Profitez-en, après celui là c'est fini

Locas, de Jaime Hernandez

avril 19th, 2009 Posted in Bande dessinée

De toutes les œuvres d’envergure qu’a donné la bande dessinée américaine ces trente dernières années, je pense que ma préférence va aux comics de Jaime et Gilbert Hernandez1. Avec leur frère Mario (qui semble avoir cessé la bande dessinée depuis), « Los bros Hernandez » ont commencé à publier leur comic-book Love & Rockets en 1981, d’abord à compte d’auteur puis, depuis 1982, chez l’éditeur Fantagraphics. Certains n’hésitent pas à établir des comparaisons flatteuses avec La Comédie Humaine de Balzac ou avec les écrits de Gabriel Garcia Marquez. Ces comparaisons ne sont pas exagérées, Love & Rockets est un monument et fait partie de ces ouvrages dont les personnages et la fantaisie nous hantent longtemps après que nous les ayons lus et dont il finit par nous sembler qu’ils existent effectivement dans quelque univers parallèle au nôtre.

Les protagonistes des histoires de Jaime (Locas/Maggie & Hopey) et de Gilbert (Palomar/Heartbreak soup) ne se rencontrent pas (à quelques clins d’œil près) et n’évoluent même pas dans les mêmes univers — une Amérique centrale fantasmée pour Gilbert Hernandez et une banlieue pauvre de Los Angeles pour Jaime. Pourtant leur publication simultanée dans les mêmes fascicules semble assez naturelle, et on remarque chez les deux frères un même goût pour les récits à rallonge et les personnages bien campés, qualités augmentées par un vrai talent à maintenir une cohérence d’ensemble malgré une grande liberté formelle et narrative. Dans les Love & Rockets (et récits apparentés), tout se passe un peu comme si l’on mettait des images sur des récits un peu exagérés, très « sud ». On saute par ailleurs facilement d’un registre à un autre (naturalisme, fantastique, science-fiction, humour…). Bien que l’on voie les personnages à tous les âges de leurs vies, la chronologie générale des Love & Rockets n’est pas très sérieusement fixée. La parution française, fort négligente (on en reparle plus loin), n’y arrange pas grand chose.

On dit souvent, à raison à mon avis, que des frères Hernandez c’est Gilbert qui est le meilleur écrivain et Jaime qui est le meilleur dessinateur. Jaime est en effet un grand styliste qui produit une synthèse improbable entre le dessin inoffensif des Archie Comics, les traits de Steve Ditko et sans doute John Romita Sr. (respectivement premier et deuxième dessinateur des aventures de Spiderman), le noir et blanc élégant d’Alex Toth et de Milton Caniff,… auxquels on doit ajouter Hank Ketcham, l’auteur de Denis la malice. À quelques exceptions près, les récits de Jaime contiennent peu de drames véritable, ils suivent l’amitié de Maggie et Hopey, deux jeunes filles du quartier de Hoppers à Los Angeles. Maggie (Margarita Luisa Chascarrillo) est une reine de la mécanique un peu boulote et Hopey (Esperanza Leticia Glass) est une musicienne punk. Autour d’elles gravitent des personnages impossibles comme le milliardaire Costigan, qui a des cornes de démon, la belle Penny Century, épouse de Costigan, des catcheuses mexicaines professionnelles, des membres de gangs,… Et dans tout ça, beaucoup d’histoire d’amour qui débutent, se terminent, agonisent ou peinent à exister.

Bon, je vous ai assez fait l’article, je suppose que le message est passé : ces modestes bandes dessinées sont de la grande littérature.

Passons au coup de gueule. En découvrant hier la dernière traduction de Locas en librairie, j’ai maudit son éditeur, Delcourt. En effet le titre complet de ce dernier album est Locas, elles ne pensent qu’a ça.
« Elles ne pensent qu’à ça », quel sous-titre imbécile ! Les albums d’origine sont
Locas in Love et Dicks and Deedees.
Déjà il y a plus de quinze ans, Albin Michel avait sorti un album de Jaime Hernandez sous le titre Modern Sex — titre qui n’avait aucun rapport avec le titre d’origine,
The Return of Ray D. Ces titres racoleurs sont une vraie honte pour l’édition française, c’est un peu comme si l’on vendait Flaubert aux anglo-saxons avec un titre tel que Bovary: menage a trois2 et Sentimental education: sex in Paris. La jaquette intérieure contient des opinions tout aussi racoleuses par Arte et Beaux-Arts magazine. Pitié !

