J’ai toujours aimé ces jardins que les gens agrémentent avec ce qui leur reste de leur âme d’enfant.  Lorsque j’étais petite, j’envisageais d’avoir ce genre de jardin ainsi qu’une alimentation composée pour l’essentiel de sucreries. En traversant la ville pour aller jusqu’au magasin de jardinage, j’ai pris quelques photos. J’aimerais parvenir à faire une sorte de collection…

Ce jardin-ci est un de mes préférés. J’avais déjà écrit quelques lignes à son propos :
http://hyperbate.fr/homebook/2010/09/08/saynete/
Voir aussi :
http://hyperbate.fr/homebook/2010/04/14/la-ferme-imaginaire/

Le jardin est magnifique ces jours-ci : j’aime beaucoup ce moment où toutes les tulipes sont ouvertes et les pissenlits en fleurs. Mon beau-père a installé deux récupérateurs d’eau de pluie : un à coté du portique et l’autre dans le jardin du bas. J’ai semé des graines pour occuper le terrain cet été (divers fleurs de jachère et aussi cosmos, coquelicots, belles de jour et de nuit, capucines, camélias, moutarde, bourrache et tournesols), planté quelques betteraves que je pourrais récolter fin juin et des herbes aromatiques (sauge, menthe marocaine, aneth, persil simple, coriandre). Je ne ferais probablement plus grand chose cette année, sauf garnir les jardinières (avec des pétunias) et faire un peu d’entretien. Beaucoup d’arbres sont désormais en fleurs, notamment le beau prunus de la maison voisine.

Ça fait un moment déjà que le temps s’est radouci et que j’ai recommencé à travailler au jardin. Aujourd’hui, il faisait si doux que j’ai pu mettre les draps à sécher dehors et j’ai nettoyé une partie des carrés pour y semer des fleurs de jachère car cette année, comme je vais passer l’été en Croatie, je ne ferais pas de potager. En bêchant, j’ai trouvé quelques pommes de terre nouvelles et, plus surprenant, des salsifis ! J’avais semé des graines l’an dernier sans trop y croire et effectivement, ça n’avait rien donné. Je ne peux pas vraiment crier victoire car ma récolte était maigre (une dizaine de salsifis) mais c’est toujours ça de pris. J’ai fait une sorte de potée rustique avec le chou cabus planté à l’automne, les pommes de terre et les salsifis du jardin auxquels j’ai ajouté quelques carottes et des saucisses fumées. C’était très bon.

Ingrédients
Pour une douzaine de pains :
200 ml de crème fleurette
75 ml d’eau
1 cc de sel
2 cs de sucre
400 g de farine
la moitié d’un cube de levure de boulangerie ou un sachet de levure déshydratée

Préparation
Si vous avez une machine à pain, mettre les ingrédients dans l’ordre indiqué et lancer un programme pâte levée. Sinon, mélanger dans un bol la levure avec un tout petit peu de la farine, le sucre et un peu d’eau et dans un saladier le gros de la farine avec le sel. Faire un puit, y verser le mélange de levure. Travailler en ajoutant petit à petit le restant de l’eau puis la crème. La pâte obtenue est souple, brillante d’aspect et se travaille facilement. La laisser lever pendant une bonne heure, de préférence près d’une source de chaleur. Une fois la pâte levée, la travailler brièvement puis l’étaler sur un plan légèrement fariné. Piquer régulièrement toute la surface de sorte à ce que les trous traversent bien la pâte. Découper des carrés réguliers ou des ronds avec un bol. Faire chauffer une poêle (ou deux si on veut aller plus vite) sans matière ou alors juste, si la poêle risque de s’abîmer, un peu d’huile qu’on étalera avec un pinceau ou un essuie-tout et dont on enlèvera  le surplus. Une fois la poêle très chaude, baisser le feu et faire cuire les pains comme des crêpes, quelques minutes sur chaque face : ils doivent gonfler à la cuisson. On peut les consommer tièdes ou, une fois refroidis,  les conserver quelques jours au réfrigérateur, empilés dans une boite ou un sachet plastique. On peut également les surgeler. Ils font de très bons pains à sandwiches.

Le Coleslaw est une salade de chou américaine, souvent imbibée de mayonnaise… En voici une version hérétique avec une sauce à l’avocat et au yaourt en remplacement de la mayonnaise que je n’apprécie qu’à petite dose. On peut bien évidemment varier les légumes. Ce Coleslaw se consomme en salade mais peut également servir de garniture de sandwich en association avec d’autres aliments : il se marie bien avec du poisson fumé ou du gouda.

Ingrédients
1/8 céleri rave
1/2 chou rave
1/8 chou rouge
2 petites carottes
1/2 pomme verte
une poignée de raisins secs
le jus d’un demi citron
On peut aussi utiliser :
du chou blanc, du chou de Pontoise, du chou chinois, du radis blanc ou, plus corsés, du radis noir, de la betterave crue, des oignons rouges, etc.
Pour la sauce :
un jaune d’œuf
1 cs de moutarde aigre-douce
1 cc de moutarde à l’ancienne
un petit avocat
un yaourt à la grecque

Préparation
Laver et éplucher les légumes. Râper les carottes, le céleri et le chou rave. Trancher très finement les tronçons de chou rouge et de pomme (conserver la peau). Il ne faut surtout pas avoir de gros morceaux. Mélanger dans un saladier avec les raisins secs et le jus de citron. Réduire l’avocat en purée. Préparer la sauce comme une mayonnaise en mettant dans un bol le jaune d’œuf et la moutarde  puis battre en incorporant petit à petit la purée d’avocat. Ajouter ensuite le yaourt mais à la fourchette cette fois et délicatement pour que la sauce conserve sa texture épaisse. Lorsqu’elle est homogène, mélanger à la salade et laisser macérer quelques heures, si possible, au réfrigérateur avant de consommer.


J’ai profité du beau temps et du fait que ma grande soit en vacances à la maison, pour faire découvrir à mes filles  ce coin des bords de Seine où je suis allée l’autre jour avec Daphné. Une zone piétonne entre Herblay et Conflans où les terres inondables sont recouvertes d’une végétations sauvage complètement exubérante. Nous avons parcouru au moins sept ou huit kilomètres à pieds pour arriver là puis nous sommes remontées vers la gare d’Herblay pour prendre le train et rentrer manger un morceau avant de repartir au théâtre. Une belle journée.

Plus de photos :
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Ce n’est pas que je ne fasse que des salades, ces derniers temps, mais je travaille beaucoup aussi je cuisine peu de nouveaux plats. En revanche, je me suis aperçue que j’avais mis peu de salades sur ce blog alors que j’en compose souvent… Mais je fais la plupart du temps avec les moyens du bord et il est bien rare que je mette deux fois la même chose dedans, même si par période, on retrouve un peu les mêmes ingrédients, en fonction des étales du marché. Pour aujourd’hui, nous nous sommes accordés le luxe de quelques coquilles Saint Jacques avant le retour de vacances des enfants. Je les adore mais elles sont trop chères pour que j’en achète souvent aussi je n’ai pas tant l’habitude de les cuisiner et, par peur de me rater ce qui serait dommage, je ne m’aventure jamais à les faire autrement que poêlées. Si quelqu’un connait d’autres inratables à base de Saint Jacques, je suis preneuse.

