Conserves

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140205-NavetsLactoFermentes

J’ai mis du temps à me lancer dans la lacto-fermentation parce que tous les articles que je pouvais dénicher sur le sujet me donnaient l’impression que c’était un peu compliqué et surtout, que le procédé était sensible… Pour l’expérience que j’en ai, c’est exactement le contraire : ultra simple et très peu contraignant. Je l’ai désormais réitéré suffisamment pour être certaine que ça marche à tous les coups, ce dont je voulais m’assurer avant de poster la recette sur ce blog. Ces navets lacto-fermentés inspiré des navets à la libanaise sont vraiment délicieux, bien meilleurs que ceux que je faisais auparavant au vinaigre et vraiment très simples à préparer. Au delà de leurs qualités gustatives, il semble que les produits lacto-fermentés soient par ailleurs excellents pour la santé (vous trouverez sur Internet une abondante littérature sur le sujet).
Ceux qui sont familiers de mon blog ou de mon intérieur auront peut-être remarqué, au passage, qu’après 4 ans de bons et loyaux services, ma nappe orange avait été remplacée. Elle avait appartenu auparavant à ma belle sœur et bien qu’elle ai commencé à se dégrader sérieusement ces derniers temps, c’est la nappe la plus robuste que j’ai jamais eu (auparavant, on voyait sur ce blog ce qui semblait une même nappe cirée à pois dont j’ai usé, en vérité, quatre exemplaires). Du coup, j’ai racheté une nappe de qualité équivalente dont j’espère qu’elle tiendra bon aussi longtemps.

Ingrédients
Pour 4 parfaits d’un litre :
8/10 beaux navets
une ou deux betteraves rouges crues (pour leur couleur et leur croquant)
2,5 litres d’eau
75g de sel (30g par litre d’eau)

Préparation
Porter l’eau avec le sel à ébullition dix minutes puis sortir du feu. Une fois la saumure complètement refroidie, laver et éplucher les légumes (les choisir très beaux, très frais, bien croquants comme toujours pour les conserves) et les couper en morceaux. Voilà, l’essentiel du travail est fait ! En remplir les bocaux en verre. Inutile de les stériliser mais il faut en revanche qu’ils soient impeccablement propres. Recouvrir presque jusqu’à ras-bord avec le saumure. Fermer les bocaux. Inutile de les stocker dans le noir ou que sais-je encore : ils peuvent sans problème être laissé, par exemple, sur le plan de travail de la cuisine.
Tous les jours, pendant une semaine, ouvrir les bocaux et enlever avec une petite cuillère bien propre l’écume sur le dessus. Cette opération ne prend pas plus d’une minute : inutile d’être trop maniaque, l’important est d’enlever le plus gros. Attendre ensuite au moins une semaine de plus pour consommer les navets. Le processus de lacto-fermentation prend très vite : la saumure devient acide et les navets s’imbibent. La chair de la betterave, qui est plus dense, s’imprègne un peu plus lentement. Deux semaines de plus et c’est vraiment parfait. Il est normal que du gaz s’échappe des bocaux lorsqu’on les ouvre. Les aliments ainsi conservés ne présentent pas de risque sanitaire. Il semble que lorsque la lacto-fermentation foire, les produits signalent tout simplement par leur mauvaise odeur qu’ils ne sont pas mangeables. Le processus semble pourtant fonctionner si facilement que j’ai peine à imaginer que ça puisse arriver. Mais peut-être que les navets se prêtent particulièrement bien à ce type de conservation.
Voilà, j’espère que ma petite expérience vous incitera à essayer : si j’avais su que c’était aussi simple, je m’y serais mise bien avant. Il faut que j’expérimente maintenant le procédé avec d’autres légumes.


Ingrédients
Pour deux pots :
un kilo de tomates vertes
une pommes granny (ou autre, bien acidulée)
un petit fenouil
un citron non traité
200g de sucre
100 ml de vinaigre de cidre
un morceau de gingembre (de la taille d’une gousse d’ail)
deux anis étoilées
une cc de cardamone en poudre
une cc de purée de piment
quelques baies roses

Préparation
Couper les tomates en quarties, la pomme en gros dés et le fenouil en petits morceaux. Les mettre à cuire avec le jus et le zeste râpé du citron,  le sucre, le vinaigre, le gingembre râpé et les autres épices. Laisser cuire à feu moyen jusqu’à obtention de la consistance d’une confiture, en remuant régulièrement et en veillant, sur la fin de cuisson, à ce que les tomates ne brûlent pas. Transvaser dans des bocaux stérilisés au préalable. Les retourner et les laisser prendre ainsi pendant une nuit ou une douzaine d’heure avant de les retourner pour les stocker.

