Mieux vaut croire une chose fausse que ne rien croire ?

Hier, en sortant chercher mon courrier, je vois dans la rue un couple, papiers en mains, qui semble être en train de chercher quelque chose. Par habitude, je sais ce qu’ils cherchent et je sais ce qu’ils ont trouvé : ce sont des Témoins de Jéhovah, ils ont trouvé Dieu et ils cherchent des pigeons. Impossible de les laisser passer sans leur lancer une pique, ou deux. Ce n’est pas bien raisonnable de ma part, car il est bientôt l’heure d’aller au marché, mais bon. Je les laisse approcher, je les laisse commencer à me demander, tout pleins de grands sourires, si je cherche le sens de ma vie, si je suis malheureux, ou si j’ai envie de comprendre ce qui va mal dans ce monde — j’ai déjà oublié leur entrée en matière. Je leur réponds que je sais qui ils sont, que je connais bien ce qu’ils représentent et que je ne suis franchement pas le bon client. Mais ce faisant, je sais pertinemment qu’ils vont insister, puisque si l’on est hostile, c’est que l’on a soi-même des convictions (que l’on a une autre église, notamment), et les gens qui ont des convictions religieuses sont, paradoxalement, ceux que l’on peut convertir : la foi entraîne à la foi, qui a cru croira, peu importe le contenu de ce en quoi l’on croit. Et puis l’hostilité exagérée peut être le signe que l’on a une peur, une fragilité, qu’on lutte contre ses propres sentiments. Comme le fumeur, le joueur ou l’alcoolique repenti qui se sent forcé d’être agressif envers ses anciennes addictions de peur d’y replonger. Un truc comme ça. Et il y a une autre raison à leur recherche d’adversaires rhétoriques : ils permettent aux « missionnaires » de renforcer leur propre foi, en ânonnant leurs arguments, et bien sûr en se surveillant l’un l’autre, puisque si les Témoins de Jéhovah, comme les policiers des séries américaines, vont par deux, c’est aussi pour se surveiller mutuellement.

Q

Les publications des Témoins de Jéhovah. Mention spéciale à la personne qui a eu l’idée de consacrer un dossier au manque de sommeil pour une revue intitulée « Réveillez-vous ». On croirait à un canular, mais non, il s’agit du numéro de février 2004.

Enfin quoi qu’il en soit, je sais d’expérience que s’il y a un moyen pour être sûr que des Témoins de Jéhovah aient du mal à partir, c’est de leur dire du mal de leur secte. Ne serait-ce qu’en utilisant le mot « secte », d’ailleurs, devenu un gros mot au point que même les associations « anti-sectes » l’évitent désormais. Bref, j’avais ferré le poisson, poisson qui était persuadé lui-même de m’avoir ferré, ou le contraire, bien sûr. Car au fond je ne sais pas très bien pourquoi j’éprouve cet irrésistible besoin de m’en prendre à ces pauvres gens — car ils ne sont pas riches, enfin en tout cas ceux qui font du porte-à-porte : contrairement à certaines sectes qui ont peu d’adeptes mais choisissent des proies riches, qu’elles ruinent puis sur-endettent en quelques années (je vous laisse trouver leurs noms), la Watchtower Bible and Tract Society of New York (une des quarante plus riches entreprises commerciales de la ville de New York !) et autres sociétés commerciales appartenant aux Témoins de Jéhovah, ont beaucoup d’adeptes vivant de peu, à qui ils n’imposent apparemment pas de paiement de dîme, mais dont ils exigent des heures et des heures de « mission » régulière : à ceux qui n’ont rien, ou pas grand chose, on peut au moins voler du temps — et un peu d’argent quand même, car les journaux ou les bibles qu’offrent les « missionnaires » sont payées de leur poche. Certains appelleraient ça de l’esclavagisme ou au moins de la corvée seigneuriale, mais pas les « missionnaires » qui croient, par un tour de passe-passe formidable, qu’être bénévoles signifie qu’ils ne rapportent d’argent à personne. Or les petits ruisseaux font les grandes rivières, et les huit millions d’adeptes de cette secte presque cent-cinquantenaire rapportent chaque année des milliards, et ils ignorent à quelles personnes cet argent profite. Des indices laissent penser que la poignée d’administrateurs de la secte vit sur un grand train.

...

Eh bien non, Dieu ne promet pas la richesse, et ce numéro de La Tour de Garde l’explique : la vraie richesse est ailleurs que dans les biens matériels.  Dans un numéro plus récent consacré à la réussite, « Timothy et Charlotte » expliquent qu’ils ont renoncé aux vacances de rêve et aux voitures de luxe. Mais une vidéo apparemment officielle (mais finalement supprimée), Anthony Morris III, un des dignitaires des Témoins de Jéhovah, a provoqué railleries et malaise car lorsqu’il bouge les mains pour expliquer la Bible, on voit distinctement qu’il porte au poignet une énorme montre en or (comme le type en couverture de La Tour de Garde) et a sur les doigts des chevalières du même métal précieux.

