Les déchets radioactifs

Récemment, le centre national du graphisme à Chaumont (Le Signe) a posté une annonce de résidence de recherche/création destinée à des créateurs ou des théoriciens œuvrant dans le champ du design graphique. Les personnes accueillies en résidence sont logées, perçoivent deux mille euros par mois et bénéficient d’un budget de production. Rien que de très familier, il existe de nombreuses résidences fonctionnant de cette manière en France, mais celle-ci est un peu particulière car elle est financée par la sulfureuse Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l’ANDRA, et l’objet de la recherche à mener est une réflexion sur la signalétique de déchets dont la nocivité va perdurer pendant des millénaires. Cette question était abordée dans l’excellent, effrayant et désespérant livre Yucca Mountain, par John d’Agata chez l’éditeur Zones sensibles.

Un exemple de réaction par Christian Benedetti, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre. Je le mets en exergue car il a publié ce post en tant que personne publique et en tant que militant de la France Insoumise, et car sa « punchline » a été ensuite reprise par d’autres.

L’annonce de cette résidence a aussitôt provoqué une levée de bouclier chez un certain nombre de personnes selon qui cette opération constitue un insupportable exemple de green-washing1. J’ai donné mon avis sur la question et j’aimerais le synthétiser ici, car je pense que l’enjeu est important et que le réflexe d’opposition est mal informé ou, osons le mot, hypocrite2.

Entre les années 1960 et 1970, et particulièrement après le premier Choc Pétrolier, la France a fait le choix de faire du nucléaire civil sa première source d’approvisionnement en électricité. Le procédé permettait, sans se poser trop la question de l’eau et celle de l’approvisionnement en uranium, de disposer d’une véritable autonomie énergétique. C’est ce qu’on nomme un choix politique. Les citoyens n’ont pas vraiment été consultés, mais ont été peu nombreux à protester puisqu’ils ont longtemps profité d’une des meilleures filières d’approvisionnement électrique du monde. Le nucléaire français est pour l’instant le plus sûr du monde, puisqu’il n’a pas encore connu d’accident tragique comme ce fut le cas à Three miles Island, Tchernobyl ou Fukushima, mais il est bien possible que ça advienne un jour et que des régions entières doivent être évacuées et laissées pour mortes parce que les centrales de Fessenheim (située sur une zone sismique !), de Flammanville ou autres auront subi un incident grave.
De nombreux nuages s’accumulent au dessus du nucléaire : vieillissement des équipements, coût de plus en plus élevé de leur sécurité, acquisition des matières premières (dont la France produit 7 tonnes par an tandis que le Kazakhstan en produit 17000 !), mais aussi problèmes commerciaux absurdes induits par l’ouverture à la concurrence imposée par l’Union européenne3, ou encore problèmes liés au climat, car les centrales doivent en permanence être refroidies, ce qui réclame beaucoup d’eau4 et qui fonctionne mal en cas de grosses chaleurs : cet été, plusieurs réacteurs ont dû être mis à l’arrêt en raison de la canicule5. Les deux plus gros problèmes restent la gestion des déchets et le démantèlement des centrales, opération qui s’étale sur des décennies et coûte des centaines de millions d’euros pour chaque réacteur,

Dans les tunnels du laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne à Bure (photo Old.timer CC-BY 2.5)