Après des parutions complètement erratiques chez divers éditeurs (Pain, amour et fusées, 1982 ; Mister X 1986 ; Birdland 1992 ; Modern Sex 1991 ; Mechanics, 1995), les éditions du Seuil avaient fini par avoir la bonne idée de publier en français les recueils anthologiques américains Locas et Palomar, découpés chacun en deux tomes. C’est par ces albums qu’il faut commencer : Love and Rockets : Locas (Première partie) et Love and Rockets : Locas (Deuxième partie) de Jaime Hernandez, et Love and Rockets : Palomar City (Première partie) et Love and Rockets : Palomar City (Deuxième partie) puis les Nouvelles Histoires de la Vieille Palomar de Gilbert Hernandez.
Malgré son titre putassier, Modern sex est aussi un excellent livre, on le trouve encore très facilement d’occasion.

Dans le dernier album paru en France qui est, donc, abusivement titré Locas, elles ne pensent qu’a ça, Maggie et Hopey ne sont plus les adolescentes que l’on a connu, la première est divorcée et la seconde tente d’échapper aux avances d’un musicien… C’est tout aussi plaisant à lire que les précédents albums mais ce n’est sans doute pas la porte d’entrée la plus logique pour s’intéresser aux Love & Rockets, je profite juste de l’occasion de cette parution pour évoquer près de trois décénies de bandes dessinées par les frères Hernandez.

  1. Devant Chris Ware, Dan Clowes, Adrian Tomine, Charles Burns ou Art Spiegelman. Si si. []
  2. en français dans le texte []
  1. 29 Responses to “Locas, de Jaime Hernandez”

  2. By Steph. Oiry on Avr 19, 2009

    « Devant Chris Ware, Dan Clowes, Adrian Tomine, Charles Burns ou Art Spiegelman. Si si. »

    Mmh, ta fanitude, Jean No, t’égarerait-elle ? Fanitude que je partage, car il est vrai que tous ces auteurs ont un jour ou l’autre, avoué leur dette immense envers Love and Rocket. L.& R., c’est tout simplement la série « pilote » de l’éditeur Fantagraphics, elle inspirera tout son futur catalogue (avant, je pense qu’il ne publiait que du cul, du patrimoine ou leur revue « Comics Journal » – à vérifier).

    Sinon, pour que ton recensement des traductions françaises soit complet, il convient d’ajouter une perle : « Mister X » chez Adeana, court et brillant récit de sf autour d’un personnage d’architecte sous speed pour ne plus dormir, qui travaille à réparer Radiant City, sa création utopique devenue cité dépravée. Bd culte pour moi.

    Ici, un papier de T. Smoldoren, paru dans les Cahiers de la bd, à propos de Mr X . Hé ! hé !

  3. By Steph. Oiry on Avr 19, 2009

    Zut ! le lien :
    http://pagesperso-orange.fr/frboudet/misterx.html

  4. By Steph. Oiry on Avr 19, 2009

    ah bin merde ! je suis con, tu le cites Mister X. ah! ah ! Les dimanches matin…

  5. By Jean-no on Avr 19, 2009

    C’est vrai que L & R a eu un vrai poids sur l’histoire de la bd us, à égalité avec le retour de Will Eisner ou la constance de Robert Crumb.
    Ce qui m’étonne le plus c’est qu’on publie les frères Hernandez en France quasiment depuis leurs débuts mais de manière complètement erratique (jusqu’à ce que Le Seuil fasse un travail plus sérieux).
    À part ça, comme tu l’as remarqué je connais Mister X, je pense que j’ai tout ce que les frères Hernandez ont publié en français (mais en anglais je n’ai qu’un recueil de Gilbert Hernandez intitulé « Luba »). J’ai même le bizarre « Birdland », publié par le crapuleux éditeur « Le marquis ».

  6. By Steph. Oiry on Avr 19, 2009

    « On dit souvent, à raison à mon avis, que des frères Hernandez c’est Gilbert qui est le meilleur écrivain et Jaime qui est le meilleur dessinateur. »

    Ah oui, je voulais ajouter que je ne suis pas trop d’accord avec ça. Gilbert a certainement une imagination débridée et énergique mais que je trouve décousue, ses ellipses, nombreuses, ne fonctionnent pas toujours. Jaime semble plus limité dans son inspiration soap-opératique pourtant il se révèle plus fin narrateur. Ces histoires sont d’une grande subtilité et ses dialogues sonnent justes. Il est pour moi un bien meilleur auteur de bande dessinée, tout simplement.

