Escape from New York

En 1988, le taux de criminalité aux US a augmenté de 400% et l’Île de Manhattan a été transformée en prison géante où les détenus, livrés à eux-mêmes, font leur propre loi. Le récit de Escape From New York (Connu en France sous le titre New York 1997) commence en 1997 : une terroriste a pris le contrôle d’Air Force One, l’avion du président des États-Unis, et percute intentionnellement un immeuble de Manhattan, « au nom des travailleurs et de tous ceux qui sont opprimés par ce pays impérialiste et son état policier raciste ».

Je me demande combien de fois Oussama Ben Laden a visionné New York 1997.
Tout l’équipage de l’avion meurt, à l’exception du président (Donald Pleasance), qui a été éjecté dans un petit module blindé juste avant le crash. Il a sur lui un dispositif de localisation et a dans la main une mallette, reliée à son poignet par des menottes.
Les autorités cherchent à récupérer le président, mais elles se heurtent au « Duke » (l’immense musicien Isaac Hayes), qui détient le « commander in chief » et qui ne le rendra pas, ou en tout cas pas vivant, tant qu’il n’aura pas trouvé comment exploiter la situation. Snake Plissken (Kurt Russell), héros décoré de la troisième guerre mondiale mais dégoûté des ruses des politiciens est devenu criminel : il est censé être emprisonné à Manhattan lui aussi.

Hauk (Lee Van Cleef), le responsable de la sécurité, lui propose un marché : les charges qui pèsent contre lui sont abandonnées s’il se rend sur l’ïle pour récupérer le président. Pour le convaincre de ne pas s’enfuir — car Plissken ne se sent pas concerné et a le plus grand mépris pour les politiciens —, on lui injecte dans une artère une capsule de poison qui s’ouvrira automatiquement au bout de vingt-trois heures.
Plissken arrive à Manhattan en atterrissant en planeur sur le toit d’une des tours du World Trade Center. Il lui reste un peu moins d’une journée pour trouver le président, le récupérer et récupérer sa mallette, qui contient une cassette audio, malgré les fous dangereux qui patrouillent dans les rues et malgré le « Duke of New York » et ses sujets. S’il a si peu de temps, c’est que le président doit absolument participer à une conférence très importante « pour la survie de la race humaine », car le monde est en guerre et il doit communiquer des informations capitales pour tout arrêter.

Puisque Plissken est très célèbre, il trouve plusieurs personnes pour l’aider : le chauffeur de taxi « Cabbie » (Ernest Borgnine), un dénommé « Brain » (Harry Dean Stanton), qui a pris ses quartiers dans la New York Public Library avec sa compagne Maggie (Adrienne Barbeau). Je n’en raconte pas plus.

Escape from New York (1981) est un film « culte », comme on dit. Il a inspiré des films (Banlieue 13), des Jeux vidéo (récemment Enslaved, mais le film fonctionne comme de nombreux jeux actuels : le héros a un temps limité pour accomplir une mission en territoire hostile),… La musique et certains décors peints sont du réalisateur, John Carpenter, dont c’est à mon goût le meilleur film, à égalité avec They Live (1988).

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14 réponses à Escape from New York

  1. Wood dit :

    Je n’aurais jamais pensé à classer ce film dans la catégorie « fin du monde »…

    • Jean-no dit :

      J’ai hésité, parce que pour moi ça a toujours eu un rapport : cette féodalité qui s’instaure sur des ruines de civilisation… J’aurais pu mettre l’affiche, qui est assez amusante finalement, avec la statue de la liberté tombée, gros cliché de fin du monde finalement. Mais un ami m’a rappelé que ça parle vraiment de fin du monde : il y a la 3e guerre mondiale et il faut récupérer le président pour sauver l’espèce humaine !

      • Shadows44 dit :

        J’avoue être dubitatif aussi : soit il manque une évocation de LA 2013, soit elle devrait avoir droit à son propre article. Ce film se rapproche, par sa fin, bien davantage du sujet… Non ?

      • Wood dit :

        Je ne me souvenais plus qu’il s’agissait de l’espèce humaine. Il s’agit de pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre contre la Russie, en tout cas, non ?

        De toutes façon, le fait que Plissken sabote les pourparlers en remplaçant la cassette ne mène finalement pas à la fin de l’humanité, ni même des USA puisqu’ils sont toujours là en 2013 dans le film suivant.

        • Jean-no dit :

          En fait c’est Lee Van Cleef qui lui dit qu’il faut « sauver la race humaine », mais comme tu dis, rien ne dit que c’était si pressé que ça, et du reste, Plissken n’est pas trop dupe de ce genre d’urgences, visiblement 🙂

    • Lionel dit :

      “End of tape”, en tout cas. 😉

    • d. dit :

      assez d’accord, c’est un peu tricher – à ce compte là, il faudrait ajouter un tas de films, comme le premier qui me vient à l’esprit par exemple, new york ne répond plus (the ultimate warrior – Robert Clouse – 1975)

  2. denis hamel dit :

    pour moi le meilleur film de carpenter est « the thing », qui contient aussi une dimension apocalyptique.

    • Jean-no dit :

      @denis : oui, mais là on commence à s’éloigner du sujet. Personnellement j’aime beaucoup la version d’Howard Hawks, celle de Carpenter m’a un peu déçu.

  3. denis hamel dit :

    non non, ce n’est pas du tout hors sujet ! à un moment blair regarde sur son ordinateur et la machine écrit : « si intrus atteint zone habitée > population mondiale affectée 27 heures après premier contact ». et le film de carpenter est beaucoup plus fidèle à la nouvelle de campbel « who goes there » que le film de hawks. la fin nihiliste est une pure jouissance !

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