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	<title>Commentaires sur : L&#8217;ordinateur comme outil</title>
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	<description>Profitez-en, après celui là c&#039;est fini</description>
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		<title>Par : Jean-no</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3529</link>
		<dc:creator>Jean-no</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 19:45:30 +0000</pubDate>
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		<description>@Maeva : je suis certain que c&#039;est lié, mais je remarque surtout un glissement de l&#039;outil vers le média. Il y a quinze ans un ordinateur servait à faire des choses. Aujourd&#039;hui, c&#039;est une fenêtre sur le monde et sur les autres mais beaucoup moins un outil. À mon époque (1982), c&#039;était encore autre chose : l&#039;ordinateur personnel ne servait carrément à rien d&#039;autre qu&#039;à faire de l&#039;ordinateur personnel... En y réfléchissant c&#039;est un passe temps un peu oiseux ;-)
Bien sûr les trois usages coexistent : pour certains l&#039;ordinateur est une passion en soi (certains passent leur vie à modifier leur machine, l&#039;optimiser...) pour beaucoup de gens, l&#039;ordinateur reste un outil - par exemple mes étudiants, quel que soit leur background et leurs connaissances de base, sont rapidement forcés d&#039;apprendre les bases du fonctionnement des machines puisque ça devient leur outil de travail -, et pour tous, c&#039;est aussi devenu un média.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Maeva : je suis certain que c&#8217;est lié, mais je remarque surtout un glissement de l&#8217;outil vers le média. Il y a quinze ans un ordinateur servait à faire des choses. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est une fenêtre sur le monde et sur les autres mais beaucoup moins un outil. À mon époque (1982), c&#8217;était encore autre chose : l&#8217;ordinateur personnel ne servait carrément à rien d&#8217;autre qu&#8217;à faire de l&#8217;ordinateur personnel&#8230; En y réfléchissant c&#8217;est un passe temps un peu oiseux ;-)<br />
Bien sûr les trois usages coexistent : pour certains l&#8217;ordinateur est une passion en soi (certains passent leur vie à modifier leur machine, l&#8217;optimiser&#8230;) pour beaucoup de gens, l&#8217;ordinateur reste un outil &#8211; par exemple mes étudiants, quel que soit leur background et leurs connaissances de base, sont rapidement forcés d&#8217;apprendre les bases du fonctionnement des machines puisque ça devient leur outil de travail -, et pour tous, c&#8217;est aussi devenu un média.</p>
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	<item>
		<title>Par : maeva</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3528</link>
		<dc:creator>maeva</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 18:35:32 +0000</pubDate>
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		<description>Je vais peut être me faire lapider mais je prends le risque :)

Je me demande si , entre autre, l&#039;évolution ressentie par Jean-no n&#039;est pas aussi due par ce que j&#039;appelle le syndrome mac : quand j&#039;étais ado, pour s&#039;acheter un ordi on le faisait pièce par pièce sur LDLC, du coup obligé de savoir ce qu&#039;on trouve dans une tour !
Avec la très grosse croissance des ordis portables et la philosophie mac (on s&#039;en moque de savoir comment ça marche, on veut avoir un bel objet, qui fonctionne bien, et qui soit ergonomique) j&#039;ai l&#039;impression que les gens ont désappris ce genre de choses. 

Du coup, les plus jeunes verraient peut être leur ordinateur comme un objet d&#039;un seul tenant, et par conséquent seraient moins intéressés par la bidouille, que ce soit physiquement sur leur bécanne ou bien virtuellement en se mettant à la prog.

mais vous êtes peut être partis beaucoup plus loin dans le débat entre temps ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais peut être me faire lapider mais je prends le risque :)</p>
<p>Je me demande si , entre autre, l&#8217;évolution ressentie par Jean-no n&#8217;est pas aussi due par ce que j&#8217;appelle le syndrome mac : quand j&#8217;étais ado, pour s&#8217;acheter un ordi on le faisait pièce par pièce sur LDLC, du coup obligé de savoir ce qu&#8217;on trouve dans une tour !<br />
Avec la très grosse croissance des ordis portables et la philosophie mac (on s&#8217;en moque de savoir comment ça marche, on veut avoir un bel objet, qui fonctionne bien, et qui soit ergonomique) j&#8217;ai l&#8217;impression que les gens ont désappris ce genre de choses. </p>
<p>Du coup, les plus jeunes verraient peut être leur ordinateur comme un objet d&#8217;un seul tenant, et par conséquent seraient moins intéressés par la bidouille, que ce soit physiquement sur leur bécanne ou bien virtuellement en se mettant à la prog.</p>
<p>mais vous êtes peut être partis beaucoup plus loin dans le débat entre temps ;)</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : DC</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3527</link>
		<dc:creator>DC</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 08:49:20 +0000</pubDate>
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		<description>Lire &quot;Le bluff technologique&quot; de Jacques Ellul.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lire &laquo;&nbsp;Le bluff technologique&nbsp;&raquo; de Jacques Ellul.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Astharoth</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3526</link>
		<dc:creator>Astharoth</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 19:37:35 +0000</pubDate>
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		<description>@DS

