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Des livres, des lecteurs, des lectures

août 26th, 2014 Posted in Design, Interactivité, publication électronique

Anne Mangen, chercheuse de l’université de Stavanger, a mené une expérience pour évaluer la manière dont un lecteur appréhende un texte lu sur support papier, comparativement à la manière dont est reçu le même texte lu sur liseuse Kindle. Chaque sujet devait lire la même nouvelle de vingt-huit pages1 puis répondre à des questions sur différents aspects du texte : personnages, intrigue, lieux, objets. Les résultats obtenus tendent surtout à indiquer une confusion significative, chez les lecteurs qui utilisent un Kindle, dans la reconstitution de l’enchaînement des événements du récit. La réponse émotionnelle au texte de chacun des groupes n’était, en revanche, pas différente. Les lecteurs sur Kindle avaient légèrement mieux mémorisé les objets mentionnés dans le texte.

...

Un livre dont le papier a apparemment beaucoup plu aux souris de ma bibliothèque.

Une expérience semblable menée avec des tablettes iPad a donné un autre résultat, lui aussi en faveur de la lecture sur papier : les lecteurs sur iPad avaient plus de mal à retenir les détails liés à la cohérence narrative, avaient plus de difficultés à s’immerger dans le texte, à le comprendre en globalité et à être affecté par son contenu2. Si les études de ce type sont encore peu nombreuses, les résultats qui en émanent montrent une différence significative entre les différents types de lecture, et ces différences ne se bornent pas à opposer « papier » et « numérique », on voit déjà que la tablette (rétro-éclairée, réactive, avec une typographie bien « lissée » et dont on peut changer le corps à tout instant) et la liseuse (à encre électronique, dont l’interactivité est poussive) ne produisent pas la même lecture et, l’on peut extrapoler cette observation en supposant que chaque support numérique est distinct, qu’un fichier PDF lu sur écran ne donnera pas le même résultat qu’un post de blog3. Qu’est-ce qui change les choses ? Le type d’écran, la luminosité, l’interactivité, le nombre de caractères affichés, la typographie employée ? Et que devient la lecture lorsqu’elle s’effectue sur des supports « meubles », comme Facebook, où la priorité d’affichage du contenu varie d’une minute à l’autre en fonction de choix réalisés à la volée par des algorithmes ? Le chantier d’observation est ouvert.

On le voit, la différence entre « papier » et « électronique » est loin de se résumer à la question de l’odeur du papier, argument souvent repris et que raillait, avec raison, François Bon, dans un passage que je ne peux m’empêcher de reproduire ici :

En général, ceux qui vous répondent tant aimer « l’odeur du papier » n’ont pas connaissance des 4 ou 6% de chaux vive en couche fine sur la page qu’ils respirent, pour la rendre hydrofuge et économiser sur les micro-gouttelettes du jet d’encre. Ni d’ailleurs que cette odeur est plutôt celle de la colle et de l’encre que celle du papier, lequel ne « sent » pas (…)
L’encre d’imprimerie, qui sent si bon quand on lit, est un composé de pigments sur distillat de produits pétroliers pour la fluidité (principaux émetteurs des composés organiques volatils, d’où l’importance d’en maîtriser l’odeur pour un produit de consommation marchande), associé à des résines pour la tenue et des vernis pour l’oxydo-polymérisation (à laquelle contribuera d’ailleurs votre propre respiration) (…)

François Bon, Après le livre, éd. Publie.net, 2012

Cet extrait me rappelle l’expérience d’un ami éditeur qui s’en veut toujours, vingt ans plus tard, d’avoir commercialisé un livre dont la couverture était réalisée avec une encre sérigraphique sélectionnée pour sa couleur mais qui s’est avérée durablement malodorante et qui est peut-être même toxique.
François Bon, toujours dans Après le livre, remarquait que ce qui est gênant dans le livre numérique, c’est son manque d’épaisseur : « Définitivement, le livre numérique n’a pas d’épaisseur et cela nous gêne. Le livre imprimé appelle une manipulation qui le constitue comme mémoire ».