    J’ai par exemple été époustouflé par le court récit « Maggie La Loca » publié en 2006, dans les Funny Pages du New York Times et disponible un temps, en ligne. Maggie retrouve sa tante à la retraite, sur une île, isolée. Le soir, elle emprunte une barque pour aller se bourrer la gueule avec des mecs…
    Une page ici: http://4.bp.blogspot.com/…

    Est-elle traduite dans ce nouveau recueil, cette histoire ?

    Au Seuil, puis chez Delcourt, il s’agit en fait du même éditeur : Vincent Bernière, il est donc sensé poursuivre son travail dans la continuité. Maintenant, comme je n’ai pas encore lu ce dernier volume, je ne sais pas… C’est vrai que le titre est malheureux.

    Sinon, autre chose : je viens de lire l’article sur du9 à propos de Vincent Giard. Tu en penses quoi, toi ? Je trouve cet auteur vachement doué, ses dessins sont bien, et son usage du gif animé, malin, mais je reste malgré tout perplexe devant cet article. « Images mouvementés », une nouveauté ? J’aime bien le gif animé mais là, je ne sais pas trop…

  7. By Jean-no on Avr 19, 2009

    Je suis plus séduit par l’univers et le dessin de Jaime, mais Gilbert a quand même quelque chose de bien à lui. Personnellement, quand je suis en train de lire Gilbert, c’est Gilbert qui devient le plus grand, et inversement.
    La légèreté de Jaime (ses histoires ressemblent à fond à Betty & Veronica ou à Josie & the Pussycats, de la BD « bubble-gum » quoi) permet de temps en temps des choses très fortes, cf. The Return of Ray D.
    La page dont tu parles n’est pas dans le dernier recueil qui contient en fait des histoires qui ont 5-6 ans.
    La continuité dans l’édition se sent bien, mais ce sous-titre commercial, pfff…

    Je n’ai pas lu l’article en question encore mais j’ai découvert dans les stats que j’y étais cité (après l’avoir lu je pense que c’est un bon article, peut-être plus intéressant pour les gens qui se penchent sur les nouveaux médias interactifs que sur la bande dessinée, car il est bon de rappeler que le dessin existe toujours comme moyen de raconter, ce qu’on oublie facilement dans les arts numériques).

  8. By Harry Naybors on Avr 19, 2009

    Bravo pour cette note ! Parler de L&R, c’est toujours bien !
    C’est un peu dommage qu’on ait pas une vraie intégrale de la série en français (y’a des trous un peu partout et le changement d’éditeur n’aide pas le lecteur néophyte à s’y retrouver) mais Berniére qui a aussi sorti POISON RIVER de Gilbert, tente de maintenir une cohérence et ça devrait continuer : le prochain tome prévu devrait contenir « Ghost of Hoppers » et The Education of Hopey Glass ».
    Sinon, quant à départager les frangins, c’est compliqué, j’ai aussi ce sentiment de toujours préférer celui que je suis en train de lire puis changer d’avis quand je lis l’autre.

  9. By Xavier G. on Avr 20, 2009

    Petite précision: ce n’est pas le Seuil qui a fait un bon boulot d’édition, c’est Fanta. Les deux gros bouquins que tu cites ne sont que les traductions à l’identique de deux gros recueils réalisés par Fantagraphics il y a deux ou trois ans. (cf.

    On est loin d’un travail éditorial de la part de ces grands éditeurs français, juste de la récupération. Cf. le bouquin Little Nemo, vendu un peu partout comme un énorme travail de restauration de Delcourt, alors qu’il n’était que la traduction de l’ouvrage de Sunday Press.

  10. By Jean-no on Avr 20, 2009

    @Xavier : Oui, carrément, c’était le minimum syndical mais c’était déjà ça. Enfin couronner ce minimum syndical d’un « essentiel patrimoine » à Angoulême était un peu risible du coup, c’est le livre qui était couronné, pas le boulot du Seuil.
    Il est arrivé plusieurs fois que des livres issus de chez Fantagraphics notamment nous soient vendus ici comme des initiatives de nos glorieux éditeurs-inspecteurs-des-travaux finis – la publication chronologique des Peanuts chez Dargaud ou le recueil Black Hole chez Delcourt, par ex.