Le public est légitimement inquiet, mais son inquiétude n’est pas toujours bien placée — un sondage avait par exemple fait apparaître que deux français sur trois pensent que le nucléaire contribue au réchauffement climatique, alors même que cette méthode de production énergétique produit une quantité relativement négligeable de CO2. De même, si une majorité des gens aimeraient que la France réduise la part du nucléaire dans sa production d’énergie, voire qu’elle sorte totalement du nucléaire, il ne semble pas que beaucoup d’entre nous soient déterminés à refréner notre incroyable voracité énergétique, certes historiquement encouragée par EDF, mais néanmoins complètement déraisonnable. Personnellement je plaide coupable : mon ordinateur est allumé pendant tout le temps où je suis moi-même éveillé, et ce n’est qu’un élément de ma facture électrique parmi d’autre. Pourtant, moi aussi je forme le vœu de voir un jour la France quitter la filière nucléaire, tout en doutant que ça soit possible rapidement, puisque je sais qu’aucune autre solution n’est sans tache ni possibles à généraliser, pour des questions de ressources naturelles ou d’espace. Sortir du nucléaire doit à mon sens constituer un objectif, mais c’est plus facile à dire qu’à faire6. Et même en ayant l’abandon du nucléaire comme but, on peut et on doit persister à réfléchir à la sécurité et à l’amélioration technologique de la filière7.

Don’t shoot the éboueur

Ce qui me gène dans l’opposition de principe à l’ANDRA, c’est que l’ANDRA n’est pas la cause de notre politique en matière énergétique, c’est sa conséquence. On a bien sûr tout à fait le droit d’être solidaire des riverains du Laboratoire de Bure (proche de Chaumont), où sont menées de recherches sur l’enfouissement des déchets mais dont les projets d’extension font craindre que le lieu serve tout simplement de site d’enfouissement des déchets radioactifs : qui voudrait de ça dans son jardin ?8 On peut aussi s’émouvoir de l’habituelle brutalité de l’État lorsqu’il s’agit de préempter des terrains jugés d’utilité publique.

Dans Yucca Mointain – projet fou d’enfouissement des déchets nucléaires aux États-Unis – on apprend que le Cri de Munch avait été pressenti comme signalétique pour avertir les générations futures – alors que la langue anglaise aura disparu depuis des siècles, que le mausolée n’abrite pas un trésor mais au contraire, un péril mortel…

Mais au delà de ça, la gestion des déchets nucléaires n’est pas un caprice d’élu ou un projet politiquement contestable (comme l’extension d’un aéroport, par exemple), c’est une affaire vitale : on peut décider ou non de continuer à produire de l’énergie nucléaire mais on ne peut pas décider de cesser de gérer les déchets radioactifs. En fait, même si on fermait toutes les centrales demain, il faudra encore gérer les déchets déjà accumulés pendant des siècles, ou même, des millénaires. Et cette gestion implique des efforts, des recherches, il me semble tout à fait absurde de s’en prendre à l’institution qui se trouve en bout de chaîne. Est-ce que ceux qui se bouchent le nez lorsque l’on évoque l’ANDRA refusent aussi de travailler avec EDF ? Ou de travailler avec l’État français, qui est comptable de sa politique énergétique ? Ou de collaborer de près ou de loin avec quelque industrie gourmande en Mégawatts ? En fait c’est surtout parce qu’il y a écrit en gros « nucléaire » sur l’ANDRA que cette société est un repoussoir, ça relève presque de la superstition à mon sens9 . Pour moi c’est un peu comme si on accusait les éboueurs d’être responsables de la production de déchets ménagers, ou comme si l’on accusait les sociologues d’être coupables des réalités dont ils rendent compte. Ou comme si on pensait qu’il suffit de ne pas faire la vaisselle pour que les couverts sales n’existent plus.
Quant au fait de refuser que des designers graphiques s’associent à cette recherche, et à les accuser de participer à une forme irréfléchie de greenwashing, ça revient à considérer le design comme une activité purement décorative, ou comme un simple outil de communication.
C’est assez curieux venant de designers !

La vertu ne sauvera pas le monde. C’est peut-être une attitude très satisfaisant lorsque l’on a envie de se sentir moralement supérieur au commun des mortels, mais c’est sans doute la plus contre-productive des manières de réagir aux enjeux écologiques actuels.

