LE MONDE

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu les antiquités égyptiennes. Nous y étions allés plusieurs fois lorsque les enfants étaient petits. Toujours cette sensation saisissante d’appartenance à l’espèce humaine, cette proximité avec des œuvres dont certaines ont plusieurs milliers d’années…  L’autre impression qui se dégage de la visite est plus embarrassante : c’est l’ampleur du pillage de sépultures, un sentiment pas très glorieux d’appropriation illégitime.

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Ingrédients
Pour une douzaine de pains :
200 ml de crème fleurette
75 ml d’eau
1 cc de sel
2 cs de sucre
400 g de farine
la moitié d’un cube de levure de boulangerie ou un sachet de levure déshydratée

Préparation
Si vous avez une machine à pain, mettre les ingrédients dans l’ordre indiqué et lancer un programme pâte levée. Sinon, mélanger dans un bol la levure avec un tout petit peu de la farine, le sucre et un peu d’eau et dans un saladier le gros de la farine avec le sel. Faire un puit, y verser le mélange de levure. Travailler en ajoutant petit à petit le restant de l’eau puis la crème. La pâte obtenue est souple, brillante d’aspect et se travaille facilement. La laisser lever pendant une bonne heure, de préférence près d’une source de chaleur. Une fois la pâte levée, la travailler brièvement puis l’étaler sur un plan légèrement fariné. Piquer régulièrement toute la surface de sorte à ce que les trous traversent bien la pâte. Découper des carrés réguliers ou des ronds avec un bol. Faire chauffer une poêle (ou deux si on veut aller plus vite) sans matière ou alors juste, si la poêle risque de s’abîmer, un peu d’huile qu’on étalera avec un pinceau ou un essuie-tout et dont on enlèvera  le surplus. Une fois la poêle très chaude, baisser le feu et faire cuire les pains comme des crêpes, quelques minutes sur chaque face : ils doivent gonfler à la cuisson. On peut les consommer tièdes ou, une fois refroidis,  les conserver quelques jours au réfrigérateur, empilés dans une boite ou un sachet plastique. On peut également les surgeler. Ils font de très bons pains à sandwiches.

Ingrédients
Pour une cinquantaine de pains d’épices :
450g de farine semi-complète
20g de bicarbonate (à défaut de la levure chimique)
200g de miel liquide
100g de vergeoise brune (pas de cassonnade dont les cristaux sont trop gros, plutôt du sucre complet de canne ou même du simple sucre blanc à défaut)
2 œufs + 1 jaune
Pour le décor:
le blanc d’œuf restant
environ 180g de sucre glace
un peu de jus de betterave ou de colorant alimentaire (facultatif)
des amandes et du vermicelle coloré (facultatif)

Préparation
Mélanger à la main ou avec un robot les ingrédients. La pâte doit avoir une bonne consistance pour être étalée facilement et ne pas être trop collante. À défaut (la taille des œufs pouvant jouer) rajouter un peu de farine, par toute petite quantité pour qu’elle ne devienne pas trop sèche. Étaler sur une épaisseur de 4 à 5 mm environ et découper avec des emportes-pièces. Les disposer sur  deux plaques allant au four. On peut relativement les serrer, même s’il faut laisser un petit peu d’espace entre tout de même, car ils vont gonfler dans la hauteur mais assez peu s’étaler. Les enfourner douze minutes dans un four préchauffé à 180°. Pendant ce temps, préparer le glaçage en mélangeant le blanc d’œuf avec du sucre glace. Ne pas verser tout d’un coup mais petit à petit jusqu’à obtenir la bonne consistance : juste assez épaisse pour ne pas couler sans être trop sèche. Les proportions de sucre glace varient selon la grosseur et la consistance du blanc d’œuf.
Ensuite, on peut utiliser toutes sortes de techniques, d’ingrédients et de motifs pour décorer mais je vais vous donner celle que j’ai utilisé ici. Blanchir et émonder quelques amandes en les plongeant 30 secondes dans de l’eau bouillante puis en les pelant. Les couper en deux. Couper également en deux des amandes non émondées.  Conserver une partie du glaçage en blanc et teinter l’autre moitié avec un tout petit peu de jus de betterave (quelques gouttes), de sorte à avoir un rose pâle. Glacer le dessus d’une partie des pains d’épice, encore tièdes, en utilisant ses doigts (plus précis que les gros pinceaux de cuisine et présentant moins de risque de voir un poil de pinceau se prendre dans le sucre) pour étaler les glaçage sur le dessus des pains d’épices et disposer sur certains, immédiatement après avoir étalé le glaçage, avant qu’il ne se fige, tantôt deux demies-amandes (une émondée et l’autre non), tantôt un peu de vermicelle coloré. Verser le restant du glaçage blanc dans une poche à douille pour décorer une partie des pains d’épices avec différentes bordures ou motifs. Puis mettre la moitié du glaçage rose clair restant et faire de même. Terminer la décoration en intensifiant le rose du glaçage avec quelques gouttes de jus de betterave supplémentaire.

