The Quiet Earth

The Quiet Earth est un film néo-zélandais sorti en 1985, dont la trame est très proche de celle de The World, the flesh and the devil, précédemment évoqué ici.

Zac Hobson, se réveille nu sur un lit. En sortant de l’hôtel où il se trouvait, il ne tarde pas à s’apercevoir qu’il n’y a pas âme qui vive dans la ville. Il se rend vers son lieu de travail, où il comprend la cause du désastre, à laquelle il a collaboré.  Il s’agit de « flashlight », un projet militaire secret qui repose sur un réseau planétaire d’antennes paraboliques. L’effet s’en est avéré dévastateur et incontrôlable puisque toute vie a disparu. Même les corps ont disparu, à l’exception de quelques cadavres rencontrés ça et là.

Zac évolue dans les environs d’Auckland où il trouve des immeubles vides et de temps en temps, les ruines fumantes d’une catastrophe : un avion écrasé, un bâtiment incendié. La plupart des services automatisés, comme l’approvisionnement en eau et en électricité, fonctionnent toujours.  Zac tente de prendre contact avec d’autres survivants, diffuse des émissions de radio, ou des annonces à l’aide d’un haut-parleur, essaie de se faire remarquer en jouant du saxophone,…

Il prend le monde comme terrain de jeu géant, transgresse les interdits (il roule en voiture à l’intérieur d’un grand magasin, conduit un train,…), s’amuse, se parle à lui-même, fait des discours devant des figurines et même, revêt une nuisette en satin, comme s’il cherchait à ressusciter ou à représenter la féminité sur cette terre vide.
Un jour, à demi nu, il entre dans une église et tire à la carabine sur une statue de Jésus. Après avoir écrasé un landau vide et avoir songé au suicide, il reprend un peu ses esprits et retrouve un train-train de survivant.

Et puis un jour, une belle rousse le tient en joue avec un revolver, elle s’appelle Joanne. Les deux survivants tombent l’un dans les bras de l’autre, comme s’ils s’étaient toujours connus. Zac redevient civilisé, porte une chemise et une cravate. Le couple retrouve les apparences de la civilisation, va au restaurant comme si tout était normal, s’amuse à des jeux de rôles. Ils sont bien partis pour devenir l’Adam et l’Ève de ce monde à reconstruire.
Zac, qui est un scientifique, constate que les lois de la physique persistent à changer et pense que la catastrophe n’est pas terminée.

Un jour, Zac rencontre un troisième survivant, Api, un Maori qui l’a pris au piège dans une allée et l’a attaqué masqué. Zac tente de lui cacher l’existence de Joanne, en pure perte. Le couple devient un trio, et si Api était méfiant et inspirait la méfiance, les trois deviennent vite assez bons amis malgré l’inévitable rivalité sexuelle qui oppose les deux hommes.
Les survivants se découvrent un point commun : tous sont morts au moment précis de la catastrophe. Api s’était fait noyer, Joanne s’était électrocutée et Zac avait tenté de se suicider. On se demande alors si l’on n’est pas dans une sorte de paradis ou d’enfer, puisque les vivants ne sont plus là et que les morts seuls vivent.

Zac décide qu’il faut faire exploser l’antenne parabolique de son centre de recherches, car les lois de la physique sont de plus en plus instables et une véritable fin du monde semble imminente. Il le fait, aux commandes d’un camion bourré d’explosifs qu’il fait exploser, avec lui dedans.
Lorsqu’il ouvre les yeux, il se trouve sur une plage, dans un paysage inconnu où une planète géante à anneaux et des nuages aux formes étranges occupent le ciel. La situation n’est n’est pas expliquée : où est-on, que s’est-il passé ? Aucune idée. Le film s’achève sur les yeux inquiets de Zac.

The Quiet Earth, adapté d’une nouvelle du britannique Craig Harrison (au départ une plaisanterie : l’auteur s’étant retrouvé un week-end dans la ville d’Auckland, qui lui avait semblée totalement déserte), est un film méconnu, réalisé de manière assez sobre, impeccablement interprété, et très pertinemment situé en Nouvelle-Zélande, Île perdue du pacifique, authentique bout du monde où il était plus que logique de faire advenir la fin du monde.

Ce contenu a été publié dans Dernier homme, Fin du monde, Plus rien ne compte, Seul au monde. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à The Quiet Earth

  1. Lionel dit :

    On peut voir le film, en “qualité” YouTube, là: http://www.youtube.com/watch?v=4D_aM7cdRts

  2. Lionel dit :

    À signaler également, ce court-métrage directement inspiré de The Quiet Earth: Diary of a Lonely Man.

  3. Lionel dit :

    Diary of a Lonely Man est visible là: http://www.youtube.com/watch?v=lGk5C9EHD20

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *