LES GENS

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Ce n’est pas que je ne fasse que des salades, ces derniers temps, mais je travaille beaucoup aussi je cuisine peu de nouveaux plats. En revanche, je me suis aperçue que j’avais mis peu de salades sur ce blog alors que j’en compose souvent… Mais je fais la plupart du temps avec les moyens du bord et il est bien rare que je mette deux fois la même chose dedans, même si par période, on retrouve un peu les mêmes ingrédients, en fonction des étales du marché. Pour aujourd’hui, nous nous sommes accordés le luxe de quelques coquilles Saint Jacques avant le retour de vacances des enfants. Je les adore mais elles sont trop chères pour que j’en achète souvent aussi je n’ai pas tant l’habitude de les cuisiner et, par peur de me rater ce qui serait dommage, je ne m’aventure jamais à les faire autrement que poêlées. Si quelqu’un connait d’autres inratables à base de Saint Jacques, je suis preneuse.

Ingrédients
Pour 4 personnes
le cœur d’une laitue
8 coquilles Saint Jacques
un peu d’huile d’olive
le jus d’un citron (ici, citron vert)
une pincée de sel
+ crudité (en fonction du moment)
ici, j’ai utilisé :
un demi pamplemousse
un tronçon de radis blanc
quelques radis roses
un petit avocat
une demi pomme verte

Préparation
Laver et essorer la salade et les crudités, qui peuvent varier, l’idée étant de ne pas trop charger la salade pour laisser la part belle aux Saint Jacques. C’est pourquoi je coupe généralement les crudités en très fines tranches et et je ne me suis laissée aller à mettre des radis roses aujourd’hui que parce qu’en début de saison, ils sont très frais et pas du tout piquants. Faire poêler les Saint Jacques dans très peu d’huile, deux minutes sur chaque face environ en prenant garde de bien les saisir au début. Assaisonner avec une petite vinaigrette toute simple à l’huile d’olive et au citron.

Ingrédients
pour 3 pots :
2 ananas
400g de sucre

Préparation
Éplucher l’ananas et le couper en morceaux. Le mettre à cuire avec le sucre : à feu vif au démarrage puis à feu moyen, en touillant régulièrement. L’ananas contient beaucoup d’eau et va mettre un peu de temps à confiturer, environ une heure. Remplir de confiture des bocaux stérilisés. Fermer et retourner les pots. Laisser refroidir et prendre ainsi pendant une nuit avant de retourner les pots pour les stocker.

Je me suis fait prêter par Caro ces superbes emporte-pièces robots avec lesquels Daphné, qui a les même, avait préparé de jolis sablés pour je ne sais plus quel goûter au parc. Je me suis dit qu’une base de shortbread conviendrait bien, même si je dois avouer que mes robots sont peut-être un peu pâlichons, du fait qu’il ne faut pas faire trop cuire le shortbread. Ma fille m’a gentiment aidé à fabriquer mon armée de robots.

Ingrédients
pour 18 sablés environ :
300g de farine
200g de beurre
100g de sucre
une bonne pincée de sel

Préparation
Mélanger la farine avec le sucre et le beurre froid coupé en morceau en commençant par sabler du bout des doigts puis en travaillant jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Étaler sur un plan fariné sur une épaisseur de 7/8 mm. Découper avec des emporte-pièces. On peut les décorer avec du sucre (ce que je n’ai pas fait pour ne pas défigurer mes robots). Enfourner 15 minutes dans un four préchauffé à 150°. Les shortbread ne doivent pas dorer.

Sur une idée de Daphné qui avait commandé des tomates vertes au maraicher dont j’ai pris un petit kilo pour faire un essai.

Ingrédients
Pour deux pots :
un kilo de tomates vertes
une orange bio non traitée
ou le zeste râpé et le jus d’un citron non traité
500g de sucre

Préparation
Laver, équeuter et couper les tomates et l’orange en morceaux (ou le zeste et le jus du citron). Les faire mariner une nuit dans 250g de sucre. Le lendemain, égoutter juste assez pour enlever l’eau que les tomates auront dégorgé. Récupérer en revanche le sucre, aggloméré dans le fond du récipient, et mettre à cuire une demi heure avec 250g de sucre supplémentaire, à feu moyen, puis doux, en veillant à remuer très régulièrement surtout lorsque le mélange épaissi car les tomates peuvent facilement brûler. Une fois la consistance de confiture obtenue, transvaser dans des bocaux préalablement stérilisés. Les retourner et laisser reposer 12 heures tête en bas avant de les ranger.

