À PROPOS DE CE BLOG

UN BLOG DE CUISINE DE MÉNAGE

Ce blog est, pour l’essentiel, un carnet de cuisine. Je l’ai crée, au départ, pour répondre à la demande de copines qui me demandaient des recettes. Ensuite, lorsque ma fille ainée a quitté la maison, je me suis dit qu’elle pourrait ainsi s’approprier la cuisine familiale.
Celle-ci, toutefois, n’est pas très élaborée : c’est une simple cuisine de ménage avec ses « classiques » que j’essaye d’enrichir au fil du temps. Souvent, il s’agit plutôt de bases pour improviser avec les ingrédients que j’ai sous la main plutôt que de recettes à suivre à la lettre.
Progressivement, il m’est venu une autre ambition : si mon blog pouvait contribuer à ce que certains réalisent que cuisiner au quotidien est accessible à tous, je serais contente de moi.
Pendant un an, de novembre 2012 à 2013, j’ai tenu sur ce blog une sorte de journal de bord de ma cuisine quotidienne qui rendait mieux compte de la manière dont je cuisine qu’un corpus de recettes. L’expérience était intéressante et m’a permis d’apprendre des choses mais c’était un peu contraignant aussi je ne la prolongerais désormais que de manière sporadique.

AVEC DES PRODUITS SIMPLES

Je fais l’essentiel de mes courses au marché où je vais une ou deux fois par semaine. J’aime beaucoup les liens qui se créent avec les commerçants : les bavardages, les échanges de recettes, le fait qu’ils finissent par connaitre vos goûts et qu’ils vous fassent goûter… J’essaye d’acheter principalement des produits de saison, d’autant que nous avons la chance d’avoir ici un producteur local qui propose de beaux légumes à prix intéressants.
Pour l’épicerie, je fréquente deux supérettes du coin, achetant les produits dans l’une ou l’autre en fonction de leur rapport qualité/prix car avec l’expérience, j’ai fini par repérer les bons basiques. J’achète surtout des produits transformés simples (yaourts nature, huile, farine, pâtes, etc.). J’aime bien utiliser des ingrédients qui sortent un peu de l’ordinaire mais ils ne sont jamais indispensables à ma cuisine. J’essaye, quand c’est possible, de prendre du bio mais je n’ai ni les moyens ni les commerces adéquats dans mon environnement (je n’ai pas de voiture) pour n’acheter que ça. De temps en temps, j’ai l’occasion d’aller dans une supérette bio et je fais alors des stocks de produits que je ne trouve pas ailleurs.

DES TECHNIQUES EMPIRIQUES

La plupart de mes recettes sont nées de tentatives réitérées et peaufinées avec le temps. Ma manière d’apprendre n’est sans doute pas la plus efficace mais elle me réussit bien. Je commence toujours par essayer de faire comme j’imagine qu’il faudrait faire… Et c’est seulement si ça ne marche pas comme je voudrais que je vais chercher à me renseigner pour comprendre ce qui cloche. Il m’arrive de bien me rater, même si avec l’expérience, ça devient plus rare parce que j’ai appris à rattraper le coup. Mais je n’aime pas trop suivre des recettes. En revanche, j’aime bien les livres (que j’emprunte le plus souvent à la bibliothèque) et les blogs de cuisine dont je regarde surtout les photos et dont je tire des idées de procédés ou de mélanges.
Je pèse rarement les ingrédients parce que je me fie beaucoup à la consistance des préparations mais quand j’ai commencé à vouloir rédiger mes recettes, il a bien fallu que je me donne cette peine et je dois convenir qu’à  l’usage, c’est pratique : il m’arrive maintenant de consulter mon propre blog pour retrouver des proportions, surtout pour certains biscuits.
Pour le reste, j’ai la délicatesse d’un cro magnon et l’agilité d’une bûche. Mes ustensiles préférés (ceux que j’emporterais sur une île déserte) sont le rouleau à pâtisserie-pilon hérité de ma grand-mère (un morceau de bois superbement patiné par l’usage), le rasoir à légumes Victorinox offert par une copine auquel je tiens tellement que je l’emmène avec moi en vacances ou que je le planque comme si c’était un lingot d’or et mes ciseaux Fiskars (que je préfère aux couteaux avec lesquels je me blesse souvent) dont les membres de ma famille savent bien quels risques ils courent à me les emprunter.

PARESSE ET GOURMANDISE POUR CRÉDO

Les meilleures recettes sont, de mon point de vu, celles qui présentent un bon rapport goût (le plus possible) / investissement (le moins possible). Je suis très feignante — je considère ça comme une vertu — aussi la plupart de mes recettes sont-elles faciles à réaliser ou méritent de se donner le peu de mal qu’elles nécessitent. En règle générale, je n’aime pas les recettes qui compliquent inutilement les choses et je déteste faire quelque chose dont je ne comprend pas à quoi ça sert… Ce qui m’a tout de même valu quelques beaux ratés dont je me console en me disant qu’on n’apprend jamais mieux que de ses erreurs.
Je n’ai pas beaucoup de goût pour cuisiner la viande ou le poisson, bien que j’aime ça et que j’en prépare sans doute plus souvent qu’il ne serait souhaitable. Je leur préfère pourtant de loin la cuisine des légumes et la pâtisserie. Je tiens d’ailleurs à préciser que ma cuisine ne cherche pas à être légère et que j’ai un goût prononcé, qui me perdra peut-être, pour les douceurs, la charcuterie et les bons fromages.

