voient dans la disparition du mot \u00ab Fin \u00bb l&rsquo;ouverture vers des suites commerciales aux films et la promesse d&rsquo;un plaisir pr\u00e9cis\u00e9ment \u00ab\u00a0sans fin\u00a0\u00bb, et donc, sans pause, sans r\u00e9flexion, sans m\u00e9moire (la m\u00e9moire se construit notamment sur le regret de ce qui ne reviendra plus). Pour ma part, je doute un peu qu&rsquo;il suffise de n\u00e9gliger d&rsquo;\u00e9crire le mot \u00ab\u00a0fin\u00a0\u00bb pour qu&rsquo;un film devienne \u00ab\u00a0sans fin\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h4>Surimpression et s\u00e9quence autonome<\/h4>\n<p>Sans chercher \u00e0 \u00e9tablir une typologie exhaustive des g\u00e9n\u00e9riques, on peut d\u00e9j\u00e0 les s\u00e9parer en deux groupes. D&rsquo;une part il y a les g\u00e9n\u00e9riques dont les titres s&rsquo;int\u00e8grent \u00e0 l&rsquo;image du film en surimpression et d&rsquo;autre part ceux qui constituent une s\u00e9quence autonome (par exemple les g\u00e9n\u00e9riques des James Bond, invariablement situ\u00e9s entre une s\u00e9quence d&rsquo;ouverture muscl\u00e9e et le d\u00e9but v\u00e9ritable du r\u00e9cit), un v\u00e9ritable petit film dans le film.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1815\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/invaders.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"133\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/invaders.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/invaders-300x75.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Les feuilletons t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s panachent g\u00e9n\u00e9ralement les deux types de g\u00e9n\u00e9riques d&rsquo;ouverture, avec une s\u00e9quence autonome que l&rsquo;on retrouve \u00e0 chaque \u00e9pisode et qui est toujours associ\u00e9e \u00e0 un m\u00eame morceau musical, et des mentions suppl\u00e9mentaires, g\u00e9n\u00e9ralement en surimpression, qui correspondent aux noms des acteurs, des sc\u00e9naristes ou du r\u00e9alisateurs qui ont travaill\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9pisode pr\u00e9cis que l&rsquo;on est en train de voir. Certaines s\u00e9ries s&rsquo;amusent de la redondance en int\u00e9grant des variations \u00e0 un m\u00eame g\u00e9n\u00e9rique, c&rsquo;est le cas par exemple des <em>Simpson <\/em>ou de <em>Futurama<\/em>.<br \/>\nLa souplesse des outils num\u00e9riques actuels a par ailleurs suscit\u00e9 un <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/histoire\/logos.html\" target=\"_blank\">accroissement significatif des variantes des logos<\/a> de soci\u00e9t\u00e9s de production cin\u00e9matographiques, par exemple chez Warner Bros qui propose une ambiance gothique pour le logo qui pr\u00e9c\u00e8de Batman, des interf\u00e9rences vid\u00e9o pour le logo qui pr\u00e9c\u00e8de Die Hard 4, etc.<\/p>\n<p><strong>Un contenu libre<\/strong><\/p>\n<p>En dehors des mentions obligatoires, le g\u00e9n\u00e9rique est un genre totalement libre th\u00e9matiquement et visuellement parlant. Certains servent \u00e0 plonger le spectateur dans une ambiance pr\u00e9cise, d&rsquo;autres racontent une histoire (le film en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, une histoire qui relate des \u00e9v\u00e8nements ant\u00e9rieurs au r\u00e9cit), d&rsquo;autres intriguent, et il en est m\u00eame de compl\u00e8tement hors-sujet.<br \/>\nOn pourrait commencer \u00e0 \u00e9tablir une liste des formules devenues classiques : le voyage vu depuis un v\u00e9hicule (<em>The Shinning<\/em> par ex.) ; le lent traveling (<em>Contac<\/em>) ; la course-poursuite entre les diff\u00e9rents protagonistes du film (tr\u00e8s courant pour des com\u00e9dies de course-poursuite, par exemple <em>Rat Race<\/em> ou <em>it&rsquo;s a mad mad world<\/em>) ; l&rsquo;image myst\u00e9rieuse et apparemment abstraite ou incongrue dont le sens se r\u00e9v\u00e8le petit \u00e0 petit par un zoom arri\u00e8re (<em>Fight club<\/em>) ; le g\u00e9n\u00e9rique exclusivement textuel ; le g\u00e9n\u00e9rique dont le texte s&rsquo;int\u00e8gre aux \u00ab\u00a0signes\u00a0\u00bb de la ville (graffiti, fresque, affiches) ; le g\u00e9n\u00e9rique constitu\u00e9 de pages d&rsquo;un livre que l&rsquo;on tourne ; le g\u00e9n\u00e9rique dont les \u00e9l\u00e9ments typographiques en surimpression essaient de s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 la perspective de l&rsquo;image (<em>Panic Room<\/em>, <em>Harry un ami qui vous veut du bien<\/em>) ; Le g\u00e9n\u00e9rique dont le texte est \u00e9crit au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;on le lit (<em>Presque c\u00e9l\u00e8bre<\/em>) ; Le g\u00e9n\u00e9rique qui explore un lieu et qui pr\u00e9sente un certain nombre d&rsquo;objets qui s&rsquo;y trouvent et sur lesquels sont \u00e9crits les textes, \u00e9ventuellement en rapport avec le sujet (post-its, listings, collection, bandes dessin\u00e9es,&#8230;) ; L&rsquo;action arr\u00eat\u00e9e ou ralentie qui va s&#8217;emballer d\u00e8s le v\u00e9ritable d\u00e9but du film (<em>Bullit<\/em>) ; le Diaporama (<em>Soylent Green<\/em>)&#8230;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1817\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/mouse_that_roared.