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Starship Troopers

novembre 12th, 2013 Posted in Au cinéma, Les traîtres

starship_troopers_dvd_1Ce qui aurait dû être l’introduction à ce billet est devenu un article à part entière sous le titre De la trahison. J’y traite de la manière dont, selon mon appréciation en tout cas, certains films, suite ou remakes, nuisent à ceux qui les ont inspirés et, surtout, les vident de toute charge politique. C’est le cas de Starship Troopers 2: Hero of the Federation et Starship Troopers 3: Marauder. Il existe un quatrième film, Starship Troopers: Invasion, et une série animée, Roughnecks: Starship Troopers Chronicles, je n’ai vu ni l’un ni l’autre.

Starship Troopers

Starship Troopers (1997), de Paul Verhoeven, a été à sa sortie un objet de consternation quasi-unanime. Le célèbre critique Roger Ebert l’avait qualifié de « film pour enfants le plus violent jamais réalisé » tout en y voyant un film épique assez sympathique. De nombreux spectateurs ont eu du mal à comprendre ou à accepter ce film de guerre décalé qui leur a semblé moins cohérent que Independance Day, sorti quelques mois auparavant.
Dans la version commentée du DVD, le scénariste Edward Neumeier (scénariste de Robocop) explique que pour lui, Starship Troopers dénonce la propagande et l’embrigadement, que ce film se réfère notamment à la seconde guerre mondiale. Il semble sincèrement surpris lorsque Verhoeven le détrompe et lui apprend que leur film ne traite pas du fascisme d’il y a cinquante ans mais du fascisme d’aujourd’hui, qu’il lui explique que la guerre rend tout le monde fasciste et que le film est fait non pour dénoncer quelque chose mais, d’une certaine manière, pour faire éprouver au public cette réalité. C’est pour ça, sans doute, qu’il s’appuie sur Étoiles, garde-à-vous !, un roman de science-fiction militariste que l’on est sans doute autorisé à prendre au premier degré, écrit par Robert Heinlein, ancien militaire lui-même et qui resta toute sa vie fasciné par la guerre et l’armée.

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à gauche, Johnny Rico, né pour être un excellent soldat d’infanterie, sans talent scolaire. Au centre, Carmen Ibanez, sa fiancée, bien plus ambitieuse. À droite, Carl Jenkins, un garçon intelligent appelé à prendre une place importante dans les services secrets, que l’on voit dès le début du film rabaisser son ami Rico en affichant sur un énorme écran ses mauvaises notes en mathématiques.

L’action de Starship Troopers se déroule dans un lointain futur de la Terre. La planète est pacifiée, l’humanité unie, fédérée, ou du moins c’est ce qui nous est dit. Il n’y a plus non plus de frontières sexuelles, ou très peu : les hommes et les femmes accèdent aux mêmes responsabilités, peuvent s’engagent dans l’armée, où ils partagent la même chambrée, les mêmes vestiaires et les mêmes douches, sans complexes et sans équivoque, dans une version unisexe de ce qu’on appelle souvent « l’amitié virile ». Ils sont beaux, sains, séduisants, et même pas réellement bêtes. Parmi eux se trouve d’ailleurs un personnage particulièrement intelligent, Carl Jenkins, dont il sera question plus loin.
Malgré la paix, l’humanité est obsédée par la guerre, et la citoyenneté pleine et entière est conditionnée au fait d’avoir effectué un service militaire actif. Les « civils », qui n’ont pas fait partie de l’armée, n’ont ni le droit de voter ni celui d’occuper un emploi public. Mais personne ne semble se plaindre de la situation. On pense facilement à Sparte, à certaines périodes de l’histoire de Rome, ou peut-être plus encore à Israël, où l’armée se veut mixte et où certaines positions sociales et politiques de la vie civile, même si ce n’est pas institutionnalisé, sont conditionnées au fait d’avoir été engagé, voire gradé, dans l’armée.