Vous dites : &quot;je suis pas un adepte d’un « « truc » rhétorique » qui permettrait d’éviter les débats&quot;
Je ne me permettrais pas d&#039;affirmer une telle chose à votre sujet.
 
Mais le fait est que c&#039;est le cas pour une majorité de personnes, car il est de fait que c&#039;est une posture &quot;valorisée&quot; par l&#039;air du temps. Si vous énoncez cette position dans un diner entre amis ou que sais-je, vous sentez bien que vous aurez une approbation diffuse. C&#039;est une expérience aisée à faire. Même chose si vous annoncez être &quot;pragmatique&quot;, &quot;concret&quot;, etc... Si par contre vous annoncez être &quot;théoricien&quot;, ne jurer que par l&#039;abstrait... vous passerez plutôt pour un asocial léger, au mieux.

Vous dites : &quot;je me méfie du jugement de valeur parce que juger implique des points de repères précis.&quot;
Précisément : toute réflexion, toute proposition, se doit d&#039;être prudente, argumentée, ouverte à la controverse. Il faut se méfier de tout jugement quel qu&#039;il soit, qui ne remplirait pas ces conditions de &quot;honnêteté intellectuelle&quot;.
Le point est, justement, de ne pas confondre les choses : le &quot;jugement de valeur&quot; (pour continuer à l&#039;appeler ainsi) n&#039;est pas en soi illégitime, pas plus que les &quot;jugements qui ne sont pas de valeur&quot;. Le critère de légitimité est de savoir si c&#039;est une affirmation arbitraire ou si c&#039;est quelque chose d&#039;argumenté.
Bref, la question n&#039;est pas que quelque chose soit un jugement de valeur ou pas, mais la solidité du jugement.
Ce qui est très dommageable, c&#039;est l&quot;idéologie consistant à condamner, par principe, le jugement de valeur en soi, et c&#039;est cela que je critique.

Vous dites : &quot;Est ce que cela rendra le monde meilleur ou pire, je serais infichu de le dire&quot;
Si par là vous dites que la question est difficile, j&#039;en serais d&#039;accord avec vous. Mais si vous dites qu&#039;il ne faut pas s&#039;en préoccuper (à cause sans doute de sa difficulté), alors je ne vous suivrais pas. Si il se trouvait qu&#039;il y a quelque chose en cours qui serait en train de rendre notre monde pire qu&#039;il n&#039;est, alors il est de la plus haute importance de s&#039;en préoccuper et de faire quelque chose, au lieu d&#039;attendre que le monde se dégrade ! Ce serait comme dire que la recherche contre le cancer est difficile et que l&#039;homme de la rue (vous ou moi) est incapable de trouver LA solution en se concentrant dix minutes, alors, eh bien, on ne fait pas de recherche du tout.
On voit aisément que ce n&#039;est pas tenable.
Aussi, dire que l&#039;illettrisme numérique est un problème social, est une affirmation légitime. Peut-être ce problème sera compensé par autre chose de positif, peut-être même que ce problème n&#039;en n&#039;est pas un et que l&#039;on se trompe à le dire ainsi. Mais en tout cas, c&#039;est une chose qui est tout à fait légitime de poser en ces termes, et d&#039;y réfléchir et travailler dessus, études scientifiques comprises. S&#039;il s&#039;avérait que le problème est bien réel et que l&#039;on ne fasse rien de concret pour y remédier, juste parce qu&#039;on s&#039;est interdit de poser un &quot;jugement de valeur&quot;, là pour le coup se serait criminel, me semble-t-il.

