Star Wars et moi

Facebook me pose une question :

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Quand m’a grand-mère m’emmenait au cinéma, on allait souvent voir deux films le même jour. En 1977, elle m’a emmené voir coup sur coup La Guerre des Étoiles, qui venait de sortir, et La Guerre des boutons, un classique sorti quinze ans plus tôt.  Je n’avais pas dix ans. Je n’ai pas mélangé les deux films, et l’un et l’autre m’ont durablement marqué, même si mon niveau d’attention a un peu baissé lors de la bataille finale autour de l’Étoile noire. Même parfaitement filmées, les scènes de grandes batailles m’ennuient toujours beaucoup.
Une autre fois, à peu près à la même époque, on était allés voir le même jour L’Animal, comédie dont l’affiche montrait Jean-Paul Belmondo déguisé en gorille, et King Kong, version seventies, où le gorille géant enjambait les tours jumelles du World Trade Center, la belle Jessica Lange dans une main et un avion en flammes dans l’autre. Apparemment, ma grand-mère sélectionnait ses films par association d’idées. En y repensant, je me souviens de sa table de bridge sur lequel était posé son cendrier un peu massif, ses cigarettes Craven « A » et le Pariscope ou l’Officiel des spectacles de la semaine.

Je connaissais de nom Star Wars avant d’aller le voir. Mon père avait été envoyé à Washington pour son travail et m’en avait ramené un tee-shirt incroyable où on voyait un jeune homme en kimono brandir un bidule lumineux, une belle fille à la cuisse dénudée à ses côtés.

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Drôle comme cette affiche d’époque, tout en reprenant des éléments du film, semble désormais si éloignée de l’esprit et de l’univers de Star Wars, non ?

À l’école, on s’était moqué de moi à cause de ce tee-shirt, mais je l’aimais tout de même. Quelques mois plus tard, ce n’était plus un sujet de moquerie, puisque le film était sorti et avait rencontré un grand succès. Personne, bien sûr, ne s’est rappelé s’être moqué. Curieusement, j’ai longtemps cru que Star Wars était un film confidentiel, un de ces films de grande qualité dont on déplore que personne ne l’aie vu, tout en se sentant fier de faire partie du cercle des privilégiés qui en ont été spectateurs. Pareil avec les héros de papier Spiderman, Daredevil et Captain Marvel que je lisais dans les publications Lug et que j’étais certain d’être plus ou moins seul à connaître.

Puisqu’il me semblait que Star Wars était un film inconnu, j’ai été assez étonné que certains bonbons soient vendus avec des autocollants tirés du film, ou encore que mon ami Fabrice possède toutes sortes de figurines et de maquettes tirées de cet univers.

3 réflexions au sujet de « Star Wars et moi »

    1. @Moz_Darioritum : je veux bien le croire. En fait les batailles de personnes peuvent être très bien, par exemple chez Kurosawa. Mais les batailles de véhicules m’endorment.

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