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Contre l’art et les artistes

octobre 12th, 2008 Posted in Lecture

Voilà un livre dont on ne parle pas souvent.
Sorti en 1968 dans l’indifférence générale (d’autres chats à fouetter semble-t-il), Contre l’art et les artistes, de Jean Gimpel, est un court essai, ou un long pamphlet, au thème pour le moins atypique. J’ai lu ce petit livre alors que j’étais moi-même étudiant aux Beaux-Arts de Paris et il a eu une assez profonde influence sur mon parcours ultérieur.
…Et puis j’ai prêté le livre, je ne sais plus à qui, il ne m’est jamais revenu. J’ai longtemps cherché à le retrouver avant de mettre enfin la main sur deux exemplaires à la fois, l’un édité en 1968 et l’autre en 1991.
Plus de quinze ans ont passé depuis ma première lecture de Contre l’Art et les artistes, et je constate que je n’arrive absolument pas à le relire véritablement, je bute presque sur chaque phrase, puisqu’entretemps, mon univers s’est un peu élargi et puisque ma connaissance de l’art et surtout des artistes est bien moins théorique qu’elle ne l’était à l’époque.
Je pense néanmoins que cette lecture est instructive.

La question de l’art est souvent traitée, notamment par la philosophie qui y trouve une mine inépuisable pour ce que je nommerais « bavardage » si le terme n’était pas un brin péjoratif (je ne vois cependant pas de meilleur mot pout qualifier cette conversation de vingt-cinq siècles), d’autant plus inépuisable que chaque nouvelle époque de la création artistique impose d’agrandir l’ensemble de ce qui est art, et donc, de refaire la définition de l’art. Mais l’artiste, on s’en soucie finalement beaucoup moins. Les sociologues étudient bien entendu la profession ou le statut d’artiste. La loi aussi s’en mèle, par exemple en décidant de qui a le droit d’être artiste et qui n’a pas le droit de l’être (caste, lignée, rang, corporation, lieu de résidence, diplôme, patente, charge, taxes particulières, etc.)1, mais on ne trouve finalement pas aisément de réflexions sur le statut des créateurs et surtout sur l’évolution de ce statut au sein de la société.
C’est très précisément le sujet du livre.

Jean Gimpel est un auteur très intéressant. Son père, René, a été un grand marchand d’Art du début du XXe siècle et ses frères ont fondé des galeries importantes, dont la célèbre Gimpel Fils, à Londres. On peut dire que la famille Gimpel a accompagné tout l’art moderne, depuis Claude Monet jusqu’à Supports/surfaces et au delà. Son oncle Lord Duveen est aussi une personnalité capitale dans l’histoire des collectionneurs et des marchands d’art. Avec toutes les fées qui entouraient son berceau, Jean Gimpel aurait pu se contenter de devenir marchand de tableaux. Après la guerre (où toute la famille Gimpel s’est illustrée au sein de la résistance), il entame une éphémère carrière de courtier en pierres précieuses mais revient vite à sa passion, l’histoire, et notamment, l’étude du moyen-âge. Si Jean Gimpel dispose d’une notoriété, c’est bien en tant que médiéviste, avec des livres maintes fois réédités tels que Les bâtisseurs de cathédrales et La Révolution industrielle au moyen-âge. Il fait partie des personnalités qui, comme Régine Pernoud avec qui il co-signe Le Moyen-âge pour quoi faire ?, ont en quelque sorte réhabilité la période médiévale, l’ont dépouillé des fantasmes qu’y avait anachroniquement placés la période romantique et ont permis de relativiser l’importance et la nouveauté de la période de la Renaissance dans l’histoire de l’art, des idées ou des techniques.
Je suppose que l’on peut dire que tout ceci a amené Gimpel à douter profondément de la réalité de ce que nous appelons « modernité », à moins que ce soient ces doutes qui l’aient poussé à enquêter de manière originale sur le moyen-âge et sur l’époque contemporaine. De ses désillusions sont nées plusieurs publications aux titres franchement négatifs : Contre l’art et les artistes (1968), Ultime rapport sur le déclin de l’Occident (1985) et La fin de l’avenir (1995). C’est dans deux domaines habituellement pris en exemple des triomphes de la modernité que Gimpel place tout son pessimisme : la technique, d’une part, et l’art, d’autre part. Pour lui, ce que nous considérons comme des progrès n’en sont pas nécessairement, et les bases de notre technologie dite « de pointe » sont souvent extrêmement anciennes. Gimpel est décédé en 1996, je suis curieux de ce qu’il aurait dit en voyant une partie non-négligeable des américains sombrer dans l’obscurantisme biblique (un peu plus d’un tiers des états-uniens sont hostiles aux théories créationniste) tout en manipulant des technologies militaires très avancées qui n’auraient pu exister sans la tradition scientifique depuis l’université médiévale.