L’Ajvar est un confit de poivrons qu’on prépare traditionnellement en automne dans les Balkans. Comme j’adore ça, je me suis décidée à faire une tentative. Si elle est suffisamment concluante (je vais devoir attendre au moins une semaine pour goûter ma production) je réitérerais en plus grande quantité pourvu que je trouve encore des poivrons chez mon maraicher d’ici là. Mon interprétation de l’Ajvar est  rustique, par goût personnel, mais il est possible d’avoir une texture  plus lisse, si on préfère, en pelant et en hachant plus finement les légumes.

Ingrédients
Pour 800 ml d’ajvar :
800g de poivrons rouges
400g d’aubergine
3 litres d’eau
500 ml de vinaigre d’alcool
200 ml d’huile
2 cs de sucre
1 cs de sel
1 cs de purée de piment
1 gousse d’ail

Préparation
Laver, équeuter et épépiner les poivrons. Laver, équeuter et couper en gros tronçons l’aubergine. Faire bouillir l’eau et le vinaigre dans une grande casserole ou un faitout. Y faire blanchir les poivrons et l’aubergine pendant 4 minutes. Dans certaines recettes, les aubergines et les poivrons sont grillés au four mais je ne sais pas, dans ce cas là, si on peut conserver l’Ajvar très longtemps car il me semble, même si je dis peut-être une bêtise, que le blanchiment dans le vinaigre fait partie des précautions à prendre pour éviter le botulisme, qui est le principal danger des conserves maison, particulièrement celles contenant des matières grasses. Bien égoutter les poivrons et les aubergines. Les passer au hachoir à gros trou. Mettre ce hachis dans un faitout avec l’huile. Faire cuire à feu très doux pendant une heure en mélangeant régulièrement. À mi-cuisson, ajouter la gousse d’ail réduite en purée, le sel, le sucre et la purée de piment. Stériliser les bocaux, parfaitement lavés et essuyés, en les mettant au four à 100° pendant au moins 20 minutes. Y verser la préparation d’ajvar et enfourner pendant encore un quart d’heure. Laisser refroidir complètement. Ajouter une pellicule d’huile sur le dessus du confit et boucher le pot hermétiquement. Attendre au moins une semaine avant de consommer.

Me voici repartie, avec deux de mes enfants cette fois, pour un nouveau séjour en Croatie. Je n’étais jamais venue auparavant à cette période et j’ai eu l’occasion enfin de déguster les grenades que je lorgnais l’été sans jamais pouvoir espérer y goûter, mais aussi les agrumes, citrons et clémentines. L’automne a également été l’occasion de découvrir les fruits de l’arbousier et de l’argousier. Nous avons mangé beaucoup de calamars et de poissons grillés, fait de belles promenades, le plein de soleil et de jolis souvenirs.

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Ou comment j’ai pris l’avion avec deux grenades dans mes bagages ;-)

Une pâtisserie orientale que j’ai refait plusieurs fois ces temps-ci pour arriver enfin à l’apprivoiser complètement. Elle a débarqué chez moi cet été un jour où, pendant la période du Ramadan, ma fille était allée chez une copine préparer des gâteaux. Les filles avaient fait un grand biscuit dans lequel elles avaient découpé, tant bien que mal, des carrés qui ne payaient pas de mine mais qui étaient si bons que je j’ai immédiatement adopté la recette. Croyant que le biscuit se préparait ainsi, d’un seul tenant, j’ai essayé d’en améliorer l’aspect en pré-découpant les parts mais la meringue, quoi qu’on fasse, se soudait à la cuisson et se brisait à la découpe. Et puis la couche de pâte sablée était condamnée à être soit trop fine, soit mal cuite. J’ai fini par me dire qu’il faudrait mieux faire des biscuits individuels, ce qui permettrait également de réduire le temps de cuisson et d’avoir une meringue moins sèche… C’est là que j’ai appris par ma fille que c’était le cas dans la recette originelle mais qu’elle et sa copine avaient juste eu la flemme !

Ingrédients
Pour 36 biscuits
– Pâte sablée
200g farine
1 sachet sucre vanillé
1 pincée de sel
40 g sucre semoule
2 jaunes d’œufs
100 g de beurre
– Garniture de cacahuètes
100g de sucre semoule
un verre d’eau
400g de cacahuètes non salées émondées
(à défaut de cacahuètes, ou si on ne les aime pas, on peut utiliser des noisettes ou des amandes… on pourrait aussi imaginer une version ultra-luxueuse avec des pistaches)
– Meringue
2 blancs d’œufs
300g sucre glace