UN STYLISME LIMITÉ À MA NAPPE CIRÉE

La question qui m’a rapidement posé soucis avec ce blog est celle des photos. Si je conviens qu’il est difficile d’intéresser à un plat sans le montrer, il faut bien reconnaitre que photographier la nourriture n’a rien d’une évidence.
J’ai fait, au tout début de ce blog, quelques tentatives de mise en scène — pourtant peu ambitieuses — mais j’ai vite renoncé, les jugeant chronophages. Si je sais les apprécier chez les autres, je n’ai pas de préoccupation personnelle pour la belle vaisselle ou les tables apprêtées… Il m’arrive de faire des efforts de présentation mais la plupart du temps, je suis plutôt adepte du service à la louchée, façon cantine.
Le principal décor de ce blog est donc ma nappe cirée et la majorité des photos sont prises au moment de se mettre à table, au milieu des plats ébréchés, des verres en pyrex, des assiettes dépareillées et des sarcasmes de mes enfants. Il m’arrive également de prendre des photos pendant les préparatifs. Après avoir cuisiné, en revanche, je ne me vois plus perdre du temps à photographier ce que j’aspire avant tout à manger. Je fais donc peu de prises de vue et concentre mes efforts à rectifier la colorimétrie des photos avant leur mise en ligne. Je les publie en petit format : ainsi, je me fiche de savoir ce qu’elles deviennent sur Internet dans la mesure où elles ne sont pas exploitables.

L'ÉCOLOGIE OUI, COMME RELIGION NON

J’ai une conscience écologique et je fais pas mal d’efforts pour essayer d’y ajuster mon mode de vie, dans la mesure de mes possibilités. Je pense qu’on n’est jamais que le produit de son époque et que si on fait un effort, on peut être certain qu’il n’est pas si original que d’autres ne le fassent aussi, si bien qu’à l’échelle collective, on peut non seulement espérer qu’il ne sera pas vain et qu’il finira même par être relayé par de plus en plus de gens.
En revanche, je ne suis pas à l’aise avec les postures écologiques culpabilisantes , celles qui ne semblent avoir pour objectifs que de se sentir meilleur — si ce n’est supérieur — aux autres, alors même que certaines pratiques ne sont pas accessibles à tous. Il me semble qu’en la matière, la coopération est plus utile que la compétition.
Dans la toute première version de ce blog, sans doute parce que j’étais moi-même dans une phase d’accélération de ces préoccupations, je donnais des conseils en la matière que j’ai supprimé lorsque j’ai changé de serveur parce que je trouvais cette démarche, au fond, prétentieuse. Il m’arrive de regretter de les avoir viré parce que je sais que quelques copines ont été sensibilisées pour la première fois à ces questions par mes articles. J’envisage d’en faire de nouveaux mais je voudrais trouver une manière d’amener les choses qui soit simple, surtout pas pontifiante.

UNE SORTE D'ALBUM DE FAMILLE

En dehors des recettes, je mets aussi des photos de la vie de notre maisonnée. Dans nos albums photos réels, on trouve peu de clichés sur lesquels nous (je veux dire notre famille ou nos amis) ne sommes pas. Sur ce blog, au contraire, je nous montre très peu mais j’aime bien, justement, pouvoir remonter le temps par le biais de cet album alternatif, composé de plats mangés, de vues du jardin, de clichés de sorties et de vacances…

  1. myriam’s avatar

    Merci Nathalie pour ton blog, je le visite souvent car il est inspirant!

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    1. nathalie’s avatar

      Merci, c’est gentil :-)

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    2. Nathalie’s avatar

      Moi aussi je le consulte très, très, souvent. J’adore tes petits commentaires et bien qu’ayant une cuisine assez différente, tes recettes m’inspirent, m’intriguent parfois et me plaisent presque toujours.
      Je n’avais jamais lu ton « à propos de ce blog » jusqu’à ce jour, et encore une fois tu m’a bien amusée. Je te revoie telle que je t’ai connu il y a de çà quelques années maintenant. Merci pour ton blog, continue !!

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      1. nathalie’s avatar

        C’est toi qui devrais t’y mettre : tu étais nettement moins feignasse que moi :-) J’ai un souvenir ému du tajine que tu nous avais cuisiné, une fois que nous étions tous invités à dîner chez toi.

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      2. Romy’s avatar

        Merci pour ce blog et l’esprit de ce partage de recettes, pile comme j’aime, dans un rapport satisfaisant entre plaisir et liberté, gourmandise et paresse. Même si c’est moins bien exprimé, c’est dans le même esprit que j’ai réalisé ce site de cuisine, libre et collaboratif : http://www.cuisine-libre.fr/14
        Je pense qu’il te plaira :)

        Bonnes régalades !

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      3. LUKIN Blazenko’s avatar

        Bonjour Nathalie
        Je viens de tomber sur ton Blog
        Je suis de Kali aussi. Est ce toi la soeur de Franck?

        Ton blog est génial, je m’y retrouve :) BRAVO

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        1. nathalie’s avatar

          Oui, c’est bien moi :-) Merci pour le compliment : ça me fait plaisir venant d’un kualjan !

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