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Les écoles d’art sont-elles en péril ?

mars 28th, 2016 Posted in Études

L’école d’art de Perpignan a été fondée en 1817, elle fermera ses portes en juin prochain, à l’âge de cent-quatre-vingt dix-neuf ans, donc. C’est une institution presque bicentenaire qui disparaît, dans une certaine indifférence.

Fin 2014,

Fin 2014, pour attirer l’attention sur leur situation, des étudiants de l’école d’art de Perpignan s’étaient mis en vente sur ebay et le bon coin.

Les écoles supérieures d’art qui dépendent de l’État ou des collectivités territoriales (villes, intercommunalités, départements, régions) sont souvent passablement anciennes, la plupart d’entre elles sont nées sous l’ancien régime et ont existé plus ou moins sans discontinuer depuis, mais en se transformant décennie après décennie, devenant des établissements « post-bac » dont l’enseignement est validé par des diplômes de premier, second et bientôt troisième cycle, sous tutelle pédagogique du ministère de la Culture, et à présent évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), au même titre que les universités. Pour satisfaire aux conditions du « processus de Bologne » —  un accord destiné à harmoniser le fonctionnement de l’enseignement supérieur en Europe —, les écoles supérieures d’art ont dû s’engager dans des activités de recherche, et leurs étudiants, qui n’étaient autrefois que plasticiens, doivent à présent rédiger des mémoires, en échange de quoi leurs diplôme de premier et de second cycle jouissent des grades « licence » et « master 2 ». Pour qu’elles puissent aller à la recherche de nouveaux financements et que leur offre soit lisible et visible, les écoles supérieures d’art ont été incitées à se regrouper au sein d’établissements publics de coopération culturelle (EPCC), des structures publiques indépendantes dont le conseil d’administration accueille, typiquement, une ou plusieurs villes, la région, une instance locale du ministère de la Culture et des acteurs industriels régionaux. Certaines écoles structurées selon ce régime fédèrent les écoles autrefois indépendantes de plusieurs villes : Rennes-Lorient-Quimper-Brest ; Tours-Angers-Le Mans ; Rouen-Le Havre ou encore — et elle est précurseuse dans le domaine —, l’école européenne supérieure de l’image, qui regroupe les écoles de Poitiers et d’Angoulême, partenaires depuis le milieu des années 1990, et réunies en EPCC depuis cinq ans.

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L’école d’art d’Angoulême, vue depuis le Centre de la bande dessinée et de l’image. L’école est installée dans l’ancienne usine qui produisait le papier à cigarettes Nil.

Du fait de leur ancrage territorial et de leur histoire, les écoles d’art publiques, comme les conservatoires de musique, de danse ou de théâtre, sont souvent financés par des municipalités1. Le maire de la ville d’Angoulême, Xavier Bonnefont, juge pour sa part que l’enseignement supérieur ne devrait pas faire partie des compétences des villes, et s’est en tout cas servi de cet argument pour faire voter par son conseil municipal la suppression pure et simple de la dotation de la ville à l’école : 851 000 euros par an. Une belle économie dans un contexte budgétaire difficile, mais je me demande ce que ça implique d’un point de vue institutionnel : est-ce que la ville d’Angoulême quittera le conseil d’administration de l’école (actuellement présidé par le premier adjoint au maire d’Angoulême) dès le 31 décembre prochain, date annoncée de son désengagement financier2 ? Est-ce que la mairie laissera les locaux de l’école à sa disposition, ou sera-t-elle contrainte à regrouper tous ses enseignements sur le campus de Poitiers ? Et qu’est-ce qui empêche Poitiers, au hasard d’un changement d’équipe municipale, de faire un jour ce même choix d’un désengagement brutal ? Je ne connais pas exactement le fonctionnement administratif de l’École européenne supérieure de l’image, mais dans ce genre de structures, les désengagements financiers peuvent faire boule de neige : si le budget général baisse, l’État baissera aussi sa subvention3, ce qu’il fait d’ailleurs déjà régulièrement depuis des années avec toutes les écoles.
Le fait qu’Angoulême se retire du budget de sa propre école ne condamne pas immédiatement cette dernière, mais un trou de huit-cent cinquante mille euros ne se comble pas si facilement, et Xavier Bonnefont est dans la posture d’un trapéziste qui lâcherait la main de la personne qu’il est censé tenir au prétexte qu’un autre trapéziste en tient l’autre main4.