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"100\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/mouse_that_roared.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/mouse_that_roared-300x56.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Certaines s\u00e9quences \u00e9tablissent une distance ou un d\u00e9calage avec le film qui suit, par exemple en caricaturant les personnages sous forme de dessin anim\u00e9. C&rsquo;est le cas de <em>la Panth\u00e8re rose<\/em>, de Blake Edwards, o\u00f9 le h\u00e9ros poursuit, sous forme de dessin anim\u00e9, un f\u00e9lin rose et non un diamant comme dans le film. Ce g\u00e9n\u00e9rique qui prend le titre du film au premier degr\u00e9 a suffisamment plu pour devenir une s\u00e9rie de dessins anim\u00e9s et de bandes dessin\u00e9es \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue technique il n&rsquo;y a aucune r\u00e8gle non plus, tout a exist\u00e9. Cartons, titres d\u00e9filants (r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un banc-titre ou de la machine \u00ab truca \u00bb), diaporamas, circulation dans une image, dessin anim\u00e9, utilisation de l&rsquo;informatique (depuis Superman, de Richard Donner, en 1978), 3D, papiers d\u00e9coup\u00e9s, utilisation de logiciels de compositing (After Effects, Flame, Shake, etc.), effets optiques divers&#8230;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1813\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/une_femme.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"307\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/une_femme.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/une_femme-300x173.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p>Il existe m\u00eame des g\u00e9n\u00e9riques qui ne sont pas visuels, comme celui de <em>Farenheit 451<\/em>, par Fran\u00e7ois Truffaut. Ce film, situ\u00e9 dans un futur dystopique o\u00f9 la possession de livres est un crime est, en toute logique, introduit par un g\u00e9n\u00e9rique parl\u00e9. Truffaut n&rsquo;a cependant pas invent\u00e9 le proc\u00e9d\u00e9 du g\u00e9n\u00e9rique \u00ab\u00a0parl\u00e9\u00a0\u00bb, pas plus que Jean-Luc Godard (avec le beau et plan fixe sur un tournage en traveling qui s&rsquo;ach\u00e8ve face \u00e0 la cam\u00e9ra dans le film <em>Le M\u00e9pris<\/em>), c&rsquo;est apparemment Sacha Guitry, ce grand bavard, qui a inaugur\u00e9 le proc\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1821\" src=\"\/dernier\/files\/2008\/10\/lemepris.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"86\" srcset=\"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/lemepris.jpg 530w, https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/files\/2008\/10\/lemepris-300x48.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><strong>Quelques cr\u00e9ateurs\u00a0\u00a0marquants\u00a0de g\u00e9n\u00e9riques de film<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li> <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/bass.html\" target=\"_blank\">Saul Bass<\/a> (1920-1996) : Sans doute le plus c\u00e9l\u00e8bre. Graphiste (on lui doit de nombreux logos) et cin\u00e9aste (l&rsquo;\u00e9trange thriller entomologique <em>Phase IV<\/em>), il est l&rsquo;auteur de plusieurs g\u00e9n\u00e9riques pour Alfred Hitchcock (<em>Psycho<\/em>, <em>North by northwest<\/em>, <em>Vertigo<\/em>) ou Otto Preminger (<em>Anatomy of a murder<\/em>, <em>The man with the golden arm<\/em>) notamment.<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/ferro.html\" target=\"_blank\">Pablo Ferro<\/a> (n\u00e9 en 1935) : <em>Docteur Folamour<\/em>, <em>Orange M\u00e9canique<\/em>, <em>L&rsquo;Affaire Thomas Crown<\/em>, <em>L.A. Confidential<\/em>, <em>Beetlejuice<\/em>, <em>Men in Black<\/em>.