...

Le poids du livre dans chaque main, l’épaisseur du cahier sous le pouce, font apparemment partie intégrante de notre manière de lire.

Pour ma part, je note que lorsqu’il m’arrive de chercher un passage dans un livre que j’ai lu il y a dix, quinze ou vingt-cinq ans, je le localise généralement en un temps très court, y compris lorsque je n’ai qu’un souvenir extrêmement vague du reste du livre. Les choses se passent effectivement comme si ma mémoire du texte était attachée à la matérialité de son support, qu’elle était liée au livre en tant qu’objet.
Inversement, lorsque je tente de retrouver un passage précis dans l’un de mes propres livres, il arrive que cela me prenne du temps. Or, si j’ai lu et relu ces livres (forcément, je les ai écrits !), je ne les ai pas lus sur papier, je les ai lus sous forme de fichiers numériques.
Mon hypothèse, c’est que le livre tel qu’on l’entend aujourd’hui, qui est une somme de feuillets reliés, n’est pas qu’un texte, c’est aussi un espace topologique, un territoire physique. La psychologie et la neurologie, confirmant les intuitions de l’Ars memoriae antique autant que celles de Marcel Proust4, ont établi qu’il existait un lien fort entre souvenir, lieux5, implication du corps et objets.

Un texte antique (photo prise au Louvre). Pas de ponctuation, pas d’espace pour séparer les mots. La lecture devait être une opération extrêmement différente de ce que nous connaissons (ne serait-ce que parce qu’elle se faisait à voix haute).

Tout cela donne matière à réfléchir dans de nombreuses directions. Peut-être ne pouvons-nous plus considérer l’histoire du livre comme une recherche régulière de lisibilité, d’ergonomie et d’intelligibilité : ajout des espaces entre les mots, invention de la ponctuation, invention de la science typographique et réflexion sur la mise en page. Ce que je déduis de ces études sur la lecture, c’est qu’il est bien possible que chaque forme de livre amène une lecture différente. Qu’un rouleau, une tablette de cire, une inscription lapidaire, un codex, un orihon japonais, un parchemin, un papyrus, un leporello, un journal berlinois, un livre de poche, une lettre manuscrite, un livre illustré ou non, orné ou non, etc., peuvent avoir un même contenu mais ne pas produire le même effet chez le lecteur. Et comme dit plus haut, si l’iPad ou le Kindle produisent des effets différents, on en déduira que chaque support numérique (tweet, powerpoint, e-mail, statut Facebook,…) a ses spécificités et produit un effet différent sur le lecteur : ce ne seront peut-être pas les mêmes choses qui intéresseront, seront mémorisées, etc.
Du reste, tous ceux qui s’intéressent à l’édition et au graphisme, autant qu’à la bibliophilie, le savent d’instinct : le support n’est pas une question accessoire.

...

J’en ai déjà parlé ailleurs : mes différents blogs constituent un support d’extension à ma propre mémoire.

Les différentes métamorphoses historique du livre autorisent aussi à penser que nous nous adaptons aux supports (et bien sûr que nous adaptons nos supports à nos besoins), et je parie que ce que l’on constate sur Kindle en 2014 ne sera peut-être plus vrai quelques années plus tard. Après tout, l’histoire de l’écrit est très courte et n’est pas terminée.
Pour que le fameux « livre numérique » tant vanté puisse exister sérieusement (et profitablement aux lecteurs), il faut qu’il ne se borne pas à être la version immatérielle et décevante d’un modèle ancien. Je suis convaincu qu’il y a beaucoup de choses à inventer dans le domaine.