Trapeze artists in circus, lithograph by Calvert Litho. Co., 1890. Edited digital image from the Library of Congress, reproduction number: LC-USZC4-2091.

Trapézistes volants, lithographie publiée par la Calvert Lithograph company vers 1890.

L’intérêt de l’existence de l’ÉESI à Angoulême n’est pas qu’historique ou pédagogique, l’école s’inscrit dans un écosystème culturel et économique au succès manifeste qui a transformé la modeste préfecture de Charente dont Sacha Guitry disait «Si l’on pouvait mourir d’ennui, je serais mort à Angoulême», en capitale française de l’image avec son festival international de bande dessinée, sa maison des auteurs, ses studios de film d’animation et de jeu vidéo, son école nationale de jeu vidéo, ses structures éditoriales (Ego comme X, Café Creed), etc. Faire disparaître l’école de cet ensemble n’a rien d’anodin, comme l’explique Thierry Smolderen, qui coordonne le Master de bande dessinée de l’école, dans un texte qu’il a publié sur Facebook. La liste des anciens étudiants de l’ÉESI qui ont fait un beau parcours professionnel est très longue5, et parmi eux, plus d’un est resté à Angoulême pour vivre et pour travailler. Même quand elle n’est pas immédiatement visible pour la population, la présence d’une école supérieure d’art dans une ville y amène beaucoup en terme de rayonnement national ou international, autant qu’en termes de vie culturelle locale. Bien sûr, on peut certainement en dire autant du football, mais je note que les subventions directes ou indirectes au football sont rarement remises en question, on m’a souvent demandé « à quoi sert une école d’art ? », alors que la question « à quoi sert un club de foot ? » semble incongrue. Et ne parlons pas des subventions déguisées à la religion (ce n’est pas le Vatican qui finance la réfection de votre église mais c’est bien le curé qui en a la clef) qui sont très douteuses du strict point de vue de la neutralité de l’État en matière de cultes, mais qui s’appuient, là encore, sur une tradition. Je ne veux pas opposer football, religion et création visuelle, mais rappeler que chacun de ces domaines a un public et mérite d’être considéré par les services publics. Par ailleurs, rappelons que de tous ces domaines, seule l’image a la réputation d’être une spécialité angoumoisine.
Si la fermeture de l’école d’art de Perpignan s’explique (problèmes d’effectifs, de résultats, de financement, et non conformité aux critères actuels de l’enseignement supérieur en matière de recherche), l’abandon de l’ÉESI par Angoulême est nettement plus contestable : l’école jouit d’une belle réputation, fait preuve de dynamisme pédagogique, accueille des invités prestigieux et tient une place importante dans les orientations de la ville.

L'école d'art d'Angoulême est située sur une île

L’école d’art d’Angoulême se trouve sur une presqu’île située entre les deux rives de la Charente.