<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/binder.html\" target=\"_blank\">Maurice Binder<\/a> (1925-1991) : C\u00e9l\u00e8bre pour les g\u00e9n\u00e9riques des films de la s\u00e9rie James Bond, depuis <em>Dr No <\/em>jusqu&rsquo;\u00e0 <em>Tuer n&rsquo;est pas jouer<\/em>, mais dont la carri\u00e8re est loin de se limiter \u00e0 \u00e7a (<em>Charade<\/em>, <em>La souris qui rugissait<\/em>, <em>Barbarella<\/em>, <em>Plein soleil<\/em>,&#8230;)<a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/binder.html\" target=\"_blank\"><br \/>\n<\/a><\/li>\n<li>On cite souvent aussi le canadien <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/mclaren.html\">Norman McLarren<\/a> (1914-1987), qui est sans doute le plus grand inventeur de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma d&rsquo;animation, bien que ses g\u00e9n\u00e9riques de films n&rsquo;aient jamais illustr\u00e9, je pense, que ses propres courts-m\u00e9trages. Son travail a cependant eu une influence consid\u00e9rable sur les cr\u00e9ateurs de g\u00e9n\u00e9riques de films.<\/li>\n<li> <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/wayne.html\" target=\"_blank\">Wayne Fitzgerald<\/a> (1930) : Stakhanoviste du genre, il est peu connu mais ses g\u00e9n\u00e9riques ont souvent marqu\u00e9 les esprits. <em>Les Envahisseurs<\/em>, <em>Catch 22<\/em>, <em>Apocalypse now<\/em>, <em>Dead Zone <\/em>et plusieurs centaines d&rsquo;autres.<\/li>\n<\/ul>\n<p>et parmi les r\u00e9alisateurs plus r\u00e9cents :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/cooper.html\" target=\"_blank\">Kyle Cooper<\/a> (<em>Se7en<\/em>, <em>Sphere<\/em>, <em>Spiderman<\/em>)<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/kuntzeldeygas.html\" target=\"_blank\">Olivier Kuntzel et Florence Deygas<\/a> : ces auteurs de clips et de publicit\u00e9s ont un seul g\u00e9n\u00e9rique dans leur filmographie, celui du film <em>Attrappe-moi si tu peux<\/em> (<em>Catch me if you can<\/em>) de Steven Spielberg. Ce g\u00e9n\u00e9rique est imm\u00e9diatement devenu un classique (prim\u00e9, objet d&rsquo;articles divers) et a sans doute plus marqu\u00e9 que le film lui-m\u00eame. <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/createurs\/kuntzeldeygas.html\" target=\"_blank\"><br \/>\n<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<div><strong>Quelques sites<\/strong><\/div>\n<div>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/\" target=\"_blank\">www.generique-cinema.net\/<\/a> site p\u00e9dagogique de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9dit\u00e9 par <em><a href=\"http:\/\/www.cadrage.net\" target=\"_blank\">Cadrage<\/a><\/em> (revue universitaire en ligne avec comit\u00e9 de lecture consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude du cin\u00e9ma)<\/li>\n<li><a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.artofthetitle.com\/\" target=\"_blank\">Art of the title<br \/>\n<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/mmbase.submarinechannel.com\/titlesequences\/\" target=\"_blank\">Forget the film, watch the titles<br \/>\n<\/a><\/li>\n<li>Deux billets consacr\u00e9s aux g\u00e9n\u00e9riques de films, sur le blog d&rsquo;\u00c9tienne Mineur : <a href=\"http:\/\/www.my-os.net\/blog\/index.php?2007\/10\/05\/866-generiques-de-films\" target=\"_blank\">1<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.my-os.net\/blog\/index.php?2006\/11\/07\/568-generiques-de-films\" target=\"_blank\">2<\/a> (nombreux liens)<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/djll\/sets\/72157608369709836\/\" target=\"_blank\">Une belle collection de \u00ab\u00a0The End\u00a0\u00bb sur FlickR<\/a> (thanx Wood)<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<ol class=\"footnotes\"><li id=\"footnote_1_1777\" class=\"footnote\"> On trouvera recens\u00e9s quelques textes consacr\u00e9s au g\u00e9n\u00e9rique de film sur le site <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/histoire\/histoire.html\" target=\"_blank\">Generique-cinema.net<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.generique-cinema.net\/lectures\/livres.html\" target=\"_blank\">une bibliographie<\/a> sur le m\u00eame site. L&rsquo;auteur du site, Alexandre Tylski, a dirig\u00e9 l&rsquo;ouvrage <em><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/gp\/product\/2296050123?ie=UTF8&amp;tag=lederniblog-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2296050123\">Les cin\u00e9astes et leurs g\u00e9n\u00e9riques<\/a><img decoding=\"async\" style=\"border:none !important;margin:0px !important\" src=\"http:\/\/www.assoc-amazon.fr\/e\/ir?t=lederniblog-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2296050123\" border=\"0\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"1\" \/><\/em>, paru en 2008 chez L&rsquo;Harmattan. <span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_1_1777\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_2_1777\" class=\"footnote\"> Notons