Vous dites : &quot;De manière plus générale, nous voulons peut être, dans cette ère scientifique, tout analyser, comprendre et juger, sans chercher nos limites de compréhension.&quot;
Et alors ?
Tout d&#039;abord, que savons-nous de nos limites de compréhension, avant même que nous les testions ? Rien, sauf des à priori arbitraires, issus de considérations idéologiques, religieuses etc... Il y a, d&#039;une certaine manière, une idéologie du &quot;vouloir ne pas savoir&quot; qui est une chose que je déplore, et qui est elle aussi dans l&#039;air du temps.
A une époque où nombre de gamins ont pour rêve dominant de passer à la télé, de devenir footballeur couvert d&#039;argent, et autres modèles de ce genre, et si rarement d&#039;être un grand savant ou un grand écrivain, on ne sera pas le dernier, lorsque la maladie touchera un de nos proches, a implorer le ciel qu&#039;un de ces &quot;intellos&quot; dont on se moquait tant, ait quand même inventé le remède qui guérit. Nous sommes dans un société individualiste, égoïste et court-termiste, mais en cas de problème, on est les premier à demander assistance. Et de la même façon, on ne &quot;veut pas savoir&quot; et on méprise grandement ceux qui le voudraient, mais on espère quand même secrètement que, quelque part, il y ait quelqu&#039;un qui sache, le moment venu.

Maintenant, si vous me dites que nombres de conneries sont fait avec la science, c&#039;est une toute autre question ! La, c&#039;est le sens moral, la sagesse, l&#039;intelligence des auteurs qu&#039;il faut interroger, et pas la science ou la volonté de savoir par elle même. La connaissance est à double tranchant, mais c&#039;est celui qui la manie qui est responsable, pas l&#039;outil. Ce serait bien trop commode que de dire &quot;c&#039;est pas moi qui ait fracassé la tête de la victime, monsieur le juge, c&#039;est le marteau !&quot;

J&#039;en arrive à ceci : le problème des digital naives, est très largement lié, me semble-t-il, à notre époque tiédasse, dans laquelle on nous donne en modèle une immense résignation : ne pas savoir, ne pas dire, ne pas chercher, ne pas faire d&#039;effort... en l&#039;espèce, &quot;je suis un djeun, j&#039;ai au bout des doigts un outil fabuleux, l&#039;ordi, mais je cherche surtout pas ce que je pourrais en faire, je me contente de faire comme mes condisciples autour de moi, juste du tchat, sans la moindre démarche personnelle, la moindre curiosité, la moindre initiative.&quot; (aux exceptions près, évidemment..)
Même un jeune chat a plus d&#039;inventivité avec un objet qu&#039;on lui donne, que un grand nombre d&#039;étudiants que j&#039;ai pu rencontrer avec leur ordi.