Ingrédients
pour 3 pots :
2 ananas
400g de sucre

Préparation
Éplucher l’ananas et le couper en morceaux. Le mettre à cuire avec le sucre : à feu vif au démarrage puis à feu moyen, en touillant régulièrement. L’ananas contient beaucoup d’eau et va mettre un peu de temps à confiturer, environ une heure. Remplir de confiture des bocaux stérilisés. Fermer et retourner les pots. Laisser refroidir et prendre ainsi pendant une nuit avant de retourner les pots pour les stocker.

Sur une idée de Daphné qui avait commandé des tomates vertes au maraicher dont j’ai pris un petit kilo pour faire un essai.

Ingrédients
Pour deux pots :
un kilo de tomates vertes
une orange bio non traitée
ou le zeste râpé et le jus d’un citron non traité
500g de sucre

Préparation
Laver, équeuter et couper les tomates et l’orange en morceaux (ou le zeste et le jus du citron). Les faire mariner une nuit dans 250g de sucre. Le lendemain, égoutter juste assez pour enlever l’eau que les tomates auront dégorgé. Récupérer en revanche le sucre, aggloméré dans le fond du récipient, et mettre à cuire une demi heure avec 250g de sucre supplémentaire, à feu moyen, puis doux, en veillant à remuer très régulièrement surtout lorsque le mélange épaissi car les tomates peuvent facilement brûler. Une fois la consistance de confiture obtenue, transvaser dans des bocaux préalablement stérilisés. Les retourner et laisser reposer 12 heures tête en bas avant de les ranger.

Dans ma fureur à préparer des conserves, je me suis penchée sur un livre à ce sujet déniché en brocante, une réédition de 1969 d’un bon vieux Ginette Matthiot, la papesse de la cuisine d’après guerre, dont je possède par ailleurs plusieurs bouquins hérités de ma grand-mère. Ce qui est bien, avec Ginette, c’est qu’elle donne toutes les bases et des conseils pratiques qu’on trouve plus difficilement de nos jours. En revanche, il faut se méfier de son goût immodéré pour le gras et le sucre mais surtout ne pas attendre d’elle la moindre fantaisie… C’est pourquoi j’ai été très intriguée en tombant sur une recette de confiture de carottes au citron. Curieuse de comprendre cette exubérance peu coutumière à l’idole de ma grand-mère, j’ai tenté l’aventure en remplaçant une partie du citron par de l’orange et en adaptant un peu la recette à mon goût car Ginette fait toujours cuire ses confitures de longues heures avec des quantités de sucre qui tueraient un diabétique rien qu’à les lire.

Ingrédients
pour deux pots :
750g de carottes
un citron et une orange non traités
400g de sucre

Préparation
Laver, éplucher et couper les carottes en rondelles. Les mettre à cuire, en remuant de temps à autres, avec le jus et le zeste râpé des agrumes et le sucre. Au bout de 45 mn, mixer finement la préparation puis remettre à confiturer un quart d’heure avant de transvaser dans des bocaux stériles. Retourner les bocaux et laisser reposer douze heures.

Trop curieuse de voir ce que donnait le résultat, j’ai ouvert un pot dès le lendemain matin. C’est franchement bon mais la saveur est celle d’une marmelade d’agrumes et n’a plus rien à voir avec la carotte. Voilà qui explique tout : cette recette n’a rien d’une fantaisie, elle  n’est autre qu’un moyen économique d’obtenir un succédané de confiture d’agrume. Je reconnais bien là Ginette !

Ingrédients
Pour 3 bocaux :
1,2 kg de coings
400g de sucre
100 ml d’eau

Préparation
Laver, éplucher et épépiner les coings. Les couper en cubes. Les mettre à cuire avec le sucre et 100 ml d’eau dans un poêlon en cuivre ou un faitout. Laisser mijoter une demi-heure en touillant de temps à autres. Laver soigneusement les pots et les stériliser 20 minutes dans l’eau bouillante. Les essuyer soigneusement. Verser la confiture encore chaude dedans. Refermer le couvercle et retourner les pots. Les laisser ainsi retournés une nuit avant de les ranger.

Ces jours-ci, je suis à fond dans les conserves. J’ai envie de pouvoir sortir de sous les fagots de ces condiments et confitures qui améliorent l’ordinaire, qu’on est également bien content de trouver lorsqu’on a moins de temps ou de courage pour cuisiner. Pour ces légumes au vinaigre, j’ai  fait des essais avec différents mélanges de légumes de saison, peu couteux (carotte, céleri, chou-fleur, chou-rave, différentes sortes de radis et de navets, betterave) que j’ai choisis pour leur croquant, différentes herbes et épices (aneth, graines de fenouil, de moutarde, piment, clou de girofle, etc.), différentes sortes de vinaigre (d’alcool, de cidre, de vin), et surtout deux procédés de conservation  : un au vinaigre et un autre, aigre doux, inspiré du malossol slave. Je verrais au fur et à mesure de l’ouverture de mes bocaux ce qu’auront donné les différentes combinaisons.