Gimpel est à sa manière un réactionnaire, mais pas un de ceux dont on peut traiter la prose par dessus la jambe car son propos, contrairement à tous les autres que j’ai pu lire, n’est pas dicté par un sentimentalisme esthétique envers tel âge d’or de la bourgeoisie ou de l’ancien régime. Les Marc Fumaroli, Alain Finkielkraut, Jean Clair et autres ont chacun une période artistique de référence et effectuent dans leurs écrits de périlleux aller-retours entre les œuvres, les médiums et la morale : la peinture à l’huile est-elle moralement supérieure à la peinture acrylique ? Ce n’est absolument pas le propos de Gimpel qui d’ailleurs ne cite que très peu d’artistes récents et fait en réalité commencer le déclin de l’art occidental à Giotto (1267-1337).
Le livre s’ouvre sur une citation violente que voici :

Je ne serai pas fonctionnaire, non et non ! En vain mon père essayait-il d’éveiller en moi cette vocations par des peintures de sa propre vie ; elles allaient contre leur objet. J’avais des nausées à penser que je pourrais un jour être prisonnier dans un bureau ; que je ne serais pas le maître de mon temps, mais obligé de passer toute ma vie à remplir des imprimés.
… J’avais alors douze ans… Un jour il me fut évident que je devais devenir peintre, artiste peintre…
Mon père en demeura presque muet.
« Peintre ? Artiste-peintre ? »
Il douta de mon bon sens, crut avoir mal entendu. Mais lorsque mes explications lui eurent montré le caractère sérieux de mon projet, il s’y opposa aussi résolument qu’il pouvait le faire.
« Artiste peintre, non, jamais de la vie ! »
Des deux côtés on en resta là. Mon père n’abandonna pas son « jamais » et je confirmai mon « quand même ».

Au premier abord, il s’agit du récit romantique d’un jeune artiste. Mais ces phrases prennent une autre signification lorsque l’auteur nous apprend que l’auteur de la citation est d’Adolf Hitler et que les phrases ne sortent pas d’un quelconque journal intime d’adolescent perturbé mais sont issues de Mein Kampf.

Passée cette brutale entrée en matière, Gimpel raconte, assez bien, comment l’artiste est passé au fil des siècles du statut de simple artisan2 , maillon de la société au même titre que le boulanger et le charpentier, à celui de sur-homme, de quasi divinité, dégagé de toute obligation morale et dont les caprices sont pardonnés avec une indulgence confondante. Il raconte assez bien quel décalage peut exister chez un même artiste entre une œuvre relevant de l’« art pour l’art » soutenue par un discours et des postures tout aussi révolutionnaires, et une pensée et une existence centrées sur une vie toute matérielle et mues par un souci de reconnaissance et d’ascension sociale parfois navrantes (qu’on pense à Vélasquez qui abandonne la peinture pour être anobli par Philippe IV). Il montre d’ailleurs avec quel enthousiasme les artistes se mettent volontiers au service du pouvoir, y compris dans les pires dictatures.
Gimpel s’aventure aussi sur les terres bourdieusiennes (Bourdieu est cité dans la seconde édition du livre) lorsqu’il évoque l’utilisation de l’art comme signe de reconnaissance de classe.
Bien malin qui saura attribuer des idées politiques précises à Jean Gimpel. Ses références vont de Jean-François Revel à la révolution culturelle3 en passant par Julien Benda, Roger Garaudy (très longtemps avant que ce dernier ne soit coupable d’avoir publié des thèses négationnistes, précisons-le), Saint-Simon, Proudhon et Pierre Bourdieu.

Il y a bien dans ce livre une authentique détestation de l’art et des artistes, le titre n’est en rien une exagération. Si l’on en croit la quatrième de couverture de la première édition, Jean Gimpel a décidé un jour de bannir toute œuvre d’art de son existence. Voilà bien le genre de révolte que ne peuvent se permettre que les gens qui ont grandi entourés de tableaux de maîtres !
Très curieusement, l’auteur n’évoque jamais l’art de masse et les médias de masse, à l’exception d’un chapitre qu’il consacre aux bouleversements dus à la naissance de la photographie. Je trouve cette lacune très curieuse venant de quelqu’un qui entend traiter du rapport entre l’artiste et la société.
Les médias de masse, eux, s’intéressent pourtant à l’art. Je remarque que la vision de l’artiste par Gimpel y est souvent représentée. De nombreux serial-killers de fictions policières récentes sa révèlent être des artistes ou commettent des meurtres comme s’il s’agissait d’art et en se sentant toujours supérieurs à toute idée de moralité.
Il est étonnant par ailleurs que Gimpel ne mentionne pas le très acide et très amusant Confort Intellectuel de Marcel Aymé, avec qui son pamphlet a plus d’un point commun.