Ingrédients
Pour 4 personnes
le cœur d’une laitue
8 coquilles Saint Jacques
un peu d’huile d’olive
le jus d’un citron (ici, citron vert)
une pincée de sel
+ crudité (en fonction du moment)
ici, j’ai utilisé :
un demi pamplemousse
un tronçon de radis blanc
quelques radis roses
un petit avocat
une demi pomme verte

Préparation
Laver et essorer la salade et les crudités, qui peuvent varier, l’idée étant de ne pas trop charger la salade pour laisser la part belle aux Saint Jacques. C’est pourquoi je coupe généralement les crudités en très fines tranches et et je ne me suis laissée aller à mettre des radis roses aujourd’hui que parce qu’en début de saison, ils sont très frais et pas du tout piquants. Faire poêler les Saint Jacques dans très peu d’huile, deux minutes sur chaque face environ en prenant garde de bien les saisir au début. Assaisonner avec une petite vinaigrette toute simple à l’huile d’olive et au citron.

Ma salade du moment… Rien de sorcier.

Ingrédients
une trévise
une poignée de mâche
une endive
un radis pastèque
un morceau de radis blanc et/ou de chou rave
un avocat
une demi-grenade
huile d’olive et vinaigre balsamique pour l’assaisonnement

Préparation
Laver la salade et l’essorer. Laver et éplucher les radis. Couper l’endive, les radis, le chou-rave et l’avocat en tranches fines. Mélanger avec la mâche, les feuilles de trévise et les grains de grenade. Assaisonner.

Drame domestique

Ma cuisinière est morte… Ceux qui la connaissaient comprendront mon chagrin. Je l’avais acheté par correspondance en Allemagne de l’Est (à l’époque, ça existait encore) il y a 22 ans, pour la simple raison — nous étions alors très jeunes et très fauchés —que c’était le modèle le moins cher. C’était probablement à la cuisine ce que la Traban était à l’automobile. Je n’ai jamais regretté mon achat. Bien sûr, les plaques étaient devenues d’une lenteur qui aurait probablement parue insoutenable à n’importe qui d’autre mais j’étais habituée. Deux d’entre elles étaient même hors service depuis quelque temps. Mais le four, en revanche, était merveilleux, et immense avec ça.  Ce Noël, j’y avais fait cuire côte à côte une belle dinde et une grosse poularde.
L’incident s’est produit il y a une semaine environ. J’ai tourné par mégarde le bouton d’une des plaques endommagées, causant un court-circuit. Ma première idée était de réussir à isoler électriquement les deux plaques en berne pour pouvoir continuer à utiliser le reste. On m’a conseillé un site Internet qui lutte contre l’obsolescence programmée en proposant d’apprendre à tout réparer. Désormais, je n’hésiterais plus à consulter car ça m’a bien dégourdi sur le plan du bricolage électrique : http://www.commentreparer.com/

Le souci, c’est qu’après avoir ouvert le ventre de ma vieille copine, il m’est venu un doute sur la nature de l’isolant du four que j’ai trouvé très blanc : et si c’était de l’amiante ? Après recherche, je n’ai aucune certitude mais le doute subsiste puisque l’amiante a été autorisé jusqu’en 1997 et effectivement, utilisé comme isolant dans un grand nombre d’appareils ménagers (cuisinières, fer à repasser, sèche cheveux, radiateurs). L’isolant ne semblait pas endommagé et je ne l’ai pas touché mais une fois le doute installé, je ne me voyais plus  conserver ma cuisinière et encore moins patouiller à l’intérieur.

Du coup, j’ai acheté une petite cuisinière peu énergivore (classe A) avec des plaques vitrocéramiques… Je lui trouve l’air d’une sale bêcheuse et son four me parait ridiculement petit alors que je l’ai choisi pour son volume de 52 litres, supérieur à ceux des modèles concurrents.  Pourtant, je dois reconnaitre que c’est bien confortable d’avoir des plaques qui chauffent vite. Sans doute apprendrais-je à l’apprécier avec le temps mais pour le moment, j’en suis encore à regretter ma vieille bécane… Alors que si ça se trouve, et ce serait là une terrible ironie, la qualité de ce four dont j’ai tant vanté les mérites était due à une isolation en amiante !

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