C’est toujours par là que j’attaque : « vous êtes exploités, vous rapportez beaucoup d’argent à un tout petit nombre de gens dont vous ignorez jusqu’aux noms ! ». Ce genre d’affirmation les trouble un peu, car l’organisation véritable de la société Watchtower est leur point aveugle, ce que m’a confirmé la dame en me disant d’un air de défi : « Comment ça se fait que vous sachiez des choses que nous on ne sait pas sur les Témoins de Jéhovah ? ». L’homme a changé de sujet avant que j’apporte une réponse ou une question, je suppose que cette dame, bien que plus âgée, était la moins expérimentée : les paires de Témoins de Jéhovah sont toujours composées d’une personne nettement plus expérimentée que l’autre. Une fois, j’ai tellement troublé (c’était palpable) une novice que, la semaine suivante, elle est revenue avec un autre partenaire, un homme âgé, quelqu’un d’important dans la hiérarchie locale, j’imagine, qui, pendant trois quarts d’heure, s’est en fait adressé de manière péremptoire, voire autoritaire, à l’ouaille qu’il voulait récupérer plus qu’à moi, qui n’étais là que pour être contredit. Je ne l’avais bien compris qu’après coup, mais j’en tire cette règle : le prosélytisme des Témoins de Jéhovah s’adresse autant aux personnes visitées qu’aux Témoins de Jéhovah eux-mêmes. Je ne me souviens plus comment on est arrivé sur ce terrain précis, mais la discussion a assez rapidement porté sur le créationnisme, qui ne me semble pas avoir été une fixette des Témoins de Jéhovah jusqu’il y a quelques années, mais qui revient beaucoup à présent. — « Est-ce que vous croyez vraiment que l’homme descend du singe ? » J’ai obtenu mon petit effet en répondant que non, pas du tout, l’homme ne descend aucunement du singe puisqu’il est un singe ! — « Vous croyez vraiment qu’un singe sait comment fonctionne un avion ? »« Vous non plus, vous ne savez pas comment fonctionne un avion ! »« C’est vrai, mais je peux l’apprendre »« Oui, l’homme est un singe qui possède un langage abstrait, on est un singe mais on n’est pas n’importe quel singe » Plus tard, l’homme a malgré tout tenté de me comparer à un chimpanzé, sans que je voie vraiment bien l’intérêt de l’intervention de notre sympathique cousin Pan troglodytes, en m’expliquant que si je suis athée, c’est par ignorance, c’est parce que j’ignore ce qui se trouve sous le capot de la création : — « Regardez, cette voiture, elle roule. Pourtant, un chimpanzé ne saura jamais comment elle roule, mais il voit bien qu’elle roule. Vous ne voyez pas Dieu mais vous voyez le monde, le monde n’est pas arrivé là par hasard ! Vous ne comprenez pas comment il existe, mais il existe ! »« Certes, mais on peut tous les deux démonter l’automobile et essayer de comprendre comment elle fonctionne. Dieu, on ne le voit pas, il n’y a aucun moyen de vérifier qu’il existe, puisqu’il n’existe que par les gens qui prétendent parler à sa place. ». J’ai sorti un des mes atouts préférés : — « Je suis athée parce que je sais que Dieu n’existe pas, mais je sais aussi que vous, au fond de vous-mêmes, vous savez aussi parfaitement qu’il n’existe pas ! ». Je vous recommande de tester cette phrase sur vos amis dévots d’une quelconque religion, vous verrez qu’elle en rend beaucoup complètement hystériques, car elle inverse les rôles et les responsabilités : ne me convainquez pas que Dieu existe, convainquez-moi que vous y croyez ! J’ai tenté d’expliquer au passage que la science et la religion avaient un rapport bien différent à l’ignorance : la science cherche, la religion a trouvé. — « Ça vous rassure, de penser qu’il y a une explication au monde ? Vous préférez croire en quelque chose de faux que de ne croire en rien ? »« Oui ! »… m’a répondu la dame avec une spontanéité intéressante. La discussion s’est assez naturellement portée sur la Bible : tout ce qu’il y a à savoir est dans le livre, mais les Témoins de Jéhovah sont les seuls à disposer de la juste traduction : — « Jésus, il parlait en Hébreu, donc la Bible a été traduite ! Et les traductions sont mauvaises ! Nous avons refait la traduction…. » Un peu énervés (victoire !), mes prosélytes, malgré leurs sourires, m’ont pas mal coupé la parole, ont changé de sujet rapidement et souvent, Je n’ai pas pu faire un point philologique : Jésus ne parlait pas hébreu, mais araméen (langue qui a donné le nabatéen qui lui-même est devenu l’arabe), et la Bible n’a pas été entièrement écrite en hébreu : une partie de la Torah (« ancien testament ») est écrit en araméen, et le nouveau testament (évangiles, actes, apocalypse) a été écrit en grec. Les cadres des Témoins de Jéhovah le savent, j’imagine (leur société étant théoriquement dévolue à l’étude de la Bible), mais ils racontent une histoire plus simple à leurs adeptes de base. Enfin c’est assez anecdotique, même si j’ai l’impression que les problèmes d’interprétation majeurs, dans la Bible, concernent plutôt l’ancien testament que le nouveau (du fait de la langue employée ?). Par ailleurs, les philologues ne prennent pas les parties en hébreu de la Bible comme un corpus cohérent et distinguent, par le vocabulaire et bien sûr les détails historiques, des époques et des provenances géographiques bien distinctes pour chaque partie, ce qui contredit quelque peu la doctrine des Témoins de Jéhovah, pour lesquels la Bible est la parole de Dieu, et est intégralement juste — ceci dit ça ne change pas grand chose pour moi : une religion peut se baser sur un texte littérairement cohérent puisque écrit d’une traite, comme le Coran, sans que ça me suffise à lui conférer une quelconque forme de vérité.