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LÉGUMES AU VINAIGRE
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Stériliser les bocaux, bien lavés, une demi-heure dans l’eau bouillante puis les essuyer soigneusement avec un torchon parfaitement propre. Laver, éplucher et couper les légumes. Faire blanchir 4 minutes les légumes dans de l’eau vinaigrée (500 ml de vinaigre d’alcool pour 3 litres d’eau). Rafraichir et bien égoutter. Placer les légumes dans des bocaux. avec les herbes, les épices et 3 cuillerées à soupe de gros sel par kilo de légumes. Couvrir au deux tiers de vinaigre et le dernier tiers d’eau. Fermer hermétiquement et secouer les bocaux. Attendre au moins quinze jours avant de consommer.

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LÉGUMES AIGRES-DOUX
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Préparer les légumes. Faire bouillir pendant dix minutes deux litres d’eau avec 50g de sel par kilo de légumes. Recouvrir ces derniers avec cette saumure et laisser mariner une dizaine d’heures. Bien rincer les légumes pour les dessaler autant que possible puis les égoutter très soigneusement avec de les placer dans les bocaux, préalablement stérilisés, avec les herbes et les épices. Faire bouillir une dizaine de minutes 700 ml d’eau avec 300 ml de vinaigre d’alcool et 100g de sucre par kilo de légumes. Les recouvrir de ce mélange et attendre le complet refroidissement pour refermer les pots hermétiquement. Attendre au moins quinze jours avant de consommer.

L’Ajvar est un confit de poivrons qu’on prépare traditionnellement en automne dans les Balkans. Comme j’adore ça, je me suis décidée à faire une tentative. Si elle est suffisamment concluante (je vais devoir attendre au moins une semaine pour goûter ma production) je réitérerais en plus grande quantité pourvu que je trouve encore des poivrons chez mon maraicher d’ici là. Mon interprétation de l’Ajvar est  rustique, par goût personnel, mais il est possible d’avoir une texture  plus lisse, si on préfère, en pelant et en hachant plus finement les légumes.

Ingrédients
Pour 800 ml d’ajvar :
800g de poivrons rouges
400g d’aubergine
3 litres d’eau
500 ml de vinaigre d’alcool
200 ml d’huile
2 cs de sucre
1 cs de sel
1 cs de purée de piment
1 gousse d’ail

Préparation
Laver, équeuter et épépiner les poivrons. Laver, équeuter et couper en gros tronçons l’aubergine. Faire bouillir l’eau et le vinaigre dans une grande casserole ou un faitout. Y faire blanchir les poivrons et l’aubergine pendant 4 minutes. Dans certaines recettes, les aubergines et les poivrons sont grillés au four mais je ne sais pas, dans ce cas là, si on peut conserver l’Ajvar très longtemps car il me semble, même si je dis peut-être une bêtise, que le blanchiment dans le vinaigre fait partie des précautions à prendre pour éviter le botulisme, qui est le principal danger des conserves maison, particulièrement celles contenant des matières grasses. Bien égoutter les poivrons et les aubergines. Les passer au hachoir à gros trou. Mettre ce hachis dans un faitout avec l’huile. Faire cuire à feu très doux pendant une heure en mélangeant régulièrement. À mi-cuisson, ajouter la gousse d’ail réduite en purée, le sel, le sucre et la purée de piment. Stériliser les bocaux, parfaitement lavés et essuyés, en les mettant au four à 100° pendant au moins 20 minutes. Y verser la préparation d’ajvar et enfourner pendant encore un quart d’heure. Laisser refroidir complètement. Ajouter une pellicule d’huile sur le dessus du confit et boucher le pot hermétiquement. Attendre au moins une semaine avant de consommer.

110609Chutney

Ingrédients
pour un pot de 400ml :
2 mangues mûres
1 pomme ou 2 abricots
une poignée de raisins blonds
50 g de sucre
75 ml de vinaigre de cidre
une étoile de badiane
quelques clous de girofle
une pointe de gingembre râpé
une cc de purée de piment
une cc de cannelle
une cc de curry

Préparation
Laver et couper les fruits en dès. Mettre dans un poêlon avec le sucre, le vinaigre, les raisins secs et les épices puis mettre à chauffer à feu moyen, en remuant de temps en temps, jusqu’à obtention d’une confiture dense. Laisser refroidir avant de consommer.

La Belle-Iloise

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Il neige depuis quelques jours et nous avons très froid dans la maison. Aujourd’hui, j’ai eu beau  laisser mijoter la garbure une bonne partie de l’après-midi, la température du séjour n’a pas décollé au dessus de 15°… Mais nous avons reçu les colis d’une commande groupée avec des amis à la conserverie bretonne La Belle-Iloise : rien moins que 42 kilos de délicieuses conserves de poisson. En déballant tout ça pour faire le partage, nous avions l’impression d’un gigantesque cadeau de Noël.

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