Dans ma fureur à préparer des conserves, je me suis penchée sur un livre à ce sujet déniché en brocante, une réédition de 1969 d’un bon vieux Ginette Matthiot, la papesse de la cuisine d’après guerre, dont je possède par ailleurs plusieurs bouquins hérités de ma grand-mère. Ce qui est bien, avec Ginette, c’est qu’elle donne toutes les bases et des conseils pratiques qu’on trouve plus difficilement de nos jours. En revanche, il faut se méfier de son goût immodéré pour le gras et le sucre mais surtout ne pas attendre d’elle la moindre fantaisie… C’est pourquoi j’ai été très intriguée en tombant sur une recette de confiture de carottes au citron. Curieuse de comprendre cette exubérance peu coutumière à l’idole de ma grand-mère, j’ai tenté l’aventure en remplaçant une partie du citron par de l’orange et en adaptant un peu la recette à mon goût car Ginette fait toujours cuire ses confitures de longues heures avec des quantités de sucre qui tueraient un diabétique rien qu’à les lire.

Ingrédients
pour deux pots :
750g de carottes
un citron et une orange non traités
400g de sucre

Préparation
Laver, éplucher et couper les carottes en rondelles. Les mettre à cuire, en remuant de temps à autres, avec le jus et le zeste râpé des agrumes et le sucre. Au bout de 45 mn, mixer finement la préparation puis remettre à confiturer un quart d’heure avant de transvaser dans des bocaux stériles. Retourner les bocaux et laisser reposer douze heures.

Trop curieuse de voir ce que donnait le résultat, j’ai ouvert un pot dès le lendemain matin. C’est franchement bon mais la saveur est celle d’une marmelade d’agrumes et n’a plus rien à voir avec la carotte. Voilà qui explique tout : cette recette n’a rien d’une fantaisie, elle  n’est autre qu’un moyen économique d’obtenir un succédané de confiture d’agrume. Je reconnais bien là Ginette !

Ingrédients
Pour 3 bocaux :
1,2 kg de coings
400g de sucre
100 ml d’eau

Préparation
Laver, éplucher et épépiner les coings. Les couper en cubes. Les mettre à cuire avec le sucre et 100 ml d’eau dans un poêlon en cuivre ou un faitout. Laisser mijoter une demi-heure en touillant de temps à autres. Laver soigneusement les pots et les stériliser 20 minutes dans l’eau bouillante. Les essuyer soigneusement. Verser la confiture encore chaude dedans. Refermer le couvercle et retourner les pots. Les laisser ainsi retournés une nuit avant de les ranger.

Une pâtisserie orientale que j’ai refait plusieurs fois ces temps-ci pour arriver enfin à l’apprivoiser complètement. Elle a débarqué chez moi cet été un jour où, pendant la période du Ramadan, ma fille était allée chez une copine préparer des gâteaux. Les filles avaient fait un grand biscuit dans lequel elles avaient découpé, tant bien que mal, des carrés qui ne payaient pas de mine mais qui étaient si bons que je j’ai immédiatement adopté la recette. Croyant que le biscuit se préparait ainsi, d’un seul tenant, j’ai essayé d’en améliorer l’aspect en pré-découpant les parts mais la meringue, quoi qu’on fasse, se soudait à la cuisson et se brisait à la découpe. Et puis la couche de pâte sablée était condamnée à être soit trop fine, soit mal cuite. J’ai fini par me dire qu’il faudrait mieux faire des biscuits individuels, ce qui permettrait également de réduire le temps de cuisson et d’avoir une meringue moins sèche… C’est là que j’ai appris par ma fille que c’était le cas dans la recette originelle mais qu’elle et sa copine avaient juste eu la flemme !

Ingrédients
Pour 36 biscuits
– Pâte sablée
200g farine
1 sachet sucre vanillé
1 pincée de sel
40 g sucre semoule
2 jaunes d’œufs
100 g de beurre
– Garniture de cacahuètes
100g de sucre semoule
un verre d’eau
400g de cacahuètes non salées émondées
(à défaut de cacahuètes, ou si on ne les aime pas, on peut utiliser des noisettes ou des amandes… on pourrait aussi imaginer une version ultra-luxueuse avec des pistaches)
– Meringue
2 blancs d’œufs
300g sucre glace