Au fil des années, j’ai été amené à travailler avec de très nombreux artistes, célèbres ou moins célèbres. J’ai aussi vu beaucoup d’œuvres et j’ai même participé à la fabrication de nombre d’entre elles. Fort de cette expérience, comme on dit, j’aurais du mal à présent à prendre à mon compte le portrait très noir que fait Gimpel des artistes, même si je conserve une méfiance envers ce statut comme envers tous les statuts qui pourraient pousser quelqu’un à surestimer sa propre importance — maladie qui existera aussi facilement chez un grand financier, un professeur, un animateur de télévision, un sportif, un polytechnicien, un chanteur populaire ou tout simplement un automobiliste4 . Je ne suis même pas sûr que l’artiste d’aujourd’hui soit véritablement placé sur un piédestal, que tout lui soit permis ni que l’art soit, comme l’avance Gimpel, devenu une religion. Demandez-donc à l’homme de la rue aussi bien qu’à l’homme du monde de citer cinq artistes d’aujourd’hui ! Et même, je pense que le statut de l’artiste a précisément changé depuis quelques décennies. L’artiste exalté, excessif et orgueilleux, le Dali, le Picasso, semble à présent bien démodé.
Le mépris intellectuel pour la technique est en revanche une réalité (qui m’intéresse particulièrement en tant qu’amateur d’art « technologique » et en tant que technicien de la création artistique) et Gimpel en fait sans doute bien l’historique.

Je dirais pour conclure que Contre l’art et les artistes est sans doute un livre à lire, mais à lire en gardant une pleine conscience de son caractère excessif, partial (Il y a, au fond, dans tout pamphlet, beaucoup d’amour déçu, écrit Philippe Delaveau en préface à la seconde édition) et de ses lacunes5 .

  1. En 1980, l’Unesco a produit un texte très important (Recommandation relative à la condition de l’artiste, 26/10/1980). Ce texte affirme notamment qu’un artiste peut être auto-proclamé, hors de toute fillière d’apprentissage obligatoire et en dehors de tout circuit économique. Voici la définition de l’artiste selon ce texte :
    On entend par « artiste » toute personne qui, crée ou participe par son interprétation à la création ou à la recréation d’œuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue, en tant qu’artiste, qu’elle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque
    .

    Bien qu’elle soit contredite par de nombreuses lois dans le monde, y compris en France (je pense par exemple à l’obligation récente de professionalisme dans le domaine du court-métrage), cette recommandation expose peu ou prou l’approche actuelle du statut de l’artiste au niveau mondial. []
  2. le mot artisan apparaît au XVe siècle lorsque l’artiste veut se distinguer de l’artisan, justement []
  3. Parlant des préjugés que les « lettrés » ont envers les « manuels », préjugés qui constituent pour lui une cause ou un instrument de ce qu’il analyse comme une décadence, Gimpel semble considérer avec une certaine bienveillance la politique de rééducation des intellectuels par le travail au champs ou à l’usine pendant la révolution culturelle en Chine. Il est étonnant qu’une telle réflexion n’ait pas été complétée d’explications dans la seconde édition du livre, car si ce projet maoïste a pu provoquer un naïf enthousiasme en 1968, le bilan terrifiant de cette politique massive de déportation est à présent trop bien connu. []
  4. La neurologie tend à prouver qu’au volant d’une automobile, le mâle lambda qu’est chacun de nous voit clignoter dans son cerveau des zones habituellement associées au statut de mâle alpha (chez les primates, le mâle alpha est le mâle agressif et dominateur qui s’assure la préséance en matière de fréquentations féminines). Ce statut serait, semble-t-il, démocratisé par le simple fait de conduire. Pour tout arranger on a récemment constaté que le son du moteur des grosses cylindrées, notamment italiennes, augmentait sensiblement la sécrétion de testostérone (libido, agressivité et pilosité) tant chez l’homme que chez la femme. []
  5. On ne peut se procurer l’ouvrage que d’occasion. L’édition originale, de 1968, est parue au Seuil. La seconde édition est parue aux Éditions Universitaires en 1991 puis, semble-t-il, en 1995 et en 2002. On le trouve chez les vendeurs en ligne de livres d’occasion tels que Priceminister. []
  1. 9 Responses to “Contre l’art et les artistes”

  2. By Wood on Oct 12, 2008

    je suis curieux de ce qu’il aurait dit en voyant une partie non-négligeable des américains sombrer dans l’obscurantisme biblique (un peu plus d’un tiers des états-uniens sont hostiles aux théories créationniste)

    Petite remarque : ces américains sont-ils réellement en train de sombrer dans l’obscurantisme, ou bien ont-ils toujours été là ? Les bigots « born-again christians » ne sont pas sortis de nulle part, quand même ?