Mais convient il de se masquer les yeux afin d&#039;être politiquement correct ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@DS</p>
<p>Vous dites : &laquo;&nbsp;je suis pas un adepte d’un « « truc » rhétorique » qui permettrait d’éviter les débats&nbsp;&raquo;<br />
Je ne me permettrais pas d&#8217;affirmer une telle chose à votre sujet.</p>
<p>Mais le fait est que c&#8217;est le cas pour une majorité de personnes, car il est de fait que c&#8217;est une posture &laquo;&nbsp;valorisée&nbsp;&raquo; par l&#8217;air du temps. Si vous énoncez cette position dans un diner entre amis ou que sais-je, vous sentez bien que vous aurez une approbation diffuse. C&#8217;est une expérience aisée à faire. Même chose si vous annoncez être &laquo;&nbsp;pragmatique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;concret&nbsp;&raquo;, etc&#8230; Si par contre vous annoncez être &laquo;&nbsp;théoricien&nbsp;&raquo;, ne jurer que par l&#8217;abstrait&#8230; vous passerez plutôt pour un asocial léger, au mieux.</p>
<p>Vous dites : &laquo;&nbsp;je me méfie du jugement de valeur parce que juger implique des points de repères précis.&nbsp;&raquo;<br />
Précisément : toute réflexion, toute proposition, se doit d&#8217;être prudente, argumentée, ouverte à la controverse. Il faut se méfier de tout jugement quel qu&#8217;il soit, qui ne remplirait pas ces conditions de &laquo;&nbsp;honnêteté intellectuelle&nbsp;&raquo;.<br />
Le point est, justement, de ne pas confondre les choses : le &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo; (pour continuer à l&#8217;appeler ainsi) n&#8217;est pas en soi illégitime, pas plus que les &laquo;&nbsp;jugements qui ne sont pas de valeur&nbsp;&raquo;. Le critère de légitimité est de savoir si c&#8217;est une affirmation arbitraire ou si c&#8217;est quelque chose d&#8217;argumenté.<br />
Bref, la question n&#8217;est pas que quelque chose soit un jugement de valeur ou pas, mais la solidité du jugement.<br />
Ce qui est très dommageable, c&#8217;est l&nbsp;&raquo;idéologie consistant à condamner, par principe, le jugement de valeur en soi, et c&#8217;est cela que je critique.</p>
<p>Vous dites : &laquo;&nbsp;Est ce que cela rendra le monde meilleur ou pire, je serais infichu de le dire&nbsp;&raquo;<br />
Si par là vous dites que la question est difficile, j&#8217;en serais d&#8217;accord avec vous. Mais si vous dites qu&#8217;il ne faut pas s&#8217;en préoccuper (à cause sans doute de sa difficulté), alors je ne vous suivrais pas. Si il se trouvait qu&#8217;il y a quelque chose en cours qui serait en train de rendre notre monde pire qu&#8217;il n&#8217;est, alors il est de la plus haute importance de s&#8217;en préoccuper et de faire quelque chose, au lieu d&#8217;attendre que le monde se dégrade ! Ce serait comme dire que la recherche contre le cancer est difficile et que l&#8217;homme de la rue (vous ou moi) est incapable de trouver LA solution en se concentrant dix minutes, alors, eh bien, on ne fait pas de recherche du tout.<br />
On voit aisément que ce n&#8217;est pas tenable.<br />
Aussi, dire que l&#8217;illettrisme numérique est un problème social, est une affirmation légitime. Peut-être ce problème sera compensé par autre chose de positif, peut-être même que ce problème n&#8217;en n&#8217;est pas un et que l&#8217;on se trompe à le dire ainsi. Mais en tout cas, c&#8217;est une chose qui est tout à fait légitime de poser en ces termes, et d&#8217;y réfléchir et travailler dessus, études scientifiques comprises. S&#8217;il s&#8217;avérait que le problème est bien réel et que l&#8217;on ne fasse rien de concret pour y remédier, juste parce qu&#8217;on s&#8217;est interdit de poser un &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo;, là pour le coup se serait criminel, me semble-t-il.</p>
<p>Vous dites : &laquo;&nbsp;De manière plus générale, nous voulons peut être, dans cette ère scientifique, tout analyser, comprendre et juger, sans chercher nos limites de compréhension.&nbsp;&raquo;<br />
Et alors ?<br />
Tout d&#8217;abord, que savons-nous de nos limites de compréhension, avant même que nous les testions ? Rien, sauf des à priori arbitraires, issus de considérations idéologiques, religieuses etc&#8230; Il y a, d&#8217;une certaine manière, une idéologie du &laquo;&nbsp;vouloir ne pas savoir&nbsp;&raquo; qui est une chose que je déplore, et qui est elle aussi dans l&#8217;air du temps.<br />
A une époque où nombre de gamins ont pour rêve dominant de passer à la télé, de devenir footballeur couvert d&#8217;argent, et autres modèles de ce genre, et si rarement d&#8217;être un grand savant ou un grand écrivain, on ne sera pas le dernier, lorsque la maladie touchera un de nos proches, a implorer le ciel qu&#8217;un de ces &laquo;&nbsp;intellos&nbsp;&raquo; dont on se moquait tant, ait quand même inventé le remède qui guérit. Nous sommes dans un société individualiste, égoïste et court-termiste, mais en cas de problème, on est les premier à demander assistance. Et de la même façon, on ne &laquo;&nbsp;veut pas savoir&nbsp;&raquo; et on méprise grandement ceux qui le voudraient, mais on espère quand même secrètement que, quelque part, il y ait quelqu&#8217;un qui sache, le moment venu.</p>
<p>Maintenant, si vous me dites que nombres de conneries sont fait avec la science, c&#8217;est une toute autre question ! La, c&#8217;est le sens moral, la sagesse, l&#8217;intelligence des auteurs qu&#8217;il faut interroger, et pas la science ou la volonté de savoir par elle même. La connaissance est à double tranchant, mais c&#8217;est celui qui la manie qui est responsable, pas l&#8217;outil. Ce serait bien trop commode que de dire &laquo;&nbsp;c&#8217;est pas moi qui ait fracassé la tête de la victime, monsieur le juge, c&#8217;est le marteau !&nbsp;&raquo;</p>