au passage que le g\u00e9n\u00e9rique n&rsquo;est pas l&rsquo;unique moyen qui permette d&rsquo;int\u00e9grer des \u00e9l\u00e9ments graphiques ou du texte \u00e0 un film. Depuis quelques ann\u00e9es (sans doute depuis le d\u00e9veloppement des techniques du montage virtuel qui rendent certaines exp\u00e9riences plus faciles et moins co\u00fbteuses \u00e0 tester), il n&rsquo;est pas rare de voir int\u00e9gr\u00e9s aux films des \u00e9l\u00e9ments graphiques en surimpression. L&rsquo;appartement pr\u00e9sent\u00e9 comme un catalogue Ik\u00e9a dans Fight Club, les graphiques fa\u00e7on PowerPoint dans la tr\u00e8s inventive s\u00e9rie <em>Arrested Development<\/em>, etc. Cela n&rsquo;a \u00e9videmment rien de neuf, puisque le cin\u00e9ma, d\u00e8s ses balbutiements, \u00e9tait accompagn\u00e9 d&rsquo;inserts de dialogues et de r\u00e9citatifs. \u00c0 toutes les \u00e9poques du cin\u00e9ma, les trajets au long cours ont \u00e9t\u00e9 figur\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran de mani\u00e8re graphique (les voyages d&rsquo;Indiana Jones par exemple). Des cin\u00e9astes tels que Jean-Luc Godard (dans nombre de ses films) ou Alain Resnais (dans <em>I Want to go home<\/em> ou <em>Smoking no Smoking<\/em>) ont aussi ins\u00e9r\u00e9 des images et des textes dans leurs films <span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_2_1777\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_3_1777\" class=\"footnote\"> Je remarque que le film d&rsquo;animation a souvent suscit\u00e9 de tr\u00e8s beaux g\u00e9n\u00e9riques de fin, c&rsquo;est syst\u00e9matiquement le cas des g\u00e9n\u00e9riques produits par les studios Pixar et Ghibli <span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_3_1777\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_4_1777\" class=\"footnote\"> <em>Mobilisation pour le maintien des g\u00e9n\u00e9riques \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision<\/em> par Macha S\u00e9ry, dans le journal <em>Le Monde<\/em>, 11\/04\/2008 <span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_4_1777\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_5_1777\" class=\"footnote\"> <em>\u00ab \u00e0 l\u2019heure des s\u00e9ries, suites et remakes, les multiples copi\u00e9s-coll\u00e9s audiovisuels n\u2019en finissent plus d\u2019attraper les m\u00eames spectateurs en leur promettant, pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019absence de fin \u00e0 leur plaisir. Dans ces conditions, on comprend que les producteurs ne veuillent plus inscrire le mot \u00ab\u00a0Fin\u00a0\u00bb dans des films plus que jamais susceptibles d\u2019\u00eatre r\u00e9utilis\u00e9s, encore et encore. Triste technique mercantile, religieuse, o\u00f9 la foule ne doit pas \u00eatre l\u00e2ch\u00e9e hors d\u2019une recette ou d\u2019une marque \u00e9ternelle &#8211; m\u00eame si les produits qu\u2019elle lance sont, eux, jet\u00e9s, licenci\u00e9s, dans de sinistres \u00ab\u00a0jours sans fin\u00a0\u00bb. Triste technique industrielle destin\u00e9e \u00e0 gaver, sans fin, des clients soldats aval\u00e9s \u00e0 chaque minute par un trou noir o\u00f9 la m\u00e9moire n\u2019est plus n\u00e9cessaire \u00bb \u2014<\/em> <a href=\"http:\/\/www.humanite.fr\/2007-11-03_Cultures_La-mort-du-mot-Fin-a-l-ecran\" target=\"_blank\"><em>La Mort du mot fin \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran<\/em><\/a>, par Alexandre Tylski, in <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em>, 3\/11\/07 <span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_5_1777\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le g\u00e9n\u00e9rique de film (title sequence en anglais) est un genre cin\u00e9matographique \u00e0 part enti\u00e8re, avec son histoire, ses traditions, son cadre l\u00e9gal, ses classiques et ses grands cr\u00e9ateurs. Le genre n&rsquo;a cependant pas suscit\u00e9 une litt\u00e9rature abondante1 . Quelques lignes sont souvent consacr\u00e9es au sujet dans les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;animation ou au graphisme [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,5,19],"tags":[],"class_list":["post-1777","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-apres-cours","category-au-cinema","category-images"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1777","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1777"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1777\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1777"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hyperbate.fr\/dernier\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}