Il faut souhaiter que ce qui est en train d’arriver à l’ÉESI ne dégénère pas vers un scénario réellement funeste, il faut que les enseignants, les étudiants et tous ceux qui sont attachés à ce lieu à Angoulême ou ailleurs, poussent le conseil municipal à mesurer les conséquences de sa décision et à revenir dessus, ou que des solutions satisfaisantes émergent6.
Au delà d’Angoulême, souhaitons que cette histoire ne constitue pas un sombre présage pour toutes les autres écoles supérieures publiques d’art.
Les écoles d’art de Poitiers et d’Angoulême ont été les premières à se regrouper, d’abord sous forme d’association puis au sein d’une structure commune. Elles ont aussi été parmi les premières à développer une activité de recherche structurée, ou encore à effectuer de sains rapprochements avec les universités. L’ÉESI n’est-elle que la première structure à pâtir des effets mécaniques des choix politiques de la dernière décennie ? L’État a transféré de nombreuses charges qui, jusqu’ici, lui incombaient, vers les collectivités locales, forçant ces dernières à faire des choix douloureux dans la répartition de leurs budgets. On peut aussi pointer du doigt la manière irresponsable (incompétence ou bien corruption, je ne sais pas vraiment quelle hypothèse m’est la moins déplaisante) dont a été soldée l’affaire des « emprunts toxiques » : ruinées par les mensonges flagrants de la banque Dexia, les municipalités ont été acculées par l’État à l’abandon de poursuites, sous la menace de se voir exclues du droit de jouir du fonds de soutien mis en place : un chantage indigne auquel la plupart des municipalités concernées (et elles sont nombreuses) ont cédé.
En faisant peser toujours plus de charges sur les collectivités locales et en imposant à celles-ci des obligations nouvelles et coûteuses (s’équiper en matériel de surveillance, suppléer aux trous d’emploi du temps des élèves de primaire imposés par la réforme des rythmes scolaires,…), en faisant disparaître des services publics autrefois importants (bureaux de poste, gares SNCF), les gouvernements de droite comme de gauche sont parvenus à faire baisser l’impôt sur le revenu, certes, mais nous conduisent sans doute à des ruines et — mais admettons pour l’instant que c’est un autre débat —, à une aggravation des inégalités territoriales.

à gauche, l'ensemble des écoles d'art publiques, territoriales ou nationales. À droite, les écoles financées par le seul ministère de la Culture. On voit que ce n'est pas la même France puisque les écoles territoriales sont assez harmonieusement distribuées, toutes les régions sont représentées, jusqu'aux départements d'outre-mer (Guadeloupe et Réunion).

à gauche, l’ensemble des écoles d’art publiques, territoriales ou nationales. À droite, les écoles financées par le seul ministère de la Culture. On voit que ce n’est pas la même France puisque les écoles territoriales sont assez harmonieusement distribuées, toutes les régions sont représentées, jusqu’aux départements d’outre-mer (Guadeloupe et Réunion).

On ne peut que constater le piège qu’a constitué l’autonomisation des écoles d’art (et des universités, d’ailleurs), qui peuvent désormais connaître la faillite ou être abandonnées à petit feu. Et bien entendu, la réduction constante des moyens se double — c’est la base même de la maltraitance managériale —, d’un élèvement continu des exigences, sous pression d’instances d’évaluation : les écoles d’art n’ont jamais eu si peu d’argent ni, dans le même temps, autant de tutelles. Le processus d’autonomisation des écoles d’art était censé permettre à ces dernières d’échapper au caprice des maires, et c’était une bonne chose certainement, mais elle mène surtout désormais à une dilution de la responsabilité des divers acteurs impliqués dans leur destinée. Est-ce que tout ça a été planifié, voulu, et s’inscrit dans un projet de sape de l’enseignement supérieur public ? J’aimerais penser que non, mais j’ai peur que nombre d’écoles ne survivront pas à la situation présente et que nous entrons dans une période difficile. Aux États-Unis, les frais d’inscription moyens pour les études supérieures publiques ont été multiplié par dix ou quinze en quelques décennies. En Grande-Bretagne, le même processus vient d’avoir lieu. Sommes-nous censés connaître le même sort, comme le recommandent l’OCDE et tous ceux qui pensent qu’il faut baisser le nombre de diplômés pour conférer une plus grande valeur aux diplômes, c’est à dire créer de la valeur à partir d’une rareté organisée artificiellement ?

Le bâtiment de l'école, qui abrite aussi le musée du papier.

Le bâtiment de l’école, qui abrite aussi le musée du papier.

