Science & Vie : une fin du monde chaque mois

Il faudrait recenser sérieusement les couvertures du magazine Science & Vie qui annoncent la fin du monde : menaces venues du ciel, planète en péril, insectes ou bactéries devenues incontrôlables et capables de conquérir le monde…

Ce storytelling anxiogène, est si courant pour ce magazine que j’ai trouvé huit couvertures en rapport en me contentant d’en regarder une pile au hasard. J’aurais pu ajouter les couvertures qui affirment que la matière ou le temps sont des objets fragiles, nés du hasard et destinés à y retourner… Chaque mois, une fin du monde, ou l’affirmation que le monde n’existe pas vraiment.

Depuis combien de temps est-ce que Science & Vie produit ce genre de couvertures ? Est-ce que les journaux concurrents (Popular Science, Scientific American, Popular Mechanics, Sciences et Avenir, etc.) ont des couvertures comparables ?
Et très prosaïquement : est-ce que c’est vendeur ?

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5 réponses à Science & Vie : une fin du monde chaque mois

  1. Gallorum dit :

    Une autre, de juillet 1995 : VIRUS – la fin de l’homme ?

  2. Deans dit :

    S’ils en abusent de ces couvertures, c’est que ça doit être vendeur. Science et Vie est une revue de vulgarisation scientifique. Si elle veut toucher le plus grand nombre, elle est obligée de passer par des recettes du genre « couvertures racoleuses » pour pouvoir attirer le public; sinon à être trop sérieux, on tombe dans la revue scientifique austère et c’est, je le pense, du lectorat de perdu.

  3. Benoît dit :

    Ce qui est amusant c’est que l’on sait depuis belle lurette qu’il n’y a aucun risque de catastrophe majeure par chute d’astéroïde à l’échelle de l’histoire de l’humanité (fr.wikipédia.org > Astéroïdes, les risques d’impacts avec la terre ; on notera l’illustration que contredit le propos).
    Il faut dire aussi qu’il y a un absent majeur dans ce billet : Paco. Il est où Paco Rabanne, lui qui nous annonçait la fin du monde avec la chute de Mir en plain Paris ? Pourtant la couverture « Alerte aux satellites fous » correspond très bien à son délire.
    Cela nous peut nous amener à une observation : les ésotériques, millénaristes et scientistes ont souvent les mêmes objets d’études. Je crois que le dossier du moment de Sciences et vie porte sur l’origine du sacré et des religions, qui est un sujet pilier de l’ésotérisme.
    On finit par se demander si au fond les uns et les autres ne cherchent pas, par des biais différents, à combler une certaine angoisse existentielle.

    Réflexions qui m’ont amené ici là :
    Wikipédia/L’existantialisme/Angoisse/Extrait
    « [Chez les existentialistes, l’angoisse ne désigne pas un simple sentiment subjectif et ne se confond pas non plus avec l’anxiété ou la peur. L’angoisse est toujours angoisse du néant et aussi angoisse devant sa propre liberté. Elle désigne l’expérience radicale de l’existence humaine. Chez Kierkegaard l’angoisse naît de la liberté. Elle est la découverte d’une liberté qui, tout en n’étant rien, est investie d’un pouvoir infini. Pour Heidegger, l’angoisse est l’essence même de l’homme car elle est la disposition fondamentale de l’existence et elle en révèle le fond.[…] »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Existentialisme#L.27angoisse

    Et pour essayer de répondre à la question [je fais un gros effort là], bien sûr que c’est vendeur. De la même façon que les délires de Paco qui ont servi d’exutoire aux peurs millénaristes du passage à l’an 2000, ont eu énormément de succès. La moquerie est souvent trompeuse.
    Les autres magazines naviguent dans les mêmes eaux à des degrés divers. Tiens une couverture de Sciences et avenir [qui m’avait également interpellé à l’époque] :
    Fin du monde (novembre 2009) :
    http://pmcdn.priceminister.com/photo/856408961_ML.jpg
    [j’suis bien dans le sujet là]

    Et remarquons au passage celle-là aussi, magnifique [l’occasion est trop belle]
    http://pmcdn.priceminister.com/photo/861859151_ML.jpg
    Et si notre monde était né d’un trou noir

  4. Benoît dit :

    L’éclipse du 11 août 1999 pour Paco Rabanne pas le passage à l’an 2000. La peur là c’était le bug, l’insecte, la petite bête qui va manger la grosse.

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