Une année de Fatras

Ce blog en désordre a un an ! J’y ai publié 144 articles, soit 12×12.
Le premier article était une photo qui me rappelait l’ambiance des Hauts de Hurlevent.

patte_oie_herblay

Cette fois-ci, je ne sais pas à quoi ressemble mon image (hier, je me suis promené) : un paysage pré-romantique comme en ont fait Hubert Robert ou Fragonard ? Auraient-ils été charmés par la vue des grands ensembles de Montigny-lès-Cormeilles et par celle du restaurant Flunch de la Patte-d’Oie-d’Herblay ?

Les aventures du droit d’auteur

D’un point de vue légal, je crois que je n’ai pas vraiment le droit de montrer de films à mes étudiants, à moins que les DVDs aient été acquis par la médiathèque de mon école avec des droits spéciaux et à un tarif prohibitif, ou alors que je limite le temps de visionnage à une durée déterminée.
La semaine dernière, je voulais montrer des clips vidéo de Michel Gondry. Selon l’accord passé entre la SACEM et l’Éducation nationale (qui paie chaque année une somme conséquente pour ça), je dois limiter la diffusion des clips à quinze pour cent de leur durée1. Dommage dans le cas de certains clips de Gondry tels que le chef d’œuvre Sugar Water, pour le groupe Cibo Matto, qu’il est absurde de visionner autrement que dans son intégralité2.

...
À gauche, une compilation des œuvres de Norman McLaren. Si je montre les DVDs à mes étudiants, le FBI peut me poursuivre ! Heureusement, on trouve les mêmes films en ligne, en qualité supérieure au DVD, sur le site de l’Office national du film du Canada, organisme (public) qui a employé Norman McLaren pendant la plus grande partie de sa carrière. À droite, les clips de Michel Gondry (il en existe un second DVD, moins répandu, que je possède aussi).

Mais bon, on s’en fout de la loi, j’ai ma morale pour moi, je ne pirate pas, je possède plusieurs milliers de DVDs, je suis tout à fait fier de financer la création cinématographique en payant pour ce que je visionne, depuis le film d’auteur jusqu’au blockbuster. Alors tant pis si ça fait de moi un criminel, j’ai amené The Work of director Michel Gondry, un DVD dûment acquis. Je l’ai placé dans le lecteur de l’ordinateur que j’utilise pour projeter, et là, patatras !, comme chaque année je constate que j’avais oublié la question du dé-zonage : mon DVD est « Zone 1 » tandis que le lecteur de l’ordinateur est configuré pour ne lire que des DVDs « Zone 2 » — je peux changer cette configuration, mais un nombre de fois réduit.
Chaque fois que j’évoque ce problème, il se trouve des étudiants pour me demander ce que sont la « Zone 1 » et la « Zone 2 ». Ils n’en n’ont aucune idée, bien sûr. Ils ne connaissent pour la plupart pas non plus par cœur les clips anti-piratage culpabilisateurs qui punissent toute personne qui préfère payer plutôt que de télécharger illégalement.

Alors on a tout regardé sur Youtube. En qualité Youtube, ce qui n’est pas forcément flatteur pour l’œuvre montrée. Dommage.

  1. Peut-être que cela a changé, je serais incapable de m’intéresser à l’évolution des accords entre les sociétés d’extorsion de perception de droits d’auteur et le régime pseudo-représentatif qui m’impose les lois votées par sa caste oligarchique l’État français : ils servent à faire croire aux dindons de la farce auteurs que l’on s’occupe de leurs intérêts, et à faire circuler de grosses sommes d’argent depuis le budget de la France vers des organismes au fonctionnement opaque.
    Quoi ? Énervé, moi ? Mais qu’allez-vous chercher là ?! []
  2. Ceux qui le connaissent comprendront ce que je dis, les autres iront voir d’eux-mêmes sur Youtube. []