Rappelons que les études en art ne sont pas exclusivement destinées à former des artistes au sens où se l’imagine le public, qu’elles se donnent surtout pour but de former des personnes capables de réfléchir, de produire et d’assumer des créations plastiques7. Selon une enquête récente, les formations assez directement professionnalisantes (design, communication) connaissent un logique bon taux d’insertion professionnelle, mais les formations purement artistiques, malgré les spécificités des métiers ciblés (qui, fort cruels, réclament tout à la fois talent, chance et labeur), n’ont pas un palmarès honteux. Les anciens étudiants en école d’art deviennent parfois artistes, mais aussi graphistes, designers, illustrateurs, photographes ou encore enseignants. On en trouve dans la médiation culturelle, la communication événementielle, le cinéma, le spectacle,… S’ils ont du travail (et parfois plusieurs métiers), ils n’ont bien entendu pas forcément choisi la voie la plus rapide et la plus facile pour s’assurer des revenus réguliers importants, mais cela ne les empêche pas de se déclarer majoritairement très heureux de la voie qu’ils ont choisie.

L'environnement privilégié du site angoumoisin de l'ÉESI :

L’environnement privilégié du site angoumoisin de l’ÉESI : (1) l’école (2) le musée de la bande dessinée (3) le musée du papier (4) l’ENJMIN (école nationale de jeu vidéo, qui émane du CNAM) (5) le bâtiment Castro de la Cité de l’Image (6) la maison des auteurs (7) l’EMCA (école des métiers du cinéma d’animation) (8) le pôle image Magelis.

Le bilan présent des écoles d’art est positif, mais il faut aussi se projeter dans l’avenir. Dans le monde qui s’annonce, d’innombrables métiers sont amenés à être automatisés8 et la créativité va devenir, plus que jamais, une compétence essentielle. Et créer est justement ce que les écoles d’art ont le culot de prétendre enseigner, non plus seulement par l’apprentissage des techniques traditionnelles des beaux-arts (dessin, peinture, taille-douce, sérigraphie, broyage de couleurs, colle de peau, modelage,…) mais aussi en s’emparant d’outils aussi variés que le son, la vidéo, la robotique ou encore l’écriture. Les étudiant apprennent à s’adapter à de nouveaux outils, à être souples et polyvalents.

Le modèle des écoles d’art publiques, qui rencontre un vrai succès et n’a pas d’équivalent dans le secteur privé9, mérite d’être défendu eu égard à son passé, à son présent et à son avenir.
Ce modèle est-il en péril ? Aux décideurs d’en décider et de prendre clairement leurs responsabilités. Et à nous de le défendre.

  1. Il existe aussi des établissements publics d’enseignement artistique exclusivement financées par le ministère de la Culture. []
  2. Voire plus tôt, puisque, se voyant contesté, le maire a même menacé d’avancer la date de la catastrophe : «Je peux aussi décider mettre un terme à l’aide municipale plus tôt que prévu. Avant le 31décembre. Si c’est ce qu’ils veulent, c’est exactement comme ça qu’il faut faire.». []
  3. Je me demande même, de mémoire, s’il n’y est pas obligé. []
  4. L’actuel maire d’Angoulême restera sans doute célèbre pour ce « lâchage », mais il a d’autres états de service : en 2014, il a connu une célébrité nationale en faisant poser à grand frais des cages cadenassées autour des bancs publics de la ville pour empêcher les sans domicile fixe de s’y reposer. La même année, il avait augmenté son propre salaire de 64%, mais, pour que l’enveloppe salariale des élus de la ville n’augmente pas pour autant, avait imposé à ses adjoints d’accepter d’être quant à eux moins payés, du moins ceux de sa majorité, car il ne verse aucune indemnité aux élus de l’opposition. Voici quelqu’un qui ne semble pas douter de sa valeur. []
  5. Citons au hasard Claire Wendling, Fabrice Neaud, Nicolas de Crécy, Sylvain Chomet, Fabrice Parme, Coco, Anne Simon, Aristophane, BlexBolex ou encore Benjamin Renner. []
  6. On peut s’informer des évolutions de la situation (mais aussi et surtout de l’actualité pédagogique de l’école) sur Facebook et Twitter. []
  7. Parfois, le processus se fait dans la contradiction : on peut construire sa personnalité de créateur en opposition à l’enseignement que l’on reçoit, puisque ce qu’on apprend n’est pas forcément ce qui nous est enseigné. Ce n’est pas un dysfonctionnement, c’est une configuration fréquente depuis (au moins) le XIXe siècle et son idée de « l’art pour l’art ». []
  8. De nombreux métiers du tertiaire ou des services, jusqu’ici épargnés, sont promis à la disparition. Pire, peut-être, certains métiers autrefois valorisés socialement, comme par exemple la médecine généraliste ou l’enseignement à l’école primaire, sont en voie de mécanisation : il faut toujours un être humain pour l’exercer, mais celui-ci est de plus en plus mal rémunéré, aliéné à des tâches administratives, et se voit en grande partie privé de marge de manœuvre dans la manière dont il exerce sa profession. []
  9. L’enseignement artistique privé n’est pas sans qualités, et de bons créateurs en sont parfois issus. Je lui reprocherais, sauf rare exception, d’être concentré sur une efficacité à court-terme (qui suit la demande de la clientèle), en cherchant à développer chez les étudiants une compétence technique immédiatement valorisable en entreprise, parfois au détriment de l’ambition créative. Certains reprochent à l’inverse aux écoles d’art d’être un cocon un peu trop douillet pour leurs étudiants, qui se posent des problèmes esthétiques éloignés de la réalité du monde du travail. Je réponds à cela que justement, ces étudiants peuvent avoir un poids sur cette réalité, plutôt que de se contenter de la subir. []
  1. 5 Responses to “Les écoles d’art sont-elles en péril ?”