Lire ailleurs : Reading litterature on screen : a price for conveniance? (NY Times) ; Une étude affirme qu’on mémorise moins bien sur Kindle que sur papier (Rue89) et sa source : Readers absorb less on Kindles than on paper, study finds (The Guardian)

  1. Une moitié des cobayes de l’expérience étaient étudiants à l’université de Stavanger et l’autre, à l’université d’Aix-Marseille. Les auteurs de l’étude sont A. Mangen, P. Robinet, G. Olivier et J.-L. Velay. La nouvelle était un texte policier à énigme d’Elisabeth George, dans une version adaptée à la langue natale du lecteur test. []
  2. Suivant la Narrative Transportation Theory, théorie en psychologie dont j’ignore sous quel nom elle a été étudiée en France, si jamais elle l’a été. Si j’ai tout compris, on observe qu’un lecteur qui se trouve immergé dans une fiction se place dans un état émotionnel et cognitif en empathie avec celui des protagonistes du récit. []
  3. Peut-être même que le « thème » visuel employé pour tel ou tel blog modifiera la lecture. Au passage, j’ai récemment changé le corps typographique employé sur le présent blog, car trop de gens se plaignaient de sa petite taille. J’espère que le lecture est à présent plus confortable. []
  4. cf. La citation qui se trouve dans mon (vieil) article Premier Pong. []
  5. Voir l’article Seuils, publié sur mon (autre blog) Percevoir, qui traite de la manière dont, en franchissant le seuil d’une pièce pour en sortir, on vide temporairement sa mémoire des objets qui y sont attachés. []
  1. 16 Responses to “Des livres, des lecteurs, des lectures”

  2. By Wood on août 27, 2014

    En tout cas, les souris de ta bibliothèque sont des artistes. J’aime assez le résultat.

  3. By Jean-no on août 27, 2014

    @Wood : oui, c’est pas mal.

  4. By gunthert on août 27, 2014

    Il faudrait également tester les différences entre les formes imprimées: lit-on de la même manière un volume sur velin relié cuir avec dorures à l’or fin et un poche à peine lisible, imprimé sur des presses numériques? Au-delà des questions de technique ou de confort, je suis surpris de voir que ces études n’envisagent jamais l’influence des facteurs culturels. La lecture n’est pas qu’un phénomène cognitif, c’est une institution culturelle, qui confère des valeurs différentes aux productions selon la légitimité de leur lieu d’édition, et le cas échéant leur format. Il me parait tout à fait logique de constater des différences de perception avec les supports numériques, à un moment où la lecture sur écran n’est pas encore une pratique culturelle installée.

  5. By Hubert Guillaud on août 27, 2014

    @Jean-no : Le web également est un espace topologique, dont on sait qu’on va retrouver tel ou tel élément sur tel ou tel site parce qu’on l’y a lu.

    @Gunthert : tu veux dire qu’on ne lit pas La Recherche de la même manière sur papier Velin et en édition de poche, chez J’ai Lu et chez Folio… Le contexte culturel nous marque, oui. Se pourrait-il qu’il soit l’explication profonde des différences que souligne Anne Mangen ?

  6. By Sylvette on août 27, 2014

    Je suis comme Wood, je veux acheter le travail d’artiste de tes souris!!
    On a eu une grande discussion « Liseuse » cet été quand nous nous sommes retrouvés sur la plage nous avec nos livres papier (Rémi lisait La Chartreuse de Parme dans la Pléiade et moi The Secret Agent en édition Penguin de base) face à un copain qui a adopté la liseuse. Outre que les pages ne ressemblent pas à des vraies pages (le texte non justifié à droite me perturbe, mais aussi la taille des pages), Rémi a eu l’argument décisif contre la liseuse: impossible d’un simple coup d’œil de savoir si tu a dépassé la moitié du bouquin ou pas, ce qui est décisif quand tu es embourbé au beau milieu de la Chartreuse. Impossible aussi de laisser traîner le marque page improvisé (ticket de métro, ticket de caisse, bouts de papier divers ou carte postale) que tu retrouveras vingt ans après en décidant de relire le bouquin en question (peut-être pas Stendhal apparemment). Sans compte que la liseuse en tant qu’objet c’est moche, tandis qu’un livre ça peut-être beau, même avant d’être bouffé par les souris. J’ai adoré la couverture Gallimard rouge de l’édition original de Dartagnan Amoureux de Nimier, que j’ai aussi lu cet été sur la plage.