<p>J&#8217;en arrive à ceci : le problème des digital naives, est très largement lié, me semble-t-il, à notre époque tiédasse, dans laquelle on nous donne en modèle une immense résignation : ne pas savoir, ne pas dire, ne pas chercher, ne pas faire d&#8217;effort&#8230; en l&#8217;espèce, &laquo;&nbsp;je suis un djeun, j&#8217;ai au bout des doigts un outil fabuleux, l&#8217;ordi, mais je cherche surtout pas ce que je pourrais en faire, je me contente de faire comme mes condisciples autour de moi, juste du tchat, sans la moindre démarche personnelle, la moindre curiosité, la moindre initiative.&nbsp;&raquo; (aux exceptions près, évidemment..)<br />
Même un jeune chat a plus d&#8217;inventivité avec un objet qu&#8217;on lui donne, que un grand nombre d&#8217;étudiants que j&#8217;ai pu rencontrer avec leur ordi.</p>
<p>Mais convient il de se masquer les yeux afin d&#8217;être politiquement correct ?</p>
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	<item>
		<title>Par : DS</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3525</link>
		<dc:creator>DS</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 16:13:21 +0000</pubDate>
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		<description>@Astharoth 
Pour être précis, je suis pas un adepte d&#039;un &quot;« truc » rhétorique&quot; qui permettrait d&#039;éviter les débats; je me méfie du jugement de valeur parce que juger implique des points de repères précis. Or, l&#039;évolution d&#039;une société et sa capacité d&#039;exploitation d&#039;une technique (ici, une génération de consommateurs qui ne réalise pas que l&#039;outil informatique permet d&#039;être actifs dans leur société et de l&#039;influencer), c&#039;est une prédiction que je ne tenterais pas, parce qu&#039;il me semble que ce genre de choses dépasse le commun des mortels. L&#039;informatique a été adoptée par l&#039;ensemble des gens, qui l&#039;utilisent maintenent passivement, sans réfléchir à ce qu&#039;elle est vraiment, à ce qu&#039;ils pourraient lui apporter. Est ce que cela rendra le monde meilleur ou pire, je serais infichu de le dire (et c&#039;est différent de «  faire semblant que tout se vaut »). De manière plus générale, nous voulons peut être, dans cette ère scientifique, tout analyser, comprendre et juger, sans chercher nos limites de compréhension.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Astharoth<br />
Pour être précis, je suis pas un adepte d&#8217;un &laquo;&nbsp;« truc » rhétorique&nbsp;&raquo; qui permettrait d&#8217;éviter les débats; je me méfie du jugement de valeur parce que juger implique des points de repères précis. Or, l&#8217;évolution d&#8217;une société et sa capacité d&#8217;exploitation d&#8217;une technique (ici, une génération de consommateurs qui ne réalise pas que l&#8217;outil informatique permet d&#8217;être actifs dans leur société et de l&#8217;influencer), c&#8217;est une prédiction que je ne tenterais pas, parce qu&#8217;il me semble que ce genre de choses dépasse le commun des mortels. L&#8217;informatique a été adoptée par l&#8217;ensemble des gens, qui l&#8217;utilisent maintenent passivement, sans réfléchir à ce qu&#8217;elle est vraiment, à ce qu&#8217;ils pourraient lui apporter. Est ce que cela rendra le monde meilleur ou pire, je serais infichu de le dire (et c&#8217;est différent de «  faire semblant que tout se vaut »). De manière plus générale, nous voulons peut être, dans cette ère scientifique, tout analyser, comprendre et juger, sans chercher nos limites de compréhension.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-no</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3524</link>
		<dc:creator>Jean-no</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 23:13:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.hyperbate.com/dernier/?p=10022#comment-3524</guid>
		<description>Une émission intéressante à écouter sur le sujet des Digital Natives : &lt;a href=&quot;http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=81087&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les digital natives existent-ils ? / Place de la toile, France Culture&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une émission intéressante à écouter sur le sujet des Digital Natives : <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=81087" rel="nofollow">Les digital natives existent-ils ? / Place de la toile, France Culture</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : &#171;&#160;Beaucoup de bruit pour rien&#160; &#171; solution de continuité</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3523</link>
		<dc:creator>&#171;&#160;Beaucoup de bruit pour rien&#160; &#171; solution de continuité</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 21:17:16 +0000</pubDate>
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		<description>[...] vertu du web 2.0. Soyons honnête Jean-Noël Lafargue a, lui-même, mis les choses au point sur son blog : &#171;&#160;Après avoir lu l’article de Libé (qui est conforme à la version que l’on [...] </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] vertu du web 2.0. Soyons honnête Jean-Noël Lafargue a, lui-même, mis les choses au point sur son blog : &laquo;&nbsp;Après avoir lu l’article de Libé (qui est conforme à la version que l’on [...] </p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Astharoth</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3522</link>
		<dc:creator>Astharoth</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 20:33:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.hyperbate.com/dernier/?p=10022#comment-3522</guid>
		<description>@Jean-no