Préparation
Mettre la farine, le sel, le sucre et le sucre vanillé dans un saladier. Incorporer les jaunes d’œufs puis travailler du bout des doigts en ajoutant,  petit à petit, le beurre coupé en morceaux. Malaxer ensuite la pâte jusqu’à obtenir une boule homogène. La laisser reposer au réfrigérateur pendant la préparation de la garniture aux cacahuètes. Les réduire d’abord en poudre puis les faire griller dans un grand poêlon, en mélangeant assez souvent pour que ça ne brûle surtout pas. Lorsque la poudre a pris une teinte dorée et exhale bien l’odeur des cacahuètes, sortir du feu. Préparer un sirop de sucre et le mélanger aux cacahuètes de sorte  à obtenir une pâte. Mettre à refroidir un peu sur le bord de la fenêtre, sauf s’il fait trop chaud à l’extérieur bien sûr. Pendant ce temps, étaler la pâte sablée et la découper avec des emportes-pièces. Placer ces fonds de pâte sur une grande plaque pouvant aller au four, recouverte de papier sulfurisé ou très légèrement graissée. Placer ensuite l’emporte-pièce sur chacun des fond, le remplir d’une cuillerée à soupe de garniture aux cacahuètes et bien tasser avec les doigts avant de retirer l’emporte-pièce. Cette opération est un peu longue mais c’est ce qui garanti un bel aspect aux biscuits. Mettre le four à préchauffer à 180° et préparer pour finir la meringue en battant d’abord les blancs d’œufs en neige très ferme avant d’ajouter le sucre glace. Mettre ce mélange dans une poche à douille et en recouvrir chaque biscuit. Enfourner 20 minutes. Laisser bien refroidir avant de consommer.

Je me suis tellement régalée des brochettes que la mère de Daphné avait préparé l’autre jour à l’occasion d’une fête, que j’ai voulu essayer d’en refaire. Encore une recette simplissime et efficace comme je les aime. Le résultat est délicieux et on peut envisager un grand nombre de variation sur ce principe de brochette marinée.

Ingrédients
Pour 12 brochettes :
Une douzaine de crevettes
4 figues
12 tomates cerises
un pamplemousse (j’aurais bien vu de la mangue aussi)
le jus d’un citron
2 cs de sauce soja
2 cs d’huile
une pincée de gingembre
une pincée de coriandre

Préparation
Laver les tomates cerises, éplucher les crevettes et les couper en deux, laver et couper les figues en 4 quartiers, éplucher et débiter le pamplemousse en cubes. Enfiler sur chaque pique à brochette une tomate ceriste, un morceau de crevette, un quart de figue, un autre morceau de crevette puis le morceau de pamplemousse. Mettre à mariner au réfrigérateur pendant moins une demi-journée, en retournant les brochettes au bout de quelques heures pour qu’elles s’imprègnent uniformément, dans un mélange de jus de citron, huile, sauce soja et épices.

Ingrédients
300g de pain rassis
un litre de lait
4 œufs
160g de sucre
100g de noisettes en poudre
une cs de rhum
600g de mirabelles
une noix de beurre.

Préparation
Couper le pain en petits morceaux. Le mélanger avec le lait, les œufs, le rhum, les noisettes et 100g de sucre. Laisser tremper une demi-heure. Pendant ce temps, laver, dénoyauter et couper en deux les mirabelles. Ajouter environ 200g de mirabelles au pudding. Préparer un caramel dans le fond d’un moule de 24cm de diamètre à bords hauts, avec 50g de sucre et la noix de beurre. Verser la préparation à base de pain par dessus puis disposer sur le dessus le restant des mirabelles. Saupoudrer d’une cuillerée à soupe de sucre. Recouvrir de papier aluminium et enfourner une heure à 200°.

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Dernièrement, je fais beaucoup de desserts à base de cerises — le fruit est de saison et je me suis fait offrir, de surcroit, de cette délicieuse confiture portugaise par ma copine Isabelle : une fournée de brioches fourrées de cette merveille, une recette de clafoutis d’après-guerre dénichée dans un vieux carnet de cuisine trouvé dans les poubelles et que je me suis enfin décidée à explorer (j’en parlerais plus longuement une autre fois), une variante de ma tarte à la rhubarbe adaptée avec des cerises (compote de rhubarbe remplacée par de la confiture de cerises et cerises fraiches dénoyautées parsemées sur la frangipane), et jusqu’à ces gâteaux de semoule (improvisés un jour que je n’avais plus ni œufs, ni farine) qui se sont révélés si bons que j’ai voulu conserver la recette.

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Ingrédients
Pour 6 ramequins :
un demi litre de lait
75 g de semoule de blé
50 g d’amandes en poudre
75 g de sucre
un peu d’essence d’amande amère
24 cerises dénoyautées
beurre et cassonnade

Préparation
Faire chauffer le lait dans une casserole. Lorsqu’il frémit, ajouter la semoule, le sucre et les amandes. Cuire en remuant sans arrêt jusqu’à ce que le mélange épaississe. Ôter du feu et laisser refroidir un peu. Pendant ce temps, beurrer le fond et les bords des ramequins. Saupoudrer de cassonade et déposer au fond 4 cerises. Ajouter au mélange de semoule tiédi l’essence d’amande amère et bien remuer. Verser ce mélange dans les ramequins et le saupoudrer généreusement de cassonade. Enfourner une vingtaine de minutes à 200°, ou jusqu’à ce que le dessus des gâteaux de semoule soit bien doré. Laisser un peu refroidir au sortir du four mais déguster tiède de préférence.

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