Une semaine d’hôtels, de trains, de cuisine et de destruction

Lundi J’ai fait mariner des magrets. J’ai utilisé plusieurs vinaigres, plusieurs huiles, du miel, des épices. Le résultat m’a semblé convaincant mais ma marinade n’était pas opaque comme celle des produits de supermarchés, ça m’a inquiété. Le soir, mon appareil photo est mort : son objectif rétractable a cessé de se rétracter.

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Mardi, je me suis invité chez une amie, avec une autre, pour cuisiner. Il est rare que je cuisine, je ne sais pas faire grand chose. En vérifiant si les magrets avaient la bonne consistance, j’ai cassé une cuiller en bois, ma main a glissé, je me suis un peu brûlé un doigt. J’ai vu voler la poêle et les magrets sans avoir rien pu faire. Le linoléum est devenu une mare de graisse, mais n’oublions pas que la graisse de canard est la plus saine des graisses animales. De plus, notre hôte a elle-même renversé un verre d’eau à un moment donné, ce qui aurai peut-être pu me mouiller si c’était parti de mon côté, alors mettons que nous sommes quittes. Non parce que ça va bien, d’essayer de me culpabiliser, comme ça !
La nuit, j’ai dormis à l’hôtel Capucine, dans la chambre deux.
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Mercredi, je me suis senti rétrospectivement contrarié par une discussion de la veille. Du fait des vacances, le train de retour était assez vide et j’ai dormi dans la longueur d’une banquette de compartiment.
Jeudi, je suis allé à Lyon, pour les assises nationales des écoles d’art. Je n’avais pas très bien préparé le forum auquel je participais. Heureusement que le public n’a pas pu réclamer de remboursement (n’ayant rien payé). J’aurai au moins vu plein d’amis. J’ai aussi eu l’impression que Lyon était une véritable ville, un endroit peuplé et vivant. Il n’y en a pas énormément en France, enfin c’est la première que je vois. Je ne compte pas Paris parmi les véritables villes, c’est un musée plein de charme, où prolifèrent les Starbucks, les H&M et les mendiants dans les beaux quartiers, les kebabs, les taxiphones et les artistes en colocation dans les autres.
Le soir, après un discours de l’adjoint à la culture qui n’a fait que parler de nourriture, et après le cocktail dînatoire qui a suivi dans une salle à la décoration chargée, j’ai longuement erré à la recherche de mon hôtel. Une fois l’endroit trouvé, j’ai branché l’adaptateur de ma tablette dans la chambre, et l’objet a littéralement explosé, privant toute une moitié de la chambre d’électricité, et me privant de la possibilité de regarder la télévision, puisque la prise sur laquelle celle-ci était branchée se trouvait sur le même disjoncteur.

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Vendredi, à l’hôtel, après avoir cherché dix minutes comment ouvrir le tube de gel douche offert, je suis parti prendre le petit déjeuner. Il était bon, mais même si c’était un service prévu « à la demande », je n’ai pas osé réclamer à la dame de me préparer des œufs brouillés, alors que j’en avais très envie. Ça ne l’aurait certainement pas embêtée mais j’ai été timide. J’ai quitté Lyon à temps pour rentrer donner cours à Saint-Denis à midi. Je n’ai pas pu prendre le train avec ma directrice des études, qui s’y trouvait aussi, car le véhicule était constitué de deux rames accolées, et nous n’étions pas dans les mêmes. De plus j’avais un billet de première et elle, non.
La nuit qui a suivi, j’ai erré dans une ville à la recherche d’un hôtel mais tous étaient complets. Chaque réceptionniste m’assurait que le voisin aurait de la place, mais ça n’arrivait jamais. En désespoir de cause, j’ai décidé de quitter ce rêve laborieux et de me réveiller. Preuve que les solutions sont parfois à portée de main. J’y penserai la prochaine fois que je n’ai pas de chambre d’hôtel.
Samedi, j’ai eu un rendez-vous au café du couvent des Récollets à dix heures, soit deux heures avant son ouverture. Enfin on s’y est installés tout de même.
Dimanche, je ne peux pas dire ce qui m’est arrivé, car c’est demain.

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