  1. Peut-être faudrait-il parler de « culture-washing » plutôt ? []
  2. Par souci de transparence, je me dois de signaler que j’ai beaucoup d’amitié pour Jean-Michel Géridan, actuel directeur du Signe, et que j’aide ce dernier à monter une exposition. Je suis néanmoins persuadé que cela n’influe pas sur mon opinion car ce n’est même pas le Signe que je défends ici, mais l’Andra ! []
  3. Afin de permettre une concurrence à EDF, l’entreprise nationale doit vendre à prix coûtant son énergie à des pays qui ne pourraient pas la produire ! Voir par exemple la chronique de Henri Sterdyniak pour Le Média. On projette désormais de scinder EDF en deux entreprises : EDF « nucléaire » (et dette) qui resterait un service public ; EDF « vert » (et commercialisation de l’énergie) qui deviendrait une société privée… []
  4. En France, 60% des prélèvement d’eau douce sont destinés à être exploités par des centrales thermiques (nucléaires ou non). []
  5. On m’a expliqué, cf. commentaires, que le problème des grosses chaleurs n’était pas exactement un problème de sécurité des centrales, mais en cas de températures trop élevées, l’eau relâchée dans la nature (eau saine et non radioactive) est elle aussi trop chaude lorsqu’on la déverse, ce qui perturbe l’écosystème. []
  6. Certains pays très fiers de l’augmentation des énergies renouvelables dans leur production d’électricité obtiennent ce résultat en achetant son électricité à la France. La France est le premier exportateur d’électricité en Europe, notamment vers la Suisse, l’Italie et l’Espagne. []
  7. Peut-être n’est-ce qu’une nouvelle Lune, mais la piste du traitement des déchets au laser qu’évoque le prix Nobel Georges Mourou semblent prometteuse. Lire : Avec le laser, « On peut réduire la radioactivité d’un million d’années à 30 minutes ». []
  8. Je n’ai par ailleurs aucun a priori personnel sur la pertinence du choix du site de Bure. Certains avancent qu’il a été sélectionné à l’économie plutôt que parce qu’il était le lieu le plus adapté. []
  9. J’imagine que c’est pour échapper à sa réputation radioactive qu’AREVA se nomme à présent ORANO. Voilà une société nettement plus suspecte de par ses œuvres comme de sa vocation que ne l’est l’ANDRA ! []

8 réflexions sur « Les déchets radioactifs »

  1. Simon

    J’aime beaucoup la conclusion « La vertu ne sauvera pas le monde. C’est peut-être une attitude très satisfaisant lorsque l’on a envie de se sentir moralement supérieur au commun des mortels, mais c’est sans doute la plus contre-productive des manières de réagir aux enjeux écologiques actuels. »

    A propos du nucléaire qui consommerait énormément d’eau c’est à la fois vrai et faux. Une grande quantité d’eau est prélevée pour refroidir les centrales mais cette eau est ensuite « rendue » à la nature (un peu plus chaude certes mais dans la limite d’1,5°)

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    1. Jean-no Auteur de l’article

      @Simon : pas que le nucléaire, hein, toutes les centrales thermiques consomment de l’eau. Effectivement cette eau n’entre pas en contact avec les matériaux radioactifs, son problème est juste qu’elle est un peu chauffée (ce qui peut créer des dérèglements de la flore et de la faune). Mais ça pose d’autres problèmes : les centrales doivent être à proximité d’une sourcez d’eau douce régulière – un fleuve, quoi -, ce qui peut poser des problèmes en cas de crue ou au contraire de sécheresse, enfin ça semble une fragilité !
      Par ailleurs, en lisant un peu sur le sujet j’apprends que les centrales ne rejettent pas rien dans la nature. Outre les calculs d’apothicaire sur le CO2 produit pendant la construction des centrales, il y a des rejets de produits chimiques : Chlore, Amoniac,…

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  2. Malte

    Bonjour Jean-Noël,
    Quelques éléments de réponses très synthétique aussi :