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La camaraderie militaire

Cette société constituée de beauté, d’hédonisme, de jeunesse, de santé et de prospérité renvoie une image séduisante, malgré l’aspect presque comique de la plastique de ses protagonistes que l’on a comparés aux poupées Barbie et Ken.
Comme on l’a vu, cette société est aussi une aristocratie martiale dont on ne nous montre à aucun moment les « civils », ceux qui n’ont pas fait la guerre et qui sont donc des citoyens de seconde classe, soumis à un régime non-démocratique. Si Verhoeven ne nous montre qu’une partie de la société, qu’une partie de la vérité, c’est parce qu’il a conçu Starship Troopers comme un film de propagande, et que cela fait écho aux spots d’information qui ponctuent le récit et qui rappellent le cinéma d’actualité va-t-en-guerre du début de la seconde guerre mondiale notamment : la guerre y est présentée comme juste, facile et amusante.
L’ennemi, ici, ce sont d’effrayants et répugnants arachnides géants qui vivent sur une planète lointaine. Ils sont officiellement présentés comme belliqueux, mais si l’on est attentif à ce que disent implicitement les films d’actualité, on comprend qu’ils ne font jamais que répondre aux provocations des Terriens qui cherchent à coloniser leur monde et qui affirment les attaquer pour se défendre.

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L’attaque d’un fortin par des milliers de « bestioles ».

Malgré leurs faibles moyens — ils ne disposent d’aucune machine —, les arachnides parviennent à dévier la course d’un astéroïde pour l’envoyer percuter la Terre et détruire la ville de Buenos Aires, causant plus de huit millions de morts, notamment parmi les familles du groupe de jeunes gens dont le spectateur suit l’évolution dans l’armée : Carl Jenkins (Neil Patrick Harris), Johnny Rico (Casper Van Dien), Dizzy Flores (Dina Meyer) et Carmen Ibanez (Denise Richards).
Les Terriens partent se venger, mais leur débarquement sur la planète Klendathu vire au désastre complet et l’infanterie est décimée. Au fil des mois qui suivent, chacune des jeunes recrues suit son destin, selon son tempérament et ses capacités : Johnny et Dizzy sont simples soldats, Carmen ambitionne de devenir pilote, et Carl, qui a des prédispositions pour la télépathie et une certaine dose de perversité, entre dans les services secrets. Carl, justement, est persuadé qu’il existe une « bestiole » plus intelligente que les autres, un « brain bug », qu’il faut capturer. Ce sera désormais la mission des Roughnecks, l’escadron de Johnny Rico.

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Certains ont dit que Starship Troopers présentait la guerre comme une activité amusante, un « jeu vidéo (…) un cédérom pornographique » (C. Honoré). Pourtant, on y voit régulièrement exposées les conséquences de la guerre, comme dans ce tableau effroyable.

Le caractère subversif du film n’a pas été bien compris de tout le monde. Je citais Roger Ebert, plus haut, mais en France, dans les Cahiers du cinéma, Christophe Honoré, futur réalisateur de La Belle Personne, Dans Paris et Les Chansons d’amour, était passé complètement à côté du propos de Verhoeven :

Starship Troopers n’est pas un film destiné aux spectateurs expérimentés. Il a été élaboré juste pour faire un maximum d’entrées auprès de jeunes Américains pendant un week-end de vacances, des puceaux accros aux jeux vidéo qui entrent dans une salle comme ils se mettent aux manettes d’un Doom-like, avec pour seul objectif de voir bousiller tout ce qui apparaît dans leur champ visuel. Starship Troopers a fait un carton le premier week-end de sa sortie, puis les entrées ont chuté. Qu’importe, un week-end a suffi pour rentabiliser le film. Et je ne peux pas m’empêcher de trouver ça presque émouvant, cette idée qu’un film puisse exister uniquement pour ramasser de l’argent en deux jours aux Etats-Unis. Voir aujourd’hui le film, sur un écran à Paris, est un malentendu. Une indiscrétion. Une malveillance.

