Fin(s) du monde

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, la fin du monde est une préoccupation redondante des religions et constitue même le but final de certains cultes — et pas uniquement parmi les sectes millénaristes. C’est aussi, depuis l’aube du XIXe siècle, un thème majeur de la science-fiction. Enfin, depuis que la science s’interroge sur le fonctionnement de l’écologie terrestre et découvre le fonctionnement mécanique de l’univers, la possibilité d’une fin à la vie sur terre ne semble pas une idée absurde, du moins à long terme. Pour finir, le vertigineux progrès des sciences (arme atomique) et l’actualité (catastrophe de Fukushima, désastres pétroliers ou chimiques, disparition des abeilles et des huitres, paniques financières, émeutes, etc.) nous rappelle régulièrement que l’homme peut être la cause de sa propre extinction et que les structures mêmes des sociétés humaines peuvent être fragiles. « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles », écrivait Paul Valéry juste après la première guerre mondiale1.
Dans la science-fiction, le thème de la fin du monde s’accompagne de nombreux autres thèmes très riches : peut-on prévoir le désastre ? peut-on l’éviter ? peut-on le fuir ? La fin d’un monde est-elle le début d’un autre ? Comment peut-on reconstruire un monde ? Et si on ne peut pas, quelles réalisations, quels vestiges laisserons-nous derrière nous ?

  1. Paul Valéry, La Crise de l’esprit, 1919. []

3 réponses à Fin(s) du monde

  1. Bravo pour ton blog !
    Thématique que je travaille depuis un moment
    Projets et docs par ici :
    http://www.reynalddrouhin.net/rd/archive/tag/fin-du-monde/

    • Jean-no dit :

      @Reynald : oui, j’avais bien noté et je compte bien consacrer un article à ces travaux. Et aussi à ceux de ton collègue Chatonsky qui fraie parfois avec ce thème.

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