  2. By f*Parme on Mar 29, 2016

    Bizarre de me voir cité comme exemple (5). Je suis plutôt un contre exemple. Je n’ai gardé aucun bon souvenir des deux années passées à l’école de BD d’Angoulême. J’ai claqué la porte en juin 1987. Je n’ai pas souhaité rester une troisième année. Je ne voyais pas l’intérêt.

    f*

  3. By Jean-no on Mar 31, 2016

    @f*Parme : j’ignorais ce fait, je me suis contenté de sélectionner des noms de diverses générations sur la page de Wikipédia consacrée à l’école.
    Les étudiants qui partent frustrés de leurs années d’école ne sont pas rares, ça fait partie du truc, je n’y vois ni un échec de l’étudiant ni un échec de l’institution, c’est une rencontre qui ne se fait pas, pour des raisons d’attentes, de tempérament, de timing (j’ai moi-même quitté les Beaux-Arts déçu parce que je n’étais pas capable d’en profiter à l’époque, je l’aurais pu plus tard).
    Je connais plusieurs cas où, si l’on creuse, on s’aperçoit que l’étudiant parti déçu n’en a pas moins gardé un lien fort avec certains enseignants, avec certaines choses apprises ou faites à l’époque, ou plus courant encore, avec certains camarades de promo. Pour moi ça n’est pas dénué de sens de parler d’une école dans le parcours d’un artiste, ça ne signifie pas que l’artiste est le produit de l’école, mais qu’elle a existé dans sa formation, par la positive ou par la négative.

  4. By Noemie on Avr 4, 2016

    Article très intéressant, juste une petite correction historique : l’Etat et les communes ne subventionnent pas du tout la religion en finançant la restauration des églises, ils ne font qu’accomplir leur devoir en entretenant des biens qui leur appartiennent. L’Eglise n’est pas propriétaire de ces biens, elle n’en est que l’affectataire, depuis les lois de 1905 et 1907 qui consacrent une longue tradition amorcée par la Révolution et la Nationalisation des biens du clergé. Mais c’est une charge dont les collectivités se passeraient bien aujourd’hui….

  5. By Jean-no on Avr 4, 2016

    @Noemie : certains villages récupèrent l’église et l’affectent à autre chose qu’à la religion : salles des fêtes, restaurants,… C’est donc possible, mais c’est rarissime. Je pense qu’on peut donc parler d’une subvention déguisée au culte.

  6. By Wood on Avr 25, 2016

    @Noémie : on pourrait aussi dire que de mettre un bâtiment public à la disposition d’une institution religieuse sans percevoir de loyer est une subvention déguisée.

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