Les témoins de Jéhovah ne croient pas aux nationalismes et accueillent des gens de toutes origines, ce qui est peut-être l'unique point sympathique que je leur concéderais. On note en revanche que leur Jésus

Les témoins de Jéhovah ne croient pas aux nationalismes et accueillent des gens de toutes origines, ce qui est peut-être l’unique point sympathique que je leur concéderais. On note en revanche que leur Jésus sort d’un salon de coiffure, a les cheveux clairs et un type d’européen occidental, ce qui n’est pas forcément typique des habitants de la Palestine… Les membres du collège central, à une exception, sont des WASPs.

C’est à ce moment-là que Nathalie a battu le rappel, fini de jouer, il ne restera plus aucun commerçant au marché ! Mes missionnaires n’ont pas demandé leur reste : « Votre dame vous appelle, on va vous laisser ». J’aime à imaginer que je leur ai donné plus de fil à retordre que d’autres. On me jugera peut-être un peu ingrat, à me moquer, car après tout, lorsque je faisais la promotion de mon livre sur La fin du monde, des Témoins de Jéhovah m’ont envoyé plein de journaux en cadeau. Pour vous éviter de discuter avec ces braves gens, je peux faire un résumé de leurs croyances :

  • Ils détiennent la seule bonne traduction de la Bible. Enfin les bonnes traductions, puisqu’ils ont eux-mêmes traduit dans plusieurs centaines de langues leur traduction en américain — ce qu’ils nomment Traduction du monde nouveau pourrait s’appeler Traduction du nouveau monde !
  • Ils connaissent le vrai nom de Dieu (Jéhovah, donc : car il fallait trouver les voyelles à ajouter au nom hébreu YHWH) et ils en témoignent (d’où leur nom). Je me demande si ça signifie qu’on doit prononcer la marque LVMH « Lévéméhah ».
  • Le monde a été créé d’un coup, il n’y a pas eu d’évolution des espèces, la preuve : la Bible n’en parle pas.
  • La fin du monde est proche, seuls seront sauvés Jésus, ses copains, et les gens qui auront fait leurs heures de prosélytisme en tant que Témoins de Jéhovah. Comme dans le christianisme primitif, il n’y a pas de distinction entre le corps et l’âme : on meurt complètement puis, selon qu’on l’a mérité ou non, on a droit à une résurrection matérielle.
  • Après l’apocalypse, les survivants et les re-vivants se partageront le monde : tu as fermé la porte au nez d’une paire de Témoins ? Eh bien lui, c’est pas son problème : il t’aura prévenu, alors tant pis pour toi s’il récupère ton pavillon et ton 4×4 le jour où les bêtes sauvages mangeront dans la main des survivants.
  • Pendant longtemps, les Témoins de Jéhovah annonçaient des dates pour la fin du monde, mais ces prédictions se sont espacées puis ont fini par ne plus être précises : il y a eu pas mal de déceptions par le passé.
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Un point de doctrine, encore : Adam et Eve ont forcément existé car il le faut : si Adam n’avait pas existé, alors le sacrifice de Jésus n’aurait pas de sens, puisque Jésus s’est sacrifié pour libérer les hommes du péché qu’Adam avait fait entrer dans le monde. Donc si Adam et Eve ont existé, c’est que Dieu a créé l’homme d’un coup, et que la théorie de l’évolution est fausse. Logique. Un numéro de La Tour de Garde le dit bien : c’est une réaction en chaîne, si Adam et Eve n’avaient pas existé tels que la Bible le dit, alors tout est faux.

