Afin que les vrais héros ne soient jamais oubliés

Le 30 mars 2019, à Toulouse, devant le Tribunal, des policiers ont demandé à une dénommée Odile Maurin, cinquante-deux-ans, tristement connue pour son activisme au sein du mouvement « gilets jaunes », de bien vouloir se déplacer. Face au refus d’obtempérer de cette pétroleuse, les valeureux fonctionnaires ont tenté de manipuler le joystick du module de commande de son fauteuil roulant (car elle était en fauteuil). Sans doute l’engin avait-il été trafiqué, car aussitôt, son moteur s’est mis en route, le faisant avancer avec une brutalité telle qu’un CRS et un brigadier ont été heurtés.
Les blessures subies à la suite de ce choc n’ont pas occasionné d’interruption de travail et, en apparence, n’ont laissé aucune séquelles. Mais on le sait, les vraies douleurs sont psychologiques. Les genouillères rayées, ce n’est pas le genre de cicatrices qu’un agent qui chérit son équipement aime à arborer.

La justice a à peine puni l’extrémiste qui se prétend partisane de la « non-violence ». Elle écope de deux mois de prison, certes, mais avec sursis. Elle a l’interdiction de manifester à l’avenir, ce qui permet en théorie d’empêcher le récidive, mais avec quelles garanties ? À l’issue de son procès, Odile Maurin a déclaré à des médias complaisants qu’elle comptait bien persister à manifester malgré l’interdiction qui lui en a été donnée. Que faire lorsque la presse et la justice, contaminées par des idées séditieuses, ne font plus leur travail ?

Il me semble que la moindre des choses serait de décorer les valeureux agents outragés ce jour-là, tant ceux qui ont été attaqués avec l’ « arme par destination » qu’est le fauteuil roulant d’Odile Maurin, que ceux qui ont tenté de manipuler l’engin et ont été ensuite raillés par l’opinion publique pour leur maladresse.
Sous l’armure du CRS, il y a un petit cœur qui bat, une chair tendre qui ne demande que de l’amour. Chaque jour ces gens risquent leur vie pour défendre les valeurs de notre pays, et il faut que leur sacrifice soit salué.

Ce vieux qui m’a parlé

Je croise dans la rue un mec qui me dit bonjour en souriant, je crois à une erreur, je réponds par un autre bonjour, à peine poli, sans ralentir. Et derrière moi j’entends un incrédule « Il m’a pas reconnu ! ».
Le type avait le cheveu blanc, la barbe aussi, un visage un peu fatigué, c’était un vieux, genre cinquante ans. Comment ce vieux me connaît ?
Cent mètres plus loin, ses traits me reviennent, et sa voix, je ne connais que lui, on a été dans la même classe de la maternelle au collège.
Et ça veut sans doute dire que moi aussi je ne suis pas tout jeune.