Je ne me fais pas récupérer

Nous ne marcherons pas derrière les politiques, ce sont eux qui se trouveront dans la même manifestation, et quelle que soit la camelote idéologique qu’ils croient pouvoir vendre à l’occasion (unité nationale pour le président ; « lutte contre le terrorisme » pour les présidents des pays autoritaires ; « liberté d’expression » pour ceux qui comptent dessus pour prendre le pouvoir et nous l’enlever ; promotion de la peine de mort pour Le Pen ou d’autres ; se refaire une virginité démocratique,…), ce sont eux qui sont ridicules, ce sont eux qui ont besoin de nous.

Joe Heller
À gauche, Joe Heller décline le thème déjà passablement idiot (une fois ça va !) du « crayon comme arme » d’une manière involontairement glaçante, puisqu’il l’assimile au drone, le drone qui est le symbole même de la condescendance et de l’inhumanité dont font preuve les États-Unis, notamment, dans leur gestion du Moyen-Orient.
À droite, visionnaire, Reiser imaginait en 1972, dans Charlie Hebdo, une console pour piloter des robots tueurs que les américains auraient dans leur salon et qui leur permettrait d’assassiner à distance avant l’heure du repas…

Je ne défilerai derrière personne, derrière aucun slogan, c’est une marche de deuil, j’y vais parce que je suis triste, parce que ce qui s’est passé est important.

2 réflexions au sujet de « Je ne me fais pas récupérer »

  1. Juste une chose, les crayons que l’on voit dans les rassemblements ne sont pas symbole du « crayon comme arme » mais de « liberté de la presse » ou de ils se sont fait assassiner parce qu’ils étaient journalistes et/ou dessinateurs

    1. @Annie-France : bien sûr, et c’est pour ça que les auteurs de dessin utilisent le crayon comme arme, et dans un sens pourquoi pas, mais c’est devenu un tel cliché en quelques jours que ça me sort par les yeux. Par contre le crayon-drone montré ici me met très mal à l’aise.

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