Il est des plus humains, évidemment, que chacun voie midi à sa porte, et donne plus de prix à sa propre opinion qu&#039;à celle des autres. Les psychologues évolutionnistes nous disent même que cela serait un avantage évolutif.

Ceci étant donc posé, c&#039;est précisément la définition même du relativisme social, que &quot;on doit faire semblant que tout se vaut&quot;, que &quot;c’est [...] la confrontation qui est évitée&quot;, et que, en effet, il s&#039;agisse de &quot;une lâcheté vis-à-vis du débat&quot;.

Le relativisme, c&#039;est, de fait, précisément le fait que l&#039;air du temps n&#039;accepte plus le jugement, qui n&#039;est plus &quot;socialement acceptable&quot;. C&#039;est le fait qu&#039;il ne soit plus possible, dans le débat, dans l&#039;analyse, dans l&#039;acte même de recherche (au sens scientifique ou philosophique du terme), qu&#039;il soit discrédité et dévalorisé par principe, à priori. Le fait qu&#039;il introduise une sorte de paralysie de la pensée, qui est, et je suis d&#039;accord avec vous sur ce point, une grave forme de lâcheté, au final.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Jean-no</p>
<p>Il est des plus humains, évidemment, que chacun voie midi à sa porte, et donne plus de prix à sa propre opinion qu&#8217;à celle des autres. Les psychologues évolutionnistes nous disent même que cela serait un avantage évolutif.</p>
<p>Ceci étant donc posé, c&#8217;est précisément la définition même du relativisme social, que &laquo;&nbsp;on doit faire semblant que tout se vaut&nbsp;&raquo;, que &laquo;&nbsp;c’est [...] la confrontation qui est évitée&nbsp;&raquo;, et que, en effet, il s&#8217;agisse de &laquo;&nbsp;une lâcheté vis-à-vis du débat&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le relativisme, c&#8217;est, de fait, précisément le fait que l&#8217;air du temps n&#8217;accepte plus le jugement, qui n&#8217;est plus &laquo;&nbsp;socialement acceptable&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le fait qu&#8217;il ne soit plus possible, dans le débat, dans l&#8217;analyse, dans l&#8217;acte même de recherche (au sens scientifique ou philosophique du terme), qu&#8217;il soit discrédité et dévalorisé par principe, à priori. Le fait qu&#8217;il introduise une sorte de paralysie de la pensée, qui est, et je suis d&#8217;accord avec vous sur ce point, une grave forme de lâcheté, au final.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-no</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3521</link>
		<dc:creator>Jean-no</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 16:11:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.hyperbate.com/dernier/?p=10022#comment-3521</guid>
		<description>Je pense aussi que nous sommes d&#039;accord sur le fond.
Sauf sur l&#039;idée que l&#039;époque est relativiste : je pense qu&#039;elle l&#039;est en surface mais qu&#039;il s&#039;agit plutôt d&#039;une lâcheté vis-à-vis du débat. On doit faire semblant que tout se vaut mais en même temps chacun a son avis, c&#039;est juste la confrontation qui est évitée. Enfin je crois.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je pense aussi que nous sommes d&#8217;accord sur le fond.<br />
Sauf sur l&#8217;idée que l&#8217;époque est relativiste : je pense qu&#8217;elle l&#8217;est en surface mais qu&#8217;il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une lâcheté vis-à-vis du débat. On doit faire semblant que tout se vaut mais en même temps chacun a son avis, c&#8217;est juste la confrontation qui est évitée. Enfin je crois.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Astharoth</title>
		<link>http://hyperbate.fr/dernier/?p=10022#comment-3520</link>
		<dc:creator>Astharoth</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 14:17:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.hyperbate.com/dernier/?p=10022#comment-3520</guid>
		<description>@Jean-no 

Il me semble qu&#039;en l&#039;espèce, il s&#039;agit simplement d&#039;une question de choix des mots, car je pense que l&#039;on est d&#039;accord sur le fond.