  3. By Jean-no on Oct 12, 2008

    La différence à mon avis c’est que la bonne vieille « southern bigotry » et les évangélistes sont plus que jamais au pouvoir… Jefferson doit se retourner dans sa tombe.

  4. By bobig on Oct 13, 2008

    le titre donne envie de le lire. ton article aussi. merci pour cette info…

  5. By Boudart on Fév 3, 2011

    j’ai été invité par l’école d’architecture à acheter « Contre l’Art et les Artistes » en 1969 et j’ai été diplômé en 1971, depuis je l’ai égaré au fil des déménagements .
    Si vous avez une minute à me consacrer , dites moi où je dois aller pour me le procurer.
    D’avance merci.

  6. By Jean-no on Fév 3, 2011

    @Boudard : vous le trouverez sur des sites de vente d’occasion comme priceminister, 2xmoinscher, etc.

  7. By Benoît on Sep 9, 2012

    L’Internationale lettriste veut la mort, légèrement différée, des arts.
    Serge Berna dans Internationale lettriste, Numéro 2 [Paris, février 1953]

    Je ne connaissais pas l’ouvrage mais il me paraît a priori s’inscrire dans un mouvement plus large de remise en cause de l’idéologie artistique et de la figure de l’artiste.
    Cette critique trouve sans doute en partie son origine dans une réaction la sacralisation de l’artiste dans les idéologies communistes (Artiste du peuple de l’URSS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Artiste_du_peuple_de_l%27URSS)

    Ainsi dans le Traité de Savoir-Vivre à l’usage des jeunes générations, publié en 1967, Raoul Vaneigem écrivait :
    « Pour les artistes, au sens strict du terme, la voie de la récupération absolue est toute tracée. Ils entreront avec les Lapassade et consorts dans la grande corporation des spécialistes. Le pouvoir saura les récompenser d’ainsi déployer leur talent pour habiller de couleurs neuves et séduisantes le vieux conditionnement à la passivité. »
    (http://fr.scribd.com/doc/85268296/Vaneigem-Traite-de-Savoir-Vivre)

    L’artiste complice du pouvoir qui opprime. L’artiste qui doit son statut à la marchandisation de son œuvre, fut-elle après sa mort. L’artiste comme figure d’exutoire de l’élan créateur si comprimé ailleurs. L’artiste qui s’approprie une capacité de création qui est commune à tous et qui est sans doute, sinon le propre de l’Homme comme l’expliquait Albert Jacquard, tout du moins une de ses plus facettes. Cet artiste-là oui, sans doute est détestable.
    Mais personnellement je garde toujours avant tout une tendre attirance pour les chanteuses, de la maternelle, de la Star’Ac ou de la Scala, les peintres du Louvre ou du dimanche, les codeurs, les cuisiniers, les sculpteurs, les écrivains de plume ou de clavier, de livres ou de billets, les conteurs, les architectes quand ils préfèrent penser au bien-être des enfants plutôt qu’à servir les puissants.

  8. By Tietie007 on Nov 12, 2012

    C’est le galeriste ou le mécène qui font l’artiste, et c’est encore plus vrai aujourd’hui.

  9. By Mariane on Jan 1, 2014

    Je ne comprends pas pourquoi on critique les artistes sous prétexte qu’il y a parmi eux des arrivistes, des amoraux, etc. N’en est-il pas de même dans toutes les catégories professionnelles? Des fournisseurs de bouchers avides de profits font passer de la viande de cheval pour de la viande de boeuf. Des informaticiens créent des virus et des robots spammeurs. Des pêcheurs mettent en péril la survie de nombreuses espèces de poissons. Et les politiciens, n’en parlons même pas.

    Idéaliser ou dénigrer les artistes dans leur ensemble a, de mon point de vue, autant de sens qu’idéaliser ou dénigrer les membres de n’importe quelle autre profession. Prenez la qualité ou le défaut de votre choix, mesurez à quelle fréquence il apparait dans l’ensemble de l’humanité et à quelle fréquence il apparait parmis les artistes. Vous tomberez sur le même pourcentage. Les artistes ne sont pas des êtres à part, ils sont des êtres humains. Ni plus, ni moins.

  10. By Jean-no on Jan 1, 2014

    @Mariane : Ce que veut démontrer le livre, c’est que que depuis quelques siècles, l’art est placé au dessus de la morale. C’est donc tout l’enjeu. Imaginez qu’un boucher vous dise que son métier, parce qu’il est en quête de sublime, n’a pas de comptes à rendre à la morale commune…
    Je vous conseille le livre, qui est cruel, mais bien documenté, et qui fait réfléchir, qu’on soit d’accord ou non.

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