Profitez-en, après celui là c'est fini

Identification informatisée des visages (1981)

octobre 19th, 2015 Posted in Surveillance au cinéma, Vintage

Dans For your eyes only (1981), James Bond recourt au 3D visual identigraph, un système mis au point par « Q », le responsable du département recherche et développement du MI6. « Q » prévient le commandeur Bond que l’appareil en est encore au stade expérimental.
Pour accéder au service, il faut se rendre dans une pièce dédiée. Sans que la raison en soit bien claire, les opérateurs de « l’Identigraphe » sont plongés, le temps de leurs recherches, dans une lumière rouge semblable à celle des laboratoires photo.

for_our_eyes_only_identification

Bond indique à « Q » les caractéristiques de la personne qu’il cherche à identifier : la trentaine, cheveux brun clair, raie au milieu, bouche épaisse, lunettes octogonales. « Q » saisit chaque paramètre sur un terminal tandis que, face à Bond, un autre écran montre un visage dessiné au trait, qui se transforme en fonction des précisions qui sont apportées. On peut appliquer une rotation à l’image, d’où le « 3D ».
Une fois le portrait terminé, la machine cherche dans ses bandes magnétiques (qui contiennent des données fournies, nous est-il dit, par Interpol, la CIA, le Mossad, la police ouest-allemande et la Sûreté française — mais curieusement pas Scotland Yard).
Une fois le portrait robot établi, la personne dont la description est la plus proche voit son nom affiché sur le terminal, et son visage imprimé.

bertillon_portrait_parle

Le « 3D-Identigraph » n’est, au fond, qu’une version vaguement high-tech du « portrait parlé », mis au point par Alphonse Bertillon en 1879 pour constituer une base de données de criminels, et du « portrait-robot » inventé par Roger Dambron en 1950, pour composer un visage à partir d’un jeu d’éléments séparés.
Nous sommes ici assez loin des technologies actuelles de reconnaissance faciale, et cette séquence s’avère finalement peu audacieuse, puisque les premiers succès en matière de reconnaissance faciale semi-automatisée datent de la fin des années 1960 (Bledsoe). Même si elle a progressé depuis, on peut dire que la technologie utilisée actuellement dans le domaine est au point depuis la fin des années 1980 (Kirby et Sirovich).

Postez un commentaire


Veuillez noter que l'auteur de ce blog s'autorise à modifier vos commentaires afin d'améliorer leur mise en forme (liens, orthographe) si cela est nécessaire.
En ajoutant un commentaire à cette page, vous acceptez implicitement que celui-ci soit diffusé non seulement ici-même mais aussi sous une autre forme, électronique ou imprimée par exemple.