Quant aux rites, ils sont vite résumés aussi :

  • les adeptes passent un temps considérable à l’intérieur du groupe (interminables réunions dans la salle du royaume, prosélytisme). On a beaucoup critiqué la place des enfants : battus s’ils sont turbulents dans la salle du Royaume, exploités pour le prosélytisme,… Mais il semble qu’il y ait progrès sur ce point, en tout cas je n’ai pas vu d’enfant faire du porte-à-porte depuis des années.
  • Ils sont invités à payer la dîme, mais s’ils peuvent vraiment pas, c’est pas grave, enfin c’est pas cool mais ça ira pour cette fois.
  • La Bible ne parle pas de Noël, d’anniversaires, d’Halloween ou de 14 juillet, il est donc interdit aux adeptes de fêter quoi que ce soit du genre. On doit payer ses impôts pour ne pas être trop emmerdé, mais ne participer à aucun rite républicain, comme par exemple les élections. En fait, il faut éviter tout contact avec le monde à l’exception du temps consacré au prosélytisme.
  • La Bible dit qu’on ne doit pas manger de la chair humaine, il est donc interdit de recourir aux transfusions sanguines (curieusement, les Témoins comparent souvent leur « bénévolat » à celui de la Croix-rouge, mais au fond c’est logique : il y a concurrence !).
  • La famille est très fortement hiérarchisée : Dieu est au dessus des dirigeants de la secte qui eux mêmes sont au dessus des anciens (chefs régionaux, en gros) qui eux-mêmes disent ce qu’il a à penser au papa, lequel est, surprise, au dessus de la maman, qui elle-même doit être respectée par ses enfants. L’homosexualité est évidemment proscrite.
  • Les apostats doivent être punis en étant totalement coupés de leur famille. Une personne qui quitte les Témoins de Jéhovah, théoriquement, n’a plus le droit de voir aucun membre de sa famille resté dans la secte. C’est le point qui préoccupe les associations de défense contre les dérives sectaires, en priorité.

Les missionnaires du samedi matin qui tentaient de me convertir m’ont demandé quelle différence je faisais entre leur religion (« on a été déclarés religion, vous savez, on ne dit plus secte ! ») et d’autres cultes ayant pignon sur rue, comme le Catholicisme. De fait, je n’en fais pas tant que ça si l’on parle des doctrines religieuses, que je raille facilement, mais qui m’intéressent à titre historique, anthropologique, culturel. J’en fait déjà plus quant aux dégâts causés, qui sont souvent une question contextuelle et ne sont d’ailleurs pas une question de dogme : certaines religions, avec les mêmes textes et les mêmes rites, ont donné de belles choses ici, et d’abominables ailleurs, selon leur rapport au pouvoir temporel, selon leur emprise sur les adeptes et selon l’envie de profiter de cette emprise qu’ont eu tel ou tel gouvernement. Au moins, les Témoins de Jéhovah, en refusant toute collusion avec le pouvoir temporel, ne peuvent se faire reprocher aucune guerre, aucun meurtre, s’ils ne sont néfastes, ce n’est que pour leurs adeptes. Mais bon, je ne juge pas le moteur, l’envie de croire, car je vois bien que pour une partie des gens, c’est une chose irrésistible, au delà de la capacité à raisonner, quelque chose d’aussi impérieux et aussi incompréhensible pour qui ne l’éprouve pas que l’envie de se suicider ou le besoin d’avoir sa dose de telle ou telle substance psychotrope. Avec leur prosélytisme actif, et parfois fourbe (syllogismes bien rodés, exploitation des situations de faiblesse, endoctrinement constant), les Témoins de Jéhovah me sont plus antipathiques que d’autres, mais j’imagine que si des représentants du catholicisme, de l’Islam ou de qui vous voulez venaient frapper aux portes le matin pour vendre leur camelote spirituelle, j’aurais autant de plaisir à les taquiner.

Bonus :

2 réflexions sur « Mieux vaut croire une chose fausse que ne rien croire ? »

  1. Sandrine

    Intéressant !
    J’ai moi-même eu l’occasion de discuter avec deux dames témoins de Jéhovah qui, face à mon scepticisme, m’ont expliqué que Dieu existait forcément puisque c’était écrit dans la Bible. Quand je leur ai demandé comment ont pouvait être sûr que ce qui était dans la Bible était vrai, elles m’ont répondu le plus naturellement du monde : « Eh bien, parce que la Bible a été inspirée par Dieu ! ». Forcément, je n’y avais pas pensé avant.
    On voit par là que les témoins de Jéhovah ont une maîtrise implacable de la logique.

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    1. Jean-no Auteur de l’article

      @Sandrine : c’est assez typique de leurs explications. Ils m’ont déjà dit que la Bible était le plus vieux livre jamais écrit – ce qui est faux, bien sûr.

      Répondre

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