  7. By gunthert on août 27, 2014

    @Hubert Guillaud: Je suis toujours frappé par l’a-priori technologique des oppositions des formes culturelles établies avec celles issues du numérique, non pas parce qu’il n’y a pas de différence, mais au contraire parce qu’il y en a beaucoup plus! Non seulement on ne lit pas de la même manière un même livre selon son édition (ou même son illustration de couverture), tout comme on ne lirait pas de la même façon un texte identique attribué à deux auteurs différents, mais on ne fait pas la même expérience de lecture du même livre à 18 ou à 40 ans…

    Bref, la théorie selon laquelle le livre serait une œuvre « immatérielle », indépendante de son support, est une approximation théorique qui ne tient aucun compte de la réalité sociale et culturelle de l’exercice de la lecture, bien décrite par des historiens comme Roger Chartier, Jean-Yves Mollier ou Anne-Marie Thiesse…

  8. By Jean-no on août 27, 2014

    @Sylvette : c’est vrai que ce n’est pas très joli mais au fond, un livre de poche, c’est aussi moche di on y pense.
    Mais à part ça les liseuses ont souvent une barre de défilement, comme les vidéos, pour indiquer à quel stade du livre on en est. Donc il y a eu un effort de fait contre cet argument.

  9. By Jean-no on août 27, 2014

    @gunthert : le fait que iPad et Kindle aient des résultats différents est ce qui m’intéresse le plus, ça montre que le support change des choses, mais aussi qu’opposer « numérique » et « papier » est un peu court (d’autant qu’un post de blog, un mail, un tweet, ou bien entendu une quelconque page web, c’est aussi de la lecture sur support numérique, et beaucoup d’entre nous n’ont pas vu l’utilisation de ces modes de lecture comme des traumatisme, il n’y a pas vraiment eu de débat « pour » ou « contre »…
    Et bien sûr, si le support était indifférent, mon frère ne gagnerait pas sa vie en vendant à des gens nés dans les années 1960, 50, 40 ou 30 les éditions d’origine des bandes dessinées qu’ils ont aimé enfants.

  10. By Sylvette on août 27, 2014

    Je peux vaguement comprendre le côté pratique du truc: emporter tout le dictionnaire de Bayle à la plage, par exemple, sans payer d’excédent de bagage à Air France. Mais si les gens remplaçaient leurs livres par un kindle (ou même plusieurs) ils n’auraient plus de bibliothèques chez eux et je ressentirais systématiquement ce malaise qui me prend quand je vais dîner chez des gens qui n’ont aucun livre chez eux. Bref, plus de marque page à retrouver, plus de bibliothèque, plus de sable entre les pages… ça fait beaucoup d’arguments contre à mes yeux et qui n’ont rien à voir avec la question du confort visuel ou de la mémorisation.

  11. By Jean-no on août 27, 2014

    @Sylvette : tu sais qu’Ikéa a prévu que les « billy » seront des étagères à bibelots !
    Mon contentieux personnel avec les liseuses, c’est que ce sont des livres qui fonctionnent avec de batteries. Ma « Kobo » a vu sa batterie mourir après quelques mois seulement. Et je ne l’utilisais pas frénétiquement, c’était juste un moyen pour avoir partout toutes sortes de livres avec lesquels je travaille…

  12. By kuranes on août 27, 2014

    Les papiers d’Anne Mangen sont derrière un facebook/login wall, et je n’y ai pas accès.

    J’aurais bien aimé avoir plus d’infos sur ce qui est vraiment testé, notamment sur l’appellation Kindle/Ipad plutôt que EInk/LCD.
    Cette utilisation de nom de marques plutôt que de procédé est étrange et sûrement pas anodin (une chercheur doit être précis).

    Par exemple, est-ce que le test a été fait sur des Kindle LCD plutot que E-ink ?
    ( http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22762257 par exemple fait bien la distinction )

    Bref, cette unique chercheuse qui obtient une publicité sensationnelle, ces titres de papiers flous et derrière des click/login baits, les enjeux économiques, tout ces indices concordant me font douter…

    Pour avoir fait les tests de lecture sur tablette, liseuse et livre, c’est liseuse e-ink qui gagne de loin. Le fait de décider de sa police de caractères, de sa taille et de sa justification pour son confort maximal est je pense le point déterminant ici pour moi.