Pour moi, dire que &quot;ça ne signifie pas que tous les changements doivent être considérés comme positifs&quot;, dès l&#039;instant où précisément l&#039;on exprime et formule ce constat, eh bien l&#039;on fait ce que beaucoup de personnes considéreront immanquablement comme un &quot;jugement de valeur&quot;. Dès que l&#039;on affirme quelque chose sur le réel  (et tout particulièrement s&#039;il s&#039;agit d&#039;un réel social, bien sûr), l&#039;air du temps fera que ce sera perçu comme un &quot;jugement de valeur&quot;, donc forcément négatif.

Ce qui me gène, dans notre époque relativiste, c&#039;est toutes les connotations autour de ce concept de &quot;jugement de valeur&quot;, comme précisément vous le mentionnez avec l&#039;expression &quot;au sens des bons et mauvais points qu’on distribue&quot;. Ces connotations m&#039;apparaissent comme une sorte de &quot;terrorisme intellectuel&quot;, si vous me permettez cette expression un peu forte, Il m&#039;apparait que l&#039;argument de &quot;jugement de valeur&quot; est des nos jours utilisé par la plupart des gens avant tout comme un &quot;truc&quot; rhétorique plus que tout autre chose pour disqualifier un argumentaire plutôt que de contre argumenter.

Pour moi, donc, un &quot;jugement de valeur&quot; est tout à fait licite et honnête intellectuellement parlant, dès lors qu&#039;une telle affirmation est argumentée et ouverte à la controverse, conforme en cela à une bonne vieille démarche scientifique.

Ce qui conduit, naturellement, à ne faire que rarement de tels &quot;jugements de valeurs&quot;, et de façon très mesurées.

Loin de moi l&#039;idée de légitimer ces gens qui passent leur temps à &quot;juger&quot;, mais, comme on dit en droit, &quot;l&#039;abus n&#039;exclut pas l&#039;usage&quot;, et il me semble que la saine modestie de jugement ne doit pas aller jusqu&#039;à l&#039;absurde de l&#039;absence de toute capacité de jugement. 

C&#039;est pourquoi je ne rejetterais pas le principe, en soi, de jugement de valeur, mais seulement et uniquement son abus.

Ainsi, s&#039;il est évident que, comme vous le dites, &quot;les rêves changent, que deux générations différentes ne peuvent pas avoir la même histoire, le même parcours…&quot; et que cela doit induire une forme de modestie et de prudence méthodologique, il n&#039;en reste pas moi, que, à l&#039;opposé, il n&#039;y a pas de &quot;providence divine&quot; qui fasse que, (pardon d&#039;aller vite...), toute génération &quot;se vaut&quot;. Je crois que l&#039;histoire du 20e siècle, pardon d&#039;y revenir, nous montre amplement qu&#039;une génération qui se donne corps et âmes à un tyran monstrueux, n&#039;est pas tout à fait, objectivement, comparable à une génération qui se bat pour la liberté. (je sais que j&#039;écris à la hache en disant cela, mais  vous comprendrez ce que je veux dire).

Je crois donc, pour reprendre ce que j&#039;ai commencé à dire au tout début de mes contributions, qu&#039;il faut éviter deux écueils aussi redoutables l&#039;un que l&#039;autre : juger trop légèrement et ne pas juger du tout, croire que &quot;tout était mieux de mon temps&quot; et croire que &quot;chaque époque se vaut&quot;. Mon opinion est plutôt que la vérité se situe entre les deux : juger (y compris &quot;de valeur&quot;), mais avec prudence et raison.

Pour ma part, j&#039;ai d&#039;ailleurs toujours pensé que prendre le maximum de recul, c&#039;est à dire en particulier voir les choses sur la longue durée historique (ie: cette même &quot;histoire&quot; qu&#039;on a voulu supprimer de l&#039;enseignement scolaire puisqu&#039;elle ne &quot;sert à rien&quot;...) est un bon antidote contre le relativisme de notre époque.

Mais, donc, à part l&#039;usage du syntagme et du concept de &quot;jugement de valeur&quot;, je pense que nous sommes du même avis sur le fond, me semble t il.