Christophe Honoré – Les Cahiers du Cinéma, n°523

D’autres critiques (Jacques Morice pour Télérama, Yannick Dahan pour Positif, Samuel Blumenfeld pour Le Monde) ont quant à eux compris que l’auteur de Total Recall et de Robocop pouvait difficilement avoir réalisé, au premier degré, un « Melrose place facho » (pour reprendre l’expression de Yannick Dahan).
Le fait que certains critiques et une grande partie du public aient compris l’opposé du propos de l’auteur du film, ou l’aient en tout cas jugé ambigu, montre bien que Verhoeven a joué avec certaines limites, en n’imposant pas au spectateur un propos trop transparent, grossièrement dénonciateur, en le soumettant au contraire à un point de vue unique, un fascisme séduisant. Ce que veulent, ce que pensent les « bestioles », nous ne le saurons jamais, sinon à la toute fin du film, lorsqu’un « brain bug » est capturé et que, grâce à sa perception de télépathe (du moins le dit-il), Carl Jenkins peut constater triomphalement : « it’s afraid ! » — « Il a peur ! ».

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Carl Jenkins, dont l’uniforme évoque la Gestapo.

Les agresseurs ont de beaux sourires pleins de franchise et de dents blanches. Leurs ennemis sont répugnants et tuent de manière barbare. À l’image, le spectateur est bien forcé de choisir le parti de ceux qui lui ressemblent.

11/9/2001

Le rapprochement entre Starship Troopers et la première guerre du Golfe, menée en 1990-1991 par George Bush père était évident au moment de la sortie du film. Les terriens du film, bien qu’originaires de Buenos Aires, ne sont jamais qu’une Amérique généralisée au monde (on les voit notamment jouer à une variante futuriste et mixte du football américain). Leur manière d’envahir une planète désertique lointaine préventivement, sûrs de leur bon droit et sans chercher à savoir autre chose de l’ennemi que le dégoût qu’il leur inspire, fait écho à l’arrogance avec laquelle avait été promu le « nouvel ordre mondial » de George Bush.

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La capture du « cerveau »… qui ressemble justement à un cerveau.

Mais c’est la seconde guerre du Golfe, lancée dans la foulée de la destruction du World Trade Center que rappelle le plus Starship Troopers, ce qui en fait une œuvre étonnamment visionnaire : dans les deux cas, c’est un attentat rudimentaire sur une grande ville qui est le prétexte à une invasion. Dans les deux cas, on recherche un « cerveau » caché dans une grotte d’un lointain désert. La capture du « Brain bug » rappelle celle de Saddam Hussein, hébété, sorti d’un réduit souterrain où il se cachait autant que les spéculations de la presse sur des kilomètres de galeries creusées dans les montagnes afghanes d’où Oussama Ben Laden était réputé piloter son réseau international de terroristes.

Starship Troopers 1 et 2

starship_troopers_dvd_2Les deux films qui suivent sont très intéressants dans leur ratage, car, bien qu’ayant le même scénariste, Edward Neumeier, ils ne parviennent à aucun moment à conserver le discours critique ambigü du premier de la série, ni à jouer le moins du monde avec un décalage entre l’image et le verbe, l’explicite et l’implicite.
Starship Troopers 2: Hero of the Federation, sorti en 2004, a pâti d’un budget quinze fois plus petit que celui du film dont il se veut la suite : 7 millions de dollars, contre 100. L’action se déroule sur une planète arachnide où des soldats terriens embusqués font face à une menace terrible : un nouveau genre de « bestiole » est capable de pénétrer à l’intérieur de leur organisme, jusqu’au cerveau, pour en prendre le contrôle. Ce pourrait être une jolie métaphore du doute du soldat face à sa mission et au contact des autochtones du pays qu’il doit conquérir, mais je crains que ça ne soit pas spécialement le message, et qu’il s’agisse juste d’ajouter un degré dans l’horreur qu’inspire l’ennemi. L’ensemble rappelle, sans le moindre brio, des films d’épouvante extra-terrestre tels que The Thing ou Alien.
starship_troopers_dvd_3Starship Troopers 3: Marauder, sorti en 2008, et doté d’un budget de vingt millions de dollars, fonctionne de manière plus insidieuse, car il se réfère régulièrement au premier Starship Troopers : on y voit des clips de propagande interactifs, on y entend parler de services secrets calculateurs, et enfin, on y retrouve Casper Van Dien dans le rôle de Johnny Rico. La critique politique est présente, mais elle prend un tour pour le moins différent puisqu’il y a cette fois-ci des gentils et des méchants bien identifiés. Les victimes du totalitarisme sont avant tout les croyants, que l’on empêche de pratiquer leur foi, excepté le « Sky marshall », la personne la plus importante de la Terre, qui est lui aussi croyant, mais dans le dieu des « bestioles », auquel il s’est converti au contact du « brain bug » capturé à la fin du premier film. C’est à cause de sa conversion et de sa recherche de la paix avec les « bestioles » que le « Sky marshall » (prénommé Omar !) a provoqué la défaite de la planète agricole Roku San.
Le happy-end du film, c’est que la fédération terrienne, qui jusqu’ici était plutôt railleusement athée, épouse une religion monothéiste. Même si l’on voit le parallèle à faire avec l’institution du Christianisme comme religion impériale romaine, il ne semble pas qu’il y ait ici de critique, de clin d’œil à la bigoterie du bushisme, mais qu’au contraire, le scénariste prenne à son compte cette bigoterie et se contente de participer à l’ambiance de l’époque. Le passage à la foi religieuse est présenté ici comme la solution à la désunion politique. S’il s’agit d’une critique, elle est extrêmement maladroite.