Préparation
Mettre la farine, le sel, le sucre et le sucre vanillé dans un saladier. Incorporer les jaunes d’œufs puis travailler du bout des doigts en ajoutant,  petit à petit, le beurre coupé en morceaux. Malaxer ensuite la pâte jusqu’à obtenir une boule homogène. La laisser reposer au réfrigérateur pendant la préparation de la garniture aux cacahuètes. Les réduire d’abord en poudre puis les faire griller dans un grand poêlon, en mélangeant assez souvent pour que ça ne brûle surtout pas. Lorsque la poudre a pris une teinte dorée et exhale bien l’odeur des cacahuètes, sortir du feu. Préparer un sirop de sucre et le mélanger aux cacahuètes de sorte  à obtenir une pâte. Mettre à refroidir un peu sur le bord de la fenêtre, sauf s’il fait trop chaud à l’extérieur bien sûr. Pendant ce temps, étaler la pâte sablée et la découper avec des emportes-pièces. Placer ces fonds de pâte sur une grande plaque pouvant aller au four, recouverte de papier sulfurisé ou très légèrement graissée. Placer ensuite l’emporte-pièce sur chacun des fond, le remplir d’une cuillerée à soupe de garniture aux cacahuètes et bien tasser avec les doigts avant de retirer l’emporte-pièce. Cette opération est un peu longue mais c’est ce qui garanti un bel aspect aux biscuits. Mettre le four à préchauffer à 180° et préparer pour finir la meringue en battant d’abord les blancs d’œufs en neige très ferme avant d’ajouter le sucre glace. Mettre ce mélange dans une poche à douille et en recouvrir chaque biscuit. Enfourner 20 minutes. Laisser bien refroidir avant de consommer.

110609Chutney

Ingrédients
pour un pot de 400ml :
2 mangues mûres
1 pomme ou 2 abricots
une poignée de raisins blonds
50 g de sucre
75 ml de vinaigre de cidre
une étoile de badiane
quelques clous de girofle
une pointe de gingembre râpé
une cc de purée de piment
une cc de cannelle
une cc de curry

Préparation
Laver et couper les fruits en dès. Mettre dans un poêlon avec le sucre, le vinaigre, les raisins secs et les épices puis mettre à chauffer à feu moyen, en remuant de temps en temps, jusqu’à obtention d’une confiture dense. Laisser refroidir avant de consommer.

110517PatesFlorentine

Un plat de pâte très simple, à faire lorsqu’on n’a pas le temps de cuisiner.

Ingrédients
Pour 5 personnes :
500 g de pâtes
un filet d’huile d’olive
10 tranches bacon maigres
500 g d’épinards
250 g de mascarpone
sel et poivre
parmesan râpé

Préparation
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée, en respectant le temps de cuisson indiqué (variable selon les pâtes). Pendant ce temps, laver à grande eau les épinards. Les équeuter. Les essorer avec un panier à salade puis les hacher grossièrement avec une paire de ciseaux. Mettre à chauffer un peu d’huile d’olive dans une sauteuse et y faire revenir les tranches de bacon coupées en lamelles. Lorsqu’elles sont dorer, leur adjoindre les épinards et les faire fondre puis le mascarpone. Retirer du feu avant qu’il n’épaississe. Ajouter les pâtes bien égouttées. Saler, poivrer et servir avec du parmesan râpé.

110515SardinesMarocaine

Il y a quelques temps, nous avions acheté chez un traiteur marocain des filets de sardines marinés que nous avions trouvé délicieux mais trop chers. Je suis trop paresseuse pour lever moi-même les filets des sardines mais lorsque j’ai découvert que mon poissonnier les vendait parfois préparés, j’ai immédiatement eu envie de retrouver la recette de ces sardines. J’ai donc improvisé une marinade au petit bonheur la chance, en me disant que quoi qu’il advienne, le résultat ne pourrait pas être mauvais. Au final, il s’est révélé bien au dessus de mon espérance : bien meilleur encore que l’original et si simple et économique à préparer que depuis, je guette à chaque fois les filets de sardine sur l’étale de ma poissonnerie. Décidément, les traiteurs ne feront pas fortune avec moi.

Ingrédients
pour 1 kg de filets de sardines (une vingtaine) :
300 g de concentré de tomate
le jus de 3 citrons
une cc de sel fin
4 gousses d’ail hâchées
4 cs d’huile d’olive
un bouquet de coriandre hachée
2 cc de harissa (ou de purée de piment)
4 cs de ras-el-hanout

Préparation
La veille, enlever si nécessaire les dernières grosses arrêtes qui pourraient dépasser des filets. Préparer la marinade en mélangeant tous les ingrédients : on obtient une pâte assez épaisse. En enduire copieusement tous les filets de sardine avant de les déposer dans un récipient où ils marineront 24 heures. Il est très important de les laisser suffisamment longtemps  pour que les petites arrêtes qui ne peuvent être extraites de la chair cuisent au contact du sel et du citron, sans quoi les sardines seraient désagréables à manger. Le lendemain, transvaser les sardines avec leur marinade dans un plat ou sur une plaque pouvant aller au four et faire cuire une vingtaine de minutes à 200° avant de servir. Cette cuisson au four ainsi que le citron et les épices de la marinade atténuent énormément l’odeur forte de la sardine si bien qu’on peut cuisiner ce plat sans crainte.

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