Ouala</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Jean-no </p>
<p>Il me semble qu&#8217;en l&#8217;espèce, il s&#8217;agit simplement d&#8217;une question de choix des mots, car je pense que l&#8217;on est d&#8217;accord sur le fond.</p>
<p>Pour moi, dire que &laquo;&nbsp;ça ne signifie pas que tous les changements doivent être considérés comme positifs&nbsp;&raquo;, dès l&#8217;instant où précisément l&#8217;on exprime et formule ce constat, eh bien l&#8217;on fait ce que beaucoup de personnes considéreront immanquablement comme un &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo;. Dès que l&#8217;on affirme quelque chose sur le réel  (et tout particulièrement s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un réel social, bien sûr), l&#8217;air du temps fera que ce sera perçu comme un &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo;, donc forcément négatif.</p>
<p>Ce qui me gène, dans notre époque relativiste, c&#8217;est toutes les connotations autour de ce concept de &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo;, comme précisément vous le mentionnez avec l&#8217;expression &laquo;&nbsp;au sens des bons et mauvais points qu’on distribue&nbsp;&raquo;. Ces connotations m&#8217;apparaissent comme une sorte de &laquo;&nbsp;terrorisme intellectuel&nbsp;&raquo;, si vous me permettez cette expression un peu forte, Il m&#8217;apparait que l&#8217;argument de &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo; est des nos jours utilisé par la plupart des gens avant tout comme un &laquo;&nbsp;truc&nbsp;&raquo; rhétorique plus que tout autre chose pour disqualifier un argumentaire plutôt que de contre argumenter.</p>
<p>Pour moi, donc, un &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo; est tout à fait licite et honnête intellectuellement parlant, dès lors qu&#8217;une telle affirmation est argumentée et ouverte à la controverse, conforme en cela à une bonne vieille démarche scientifique.</p>
<p>Ce qui conduit, naturellement, à ne faire que rarement de tels &laquo;&nbsp;jugements de valeurs&nbsp;&raquo;, et de façon très mesurées.</p>
<p>Loin de moi l&#8217;idée de légitimer ces gens qui passent leur temps à &laquo;&nbsp;juger&nbsp;&raquo;, mais, comme on dit en droit, &laquo;&nbsp;l&#8217;abus n&#8217;exclut pas l&#8217;usage&nbsp;&raquo;, et il me semble que la saine modestie de jugement ne doit pas aller jusqu&#8217;à l&#8217;absurde de l&#8217;absence de toute capacité de jugement. </p>
<p>C&#8217;est pourquoi je ne rejetterais pas le principe, en soi, de jugement de valeur, mais seulement et uniquement son abus.</p>
<p>Ainsi, s&#8217;il est évident que, comme vous le dites, &laquo;&nbsp;les rêves changent, que deux générations différentes ne peuvent pas avoir la même histoire, le même parcours…&nbsp;&raquo; et que cela doit induire une forme de modestie et de prudence méthodologique, il n&#8217;en reste pas moi, que, à l&#8217;opposé, il n&#8217;y a pas de &laquo;&nbsp;providence divine&nbsp;&raquo; qui fasse que, (pardon d&#8217;aller vite&#8230;), toute génération &laquo;&nbsp;se vaut&nbsp;&raquo;. Je crois que l&#8217;histoire du 20e siècle, pardon d&#8217;y revenir, nous montre amplement qu&#8217;une génération qui se donne corps et âmes à un tyran monstrueux, n&#8217;est pas tout à fait, objectivement, comparable à une génération qui se bat pour la liberté. (je sais que j&#8217;écris à la hache en disant cela, mais  vous comprendrez ce que je veux dire).</p>
<p>Je crois donc, pour reprendre ce que j&#8217;ai commencé à dire au tout début de mes contributions, qu&#8217;il faut éviter deux écueils aussi redoutables l&#8217;un que l&#8217;autre : juger trop légèrement et ne pas juger du tout, croire que &laquo;&nbsp;tout était mieux de mon temps&nbsp;&raquo; et croire que &laquo;&nbsp;chaque époque se vaut&nbsp;&raquo;. Mon opinion est plutôt que la vérité se situe entre les deux : juger (y compris &laquo;&nbsp;de valeur&nbsp;&raquo;), mais avec prudence et raison.</p>
<p>Pour ma part, j&#8217;ai d&#8217;ailleurs toujours pensé que prendre le maximum de recul, c&#8217;est à dire en particulier voir les choses sur la longue durée historique (ie: cette même &laquo;&nbsp;histoire&nbsp;&raquo; qu&#8217;on a voulu supprimer de l&#8217;enseignement scolaire puisqu&#8217;elle ne &laquo;&nbsp;sert à rien&nbsp;&raquo;&#8230;) est un bon antidote contre le relativisme de notre époque.</p>
<p>Mais, donc, à part l&#8217;usage du syntagme et du concept de &laquo;&nbsp;jugement de valeur&nbsp;&raquo;, je pense que nous sommes du même avis sur le fond, me semble t il.</p>
<p>Ouala</p>
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