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Les émissions d’actualité qui expliquent pourquoi il faut attaquer Klendathu : ils sont là, ils font peur et ils pourraient vous attaquer.

Ce second et ce troisième film affadissent et dévoient tout ce qui faisait l’intérêt du premier — sans compter l’image, la mise-en-scène ou le jeu des acteurs. Bien sûr, on pourra me dire que Verhoeven ne l’a pas volé, lui qui n’avait pas hésité à trahir le roman de Robert Heinlein, traité sans grand respect. C’est vrai, mais au moins sa trahison apportait-elle quelque chose.

  1. 14 Responses to “Starship Troopers”

  2. By Samuel on Nov 12, 2013

    A noter que Jacques Rivette apprécie le film, voir cette interview (traduction d’une interview parue dans « Les Inrockuptibles ») :

    http://sensesofcinema.com/2001/16/rivette-2/

  3. By B. on Nov 12, 2013

    Tu as eu la même idée que l’auteur de cet article (publié il y a 5 jours)
    The Atlantic / Starship Troopers: One of the Most Misunderstood Movies Ever

  4. By Jean-no on Nov 12, 2013

    @B. : en fait c’est indirectement cet article, et surtout un autre sur Slate qui en parlait, ou plus précisément une discussion sur Facebook qui parlait de cet article (maintenant tu sais vraiment vraiment tout), qui m’a décidé à finir mon propre article, lequel était en molle préparation depuis longtemps.
    Je ne suis pas sûr que The Atlantic ait raison : le film a été mécompris par certains, mais pas par tous, contrairement au chef d’oeuvre de Cimino, La Porte du Paradis, qui ressort en ce moment et qui figure sur beaucoup de listes des « pires films jamais réalisés » aux côtés de Plan 9 from outer space d’Ed Wood. Enfin des listes américaines, car hors des états-unis, le film n’a pas été détesté.

  5. By lplp on Nov 12, 2013

    Le film a été pas mal analysé et disséqué justement parce qu’ambigu, il s’y prête bien.

    Ce qui serait intéressant c’est de savoir si 15 ans plus tard, ceux qui avaient enfoncé le film à l’époque restent du même avis. Et dans le cas contraire s’agissant de critiques et de professionnels intelligents sont-ils en mesure d’expliquer la raison de leur contre-sens de l’époque.

  6. By nojhan on Nov 12, 2013

    J’espère que tu feras bientôt un parallèle avec la stratégie Ender, sur le même thème.

  7. By Wood on Nov 12, 2013

    J’ignorais qu’ils se fut trouvé des critiques de cinéma pour prendre le film au premier degré. C’est les mêmes qui croient aux articles du Gorafi ?