    1/ Andra n’est pas juste une institution neutre et « scientifique », mais conduit une politique répressive contre les citoyens qui exprime leur désaccord avec le projet d’enfouissement à Bure.
    Voir l’article de Reporterre sur ce fil FB.
    https://reporterre.net/A-Bure-l-Andra-veut-etouffer-la-lutte-paysanne?fbclid=IwAR2TargpvYqLrpMl3_XlhIFrmEgMpIEGuZZ1ycg-wszV-o1NhtRexTkMrck

    2/ L’Andra agit depuis des années comme une agence de corruption dans la région arrosant les communes et maintenant les institutions culturelles en manque de moyens pour les gagner à leur projet d’enfouissement des déchets radioactive.
    Ça allait jusqu’au projet de faire un parc d’attraction à proximité du site d’enfouissement. (Comme la maire de Calais et la région du nord qui voulait faire un parc d’attraction à la place du campement des migrants.)

    3/ Il s’agit dans ce contexte d’un exemple type de green-washing pour laver leur mauvaise image dans la région par un « projet artistique ».
    L’argument de Jean-Noël qu’il y aurait seulement un cas de conscience si l’Andra demandait expressément de dénigrer les opposants à Bure relève ou d’une naïveté inouï ou de la stratégie de l’autruche étonnant pour un observateur attentif du design de communication.
    Le greenwashing (voir le post scriptum) est justement la stratégie contraire : se rapprocher de gens qui sont plutôt considérer comme sensible aux questions des opposants et avec l’aura de l’artiste qui a une liberté d’expression et représente une authenticité non-lucrative. Ils peuvent même accepter la contribution d’un graphiste ‘critique’ puisque cela leur confère une image de bon démocrate pour faire oublier leur politique répressive.

    Dans les années à venir l’opération « Green capitalism » des milieux libéraux combiné avec la baisse des dotations publiques pour la culture va produire de plus en plus ces « mécénats » utilitaires et des opérations de greenwashing pour parfumer les politiques les plus contestables avec de l’art.

    post scriptum :
    rappel de mon poste sur l’origine des stratégie de greenwashing ou maintenant culturwashing en liaison avec le « mécénat de compétence ». La stratégie des agences de com qui travaille pour les multinationales est aujourd’hui malheureusement appliqué aussi par des institutions publiques :

    LE CULTURE-WASHING
    des agences de pub.

    Cela a commencé il y a quelques années (Dragon Rouge pour Royaumont, BETC pour les Ateliers Medicis, le MAD etc) et cela s’aggrave.
    Les perversion du Mécénat comme outil de com n’existe pas seulement pour Notre Dame;) et contribue à la privatisation du service publique de la culture.

    J’attire l’attention sur la motivation des agences concernées :
    Autant ces mécanismes du mécénat de compétences permettent à ces agences de rentrer dans leurs frais et de désavantager les graphistes indépendants, autant cet aspect financier n’est pas leur motivation première.
    Budgétairement, ce sont des sommes négligeables pour ces géants, et ils ont commencé ces stratégies avant l’arrivée du mécénat de compétences.

    C’est Saatchi&Saatchi qui cherche à investir dans les années 90 dans l’art contemporain (utilisant le fait que leur dirigeant était collectionnaire), conscient de leur mauvaise image pour avoir suivi le géant du tabac Philippe Morris dans ses mensonges sur la toxicité de ses produits pour rendre addict les consommateurs. J’avais rencontré un jeune cadre de l’agence à l’époque qui m’expliquait que c’était une chance à saisir pour nous ‘graphistes culturels’.
    Ces agences ont alors commencé à appliquer sur elles-mêmes les stratégies élaborées auparavant pour les clients : le fameux « green-washing » qui consistait à présenter Total, BP, Exxon et autres pétroliers qui avaient provoqué les marrées noires dans les années 80 et 90, comme des champions du développement durable dans des films publicitaires à la Ushuaia.