  11. By Steph. Oiry on Avr 20, 2009

    Oui, enfin pour être honnête Xavier, je préfère l’édition du Seuil à celle de Fanta. J’avais acheté celle de Fanta à sa sortie, je l’ai un peu regretté par la suite. Ce sont de gros et lourds volumes commémoratifs (les 20 ans de la série) assez peu maniables.

  12. By Jean-no on Avr 20, 2009

    @Stéphane : c’est vrai que 700 pages, c’est beaucoup. Rapport qualité/prix imbattable par contre.

  13. By Steph. Oiry on Avr 20, 2009

    Franchement, je vous trouve injuste. Le Seuil propose un format, une maquette et une fab. différentes de Fanta. Il s’agit donc bien d’une édition différente, rien à voir avec les exemples que vous citez chez Delcourt (sur lesquels, on est tous d’accord, hein).
    Comparez les deux versions et si jamais vous préférez celle de Fanta, il faudra m’expliquer pourquoi.

  14. By Jean-no on Avr 20, 2009

    J’ai juste feuilleté l’édition Fantagraphics, sans comparer les deux, mais sauf le nombre de pages, je n’ai pas l’impression d’une intervention déterminante, d’un livre véritablement différent. Mais c’était un boulot à faire, hein, il fallait le faire, c’est fait, c’est bien, et ça a été la première sortie de L&R qui n’ait pas été faite en catimini. Maintenant on pourrait imaginer que quelqu’un reprenne tous les L&R depuis le tout début et remette tout à plat, comme pourrait le faire Cornélius par ex., ça serait autre chose.
    Un truc m’a horripilé avec Locas 2 chez le Seuil, c’était le sticker « lu et approuvé par les Inrockuptibles ». Et pourquoi pas « Le Parisien » ou « Direct soir » tant qu’on y est ?

  15. By Xavier G. on Avr 20, 2009

    Pour le Locas, le changement principal opéré par Le Seuil a été d’en faire deux livres de 350 pages là où Fanta en avait fait un seul. (allant jusqu’à reprendre la couverture de Fanta pour le second volume, cf. ici et )

    Même chose pour le Palomar au niveau du choix de deux volumes, même s’il faut reconnaître un choix de nouvelles couvertures.

    Alors oui, on peut arguer qu’il s’agit de deux éditions différentes. Par contre, je trouve un rien suspect qu’il ait fallu que Fanta publie ces deux gros volumes pour que subitement, Le Seuil décide de publier quatre volumes qui reprennent le même contenu.
    C’est là que je trouve le procédé douteux en matière de travail éditorial: on attend que les américains le fassent, puis on passe derrière en s’arrogeant un statut de découvreur.

    Pour Jean-No: il y a peut-être de l’espoir de voir une telle édition globale des L&R, puisque Fantagraphics l’a déjà fait: c’est la Love & Rockets Library.
    Sinon, à venir un énorme bouquin (600 pages) qui regroupera tout un tas de récits autour de Luba.

  16. By Jean-no on Avr 20, 2009

    Ce que j’aimerais bien voir venir un jour c’est un livre sur L&R. Un guide/art book (revoir les couvertures qui disparaissent des intégrales par ex) avec interviews etc. Un truc de fan quoi.

  17. By Harry Naybors on Avr 20, 2009

    C’est surtout qu’à partir du moment ou le Seuil sort ces deux volumes là, ils refusent d’entrée de se coltiner le travail d’une vraie intégrale. Malgré leur format imposant, les deux gros volumes de Fantagraphics ne sont que des sélections d’épisodes. Or quand on lit les épisodes dans leur ordre de publication, ils me semble qu’il y a une cohérence qui se perd quand on lit juste une sélection pleine de trous dans la chronologie. Le structure des récits des deux frères est déjà suffisamment alambiquée pour larguer le lecteur.
    Si je me souviens bien, Rackham avait tenté le coup en commençant par « Love & Rockets X« , certes, on peut comprendre pourquoi (c’est un récit quasi-indépendant qui se passe presque tout le temps en dehors de Palomar), mais on perd quand même beaucoup à commencer par cet épisode sans rien connaitre de ce qui précède.

    Sinon, la mini « New Tales of Old Palomar » est terminée mais en français, seul le premier numéro a été traduit (comme pas mal de séries de la collection Ignatz). On attend toujours la suite.