  8. By lplp on Nov 12, 2013

    @wood : oui c’est étonnant. Les commentaires de l’article de Slate http://www.slate.fr/culture/79869/starships-troopers-film-subversif ne montrent d’ailleurs que des gens qui avaient tout compris à l’époque et se heurtaient à un entourage incrédule.

    Où donc sont les gens qui n’avaient pas compris le film à sa sortie ? Ont-ils seulement existé ?

  9. By Stan Gros on Nov 13, 2013

    Un détail que j’aime beaucoup dans ce film c’est la perversion du mot « citoyen » qui vient remplacer le mot « soldat », de la même manière dans Robocop il y a un « satellite de la Paix » qui détruit une ville par erreur, et dans Total Recall un journal tv qui parle de « terroristes ».

  10. By peheu on Nov 13, 2013

    Un article de Tausend Augen paru début 1999 mettait déjà en exergue la stratégie ambiguë du film :
    http://www.tausendaugen.com/archives/ta15/star.pdf

  11. By Rama on Nov 23, 2013

    Je n’ai jamais eu l’impression que le livre Starship Troopers pouvait se lire au premier degré. Pour moi il fait vraiment partie d’une série de critiques et de réflexions sur le militarisme, avec Forever War de Haldemann, et Glasshouse de Charles Stross.

    L’ennui, c’est que tous ces bouquins prônent aussi la liberation sexuelle, l’égalité des sexes et font l’éloge du « Competent man » — une sorte d’athlète complet et d’homme de la Renaissance, qui se confond facilement avec une brute à l’aise avec les armes et la violence, puisqu’il est à l’aise avec tout.

    Le film Starship Troopers, avec ses uniformes nazis, est juste une critique beaucoup moins subtile que le bouquin. Qu’il se soit trouvé des gens pour n’y rien comprendre est une preuve que la bêtise et la paresse s’insinuent vraiment partout.

  12. By Jean-no on Nov 23, 2013

    @Rama : je pense que tous les livres militaristes un peu sérieux sont partagés entre une vraie fascination pour tout ce que cet univers a de négatif (la mort, le meurtre, l’obéissance aux ordres,…) et une critique de ces mêmes éléments.
    Il me semble que Verhoeven se situe lui aussi dans la fascination de ce qu’il critique, donc il n’a pas forcément trahi Heinlein (dont il faut décidément que je relise Étoiles garde à vous. Vu les malentendus provoqués, il vaut mieux qu’il soit resté, comme tu dis, moins subtil.

  13. By Axonn on Nov 24, 2013

    Concernant l’astéroïde, une interprétation alternative est que cet astéroïde est tombé sur Terre par hasard, et que l’accusation des E.T. n’est que de la propagande.

    Ironiquement, le lien avec le 9/11 et l’invasion de l’Irak devient encore plus fort. Je n’adhère pas aux théories du complot, mais je pense qu’aujourd’hui tout le monde est d’accord pour dire que Saddam n’avait rien à voir avec le 9/11.

  14. By Jean-no on Nov 24, 2013

    @Axonn : Oui, ce qu’on voit dans le film ne permet pas de déterminer si c’est un prétexte ou si les insectes ont effectivement envoyé un astéroïde.
    Sur Saddam Hussein, il semble que même parmi les américains qui ont lancé la guerre, comme Colin Powell, l’absence de lien entre l’Irak et le 11/9 ne soit plus une question : c’était déjà gros à l’époque, alors avec le recul…

  15. By Rama on Nov 25, 2013

    @Jean-no: il y a aussi l’effet Truffaut selon lequel la guerre est un spectacle tellement fascinant que tout film qui en montre l’horreur finit par en faire la promotion (Do Not Do This Cool Thing aka: Truffaut Was Right sur TVTropes).

    C’est aussi ce qui est arrivé avec des films comme Full Metal Jacket ou Orange mécanique: le premier est maintenant considéré comme un film de guerre cool, et le deuxième tirerait des rires gras à une classe de Seconde contemporaine; alors que quand ils sont sortis ils choquaient, et je connais des gens un minimum empathiques qui sortent vomir au bout de dix minutes de projection.

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