    Son incroyable praticité en fait un outil complémentaire indispensable au livre papier dont il est étrange de se priver et qui ne sont pas souvent mis en avant:
    Tous les classiques libre de droits gratuit sous la main,
    Accès dictionnaires en situation
    Traduction instantané quand lecture dans le texte
    Notes sauvées/partagées
    Historique de lecture
    Acheter un livre depuis sa liseuse ou qu’on soit
    Recherche texte
    Eclairage pour lecture de nuit sans réveiller sa moitié
    Position de lecture libérée du poids des livres
    Choix et contrôle du formatage/police/taille (plus en plus important avec l’age et la vue qui baisse…)

  13. By Ksenija on août 27, 2014

    Je ne suis pas convaincue par l’expérience de différences de compréhension du texte selon le support papier ou électronique. Pas vraiment lu le texte en entier de la publication (damned! 8 pages en très petits caractères de highly-specialized researcher) mais le premier biais qui m’apparaît est l’apprentissage de la lecture. Il me semble qu’encore aujourd’hui l’apprentissage se fait sur un support papier. Il est donc un objet plus familier pour la lecture (je renvoie à l’article intéressant de Slate : http://www.slate.fr/story/91329/pourquoi-sommes-nous-attaches-musique-adolescence). Le deuxième biais concerne le type de littérature que nous lisons d’habitude sur le support électronique : de tout ! Depuis les actualités, les commentaires des réseaux sociaux, les publicités, les blogs, les posts, les tweets, les citations et transcriptions, et aussi de la vraie littérature, de la recherche, de la poésie, de la mauvaise traduction, dans toutes les langues avec tous les caractères existants. Quand on ouvre un livre, on sait au moins le genre qui nous attend. L’apprentissage de la lecture sur support électronique nous a vraisemblablement habitué à survoler, lire trop rapidement peut-être.
    A cause d’un déménagement j’ai dû me séparer dernièrement de plus des 2/3 de mes livres (ils sont en pension chez des amis). M’en porte pas plus mal. Et si des gens viennent dîner chez moi, j’espère que ma conversation sera suffisamment intéressante pour les détourner de mes non-livres.
    Bien à vous, une lectrice sur écran.

  14. By Jean-no on août 27, 2014

    @kuranes : si j’ai compris, l’appellation « kindle » concerne une liseuse à eInk. Effectivement, le papier n’est pas accessible. L’article le plus complet que j’ai lu est celui du NY Times. Sinon, cette chercheuse n’est pas unique, au contraire, elle collabore avec le CNRS et l’Université Nice Sofia Antipolis, le papier a quatre auteurs.
    Je lis mal le norvégien, mais je comprends que cette chercheuse a mené pendant des années des évaluations de ce genre sur l’interactivité et la lecture, etc., c’est bien qu’elle commence à publier en anglais !
    Bien sûr, les Kindle sont bien fichues, je pense que tout le monde est d’accord.

  15. By Jean-no on août 27, 2014

    @Ksenija : une telle étude est une photographie de ce qu’elle mesure à un instant T, ce qui ne signifie évidemment pas que la situation soit gravée dans le marbre.

  16. By sandrine on août 28, 2014

    Ce que je trouve intéressant avec les liseuses électroniques (avec e-ink), ce sont tous les petits détails de design qui font toujours écho au livre papier : le glissement de doigt pour changer de page rappelle le feuilletage, le fait d’écorner le coin supérieur droit de l’écran pour marquer la page, les jaquettes de protection qui ont le même design que les jaquettes de livres anciens, etc.
    Comme pour rappeler que lorsqu’on parle de livre, le livre-avec-des-pages-en-papier-reliés reste encore (un peu?) la référence.

  17. By Hubert Guillaud on sept 12, 2014

    Au final, beaucoup de bruit pour rien : Non, on ne mémorise pas moins bien sur Kindle que sur papier !

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