  18. By Steph. Oiry on Avr 20, 2009

    « C’est là que je trouve le procédé douteux en matière de travail éditorial: on attend que les américains le fassent, puis on passe derrière en s’arrogeant un statut de découvreur. »

    Mais non Xavier, ça s’appelle faire une traduction tout simplement. Rien de douteux, je ne comprends pas, c’est un travail éditorial tout à fait normal.

    Non, ce sont Fantagraphics les fautifs. Ils multiplient les éditions et les compilations, flattent la collectionnite, au point que plus personne ne s’y retrouve. La preuve, peu de temps après la sortie des ouvrages dont nous parlons, rebelotte, ils refourguent cette « Love & Rockets Library » commémorative et prétendument définitive. Grumph !

  19. By Xavier G. on Avr 20, 2009

    @Steph. Oiry: Tu as sans doute raison, c’est peut-être moi qui suis trop sévère sur le coup. Ou alors, c’est un énervement global quant aux œillères dont peut faire preuve le microcosme, incapable d’aller voir au-delà des frontières ce qui s’y passe.
    D’où le « prix du patrimoine » accordé à Locas en 2006, qui, selon Wikipédia, « récompense le travail d’un éditeur de langue française autour de la réédition ou de la première édition d’une œuvre appartenant au patrimoine de la bande dessinée mondiale ». Quelque part, ça me gène.

    Sinon, pour les éditions chez Fanta, je crois que le L&R Library est le meilleur moyen de tout avoir de la première série. Ou sinon, il est possible de récupérer les 15 volumes chronologiques de la première collection.

  20. By Steph. Oiry on Avr 20, 2009

    @Xavier: on est bien d’accord, le prix du patrimoine, c’est toujours un peu bidon, on ne sait jamais ce qui est récompensé, l’oeuvre ou l’éditeur.

  21. By Jean-no on Avr 20, 2009

    @Stephane : quand un auteur est exhumé, redécouvert, mis en valeur – genre le sergent Laterreur, là il me semble que l’intervention de l’éditeur est facile à apprécier. Dans d’autres cas c’est plus douteux. Pour Locas, je pense que ce qui était couronné c’est avant tout la volonté de sortir un pavé de 350 pages d’un auteur surtout connu des soldeurs (Mechanics et Modern Sex se trouvent toujours facilement dans ce genre d’endroit). Cela demandait sans doute un certain courage financier, sans compter que la traduction n’est pas honteuse.

  22. By David on Mai 1, 2009

    Dear Salma

  23. By Jean-no on Mai 1, 2009

    @David : effectivement, Salma Hayek pourrait tenir le rôle. Pour l’anecdote, Gilbert Hernandez a sorti un film, The naked cosmos. J’ignore ce qu’il vaut.

  24. By déborah on Mai 20, 2009

    Bonjour à tous,

    je suis un peu perdue devant tous volumes qui paraissent sortir à tort et à travers…

    est-ce qu’un l’un d’entre vous qui serait beaucoup plus calé que moi pourrait établir une liste des ouvrages des deux frères en spécifiant les doublons qui porteraient un nom différent ? (est-ce que le contenu de « modern sex » fait parti d’un des deux volumes de « locas » publiés par delcourt par exemple ? )

    j’ai essayé de trouver tout ça sur internet mais ça reste confus !! :(

    merci merci !!!

    déborah

  25. By Jean-no on Mai 21, 2009

    @déborah : le tome 1 de Locas contient quelques pages qui sont aussi présentes dans « Modern sex »

  26. By déborah on Mai 28, 2009

    oui, j’ai vu, je l’ai reçu hier ! :)
    toutes les pages sont présentes dans Locas d’ailleurs

  27. By Adeline on Oct 12, 2009

    @ Déborah, Jean-No, Steph : même question, j’ai envie d’acheter « Modern sex » mais je possède déjà les trois tomes de Locas, est-ce que ça vaut le coup, d’après vous ? Déborah, si j’ai bien compris tu dis que l’intégralité de Modern sex est contenu dans Locas, est-ce exact ?

  28. By Jean-no on Oct 12, 2009

    @Adeline : je n’arrive pas à en être sûr (je n’ai pas tout sous la main). Modern Sex se trouve en tout cas pour pas cher en solderie.

  29. By Sara on Sep 27, 2013

    Il serait bon de citer le nom du traducteur, lorsque vous citez une traduction, par respect pour son travail. Merci.

  30. By Jean-no on Sep 27, 2013

    @Sara : le travail en question ne me semble pas spécialement brillant, et ne parlons pas du lamentable sous-titre. Donc je ne comprends pas trop votre intervention.

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