Workshop à l’Esadhar (Le Havre) du 29 septembre au 2 octobre

Pour certains, la mort est le grand sujet de la vie – ç’en est évidemment l’aboutissement –, mais nos sociétés modernes peinent à lui faire une place : nous ignorons les rites du deuil qu’observaient nos arrière-grands parents il y a un demi-siècle, les cimetières sont excentrés aux frontières des communes et leur aménagement est souvent d’une grande laideur. Tout se passe comme si nous ne voulions jamais y penser. Certains affirment (sans doute à tort) que l’omniprésence de la fiction ou du jeu vidéo dans l’imaginaire collectif rendent la mort encore plus difficile à imaginer concrètement que jamais. Le rapport d’une société à ses morts nous en dit long sur chaque société, c’est du moins ce que nous disent les anthropologues (qui définissent d’ailleurs parfois la spécificité de l’homme, parmi les grands singes, par le fait qu’il met le deuil en scène) ou des historiens de l’art comme Erwin Panofsky.
L’art et la mort sont liés de plus d’une manière : d’innombrables œuvres sont consacrées à la commémoration et au souvenir des défunts et pour certains, la création est un moyen, pour l’artiste, de survivre à son temps. Certains artistes ont fait du passage de la vie au trépas un sujet direct, comme le peintre Ferdinand Hodler qui a peint jour après jour l’agonie de sa maîtresse Valentine Godé-Darel – ce n’est qu’un exemple parmi des centaines. Le design est lui aussi concerné, comme on le voit avec des propositions utopiques (Afterlife, par Auger/Loizeau, les montagnes russes du jeune Julijonas Urbonas,…) ou concrètes (épitaphes multimédia, urnes bio-dégradables,…).

Pendant quatre jours, nous allons réfléchir au sujet, en artistes, en designers, ou en écrivains, et nous pourrons même (en amateurs), nous faire sociologues, écologistes, urbanistes, inventeurs de rites, théologiens, humoristes, philosophes… Tout est imaginable.

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