    Après 2008, des consultants en communication me contactaient pour aider l’association française des banques à redresser leur image ‘injustement’ abimée par le crach des subprimes.
    L’image de ces agences est directement liée à celle de leurs clients habituels. Ils sont conscients du discrédit du monde de la finance, de l’agroalimentaire, et des industries pharmaceutiques.
    Le monde de la culture, de l’art, bénéficie encore d’une image d’authenticité, d’humanisme, de bienveillance. Et en plus, avoir fait l’identité visuelle d’une institution culturelle peut laisser croire qu’on représente comme agence les mêmes capacités de création, d’inventivité et de singularité que les créateurs promus par ces lieux.

    C’est ce « retour d’image » qui est la motivation principale de ces géants.
    Et malheureusement leur stratégie contribuera à détruire la plus value d’authenticité qu’ils cherchent : plus ils s’immiscent dans ce domaine, plus ces structures culturelles vont être perçues comme des ‘filiales’ de ces assurances, banques etc. ( exemple : le « Printemps de Bourges » qui est devenu le « Printemps de Bourges Crédit Mutuel » en 2011).
    L’enjeu pour les géants de la pub est d’abord un enjeu de «green» ou plutôt de «cultur-washing» : pour couvrir la mauvaise odeur de leur propre monde, les agences se parfument à l’art.
    Malte Martin

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    1. Jean-no Auteur de l’article

      @Malte : chercher à améliorer son image publique est une activité habituelle et compréhensible de tout industrie mal considérée à tort ou à raison. Et bien sûr il y a un lourd volet politique dans tout ça. Reste que la question des déchets est une question majeure de notre temps. Je suis tout à fait anti-nucléaire, je trouve cette industrie effrayante de par les échelles (temporelle notamment, mais il faut voir aussi le film Into Eternity qui montre le gigantisme des chantiers…), mais bon, que faire ? Le but de l’Andra est de chercher des réponses. Le fait qu’ils veuillent embarquer des designers graphiques dans l’affaire peut sembler être du « green washing », mais pour toucher qui, exactement ? Tout le monde s’en fiche, des graphistes, faut voir les choses en face ! En revanche des designers peuvent apporter quelque chose. Je ne trouve pas ce projet illogique ou indigne, on est loin d’une campagne telle que ferait Monsanto ou Dow chemicals.

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  3. Enro

    Merci pour ce billet. J’ai assisté un jour à un exposé du dircom de l’Andra qui était justement très clair sur ces enjeux que « même si on ne veut pas il faut bien que quelqu’un s’en occupe », et je trouve que c’est l’une des seules institutions qui imagine le temps long. Ils avaient d’ailleurs financé un média avec Usbek & Rica pour réfléchir à ces thématiques…

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    1. Jean-no Auteur de l’article

      Quand tu vois les politiques qui ne voient rien au delà de la prochaine élection, il y a quelque chose de fascinant (et même une poésie) dans ce « temps long »…

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  4. bodi

    M. Martin,

    Je crois qu’en critiquant l’Andra vous vous trompez de cible. Pour réduire la part du nucléaire en France ou pour fermer des centrales nucléaires nous aurons besoin d’une agence publique comme l’Andra pour gérer les déchets dangereux. D’ailleurs à l’Andra beaucoup sont hostiles au nucléaire.
    A propos de l’enfouissement des déchets radioactifs, Nicolas Hulot a affirmé sur France 5 qu’il s’agissait de la moins mauvaise solution. Comment être certain qu’il n’a pas raison ?

    Amicalement

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  5. Pauline

    Très bonne analyse. Je ne vois pas pourquoi cette polémique, au contraire, le designer a un vrai rôle à jouer en matière de transmission. Peu importe même la façon de gérer ces déchets, en surface ou profondeur, ils seront radioactifs sur une très longue échelle de temps et il faudra se transmettre cette mémoire. Notre génération doit se soucier de cette question dès aujourd’hui.

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